Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 5 septembre 2007

Déconvenue!

Je remontais l'avenue Jean Médecin hier matin en appréciant de retrouver enfin la largeur normale des trottoirs. En effet, comme la plupart des Niçois, j'évitais depuis près de trois ans d'emprunter l'avenue à pieds car elle était devenue impratiquable. Outre les trous et bosses qui ont contribué à envoyer aux urgences nombre de personnes âgées, l'étroitesse des lieux nous obligeait à marcher en file indienne ce qui, vous en conviendrez, n'avait rien de très agréable. Et pendant toute cette période, les commerçants ont subi les travaux en voyant leur clientèle se détourner de l'avenue et donc de leurs boutiques. Les chiffres d'affaires ont chuté et même si, pour certains d'entre eux, des procédures d'indemnisation ont pu arriver à leur terme, les commerçants ne sont pas là pour vivre au crochet de la société et attendre des subsides de la collectivité publique.

Les trottoirs enfin rendus à la circulation des piétons, même s'ils ne sont pas achevés, ont apporté un confort nouveau aux piétons et ont permis à ces derniers de retrouver la direction de l'avenue Jean Médecin. Les commerçants en ont profité pour mettre au droit de leurs devantures, quelques présentoires leur permettant de retenir l'attention de la clientèle. Mais ces installations ont surtout retenu l'attention des gardes municipaux qui leur ont demandé de les retirer sous peine de sanctions. Devant ces menaces, les commerçants sont pour le moins navrés car ils s'attendaient à plus de compréhension de la part des autorités municipales. Pour avoir discuté avec les commerçants, chacun convient que, dans le cadre des nouveaux aménagements de l'avenue, il faudra donner un aspect plus ordonné aux devantures des magasins et que les déballages anciens ne pourraient plus se produire. Néanmoins au lieu de l'interdiciton totale telle qu'elle a été signifiée, je pense que la Mairie pouvait établir un cahier des charges avec les commerçants visant à règlementer de façon srticte les devantures. A tout le moins, le dialogue entre les commerçants et la municipalité aurait du être engagé. Mais une fois de plus la concertation a fait défaut et les relations entre la Mairie et les Niçois s'inscrivent dans un climat de tension et d'incompréhension. Alors qu'approche la fin des travaux qui auront constitué une épreuve difficile pour les Niçois, on pouvait s'attendre à mieux pour les remercier d'avoir été aussi patients.