Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 7 juillet 2007

Une ouverture qui bouleverse bien des stratégies

Nous avions plaidé, pendant la campagne de François Bayrou au premier tour des présidentielles, pour que se réalise l'ouverture politique. Et bien je dois dire qu'avec Nicolas Sarkozy nous sommes bien servis. En effet, au delà des Ministres du centre et de gauche qui ont rejoint l'équipe gouvernementale, les nouvelles initiatives prises par le Président de la République décoiffent ceux qui voulaient se retrouver dans les bons vieux clivages droite-gauche. En effet qu'il soit donné à Hubert Védrine de réfléchir sur la mondialisation ou encore à Jack Lang sur la réforme des institutions, que DSK soit soutenu par l'Elysée à la présidence du FMI n'était pas attendu par les observateurs, ni par le PS ou par l'UMP. Ainsi y-a-til quelques dents qui grincent. A l'UMP d'abord où on n'imaginait pas ces scénarios possibles ni même envisageables. Pour certains, il n'y avait d'avenir qu'à droite et même à droite toute. Au PS on se demande bientôt qui restera encore dans les rangs. La mission confiée à Jack Lang a donné lieu à un accrochage sévère entre lui et le président du Groupe Jean Marc Ayrault. Ce dernier lui a demandé de ne plus venir siéger au groupe socialiste s'il acceptait une telle mission. Ce à quoi Jack Lang a répondu qu'il ne mettrait plus les pieds dans ce groupe tant que Jean Marc Ayrault le présiderait. Ambiance, ambiance...

Je crois pour ma part que Nicolas Sarkozy a raison de vouloir rassembler ainsi des personnalités politiques venant d'horizons différents. En effet, les problèmes du pays sont tellement difficiles à résoudre qu'ils doivent être appréhendés par une majorité la plus large possible, composée de femmes et d'hommes de bonne volonté, d'où qu'ils viennent.

Que cela soit mal vécu par certains, c'est normal car les bonnes vieilles habitudes ont la peau dure. Après tout Nicolas Sarkozy en a appelé à la rupture? Et bien la voilà qui avance et qui bouscule soudain ceux qui s'accrochent à l'ordre ancien. Mais les Français qui ne sont pas des militants partisans mais qui souhaitent voir leurs responsables politiques changer la donne comprennent que, ce qui se passe, peut être fait dans l'intérêt du pays. Alors je crois qu'il est bon d'essayer ce qui n'a pas été fait par le passé. Car si on y regarde de plus près, le bon vieux clivage gauche-droite n'a pas réussi en 25 ans à faire progresser le pays de façon satisfaisante. Il est donc temps de dépasser ce système, même au prix de quelques grincements de dents.