mardi 31 juillet 2007

Le décès de Michel Serrault marque la fin d'une longue histoire qu'il avait su nouer avec nous, son public. C'était un homme aux multiples facettes, un acteur complet qui savait nous émouvoir, nous faire rire et pleurer, nous faire entrer entrer dans les personnages qu'il savait interpréter avec un talent extraordinaire. Je garde de lui une soirée au théatre dans son interprétation de "Zaza" dans la "Cage aux folles" aux côtés de Jean Poiret. Je crois n'avoir jamais autant ri de ma vie. Ils étaient tellement complices, tellement drôles, ils avaient un tel respect du public, que le rythme de leur jeu faisait de leur pièce un feu d'artifice.
Jean Poiret était parti brutalement laissant le monde du théatre vide de sa présence et de ses facéties. Michel Serrault avait continué mais à chaque fois qu'il apparaissait à la télévision, je ne pouvais m'empêcher de penser à ce duo de choc qui avait su faire du théatre et du cinéma un lieu de communion entre eux et leur public. Michel Serrault a quitté la scène pour rejoindre Jean Poiret. Sa présence comme celle de son ami et complice va nous manquer. Mais leur oeuvre à l'un comme à l'autre est immense. Elle fait désormais partie du patrimoine dont nous ne nous séparerons jamais.
Ce billet, écrit à 00:10 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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lundi 30 juillet 2007

L'année politique aura été longue et riche en événements. La campagne présidentielle tout d'abord qui s'est déroulée sur de longs mois. Puis ce fut la campagne législative assez rapide mais néanmoins tonique pour parvenir à faire élire non seulement 577 Députés mais à dégager une majorité qui permette à la France d'être gouvernée. Ensuite vint la mise en place du Gouvernement et du Parlement, la répartition des Députés dans les commissions. Enfin, le Parlement se mit au travail pour pouvoir voter les premières décisions gouvernementales. Et dans ce domaine, les sujets n'ont pas manqué car le "paquet fiscal", la loi sur la récidive, l'université ou encore le service minimum sont des textes importants et de nature à modifier fortement le fonctionnement de nos institutions. Ajoutez à cela la mise en place de la commission "Balladur" tendant à réformer la Constitution et à laquelle, en tant que Vice Président de l'Assemblée Nationale je vais participer indirectement puisque le Parlement fera des propositions tendant à renforcer son rôle dans le fonctionnement de la Vème République.
Tout cela a demandé beaucoup d'activité, beaucoup d'attention, beaucoup d'énergie. Nous n'avons pas eu beaucoup le temps de souffler. D'ici quelques jours ce sera enfin chose possible. En effet, cette semaine se tiendra le dernier Conseil des Ministres avant les vacances et donc le Parlement suspendra lui aussi ses travaux pour les reprendre en septembre. La session extraordinaire aura été chargée et intéressante. Elle aura été nécessaire car les Français attendent des réformes et ne peuvent se contenter de beaux discours. C'est ce qui nous est demandé et c'est aussi ce pourquoi nous avons été élus. Alors félicitons-nous de cette activité soutenue et souhaitons qu'elle le soit tout autant à la rentrée. D'autant que viendra alors le temps de la préparation des futures municipales...et à Nice le combat mérite d'être mené avec enthousiasme et détermination!
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dimanche 29 juillet 2007

Bien entendu la transition est brutale pour l'ancien Premeir Ministre. Se retrouver de Matignon au cabinet d'un juge d'instruction pour s'entendre signifier sa mise en examen pour des motifs graves ne doit pas être un moment agréable à vivre. Mais après tout, pourquoi de telles épreuves pourraient-elles arriver à n'importe quel justiciable et pas à certains. La France est un Etat de droit et doit pouvoir en apporter la démonstration à chaque fois que cela est nécessaire.
Je ne porte aucun jugement sur l'affaire Clearstream que je ne connais que de façon très superficielle à travers la presse. Mais je me dis qu'au fond les juges sont là pour faire leur travail et si le dossier leur dicte de mettre un ancien Premier Minsitre en examen, et bien ils doivent le faire sans se retenir au motif qu'il s'agirait d'une personnalité. La Justice ne peut être crédible au yeux des Français que si elle est égale pour tous. Dominique de Villepin est un justiciable comme un autre. Il est confronté à la Justice par rapport à des faits qui lui sont reprochés. Il a droit à la présomption d'innocence. Mais il a aussi le devoir d'aider la Justice à faire toute la lumière sur cette affaire Clearstream. Si son innoncence est reconnue, alors il y aura un non lieu et sinon, il encourra une sanction. Il n'y aucun autre commentaire à faire dans l'état actuel de cette affaire.
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samedi 28 juillet 2007

Je ne suis pas un passionné de la "petite reine" mais j'avoue regarder volontiers les images du Tour de France. Je me souviens de quelques souvenirs d'enfance où je suivais déjà les exploits des cyclistes sur les routes de France qui s'affichaient sur les écrans nloir et blanc de la télévision. La couleur mais aussi les exploits techniques, les directs depuis des caméras embarquées ont donné du Tour des images magnifiques. Cette année, de la Tamise aux Champs Elysées en passant par les Alpes, les Pyrénées ou encore le plat pays Belge, coté images on aura été particulièrement gâtés.
Mais malheureusement la fête aura été gâchée par les affaires de dopage qui sont venues ternir le regard qu'on peut porter sur ce sport d'endurance. Ce n'est pas la première fois. Je dirais même que depuis quelques années, c'est à dire depuis que les autorités Françaises ont, à juste titre, décidé de lutter contre cette tricherie, les affaires de dopage sortent et font la Une de l'actualité. Dès lors, des conclusions hâtives viennent discréditer le Tour de France et parier sur sa disparition. Est-ce parce qu'il y a des alcooliques qu'il faut supprimer le bon vin? Est-ce parce qu'il y a des voleurs qu'il faut supprimer les banques? Est-ce parce qu'il y aurait des ripoux dans la police qu'il faudrait supprimer la police? Est-ce parce qu'il y aurait de élus corrompus qu'il faudrait supprimer les élections? Tout le monde comprend bien que ces questions sont absurdes comme celle de la suppression éventuelle du Tour de France.
En fait, ce qui se passe est douloureux mais salutaire. La lutte contre le dopage, contre les tricheurs, est une lutte qui doit être soutenue. Les pouvoirs publics mais aussi les organisateurs du Tour de France agissent avec justesse. Certaines équipes aussi et je les en félicite. En effet, l'équipe qui a décidé de licencier le "maillot jaune" a agi courageusement. C'est là un acte important qui prouve la prise de conscience et la volonté de sortir d'un système qui ne peut plus durer. Le Tour de France et la France sont devenus exemplaires dans le domaine de la lutte contre le dopage et nous ne pouvons que nous en féliciter. Je souhaite que ces attitudes se généralisent dans toute l'Europe de façon à ce que la tricherie recule et disparaisse au plus vite. Et donc, en conclusion, je veux dire que non seulement le Tour n'a pas à disparaitre mais il a vocation à se perpétuer et à être exemplaire comme il l'a décidé. Alors, le Tour de France pourra devenir une référence en matière de lutte contre le dopage et ainsi le sport cycliste pourra retrouver ses lettres de noblesse.
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vendredi 27 juillet 2007

Il y a quelques mois, j'avais eu l'occasion de dire ce que je pensais de la privatisation du Palais des Congrès de Nice Acropolis qui s'est faite "à la hussarde", sans concertation, sans même que le véritable débat de fond ait lieu et réponde à la question de savoir pourquoi ce Palais a peu à peu perdu de sa compétitivité. Pour le Maire de Nice c'est la faute à la structure, à ses dirigeants voire à son personnel. Pour ma part je pense que ce procès en sorcellerie est parfaitement injuste car la faute relève de la Municipalité. En effet, depuis plus de 12 ans, la Mairie a laissé tomber le Palais en réduisant les subventions d'investissements ce qui a conduit à sa lente disqualification.
Un bâtiment de cette nature mérite d'être remis au goût du jour. C'est vrai pour tous les Palais des Congrès que ce soit Paris ou plus proche de nous le Palais des Festivals de Cannes. Dans ce type d'activité la compétition internationale est féroce et les organisateurs attendent que les structures d'accueil soient modernes et répondent sans cesse aux nouvelles normes. Nous avions la chance d'avoir une avance considérable au moment où le Palais de Nice a été construit. Nous l'avons perdu et nous nous trouvons désormais à un niveau très inférieur à celui de nos concurrents. De plus il fallait prendre la décision de réunir le Palais des Congrès et le Palais des Expositions pour en faire un espace unique qui devenait du coup l'un des ensembles congrès-expositions les plus importants de France et d'Europe. La ville n'en a rien fait malgré les demandes pressantes de l'ensemble des professionnels du tourisme.
Aujourd'hui le bilan est accablant. Alors la municipalité a décidé de privatiser le Palais pour s'en débarasser. La gestion d'Acropolis n'est plus son problème. L'avenir de ses salariés non plus. Pourtant ce sont plus de cinquante familles Niçoises qui vont connaitre le chômage et qui aujourd'hui n'ont plus aucun interlocuteur municipal. Beau remerciement de la Municipalité à une équipe qui pourtant a su donner au Palais ses lettres de noblesses. Belle ingratitude plutôt! En attendant le bel outil qui faisait la fierté du tourisme Niçois est en mauvaise posture, son personnel est à la peine mais cela ne semble pas troubler un instant les vacances du Maire de Nice...
Ce billet, écrit à 00:55 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 26 juillet 2007

Pour le Maire de Nice comme pour tout le monde, c'est l'été. Mais il espère quant à lui que la belle saison va se prolonger bien au delà du 21 septembre. Il ne s'agit donc pas de la saison telle qu'elle est prévue par le calendrier. De quoi est-il question? Depuis sa réélection difficile en 2001 où la gauche a bien failli l'emporter, le mandat du Maire et de son équipe a été pour le moins mouvementé. Outre quelques affaires de corruption qui ont conduit certains de ses collaborateurs ou colistiers à connaitre la prison, outre quelques dossiers annulés comme la démolition de la Gare du Sud ou la construction d'un nouveau stade, le déroulement calamiteux du chantier du tramway avec toutes les perturbations causées à la population puis sa propensioon à se mettre la population à dos lui ont donné en retour une impopularité jamais connue chez un Maire.
Alors il espère enfin voir l'été c'est à dire de retrouver une embellie. Avec la fin des travaux, il a mis sur son agenda des inaugurations presque tous les jours. Il y eut d'abord celle spectaculaire de la place Masséna, puis celle de la place de l'Armée du Rhin. Il y a et il y aura régulièrement des "promenades", des "parades" en tramway pour montrer qu'il fonctionnera bientôt. On nous annonce d'ailleurs l'inauguration de celui-ci à une date "indéterminée". Il est même prévu, à grand renfort de publicité, la présence du Président de la République (qui reste à vérifier). Je puis vous assurer que ce rythme de festivités sera soutenu et celles-ci seront largement relayées dans toutes les publications abondamment distribuées à la population. Les fêtes de Noël promettent d'être un véritable "feu d'artifice". Il entend bien se rendre incontournable pour les prochaines municipales gageant sur la satisfaction des Niçois de voir enfin les travaux terminés. Mais ces réalisations achevées, les Niçois en sont les propriétaires. Ils n'ont pas forcément envie de reprendre les mêmes pour recommencer. Quand vous faites des travaux chez vous, que ceux-ci ont connu des problèmes, que vous avez du faire face à des malfaçons et qu'en plus la facture est salée reprenez-vous les mêmes pour des travaux ultérieurs? Cela m'étonnerait. Et bien il me semble que les Niçois vont effectivement s'approprier ce qui leur appartient mais vont dire à l'équipe qui en est responsable qu'il est grand temps d'aller voir ailleurs...Et la pseudo embellie se sera évanouie, ce sera bien la fin de l'été!
Ce billet, écrit à 00:25 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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mercredi 25 juillet 2007
La condamnation à mort d'infirmières Bulgares et d'un médecin Palestinien par un tribunal Libyen avait semé la consternation dans le monde. En effet, qui pouvait croire un instant que ces pauvres condamnées aient pu introduire le virus du sida chez des enfants qu'ils étaient sensées soigner. Ces faits ne pouvaient être qu'imaginaires et constituaient, une fois de plus, une provocation. Une provocation ignoble qui a provoqué la détention dans les geoles libyennes d'innocents pendant de longues années de terreur. Car dans cette folie qui ne repose sur aucun fondement, tout était envisageable, y compris l'exécution des détenus.
Le sort des otages, car c'est de cela qu'il s'agit, est toujours incertain et nul ne sait au juste comment ça peut se terminer. Et que le preneur d'otage soit dans ce cas précis un Etat qui se donne des moyens judiciaires pour habiller le tout ne change rien à l'affaire. L'inquiétude fut à son comble pendant toutes ces longues années.
En ce moment précis je pense à d'autres victimes des dirigeants Libyens qui ont eu moins de chance, les passagers du vol UTA dont l'avion a été abattu en plein désert. Là encore, les victimes étaient parfaitement innocentes et elles ont payé de leur vie pour répondre à des visées criminelles qui s'apparentent à du terrorisme. La Libye a été longtemps montrée du doigt pour de telles actions. Elle a voulu en sortir et redevenir un interlocuteur sur la scène internationale. Mais l'affaire des infirmières Bulgares était là pour rappeler le vrai visage du régime politique de Tripoli.
Mais comme des vies humaines n'ont pas de prix, l'Europe et la France ont tout mis en oeuvre pour obtenir l'extradition des condamnés. Le colonel Khadafi a fait monter les enchères. Il aura fallu passer par ces "négociations" pour parvenir à faire sortir de l'enfer ces malheureux. La France, le Président en personne, son épouse, se sont investis selon des méthodes originales et nouvelles qui ont pu surprendre certains mais qui au total auront eu le mérite de l'efficacité. Je me félicite à mon tour de cette libération mais si je regrette qu'il nous soit imposé de dialoguer avec des tels personnages. Mais le bonheur de ces vies sauves doit l'emporter sur toute autre considération. Je souhaite d'ailleurs que dans les mois qui viennent voire dans les semaines prochaines de nouvelles initiatives puissent être prises pour obtenir la libération d'Ingrid Bettancourt. Ce sera là aussi un pari très difficile car discuter avec les FARC est encore plus périlleux que de parler avec un colonel-président. Mais, je le répète, une vie humaine n'a pas de prix et c'est l'honneur des démocraties de commencer par libérer des innocents avant toute autre considération puis de promouvoir les principes humanistes afin que les preneurs d'otages d'aujourd'hui laissent la place demain à des démocrates.
Ce billet, écrit à 00:32 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 24 juillet 2007

On a toujours parlé de l’attachement de la Turquie à la laïcité. En effet, faut-il rappeler que le port du voile islamique à l’université ou dans les administrations est formellement interdit par la loi dans ce pays. Ceci est le fruit d’une volonté des Trucs de ne pas mélanger politique et religion. Nous ne saurions nous plaindre d’une telle attitude.
Mais, depuis quelques temps, il semble qu’un mouvement inverse souffle sur le Bosphore, ou je devrais dire sur la Turquie. Car on a trop souvent tendance à confondre Istanbul et la Turquie. Istanbul est, et de très loin, la ville la plus Européenne, la plus occidentale, la plus ouverte et la plus attachée à la démocratie de cette grande Nation. Le reste du pays n’est pas exactement dans cette configuration. En effet, l’accession au pouvoir du Premier Ministre Erdogan, qualifié « d’Islamiste modéré » et sa très large victoire lors des élections législatives du week-end dernier nous rappellent que la laïcité -la séparation étanche entre le pouvoir politique et la religion- n’est plus tout à fait d’actualité. Même si Erdogan reste très prudent et essaie de donner l’image d’une Turquie laïque, la présence majoritaire d’un parti islamiste au Parlement atteste de ce qui se passe réellement dans la société Turque.
Ce vote n’est pas celui d’Istanbul mais celui de la Turquie profonde dont les problèmes de pauvreté sont loin d’être résolus. Dans cette société là il est probable que les discours islamistes doivent être entendus puisqu’aucune solution politique n’est venue à bout des problèmes rencontrés par les Turcs. On a constaté cela dans d’autres pays musulmans où la misère a engendré la monté d’un certain fondamentalisme.
La société Turque est confrontée à ce problème et j’imagine que les Trucs d’Istanbul doivent s’inquiéter de cette évolution. D’ailleurs, il y a quelques mois, l’opinion publique, l’intelligentsia mais aussi l’Armée avaient fait échec à l’élection d’un Président islamiste dont la femme était voilée. Ce débat avait agité l’opinion publique Turque, la presse mais aussi les chancelleries étrangères. L’élection de ce week-end, même si elle est parfaitement démocratique, doit nous laisser vigilants car nous sommes désireux de voir la société Turque évoluer vers une démocratie plus forte où les femmes notamment pourront jouer leur rôle. Or le Parlement Turc ne compte que 4% de femmes. Je sais bien qu’en matière de parité nous ne sommes pas exemplaires, loin s’en faut, même si nous évoluons dans la bonne direction. Mais il faut avoir les yeux rivés vers cette évolution car la Turquie qui est un grand pays aux portes de l’Europe doit absolument éviter de mélanger politique et religion.
Ce billet, écrit à 00:33 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 23 juillet 2007

L'été est synonyme de vacances mais est aussi accompagné par un surcroit de circulation sur les routes et autoroutes de France. Notre pays est plus concerné que n'importe quel pays d'Europe puisqu'il est non seulement un pays d'accueil pour les touristes qui viennent le visiter mais aussi un pays de transit pour tous ceux qui veulent traverser l'Europe du Nord au Sud ou d'Est en Ouest. L'accident qui s'est produit en Isère où un car Polonais est tombé dans un ravin entrainant la mort de plus de vingt pélerins nous rappelle les exigences de prudences qui doivent être celles de tout automobiliste.
En quelques années, grâce à la ceinture de sécurité, grâce aux air-bags, grâce aux contrôles d'alcolémie mais aussi et surtout grâce aux limitations de vitesse et à la mise en place des radars automatiques, le nombre d'accidents mortels dans notre pays a baissé de façon très importantes. En effet, de 13.000 victimes sur les routes de France on est tombé en dessous de la barre symbolique des 5.000. C'est encore beaucoup trop mais cette baisse constante est encourageante car elle prouve que les automobilistes, peu à peu, changent leur façon de conduire.
Mais hélas des chauffards continuent de se manifester trop souvent. C'est vrai notamment de la part d'un certain nombre de conducteurs étrangers qui font fi des injonctions de ralentir sur les routes de France, tout simplement parce que les amendes prévues ont du mal à s'exporter. Ainsi règne chez certains d'entre eux un sentiment d'impunité contre lequel il faut lutter. C'est pourquoi je préconise une harmonisation Européenne en matière de contraventions relatives aux infractions au code de la route de façon à éviter ces dérives inacceptables qui mettent en danger la sécurité des gens. Non seulement celle des victimes qui subissent ces comportements mais aussi celles des contrevenants eux-mêmes qui ne se rendent pas compte de leur irresponsabilité et qui en font payer le prix le plus élevé aux autres et parfois à eux-mêmes.
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dimanche 22 juillet 2007

Le 4ème dimanche de juillet est, en vertu de la Loi, la journée nationale de commémoration des victimes des crimes racistes et antisémites et d'hommage aux Justes de France. Je me souviens du jour où nous avions décidé de la création de cette journée à l'Assemblée Nationale. C'était dans un climat de belle unanimité où chacun des Députés s'était exprimé avec des mots qui faisaient honneur au Parlement Français. Pour une fois la polémique laissait la place à la concorde. Heureusement car nous touchions là à l'essentiel, à la dignité de l'homme.
Ainsi, depuis lors, nous commémorons ces événements avec recueillement et émotion. Ce dimanche, nous nous retrouverons sur le quai numéro 1 de la gare Thiers à Nice où nous déposerons des gerbes de fleurs. Au moment de cette cérémonie, les trains devant stationner le long de ce quai sont détournés de façon à permettre à la cérémonie de se dérouler dans les meilleures conditions. Pendant notre receuillement, nous entendons néanmoins le bruit des trains qui continuent de circuler sur les autres voies de la gare. Ce fond sonore rappelle celui des convois qui emportaient ces malheureux Juifs qui avaient été arrachés à leurs vies pour être acheminés dans des waggons à bestiaux vers les camps de la mort. Pendant notre recueillement, les plaques de métal gravées nous rappellent cette noire période de notre histoire où l'Etat Français a collaboré avec l'occupant Nazi pour déporter des femmes, des hommes, des enfants, au seul prétexte d'être nés Juifs. Plus de soixante après, non seulement on doit se souvenir mais on doit surtout apprendre aux jeunes générations ces événements afin qu'ils puissent prendre conscience de la cruauté dont les hommes sont capables et qu'ils soient vigilants afin que jamais plus de telles dérives ne se produisent.
Ce jour est aussi marqué par l'hommage aux Justes de France. Ce sont des hommes et des femmes qui, au risque de leur vie, ont caché, ont sauvé des Juifs. Ils l'ont fait en étant guidé par leur coeur sans calcul aucun, sans attendre quelque remerciement ou honneur que ce soit. Des actes spontanés qui resteront parmi les plus beaux que l'homme ait pu faire. Ainsi, dans une même commémoration on cotoiera le pire et le meilleur de l'homme. On retiendra le pire pour le condamner et le chasser à jamais et le meilleur pour l'enseigner. Tel est le sens de cette journée nationale à laquelle je vous demande de vous associer, ne serait-ce que par la pensée.
Ce billet, écrit à 00:21 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 21 juillet 2007

Décidément le tramway Niçois aura fait couler beaucoup d'encre mais aussi beaucoup d'argent, sans compter les désagréments subis par les Niçois depuis plus de trois ans. Je passe sur les affaires de corruption qui ont amené le conseiller municipal en charge de ce dossier à aller en prison. Je passe aussi sur les nombreux retards du chantier. Je passe enfin sur le coût du projet qui en fait le plus cher de France au kilomètre. Mais cette affaire n'est pas finie, loin s'en faut. Même si le Maire de Nice se promène en tramway pour parader aux yeux d'une population qui attend elle désespérément de pouvoir accéder aux quais, les recours lancés au moment du lancement du projet viennent d'aboutir. Imaginez, il y a plus de trois ans, les riverains lésés par la réalisation de ce chantier ont intenté des recours devant le tribunal administratif. Les recours d'alors espéraient pouvoir prévenir plutôt que guérir. Ainsi, si ce type d'affaire avait été jugé rapidement, il n'y aurait probablement pas eu de conséquences aussi graves que ce qu'elles pourront être aujourd'hui. En effet, la Cour Administrative d'Appel vient d'annuler la Déclaration d'Utilité Publique pour la construction du tramway, rien que ça!
Alors que peut-il se passer maintenant? Le tram va-t-il être démoli? Certainement pas. Le chantier va-t-il être arrêté? Pas davantage et heureusement. En effet, la population attend que les travaux s'achèvent le plus vite possible et que cessent les nuisances. En revanche, les conséquences d'une telle décision risquent d'être financières. La ville peut se voir réclamer des sommes considérables par les plaignants qui viennet de gagner leur procédure en appel. Ainsi, la ligne la plus chère de France risque de devenir plus chère encore. Les contribuables Niçois regardent donc cette affaire avec la plus grande inquiétude. Qui faut-il donc incriminer? Les Plaignants? Certainement pas. Ils ont agi normalement dans un Etat de droit en saisissant la Justice dès lors que leurs intérêts sont en cause. Les lenteurs de la Justice? Ca c'est sur car il n'est pas normal qu'une décision de cette importance vienne avec autant de retard. Le Maire de Nice? Tout à fait. En effet, il a été insensible à tous les arguments que les Niçois lésés mais aussi nous-mêmes avions développés devant lui pour l'empêcher de s'embarquer dans une telle aventure. On peut tout à fait construire un tramway mais on doit respecter le droit et les procédures. Le Maire de Nice a confondu vitesse et précipitation et a contraint les services à travailler dans l'urgence, quitte à commettre des erreurs. Il n'y a d'ailleurs pas que dans cette affaire que de tels comportements ont été constatés puisque dans l'affaire du grand stade, le projet a été annulé lui aussi par la Justice et va contraindre la ville à payer de lourds dédomagements aux entreprises qui avaient commencé les travaux.
Ce tramway qui se fait attendre depuis si longtemps avait déjà un surnom à Nice: désir! Je me demande si bientôt le surnom de notre tram ne sera pas regrêts! L'un de mes amis qui était naguère un supporter de la municipalité sortante m'a dit une fois que le tramway Niçois serait le "corbillard de la majorité municipale". La formule était un peu brutale mais elle émanait d'un suporter déçu. Je me demande si au fond cette formule n'est pas en train de devenir réalité...
Ce billet, écrit à 00:47 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 20 juillet 2007

L'été est chaud pour l'ancien Premier Ministre qui se trouve au coeur de ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Clearstream. Cette affaire, un peu compliquée à comprendre, semble se résumer à la volonté d'un clan de faire tomber un autre clan. Sauf que l'on est pas là dans une affaire de voyous, mais au coeur de ce qu'était le fonctionnement de l'ancien Gouvernement de la France. A l 'époque où cette affaire a éclaté, elle mettait en scène des personnages extrêmement importants comme des dirigeants de très grandes entreprises, des militaires mais aussi et surtout des politiques: l'ancien Premier Ministre, son numéro deux le Ministre de l'Intérieur, des personnalités de l'opposition et de premier plan comme DSK, etc. En fait, et pour faire simple, cette affaire laissait entendre que Nicolas Sarkozy aurait été détenteur de comptes alimentés frauduleusement au Luxembourg. Très vite, ce qui aurait du être une affaire à charge pour le Ministre de l'Intérieur s'est retourné vers ceux qui l'avaient monté puisque le dossier a immédiatement innocenté Nicolas Sarkozy.
Au plus fort de cette affaire, l'opposition de l'époque avait déposé une motion de censure contre le Gouvernement Villepin. Je l'avais voté pour sanctionner le climat délétaire dans lequel le Gouvernement s'enfonçait. Il y a pour moi des principes qui doivent guider les Gouvernements et là je considérais qu'ils nétaient plus respectés. Cette guerre larvée au plus haut niveau de l'Etat nuisait au bon fonctionnement de nos institutions mais aussi à l'image de la France. Il fallait le dire, quitte à voter une motion de censure avec toutes les interprétations que cela pouvait provoquer. Mais j'ai assumé ces critiques et je ne le regrette pas, au contraire.
Aujourd'hui le Ministre de l'Intérieur de l'époque est devenu Président de la République et le Premier Ministre d'alors redevenu simple citoyen va être mis en examen. La Justice est en route et peut-être saurons-nous bientôt les tenants et aboutissants de cette affaire. C'est souhaitable car les citoyens de ce pays ont besoin de vérifier que la Justice est égale pour tous et non pas à géométrie variable, selon que vous soyez puissant ou misérable...
Ce billet, écrit à 00:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 19 juillet 2007

J'avais l'honneur de présider, cet après-midi, la séance de l'Assemblée Nationale examinant le projet de loi sur la récidive. C'était un texte proposé par le candidat Nicolas Sarkozy qui a donc été discuté et voté par les Députés lors de la session extraordinaire comme prévu. La séance commençait assez mal car le rythme d'examen des amendements était particulièrement lent. Des suspensions de séances venaient régulièrement interrompre le cours normal de nos travaux. Les incidents de séances se produisaient à intervalles réguliers, naissant du moindre prétexte.
Je n'aime pas tellement ce genre d'ambiance car cela ne valorise pas le travail parlementaire et n'apporte rien de concrêt au débat. Alors j'acceptais volontiers de suspendre la séance quelques minutes afin que les Députés puissent se détendre et j'allais discuter avec les uns et les autres pour convenir d'une bonne marche à suivre pour la suite. L'opposition souhaitait que le Garde des Sceaux leur donne plus d'explications? Je relayais ce souhait auprès de Rachida Dati en lui disant que, paradoxalement, plus d'interventions de sa part accélèrerait le cours de nos débats au lieu de le ralentir. Ainsi fut fait. Dès lors, la séance reprit un cours plus animé, plus rythmé ce qui me permit d'augmenter la vitesse de nos débats. Et ainsi, dans un climat très politique, c'est à dire marquant des différences importantes entre la majorité et l'opposition mais sans débordement aucun, je pus mener à bien une discussion Parlementaire que d'aucuns annonçait à haut risque d'enlisement. Les débats étaient prévus pour durer jusqu'à jeudi en séance de nuit, elle s'acheva mercredi à 19h. J'étais assez fier d'avoir mené cette discussion dans de telles conditions et je reçus les félicitations de l'ensemble de mes collègues qui étaient heureux d'avoir pu défendre leurs idées mais aussi satisfaits d'avoir pu rentrer dans leurs circonscriptions plus tôt que prévu. Loi votée, débat digne, mission accomplie!
Ce billet, écrit à 00:46 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 18 juillet 2007

Il y a un an disparaissait le 12 qui caractérisait les renseignements téléphoniques depuis que le téléphone automatique existait dans notre pays. Certes le service devait être amélioré, certes aucun système n'est parfait, mais avouons que depuis la disparition du 12 non seulement les services des renseignements ne se sont pas améliorés mais en outre la facture s'en est trouvée sensiblement alourdie. Alors où est le progrès?
Comme vous j'ai été matraqué par les publicités du 118.218, 118.008 ou encore 118.712, 118.000, etc. Tant et si bien que la première fois où j'ai du appeler les renseignements, j'ai composé automatiquement le 12. Bien entendu, une annonce sonore m'a indiqué que ce service n'existait plus et qu'il fallait désormais appeler un opérateur privé. Et alors, ce fut le grand blanc: impossible de me souvenir spontanément d'un des numéros que les publicitaires de la télévision avaient essayé vainement de faire entrer dans mon cerveau. Je n'eus aucun mal à demander à quelqu'un qui entendait encore la chanson rythmée façon Véronique et Davina pour me rémémorer l'un de ces nouveaux numéros des renseignements.
Les interlocuteurs sont sympathiques au bout du fil mais souvent les réponses sont approximatives. Dès lors, le service perd de son intérêt. J'ai tenté l'expérience quelques fois et j'ai décidé désormais de m'en passer. C'est devenu tellement plus simple de rechercher un numéro de téléphone sur internet qu'on en vient à oublier le 12 et ses successeurs. Et c'est tant mieux car les prix des renseignements téléphoniques se sont envolés alors qu'ils sont gratuits sur internet.
Les consommateurs de renseignements téléphoniques sont mécontents, les nouveaux opérateurs qui se sont multipliés déchantent et peu à peu les moeurs téléphoniques évoluent. En un an la fin du 12 et son remplacement par ses successeurs est un flop. C'est même un gros couac dans l'histoire de la téléphonie dont tout le monde se serait plaint encore d'avantage si internet n'était pas venu à la rescousse. Mais le malheur des uns, c'est bien connu, fait le bonheur des autres. Alors si le 12 ne répond plus, les pages jaunes ou blanches sur la toile répondent à toutes vos interrogations!
Ce billet, écrit à 00:36 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 17 juillet 2007

Le doyen de la vie politique Israélienne Shimon Peres, élu Président de l'Etat par la Knesset, a pris ses fonctions. Cette figure de l'Etat Hébreux, ancien Premier Ministre, plusieurs fois Ministre des Affaires Etrangères, n'avait pourtant jamais réussi à amener le Parti Travailliste à la victoire. Prix Nobel de la Paix, Shimon Peres est pourtant l'homme politique qui aura marqué le plus son pays depuis ces cinquante dernières années. Il aura, à une période où cela paraissait impensable, lancé le dialogue Israélo-Palestinien même si ses efforts n'auront pas toujours été récompensés.
Pour ma part je l'ai rencontré à plusieurs reprises, je dirais même à chaque déplacement en Israël. C'est un homme qui a toujours su prendre le temps de recevoir les délégations étrangères pour leur expliquer la situation du Proche Orient dans sa complexité. S'exprimant en plusieurs langues dont le Français, il est devenu une figure emblématique de son pays dans le Monde, probablement plus populaire encore à l'extérieur des frontières d'Israël qu'à l'intérieur. C'est un homme profondément attaché à la paix, au dialogue, à la rencontre entre les peuples. Très souvent, lors de nos rencontres, il évoquait la construction de l'Union Européenne comme un exemple, une réalisation originale et efficace qui a su transformer l'Europe champ de bataille en espace de paix. C'est aussi pourquoi il n'avait pas hésité, au risque de heurter l'opinion publique de son pays, de serrer la main à l'ennemi Arafat pour tenter de jeter les bases d'un accord de paix. Malheureusement son interlocuteur était faussement un homme de paix, tenant des propos rassurants en anglais et belliqueux en arabe.
Le Président Israélien est une fonction plus honorifique qu'active. Néanmoins il semble difficile d'imaginer que Shimon Peres se contentera d'inaugurer les chrysanthèmes tant son expérience politique est grande et son autorité respectée. Je ne doute pas que le nouveau Président Israélien saura donner à sa nouvelle fonction une importance accrue pour lui permettre de peser dans l'avenir du Proche Orient.
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lundi 16 juillet 2007

Au lendemain d'une élection présidentielle et à quelques mois d'une réflexion importante relative à la réforme de nos institutions, le mot "présidentialisation" va souvent revenir au centre des débats. La Constitution de la Vème République ne fixait pas réellement les frontières entre le système présidentiel et le régime parlementaire dans notre pays. En effet, à l'usage et notamment du fait de la cohabitation, l'exercice du pouvoir a été à géométrie variable. Tantôt les grandes décisions étaient prises à l'Elysée, tantôt elles relevaient du Premier Ministre. Quant au Parlement, chacun s'accorde à penser qu'il dispose d'un pouvoir très limité: il n'est pas maître de son ordre du jour, il confirme en les amendant -à la marge- les textes de lois proposés par le Gouvernement.
Avec l'instauration du quinquennat, des réformes s'imposent. En effet, les élections législatives qui suivent l'élection présidentielle, viennent confirmer le pouvoir du Président de la République en lui donnant une majorité. Bien sur, rien n'empêcherait le peuple Français de donner une majorité différente et d'imposer une cohabitation entre l'Assemblée et le président de la République. Néanmoins, on a du mal à imaginer que les Français voteraient dans un sens puis, un mois plus tard, se déjugeraient pour voter dans un autre sens.
C'est pourquoi cette réforme est indispensable pour redéfinir clairement le partage des responsabilités entre les différentes autorités. Nicolas Sarkozy se dit favorable à ce que le Président gouverne alors que jusqu'à présent la Constitution indiquait que cette prérogative revenait au Premier Ministre. Or si dans la lettre la Constitution donne cette indication, les Français savent bien qu'en réalité c'est le Président qui gouverne. Et je dirais même que le peuple le comprend, l'accepte et même le réclame. En effet, c'est le Président de la République élu par l'ensemble des Français qui détient la légitimité. Son Premier Minsitre a, de fait, le rôle d'exécutant. Ce n'est peut-être pas la lettre de la Constitution mais c'est son esprit. Il convient donc de mettre en adéquation le texte à la réalité de la pratique. Il faudra dans le même temps renforcer le rôle du Parlement pour lui permettre d'exercer son pouvoir de contrôle et aussi faire en sorte que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées. C'est un vaste chantier qui n'intéresse pas le grand public qui a d'autres préoccupations mais néanmoins c'est un peu comme le règlement de copropriété qui règle, jusque dans les moindres détails, la vie en commun.
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dimanche 15 juillet 2007

Des bals populaires, des feux d'aritifice, des défilés militaires, du bleu blanc rouge partout et le soleil en plus pour illuminer un pays en fête. Tel fut le 14 juillet 2007, une fête nationale de l'innovation mais aussi une journée de tradition. Car le 14 juillet est le jour où les Français ont l'occasion de manifester sans ostentation mais avec raison leur fierté d'être ce qu'ils sont. Outre le fait que notre pays est l'un des plus beaux et l'un des plus enviés du monde, c'est aussi un peuple imaginatif, capable de faire de grandes choses et pas simplement -et ce ne serait déjà pas si mal au niveau de réalisations techniques ou industrielles- mais aussi au niveau des idées, de la démocratie, du respect de la personne.
Je pense bien évidemment à nos avancées en matière de Droits de l'Homme puisque c'est la France qui a inventée la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui est annexée à la Constitution. C'est pourquoi l'hymne national, "La Marseillaise" est l'hymne le plus connu et le plus emblématique au monde. C'est aussi pourquoi la parole de la France doit pouvoir être écoutée et entendue bien au delà des frontières de l'hexagone.
Je suis très attaché aux symboles de la République qui sont porteurs de tant de valeurs de portée universelle. C'est pourquoi, lors de la dernière législature, j'ai eu à coeur de protéger les symboles Républicains comme le drapeau tricolore et la Marseillaise. En effet, il était inadmissible, pour moi, de voir l'hymne national ou les trois couleurs insultés et traités avec mépris. Ces symboles nous rappellent les sacrifices faits par nos anciens pour nous permettre de vivre libres et en paix aujourd'hui. Je pense aux poilus de la guerre de 1914 an particulier qui mourraient dans les tranchées à Verdun en chantant la Marseillaise et en tenant contre eux le drapeau tricolore. J'ai donc fait adopter par le Parlement une loi condamnant à de fortes amendes voire à des peines de prison ceux qui insulteraient ces symboles républicains. Quelques années après, je suis heureux de constater que cette loi a eu pour effet de dissuader ceux qui auraient voulu insulter la République. En effet, ce type de délit a reculé, ce dont je suis très fier.
Aujourd'hui, sur la Promenade des Anglais à Nice, nous assistions à la revue militaire sous un soleil estival. La foule se pressait pour participer à cette belle fête de la République. Il y avait là des Niçois, des Français d'autres régions, des jeunes, des anciens, des touristes étrangers, des gens habillés en costume comme moi mais aussi beaucoup de monde en tenue de plage. Les balcons des hôtels étaient aussi noirs de monde. La fête était belle et moi j'étais heureux d'y participer. Vive la République! Vive la France!
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samedi 14 juillet 2007

Le Président de la République Arménienne était à Paris cette semaine et j'ai eu le plaisir de partager le déjeuner que le président de l'Assemblée Nationale organisait en son honneur. L'Arménie est un petit pays situé dans le Caucase qui n'a pas été épargné par l'histoire. Je pense bien entendu au génocide de 1915 qui a vu disparaitre 1.500.000 Arméniens massacrés par les Turcs. Et puis il y eut ensuite l'asservissement par le communisme soviétique. Il y eut aussi de terribles tremblements de terre qui endeuillèrent le pays. Il y a enfin le blocus voulu par la Turquie et l'Azerbaïjan qui essaie d'asphyxier cette petite République qui malgré tout continue à se tenir debout et se bat non seulement pour survivre mais pour se développer.
Je me suis rendu deux fois en Arménie et j'ai pu constater cette volonté de sortir des difficultés un pays de petite taille, entouré de puissances ennemies ou d'Etats dangereux comme l'Iran ou la Géorgie, un pays dépourvu de ressources naturelles mais qui a une foi en lui. Je suis heureux également de constater les liens d'amitié qui unissent la France à l'Arménie. En cette année de l'Arménie en France, de nombreuse manifestations culturelles et artistiques se sont déroulées chez nous pour mieux faire connaitre ce peuple dont une partie de la diaspora s'est installée en France et y a fait souche. Nous avons la fierté de compter parmi nos concitoyens les plus célèbres dans le monde Charles Aznavour qui a porté sur la planète la langue Française et qui sait si bien se souvenir de ses racines.
J'ai souligné auprès du Président Arménien l'excellent travail réalisé par l'Université Française de Erevan qui forme des générations de cadres Arméniens. Par ce biais, les liens se renforcent tous les jours entre la France et l'Arménie et conduisent nos deux peuples à se rapprocher encore. Je me félicite donc de la visite du Président Arménien à Paris qui restera un temps fort de cette amitié et de cette solidarité entre deux pays éloignés par la distance mais si proches par le coeur.
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vendredi 13 juillet 2007

J'avais demandé, la semaine dernière, une réunion de travail au Garde des Sceaux, pour pouvoir exposer les motifs qui nous conduisent à réclamer la création d'une Cour d'Appel dans les Alpes Maritimes. Notre demande n'a pas tardé à être honorée. En effet, s'il est des esprits chagrins pour regretter l'hyper activité du Président et de son Gouvernement, ça n'est pas moi qui me joindrai au choeur des pleureuses. En effet, j'ai suffisamment souffert depuis près de vingt d'être obligé de me battre en permanence avant qu'un Ministère réagisse pour ne pas me réjouir qu'aujourd'hui il y ait très peu de temps entre la demande et la réponse.
Ainsi, les Parlementaires des Alpes Maritimes ont-ils été reçus à la Chancellerie par le Directeur Adjoint du cabinet de Madame Rachida DATI. Nous avons pu ainsi rappeler qu'il était proprement inadmissible que les justiciables doivent se rendre à 200km de chez eux pour faire appel d'une décision de justice, que la Cour d'Appel d'Aix en Provence est saturée, que les affaires trainent souvent plusieurs années avant d'être jugées et qu'enfin 40% des affaires traitées à Aix proviennent des juridictions des Alpes Maritimes. Tout cela légitime clairement notre demande et personne ne peut donc contester le bien fondé de nos revendications. D'ailleurs, lors de cette réunion personne ne nous a donné tort. Le Ministère nous a rappelé le projet de réforme de la carte judiciaire qui permettra de rationnaliser le fonctionnement de la Justice dans notre pays. Il est bien évident que nos demandes vont dans ce sens.
C'est pourquoi je me félicite d'avoir saisi la "balle au bond" en demandant à ce que nous soyons associés afin de défendre ce dossier prioritaire et soutenu unanimement dans les Alpes Maritimes tant par la classe politique que par les socio économiques ou tout simplement les justiciables. Nous avons attendu longtemps, nous avons fait preuve de patience et de combativité sous tous les gouvernements, sous toutes les majorités, le combat continue et nous y mettrons toute l'ardeur qu'il mérite.
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jeudi 12 juillet 2007

Aujourd'hui était le jour de mes retrouvailles avec le perchoir! Première présidence de la XIIIème législature. Instant d'émotion car diriger les travaux de l'Assemblée Nationale n'est pas un moment ordinaire. Ce matin, l'ordre du jour appelait le projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat. Un programme important en ce début de législature. Les Députés étaient nombreux dans l'hémicycle et voulaient intervenir pour faire valoir leurs points de vues. Sauf qu'il existe des procédures et que la séance n'est pas un cirque. Alors avec autorité mais aussi avec diplomatie, je faisais remarquer aux uns et aux autres que, dans l'intérêt de nos travaux, il valais mieux que chacun respecte le règlement de l'Assemblée Nationale.
Finalement, mes recommandations furent entendues et la séance se déroula sans problème. Mais s'agissant de cette première séance, une équipe de France 3 Côte d'Azur était venue pour faire un reportage. J'expliquais aux journalistes comment se déroulait la journée d'un vice président, quelles étaient nos prérogatives et aussi nos servitudes. Je leur faisais visiter le Palais Bourbon ainsi que l'Hôtel de Lassay, ce qu'on appelle les "ors de la République". Il faut dire que ces lieux chargés d'histoire sont aussi imposants de prestige. Ceci nous donne à chaque fois une occasion de se sentir fiers d'être Français et d'avoir reçu tout cela en héritage. Mais le plus spectaculaire dans le cérémonial de la présidence demeure l'entrée dans l'hémicycle entre deux rangées de Gardes Républicains et au son des roulements de tambours. Personne ne peut rester indifférent à cette cérémonie, certes d'une autre temps, mais qui donne de la solennité à l'ouverture du Parlement. Une fois fini ce rituel, il faut escalader les quelques marches qui nous séparent du perchoir et prendre la direction de la séance. C'est ce que j'ai fait et ce que je continuerai à faire pedant les deux prochaines années.
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mercredi 11 juillet 2007

Il y a quelques années, lorsque l'ISF a été créé, je rencontrais très rarement dans mes permanences, des personnes qui y étaient assujetties. Depuis quelques temps, en revanche, j'en reçois de plus en plus qui viennent me voir pour me faire part des difficultés qu'elles rencontrent. En effet, si vous avez acheté, il y a quelques années, un appartement sur la Côte d'Azur, et que vous l'avez payé à un prix convenable, vue l'augmentation du foncier, vous vous retrouvez à la tête d'un patrimoine qui peut atteindre le seuil de l'ISF et donc vous imposer comme "grande fortune". Or il se trouve que si vous n'avez pas vendu votre appartement, vous aves certes un patrimoine surévalué mais vous n'en tirez aucun profit qui permette de vous classer parmi les "riches".
C'est pourquoi, nous réclamons depuis longtemps à ce que cette injustice soit réparée de façon à ce que les "faux riches" ne se trouvent pas ainsi pénalisés. A l'occasion de la discussion de la loi dite "paquet fiscal", nous avons voulu apporter une amélioration dans ce dispositif qui doit devenir plus juste. C'est ainsi que nous proposons que l'abattement de 20% qui était appliqué jusque là au calcul de l'ISF sur la résidence principale soit porté à 30%. Ainsi, les "moyens propriétaires" trouveront-ils, dans ces nouvelles dispositions, de quoi rééquilibrer ces injustices nées de l'augmentation exponentielle des prix de l'immobilier. C'est là un signe fort qui, avec d'autres mesures comme la défiscalisation des intérêts d'emprunts ou encore l'exonération des droits de succession, doivent permettre de déculpabiliser les propriétaires et d'encourager ceux qui veulent acquérir des biens immobiliers. Rappelons que si plus de 80% des Espagnols sont propriétaires de leurs logements, seuls 50% des Français le sont. Nous avons là des marges de progression importantes. Ces dispositions législatives vont effectivement dans cette direction.
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mardi 10 juillet 2007
Rose fanée
Il est difficile de dire quelle est la doctrine politique du PS pour l'avenir du pays. Il n'y a plus aucun projet qui se dessine, plus aucune idée qui n'est émise. En réalité le Parti Socialiste est aujourd'hui préoccupé par sa survie et le rôle de François Hollande consiste à colmater les brèches pour empêcher le navire de sombrer encore plus rapidement. Jack Lang est très intéressé par la proposition de Nicolas Sarkozy de participer à une commission relative à la réforme des institutions. DSK se sent très bien dans le costume de candidat de la France au FMI avec l'onction du Président de la République. Et pendant que Hollande s'agite et menace les uns et les autres de sanctions ou de représailles, Manuel Valls estime qu'il ne faut pas diaboliser le Président de la République et le Maire Socialiste de Lyon trouve ces initiatives intéressantes.
Pendant ce temps, l'ex madone des sondages Ségolène Royal, reine déchue, prend du recul et se prépare à régler ses propres comptes avec le PS en écrivant un livre sur les raisons de son échec (elle préfère dire sa non victoire, bravitude oblige...). Et il semble que ça va flinguer! D'ailleurs les hiérarques du parti commencent à s'en inquiéter et à préparer des contre offensives. Qu'elle soit battue, passe encore, mais qu'elle rejette la responsabilité sur ses "amis"...L'agitation est à son comble.
J'imagine les déconvenues des militants qui ont cru en un avenir "rose" et qui se retrouvent dans ce "crépage de chignon" généralisé. Il y a de quoi vouloir rendre sa carte du PS, voire être dégoûté de la politique pour un moment!
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lundi 9 juillet 2007

Le Garde des Sceaux Madame Rachida DATI a ouvert le dossier concernant la réforme de la carte judiciaire. La dernière initiative dans ce domaine remonte à 1959, c'est à dire il y a presque un demi siècle. Cette réforme vise à revoir une carte qui, en fonction des évolutions tant de la population que de l'activité judiciaire, est souvent devenue dépassée et inadaptée. Ainsi certains petits tribunaux ont vu leur volume d'activité se réduire. Il en est de même pour certaines Cours d'Appel. Par ailleurs il est des situations parfois un peu difficiles à comprendre relativement à la bonne répartition des tribunaux et des Cours sur le territoire. Ainsi Nice ne compte pas de Cour d'Appel et dépend de la Cour d'Aix en Provence à près de 200 km tandis que Nimes et Montpellier comptent chacune une Cour d'Appel alors que ces deux villes sont distantes de 50 km.
Le projet de Cour d'Appel à Nice est une vieille histoire sur laquelle j'ai attiré l'attention de tous les Gardes des Sceaux qui se sont succédés depuis 20 ans. Nos arguments sont indiscutables et d'ailleurs aucun Ministre n'a osé les discuter. D'une part, Nice est la seule grande ville aussi éloignée de sa Cour d'Appel. D'autre part, la Cour d'Appel d'Aix en Provence est l'une des plus encombrées de France et donc les affaires mettent très longtemps à y être traitées, ce qui nuit gravement au bon fonctionnement de la Justice. Par ailleurs, près de 40% des affaires examinées par la Cour d'Aix proviennent des juridictions des Alpes Maritimes (Nice et Grasse). Enfin, si une Cour d'Appel était créée à Nice, elle se positionnerait au 7ème rang des Cours d'Appel Françaises.
Ces arguments sont donc indiscutables. Jacques TOUBON, quand il était Garde des Sceaux, nous avait donné raison et avait souhaité que les élus de la rive gauche et de la rive droite du Var se mettent d'accord pour décider de la localisation de la future Cour d'Appel. Hélas, son remplacement à la tête du ministère de la Justice ne permit pas à ce projet d'aboutir. Madame Elisabeth GUIGOU n'avait pas été aussi ambitieuse mais elle avait néanmoins proposé que certaines chambres de la Cour d'aix soient détachées à Nice. Là non plus, les promesses ne furent pas tenues. Tous les Ministres nous disaient, en revanche, que la création d'une future Cour d'Appel relevait d'une réforme plus générale de la carte judiciaire. Et bien nous y sommes enfin!
C'est pourquoi, je pense qu'il est non seulement opportun mais indispensable de porter notre demande chez le Garde des Sceaux maintenant car si nous ne le faisions pas, on pourrait plus tard nous le reprocher. En effet, la réforme actuelle doit permettre d'examiner enfin et sérieusement le projet de création d'une Cour d'Appel à Nice. C'est donc l'initiative que je viens de prendre en demandant à Rachida DATI de recevoir une délégation des Parlementaires des Alpes Maritimes afin que nous puissions défendre ce dossier devant elle et que la Cour d'Appel de Nice ait enfin une chance de voir le jour.
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dimanche 8 juillet 2007

Le 7 juillet ça n'est pas simplement une journée au coeur de l'été c'est, à Nice, une journée de commémoration. Nous nous retrouvons chaque année à l'angle de l'avenue Jean Médecin et des rues Hôtel des Postes et de la Liberté, pour déposer des gerbes à la mémoire de Torrin et Grassi. En effet, le 7 juillet 1944, les nazis avaient arrêté ces deux militants communistes et les avaient pendu à des potences formées de deux candélabres muraux qui ornent l'entrée de la place Masséna. En ce lieu où les Niçois passent chaque jour par milliers, les corps de ces malheureux étaient restés accrochés plusieurs jours comme pour rappeler à la population de l'époque que les nazis ne reculeraient devant aucune atrocité pour affirmer leur autorité et faire appliquer les principes de la barbarie hitlérienne.
Chaque 7 juillet nous nous retrouvons donc devant les deux stèles au nom de Torrin et Grassi, à la nuit tombante, pour leur rendre hommage et rappeler aux générations actuelles et à venir, que cet hommage n'est pas simplement un geste pour se rappeler du passé mais un signe pour prévenir l'avenir. Car si ce type d'asservissement politique a, fort heureusement, disparu dans notre pays, il existe hélas des endroits dans le monde où ça existe encore. Le Darfour est malheureusement là pour nous rappeler que ces procédés n'ont pas disparu de la planète, loin s'en faut.
Mais je veux aussi, en cet instant, saluer les pères fondateurs de l'Europe qui ont su transformer notre continent qui était un champ de bataille en un espace de paix. Ainsi le sacrifice de Torrin et Grassi ainsi que celui des millions de femmes, d'hommes et d'enfants qui ont péri dans les camps aura amené les uns et les autres à imaginer un monde qui ne connaitrait plus un tel malheur. C'est donc aussi cela le message de l'hommage que nous rendons chaque 7 juillet à ces deux victimes de la barbarie nazie qui doit nous mobiliser à défendre en toutes occasions la dignité de l'homme et la paix.
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samedi 7 juillet 2007

Nous avions plaidé, pendant la campagne de François Bayrou au premier tour des présidentielles, pour que se réalise l'ouverture politique. Et bien je dois dire qu'avec Nicolas Sarkozy nous sommes bien servis. En effet, au delà des Ministres du centre et de gauche qui ont rejoint l'équipe gouvernementale, les nouvelles initiatives prises par le Président de la République décoiffent ceux qui voulaient se retrouver dans les bons vieux clivages droite-gauche. En effet qu'il soit donné à Hubert Védrine de réfléchir sur la mondialisation ou encore à Jack Lang sur la réforme des institutions, que DSK soit soutenu par l'Elysée à la présidence du FMI n'était pas attendu par les observateurs, ni par le PS ou par l'UMP. Ainsi y-a-til quelques dents qui grincent. A l'UMP d'abord où on n'imaginait pas ces scénarios possibles ni même envisageables. Pour certains, il n'y avait d'avenir qu'à droite et même à droite toute. Au PS on se demande bientôt qui restera encore dans les rangs. La mission confiée à Jack Lang a donné lieu à un accrochage sévère entre lui et le président du Groupe Jean Marc Ayrault. Ce dernier lui a demandé de ne plus venir siéger au groupe socialiste s'il acceptait une telle mission. Ce à quoi Jack Lang a répondu qu'il ne mettrait plus les pieds dans ce groupe tant que Jean Marc Ayrault le présiderait. Ambiance, ambiance...
Je crois pour ma part que Nicolas Sarkozy a raison de vouloir rassembler ainsi des personnalités politiques venant d'horizons différents. En effet, les problèmes du pays sont tellement difficiles à résoudre qu'ils doivent être appréhendés par une majorité la plus large possible, composée de femmes et d'hommes de bonne volonté, d'où qu'ils viennent.
Que cela soit mal vécu par certains, c'est normal car les bonnes vieilles habitudes ont la peau dure. Après tout Nicolas Sarkozy en a appelé à la rupture? Et bien la voilà qui avance et qui bouscule soudain ceux qui s'accrochent à l'ordre ancien. Mais les Français qui ne sont pas des militants partisans mais qui souhaitent voir leurs responsables politiques changer la donne comprennent que, ce qui se passe, peut être fait dans l'intérêt du pays. Alors je crois qu'il est bon d'essayer ce qui n'a pas été fait par le passé. Car si on y regarde de plus près, le bon vieux clivage gauche-droite n'a pas réussi en 25 ans à faire progresser le pays de façon satisfaisante. Il est donc temps de dépasser ce système, même au prix de quelques grincements de dents.
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vendredi 6 juillet 2007

Le Ministre de l'Inérieur Michèle Alliot Marie vient de donner sa vision de la police dans les quartiers. Rappelons-nous du débat qui a agité la classe politique durant les dernières campagnes électorales: la gauche mettait en avant la nécessité du retour de la police de proximité. La formule est séduisante mais elle est aussi vide de sens: comment une police pourrait ne pas être "de proximité"? Pourrait-on faire de la police à distance? Poser la question c'est déjà donner la réponse.
Sauf que, pour les socialistes, la police de proximité telle qu'elle avait été expérimentée entre1997 et 2002, consistait à mettre des policiers dans la rue, dans la journée, pour faire de la présence mais, il faut bien le reconnaitre, sans grande efficacité. Je me souviens de la présence de jeunes fonctionnaires de police arpentant les rues de l'Ariane du matin au soir, c'est à dire quand il n'y a aucun problème. Et puis, dès le soir venu ou encore les week-ends, c'est à dire au moment où la police aurait été réellement nécessaire, il n'y avait plus personne. Telle était la conception de la police de proximité selon les socialistes. Une police qui était censée jouer un rôle "social" mais qui n'exerçait pas vraiment ses responsabilités policières.
La police doit être présente quand on en a besoin. Elle doit pouvoir agir. Mais pour être efficace, elle doit connaitre les quartiers dans lesquels elle exerce. C'est exactement ce que propose Michèle Alliot Marie qui propose une police fidélisée. C'est exactement ce que je demandais pendant la campagne présidentielle. C'est pourquoi je considère cette mesure comme utile et de nature à renforcer l'efficacité de la police dans nos quartiers. C'est pourquoi je la soutiendai mais c'est aussi pourquoi je réclame la création d'un commissariat de police à Nice Nord car il faut pouvoir identifier dans les zones très urbanisées la présence des forces de police. La sécurité de nos concitoyens est un sujet majeur sur lequel nous devons être totalement mobilisés. Il est très encourageant que dès le début de cette législature, cette question figure en bonne place dans l'ordre du jour.
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jeudi 5 juillet 2007

Je ne veux pas faire de chauvinisme excessif, mais il faut bien se rendre à l'évidence, la seule région qui assure le soleil et la chaleur en ce début d'été, c'est le sud de la France et plus particulièrement la Côte d'Azur. Etant actuellement à Paris pour cause de session extraordinaire du Parlement, je ne me plains pas du mauvais temps et de la fraicheur ambiante. En effet, c'est plus facile de travailler dans de telles conditions et ça donne moins de regrets. Mais se retrouver en juillet avec un temps du mois de mars, c'est un peu original.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien connu. C'est encore plus vrai cette année puisque devant les caprices de la météo, les vacanciers ont tendance à orienter leurs GPS en direction du sud. La saison s'annonce donc exceptionnelle pour notre région, ce dont nous nous félicitons. Et pourtant, les média, comme d'habitude, ne nous font aucune publicité excessive. Certes le bulletin météo parle de lui-même mais on pourrait ajouter quelques commentaires élogieux pour notre région. Il n'en est rien. Quand il fait beau chez nous, c'est normal et donc ce n'est pas la peine d'en parler. Mais à la moindre averse, alors nous faisons les gros titres de la presse nationale.
Nous en avons l'habitude et donc nous avons pris le parti de ne plus réagir. La Côte d'Azur est une valeur sûre. Les vacanciers qui nous font l'honneur et le plaisir de venir chez nous savent qu'ils trouveront un cadre exceptionnel, une variété de paysages et de loisirs incomparable, une température de l'air et de l'eau idéale, que pourrais-je ajouter? Mais j'ai dit en début de mon propos que je ne ferai pas de chauvinisme excessif, alors il est temps que je m'en tienne là en vous faisant partager, une fois de plus, mon amour pour cette région bénie des Dieux...
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mercredi 4 juillet 2007

C'était la foule des grands jours au Palais Bourbon. Le discours de politique générale du Premier Ministre marque le premier jour de la rentrée effective de l'Assemblée Nationale. Auparavant, le matin, François Fillon était venu rendre visite aux Députés du Nouveau Centre. C'est dans un esprit de confiance mutuelle que nous avons eu ce premier échange avec le Premier Ministre. Ce dernier était visiblement très heureux de voir un groupe parlementaire centriste de la majorité, loyal et amical, mais également exigeant et souhaitant apporter sa contribution librement et avec indépendance. Le Premier Ministre est demandeur de ce type de comportement car le pire pour une majorité est de se comporter en béni oui oui qui dirait que tout va bien y compris quand ça irait mal.
Ces principes étant posés, chacun est très à l'aise dans son rôle. Pour nous cette législature sera constructive. Nous mettrons tout en oeuvre pour faire gagner la France. Nous avons tenu à rappeler notre volonté de voir la dette maîtrisée et les déficits résorbés. Le Premier Ministre a repris ces thèmes tout comme il a repris nos propositions pour renforcer le soutien aux PME ou encore l'instillation d'une dose de proportionnelle afin que l'ensemble des courants politiques soient représentés au Parlement.
Pendant près d'une heure, François fillon a tracé les grandes lignes de la politique qui sera menée pendant le quinquennat. Pas de surprise donc puisque tout cela a été largement évoqué au cours des deux campagnes électorales qui viennent de se dérouler. Mais la confirmation de ces engagements est une bonne nouvelle car souvent, les élections passées, les gouvernements nous avaient habitué à revenir sur les promesses qui avaient été faites. Ceci avait même, à une certaine époque, amené Charles Pasqua à dire que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent. Phrase restée célèbre et qui je l'espère n'est plus d'actualité.
La prestation du Premier Ministre était sobre et complète. Ceux qui auraient voulu l'effacement du Premier Ministre en sont pour leurs frais: les rôles sont partfaitement répartis entre le Président de la République et lui. Le Président initie la politique du Gouvernement et le Premier Ministre la met en oeuvre. C'est ainsi que va fonctionner le duo de l'exécutif et je pense qu'il n'y a donc pas lieu à commentaire ni à inquiétude. Nous sommes dans le strict respect des institutions de la Vème République. C'est dans un esprit d'équipe que nous abordons maintenant la session extraordinaire du Parlement qui débute.
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mardi 3 juillet 2007
Hier nous tenions une conférence de presse à l'Assemblée Nationale pour le lancement de notre nouveau parti politique le "Nouveau Centre". Cette conférence se tenait symboliquement dans la salle 6242 au deuxième sous-sol du Palais Bourbon qui fut la salle où se tenaient pendant de longues années les réunions du groupe parlementaire UDF du temps où nous étions plus de 100 Députés. Ce fut un moment de nostalgie mais un moment seulement car l'avenir qui consiste à reconstruire notre famille politique est exaltant.
Ainsi, devant un parterre de journalistes très intéressés par notre démarche, nous avons présenté nos objectifs ainsi que l'organigramme provisoire du parti. Autour d'Hervé Morin, de Valérie Létard et d'André Santini Ministres, les Parlementaires Députés et Sénateurs étaient présents et affirmaient leur volonté d'assumer pleinement leurs responsabilités. Nous allons oeuvrer à faire gagner la France au sein d'une majorité qui repose sur ses deux pieds l'UMP et le Nouveau Centre. La tâche va être rude car la situation du pays n'est pas bonne, chacun en convient. Mais justement, parce que c'est difficile, nous devons nous y mettre et rapidement.
Mais dans le même temps nous allons devoir organiser le parti sur le terrain. L'attente est immense car les militants de l'UDF ne se reconnaissent plus du tout dans le MoDem. Depuis chacun des départements, des appels viennent de toutes parts pour nous demander de nous organiser localement et préparer l'avenir. Et puis les élus sont nombreux à téléphoner pour nous rejoindre. Ils se retrouvent dans ce qui a toujours été leur famille politique, la famille centriste, libérale, sociale, Européenne. Ainsi, à la demande de mes collègues, je me retrouve en charge des Fédérations. Il me revient donc de mettre en place cette organisation territoriale qui fait un vrai parti politique. Alors il n'y a pas une minute à perdre. On se met au travail immédiatement.
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lundi 2 juillet 2007

La Grande Bretagne vient de faire face à de nouvelles alertes terroristes avec non seulement la découverte de deux voitures piégées dans le quartier de Piccadilly mais aussi avec l'explosion d'une bombe à l'éaroport de Glasgow. Ces incidents nous rappellent que le terrorisme est en permanence à nos portes sans que nous ne puissions réellement nous en prémunir. En effet, à la différence d'une guerre où les ennemis sont clairement identifiés et où des règles précisent les combats, même si celles-ci ne sont pas toujours respectées à la lettre, loin s'en faut, le terrorisme met chacun face au danger sans que l'on puisse s'en protéger. Le propre du terrorisme est de faire "payer" les innocents pour des faits dont ils ne sont évidemment pas responsables.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, chacun a bien compris que plus aucun peuple, plus aucune Nation n'est à l'abri du terrorisme. Les Etats Unis, première puissance mondiale, première puissance militaire notamment s'est retrouvée touchée en son coeur. L'effondrement des tours jumelles de Manhattan restera comme le symbole de l'extrême fragilité des grandes démocraties face au fanatisme de quelques mouvements terroristes qui ont pour nom Ai Qaïda ou autres.
Chaque Etat prend des mesures préventives. La France prend sa pleine part dans ces mesures de protection de la population. Chaque Etat a instauré également une coopération entre les différents services de renseignements. Mais cela suffit-il? Hélas non. Les mouvements terroristes agissent dans l'ombre et vont jusqu'à neutraliser tous les efforts réalisés pour le maintien de la paix civile. C'est dans ce climat de "guerre totale" que les Nations civilisées doivent agir au mieux pour pouvoir éradiquer ces menaces permanentes. C'est une nouvelle ère de terreur qui s'est ouverte et à laquelle nous devons faire face. Les événements Anglais de ces derniers jours viennent nous rappeler que malgré l'ambiance de vacances qui règne en ce dé but d'été, notre attention ne doit pas se relâcher car c'est au moment où on s'y attend le moins que le terrorisme vient se rappeler à nous.
Ce billet, écrit à 00:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 1 juillet 2007

Ce slogan publicitaire bien connu de la compagnie des chemins de fer est tout à fait vrai. On ne pourra pas l'accuser de publicité mensongère. Jugez plutôt. Des TGV rapides et confortables qui vous amènent du nord au sud et désormais d'est en ouest. J'ai moi-même testé le Strasbourg Paris la semaine dernière qui vous amène de l'Alsace à la capitale en 2h20, formidable! Quelques trains Corail rénovés mais qui assurent des transversales où hélas la grande vitesse se transforme en tortillards: Nice Nimes (300 km) en plus de quatre heures ou encore Nice Toulouse (600 km) en plus de sept heures. Et puis, un cran en dessous, nous arrivons aux TER, les fameux transports régionaux. Certes le matériel est en cours de rénovation mais les retards, les suppressions de certains trains sans que les usagers ne soient informés sont hélas le lot quotidien des personnes ainsi transportées. J'en ai fait moi-même l'expérience et je dois dire que la répétition de ce genre d'inconvénients quotidiennement doit porter sur les nerfs de ceux qui sont pénalisés de la sorte. Sans compter l'accueil dans les gares et autres boutiques SNCF. Par exemple, une fois, pour réserver un billet de TGV en gare de Nice, je retirais un ticket à l'entrée de la gare: l'attente était estimée à deux heures pour acheter son billet de train! Un temps aussi long que pour aller de Paris à Lyon en TGV! Autre exemple, la semaine dernière, pour demander un simple renseignement, dans la boutique SNCF de Strasbourg j'ai du attendre une bonne demi heure!
Mais cela n'est rien comparé à ce que viennent de vivre les "naufragés du RER B". En effet, un incident est survenu sur la ligne puisqu'un incendie a neutralisé un pont et a empêché toute circulation des trains. Ceci peut arriver et ne peut être condamné. En revanche, c'est la suite qui est inadmissible. Les passagers laissés ainsi à l'abandon, ont du se résoudre à descendre de leur train pour rejoindre en marchant dans la nuit, le long de la voie, la gare la plus proche. Une fois arrivés dans la station, aucune information, aucun accueil n'était prévu. Ils durent se résoudre à passer la nuit sur le quai de la station, à la belle étoile jusqu'au petit matin!
Cet incident ne s'est pas déroulé en rase campagne, dans un pays perdu mais dans la proche banlieue de Paris, dans un des secteurs ferroviaires les plus animés. Que la SNCF n'ait pas été capable de faire face à une telle situation, de mettre à disposition des passagers des autobus pour les acheminer vers leurs destinations, de donner simplement une information alors qu'avec les communications modernes, les responsables de la ligne savaient exactement ce qui était en train de se passer, est inacceptable. La SNCF, 24 h après, a décidé d'indemniser enfin les malheureux passagers. C'est bien la moindre des choses. Finalement le slogan "avec la SNCF tout est possible" est toujours d'actualité, hélas pas toujours dans le sens qu'on souhaiterait lui donner!
Ce billet, écrit à 00:10 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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