Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 30 juin 2007

Objectif plein emploi

La baisse régulière du chômage depuis 2005 est le résultat de plusieurs facteurs. Il est vrai que le vieillissement de la population avec le départ à la retraite de la génération du "baby boom" y contribue fortement. Jean Pierre Raffarin, quand il était Premier Ministre, annonçait cette baisse sans avoir eu le temps d'en récolter les fruits politiques. Mais il y a aussi le résultat d'une conjoncture économique meilleure et la mise en place d'une politique offensive en matière d'emploi. Le tout fait que le chômage recule régulièrement depuis deux ans, ce dont nous devons nous réjouir.

Il y a, bien entendu, des polémiques au niveau du mode de calcul du nombre de chômeurs que régulièrement les uns et les autres veulent remettre en cause. Dois-je rappeler que les majorités, quelles qu'elles soient, utilisent ces modes de calculs alors que les oppositions les contestent, surtout quand les chiffres baissent. C'est de bonne guerre même si c'est un peu facile et dénué de fondement.

Néanmoins, il faut se rendre l'évidence, le chômage passe sous la barre des 2 millions, c'est à dire le chiffre le plus bas depuis 25 ans. C'est un résultat intéressant qu'il conviendra de renforcer. En effet, deux millions de chômeurs c'est encore beaucoup trop et nous devons pouvoir devenir, en matière d'emploi, les meilleurs en Europe, ce qui n'est pas encore le cas.

C'est pourquoi je salue la volonté du Président de la République d'atteindre le plein emploi d'ici la fin du mandat, c'est à dire à l'horizon 2012. C'est un challenge important mais a-t-on le choix? Doit-on se contenter d'être mieux qu'avant mais moins bien que la plupart de nos principaux concurrents. La réponse est non. D'autant qu'on sait bien que l'emploi est la solution a bien des maux notamment en ce qui concerne le financement de la sécurité sociale. Quand l'emploi monte, les déficits sociaux baissent. C'est donc un sujet majeur sur lequel la mobilisation doit être totale. Et cette mobilisation ne doit pas être idéologique, elle doit être pragmatique. Le problème de l'emploi n'est ni de gauche, ni de droite. Demandez aux familles qui comptent un ou plusieurs chômeurs ce qu'elles en pensent. Il convient donc d'être pragmatique, d'expérimenter les propositions qui ont fait leurs preuves, notamment dans d'autres pays pour mettre toutes les chances de notre coté. C'est une nécessité absolue pour mettre fin à la spirale du chômage qui a fait tant de mal à la France depuis plus d'une génération.

vendredi 29 juin 2007

Les Iraniens bougent

Depuis de nombreuses années, l'Iran s'enfonce dans un obscurantisme qui inquiète et désole l'ensemble des démocrates du Monde. Quelle consternation de voir la grande Nation Perse représentée par des dirigeants qui l'entrainent dans une dérive extrémiste d'où aucun bonheur ne peut émerger. Tout a commencé par l'arrivée de l'Ayatollah Khomeiny qui voulait créer la rupture avec le régime du Shah d'Iran. Le régime impérial pouvait certes présenter un certains nombre de défauts majeurs notamment au regard des droits de l'homme puisque, souvenons nous en, la police secrète, la fameuse "savak" agissait de façon inacceptable. Mais les abus de ce régime passé n'étaient rien par rapport à ce qui se passe depuis.

En effet, au nom de principes dits "religieux" de la révolution islamique, les libertés individuelles n'ont cessé de reculer pour les Iraniens mais aussi et encore d'avantage pour les femmes de ce pays. Les moeurs ont été contraintes, le niveau de vie a régressé. Bref, le bilan de la République Islamique est tout simplement catastrophique. Et qui plus est, ce pays préfère dépenser ses budgets dans un programme nucléaire et dans des armes de guerre plutôt que d'investir pour le bien de son peuple.

Aussi, il me parait encourageant de voir la réaction de tout un peuple qui vient de manifester fortement face à l'augmentation du prix du litre d'essence voire du rationnement de ce produit. Dans ce pays qui est l'un des principaux producteurs de pétrole au monde, la consommation d'essence devient un luxe et ceci ne doit rien à une politique écologiste ambitieuse. C'est le résultat d'une gestion calamiteuse d'un Etat en pleine dérive. Alors la population réagit, les jeunes notamment. Face à cette situation, les Iraniens osent descendre dans la rue pour demander la démission du Président Iranien et en appellent au changement. Quelle sera l'ampleur de ce mouvement? La population Iranienne aura-t-elle la force d'aller jusqu'au bout de son aspiration? On peut le souhaiter. Car la Nation Iranienne mérite mieux que la caricature de ses gouvernants. Souhaitons que cette mesure de rationnement sera la goute de pétrole qui fera déborder le baril et surtout qui sera le sursaut d'une Nation depuis trop longtemps sous l'emprise d'une dictature qui n'a que trop duré.

jeudi 28 juin 2007

Vice Président de l'assemblée Nationale

Me voilà à nouveau Réélu Vice Président de l'Assemblée Nationale. Mais pour y parvenir, ce fut une véritable course d'obstacles. En effet, la gauche, pourtant minoritaire, voulait s'approprier trois vice-présidences sur les six existantes, au risque d'empêcher le "Nouveau Centre" de pouvoir participer au bureau de l'assemblée. Décidément, le PS est toujours prompt à réclamer du pluralisme pour les siens mais à refuser le pluralisme pour les autres. Pourtant, jamais une Assemblée n'aura été aussi ouverte que celle de la XIIIème législature. Je vous rappelle que la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale est présidée par un socialiste alors que rien n'obligeait la majorité à faire cette importante concession. Mais dans l'esprit d'ouverture et surtout dans la volonté de renforcer le rôle du Parlement, cette décision a été prise et je considère que c'est une bonne chose.

Néanmoins que le parti Socialiste veuille encore faire monter les enchères me parait déplacé. En réalité tout cela n'est qu'une mise en scène pour faire parler du groupe socialiste autrement que par ses divisions. Alors, la mise en place du bureau de l'Assemblée Nationale qui d'habitude est une formalité a donné lieu, cette fois-ci, à un vote à bulletin secrêt. Et finalement je ne le regrette pas puisque j'ai été élu au premier tour de scrutin à la majorité absolue. Ce qui voulait apparaitre comme un coup de force du PS s'est révélé comme un coup de pouce à ma candidature puisque le vote de mes collègues Députés m'a donné une légitimité supplémentaire.

Désormais Vice Président de l'Assemblée Nationale pour deux ans, je sais que je ne vais pas manquer de travail. En effet, la législature qui s'annonce va être riche en débats. Je vais devoir être vigilant pour permettre aux uns et aux autres de s'exprimer librement tout en tenant compte de la nécessité de mener l'examen des textes à leur terme dans des délais raisonnables. Car l'objectif est tout de même que la loi soit votée et qu'elle puisse s'appliquer le vite possible et non que l'on perde du temps dans des palabres inutiles.

J'occupe cette place pour la seconde fois. C'est même la première fois qu'un Niçois revient à ce poste d'une législature à l'autre. Je mesure l'honneur qui m'est fait de représenter mes concitoyens à cette place et je suis fier de l'exercer au nom de tous les électeurs de la troisième circonscription des Alpes Maritimes. Je pense à mes prédécesseurs Pierre Pasquini et Louise Moreau qui m'ont précédé au "Perchoir". Dès la semaine prochaine j'exercerai cette présidence en pensant aussi à toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu pendant ma dernière campagne électorale et qui, j'en suis sur, partagent cette fierté avec moi. Car cette vice présidence comme mon élection à la Députation, je la leur dois et cela je ne l'oublie pas.

mardi 26 juin 2007

Pas d’impunité pour les chauffards, quels qu’ils soient.

La mort d’un enfant fauché sur un passage protégé à Marseille alors qu’il traversait au feu rouge est un acte révoltant qui nous interpelle et ne peut ni ne doit rester impuni. Qu’une voiture de police en soit responsable ne peut en aucune façon réduire la responsabilité du conducteur, bien au contraire. En effet, il semble, d’après les témoignages rendus publics par les média que ladite voiture de police circulait à vive allure, sans gyrophare, sans sirène, en brûlant le feu rouge et en amorçant un virage. L’enfant victime traversait tranquillement avec son vélo à la main quand il fut percuté violemment et projeté à plus de 20 mètres.

Chacun peut comprendre la nécessité du service qui impose aux véhicules de police d’obtenir quelques dérogations au code de la route qui par ailleurs s’impose à tout automobiliste. Néanmoins, pour éviter les abus et surtout les risques d’accidents, la police dispose de moyens visuels et sonores pour s’annoncer et ainsi alerter les passants de son arrivée. En aucun cas, le fait de conduire une voiture de l’administration quelle qu’elle soit ne peut donner de droits supérieurs à ceux des autres chauffeurs. Il est vrai que ce type d’accident est exceptionnel car généralement la police essaie d’avoir une attitude irréprochable. C’est bien le moins que l’on puisse attendre d’elle puisqu’elle est également en charge de la répression des fauteurs et qu’elle doit assurer la sécurité de nos concitoyens.

Si une faute de conduite est prouvée, alors le policier qui aura abusé de sa position pour se transformer en chauffard, et hélas en criminel de la route, devra être puni et de façon exemplaire. Car ce qui est inacceptable de la part d’un citoyen ordinaire l’est encore plus de la part d’un représentant des forces de sécurité. Ca ne fera pas revenir ce jeune enfant mais cela rappellera que la conduite automobile implique de la part de chacun la totale maîtrise de ses faits et gestes et l’entière responsabilité dans ses comportements.

lundi 25 juin 2007

La France vue d'Europe

En ma qualité de représentant du Parlement Français au Conseil de l'Europe, je me suis rendu à Strasbourg pour assister à la session. Au menu, des sujets aussi importants que la lutte contre le terrorisme, contre l'antisémitisme ou encore le respect des Droits de l'Homme dans l'ensemble des pays Européens et ailleurs. Mais mes collègues m'ont réservé un accueil particulier pour me parler de la situation Française. En effet, les élections dans notre pays ont passionné non seulement les Français mais aussi l'ensemble des Européens. Ainsi mes collègues m'ont-ils unanimement fait part de leur satisfaction de voir le changement intervenu en France. C'était comme si l'attente exprimée par les Français était aussi ressentie chez nos principaux voisins.

Mes collègues m'ont fait part de leurs préoccupations passées devant une France qui semblait se complaire dans l'immobilisme. Et l'immobilisme de la France ne semble convenir ni aux Français, ni à nos voisins. L'immobilisme ne semble pas correspondre au destin de la France, à l'idée qu'on s'en fait, au rôle qui doit être le sien en Europe et dans le Monde.

Ainsi l'hyper activité du nouveau Président de la République ne semble pas inquiéter les Européens mais plutôt les rassurer. Un sujet qui a particulièrement sensibilisé nos partenaires, la volonté de relancer l'Europe sans plus attendre en proposant un traité simplifié qui vient d'être accepté par l'ensemble des chefs d'Etats et de Gouvernements des 27. Ce symbole est fort, il donne l'impression que la France est à novueau un Etat qui compte et qui entend le démontrer en prenant des initiatives. C'est en tout cas l'impression ressentie par mes collègues Européens que j'ai rencontrés à Strasbourg et qui montrent un intérêt très soutenu pour ce qui se passe à l'heure actuelle dans la politique Française. J'éprouve, pour ma part, une grande satisfaction de voir que la France suscite à nouveau des réactions aussi positives. Il y a longtemps que ça n'était pas arrivé. Aussi nous allons tout faire pour que ça continue!

dimanche 24 juin 2007

Premiers jours d'été

A Nice, c'est sous la canicule, comme il se doit, que nous commençons l'été. Lorsque je regarde la météo avec ses différences de température du nord au sud, je me dis que nous avons bien de la chance de bénéficier d'un climat aussi exceptionnel. Les touristes affluent, les plages se remplissent, la Côte d'Azur sent bon les fleurs et...les huiles solaires. C'est dans ce contexte que, néanmoins, nous continuons de travailler. Car si notre région est pour beaucoup un lieu de vacances, elle est pour nous notre lieu de vie et de travail. Il y a donc ceux qui se lèvent tôt et qui doivent prendre leurs TER bondés pour se rendre à leur bureau, il y a ceux qui sont coincés dans les embouteillages, il y a ceux qui, malgré la canicule, sont tenus de porter le costume deux pièces et la cravate (c'est le cas notamment des Députés!), bref c'est une région qui continue de vivre à 100 à l'heure en donnant une impression de vacances. C'est là tout le paradoxe de la Côte d'Azur que certains, qui ne sont pas de chez nous, ont du mal à comprendre.

Mais nous n'allons pas nous plaindre car franchement vivre ici est un privilège que je n'échangerais pour rien au monde. Car s'il est vrai que l'on travaille autant qu'ailleurs, parfois même un peu plus, dès que l'on dispose d'un moment de repos, alors on peut en profiter pleinement. Les adeptes des randonnées ont les plus beaux sentiers alpins à leur disposition. Ceux qui préfèrent la plage ont le choix entre sable ou galets et une eau claire à 25°. Sans oublier le charme de la vie méridionale avec les spécialités cullinaires à base d'huile d'olive, de thym ou de romarin, d'ail ou de tomate, etc. Mais il faut aussi rapeller que cette Côte bénie des Dieux dispose d'un patrimoine culturel extraordinaire grâce à ses musées, ses églises, ses festivals de renommée mondiale qui vous offrent une palette considérable pour vos sorties.

Au fil de l'écriture de ce billet, je me rends compte que je fais preuve d'un ardent chauvinisme mais je l'assume volontiers car ma ville et ma région le méritent. Ca change un peu des chroniques quotidiennes consacrées à l'observation de la vie politique qui reprendra vite ses droits. C'était donc une petite pause pour me faire plaisir mais aussi pour faire plaisir à tous ceux qui vivent chez nous et qui éprouvent les mêmes sentiments que j'exprime et puis aussi à tous ceux qui habitent loin de Nice et qui envient de nous rejoindre.

samedi 23 juin 2007

Les éléphants et la gazelle

Rose fanée

Aujourd'hui les éléphants du PS se réunissent pour tirer les leçons de leurs échecs électoraux des présidentielles et des législatives. Cette réunion relève plus du règlement de compte que d'un congrès fondateur. Il faudra chercher les éléments positifs mais je crains que cet exercice relève plus de la spéléologie que de l'observation traditionnelle. En effet DSK et ses amis, Fabius et les siens, Emmanuelli et la gauche du PS, mais aussi Montebourg, Dray et les autres vont chercher à faire porter les responsabilités aux autres, quitte à faire voler le tout en éclat. Après tout, s'il doit y avoir un coup de pied dans la fourmillière, autant que ce soit tout de suite se disent certains qui imaginent qu'après, les partis politiques devront s'organiser pour les prochaines consultations électorales, notamment les municipales et les cantonales de mars 2008.

Mais il y aura une absente de marque, l'ex candidate battue des présidentielles qui continue de se promener sur son nuage comme si elle était toujours dans la course. Mais pour elle, elle est à nouveau dans la course mais pour...2012. Elle n'est pas la candidate du PS si j'en crois les déclarations des uns et des autres mais elle veut croire que tout ça va se casser la figure et qu'en restant au dehors de cette agitation partisane elle se sauvera. Dans le même temps elle attend que le PS fasse porter le chapeau de ces échecs à François Hollande. Ainsi, après la séparation de corps, le divorce politique sera officialisé. Ca sent le règlement de compte mais aussi le lavage de linge sale en famille.

Ainsi les éléphants barrissent pendant que la gazelle court dans les champs du Poitou Charente. Le spectacle donné par le PS en forme de bestiaire ne fait que commencer. Nous observerons avec attention ce vaudeville à rebondissements. Mais franchement je pense qu'il y a mieux à faire que de perdre son temps sur ce sujet car les affaires de la France et du Monde valent mieux que ces divertissements sans grand intérêt.

vendredi 22 juin 2007

Assez de communication: des actes!

J'étais ce matin, comme chaque semaine, dans mon car permanence qui stationnait à l'Ariane. C'est toujours agréable de rencontrer ses administrés dans un cadre aussi direct qui vous exposent leurs problèmes et vous ramènent à la réalité au cas où vous vous en éloigneriez...ce qui n'est pas mon cas. Ce matin, les gens se plaignaient de l'état d'abandon, d'un certains nombres de problèmes, par la municipalité. Des problèmes au demeurant simples mais qui, n'étant pas réglés, empoisonnent la vie des habitants. Jugez plutôt: le grand square du quartier de l'Ariane, le jardin Lécuyer, n'est plus fermé le soir. Ainsi, des personnes viennent y faire du bruit toute la nuit sous les fenêtres des riverains qui ne peuvent plus profiter de la quiétude de leurs soirées. Il y a pourtant un préposé qui est censé venir ouvrir et fermer le portail mais cette fonction n'est assurée que par intermitence... D'autre part, un bâtiment municipal qui la journée fait office de crêche, est envahi, tout au moins pour ses extérieurs, par une bande d'enfants qui sautent sur un auvent qui est censé protéger la cour. Outre le bruit et les désagréments que cela procure, il y a un vrai danger pour la sécurité des enfants qui peuvent se blesser voire plus...

Et je pourrais ainsi citer plein d'exemples qui montrent que la municipalité, qui par ailleurs ne lésine pas sur les moyens pour communiquer, laisse tomber des sujets qui ont leur importance dans la vie quotidienne de nos concitoyens. La population est exaspérée et attend autre chose que des mots, des slogans ou des photos en quadrichromie, elle attend des actes. Mais malheureusement la municipalité n'est pas attentive à ces attentes, la population attend en vain d'être reçue par un adjoint ou encore que le Maire réponde à leurs lettres. Alors les gens viennent voir leur Député qui devient leur avocat pour leur permettre de se faire entendre. Mais vous avouerez qu'il y a là une désinvolture inacceptable. Encore quelques mois à patienter et espérons qu'alors les locataires actuels de la Mairie seront remerciés par les électeurs qui leur préfèreront une nouvelle équipe qui saura enfin les respecter.

jeudi 21 juin 2007

Contorsion médiatique

Arnaud Montebourg est candidat à la présidence du Groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale. Je n'ai pas à influencer les Députés Socialistes pour leur dire qui doit devenir leur chef de file à l'Assemblée. Mais tout de même, je trouve que Montebourg ne manque pas d'air! Elu de justesse dans sa circonscription, ayant été le porte parole éphémère de Ségolène Royal pendant un mois, présentant toujours des positions personnelles et partagées pas le plus petit nombre, ayant fait campagne contre l'Europe en 2005...Je pourrais continuer la liste de ses particularités. Ajouterais-je qu'il a failli faire fâcher la France et Monaco et qu'il a accusé les Tribunaux de Commerce de tous les maux jusqu'à jeter l'oprobre contre une juridiction qui somme toute fait bien son travail.

Avec Montebourg, tout est bon pour faire parler de lui, c'est à dire pour faire du bruit. Sur quelle ligne politique est-il? La sienne, c'est à dire indéfinissable. Et aujourd'hui il voudrait devenir le chef de file des Députés Socialistes à l'Assemblée Nationale...Je plains mes collègues socialistes qui auront à écouter les arguments de campagne de Montebourg. Mais je crois qu'avec une telle candidature, leur choix sera probablement simplifié car sincèrement personne ne peut prendre réellement au sérieux cette proposition. Montebourg doit bien le savoir mais il lance une fois de plus sa candidature pour faire parler de lui alors que depuis sa courte victoire les médias avaient tendance à l'oublier.

mercredi 20 juin 2007

Sarkozy: des promesses à la réalité

Le temps des élections est derrière nous, celui de l'action commence. C'est en quelque sorte le discours qu'a tenu devant nous Nicolas Sarkozy qui recevait les Parlementaires de la majorité aujourd'hui à l'Elysée. Le Président de la République a tenu a rappeler les promesses qu'il avait faites pendant la campagne électorale en disant que l'heure était à leur mise en oeuvre. Reprenant un par un tous les points qu'il avait développés en tant que candidat, il a tenu à indiquer au Gouvernement mais aussi au Parlement, la feuille de route qu'il convenait de suivre pendant la législature qui s'ouvre.

L'assainissement des finances publique, thème que nous avons toujours défendu, est également à l'ordre du jour mais en ne négligeant pas la relance de l'économie, indispensable à la création d'emplois. Le travail est un maître mot de la politique défendue par Nicolas Sarkozy. Ce thème est revenu dans tous les sujets évoqués par le Président. Il est vrai que la notion de travail est de nature à réhabiliter la société qui se délite depuis trop longtemps. Il place ainsi la barre très haut mais si l'objectif est ambitieux, l'action devra être à la hauteur. C'est pourquoi il y aura aussi beaucoup de travail pour le Gouvernement et pour le Parlement.

Mais une autre notion est revenue sans cesse dans le propos de Nicolas Sarkozy: "j'assumerai mes responsabilités". C'est nouveau dans la bouche d'un Président de la République car ses deux prédécesseurs avaient perdu l'habitude de se mettre "en responsabilités" devant les Français. Certains disent qu'il prend un risque de s'exposer ainsi lui-même et de ne pas faire jouer le "fusible" du Premier Ministre. D'autres, dont je fais partie, considèrent qu'il est normal qu'un Président qui est l'élu des Français ose affronter les difficultés et instaurer un vrai dialogue avec le peuple. Sur la TVA sociale, par exemple, il nous a dit: ne reprochez à personne quoi que ce soit, le seul responsable c'est moi. Ce discours direct me plait car il change avec la politique des faux semblants et des boucs émissaires qui finalement affaiblissait la démocratie. La gouvernance est en train de changer ses vieilles habitudes...je ne m'en plaindrai pas.

mardi 19 juin 2007

Retrouvailles

Aujourd'hui est un premier vrai jour de rentrée parlementaire avant la semaine prochaine où nous nous retrouverons pour élire le Président de l'Assemblée Nationale. Dès 10h30 nous nous retrouvions dans la salle habituellement réservée au goupe UDF, devenu Nouveau Centre, pour élire notre nouveau président de groupe. Après un échange entre nous pour faire le point sur la situation politique, nous avons élu François Sauvadet, Député de la Côte d'Or pour présider notre groupe pour la durée de la législature. Dans le même temps où nous nous réunissions, la composition du Gouvernement était annoncée sur le perron de l'Elysée. Ainsi notre collègue André Santini ne sera plus Député centriste mais siègera au Gouvernement en qualité de Secrétaire d'Etat à la Fonction Publique. Notons aussi au passage la nomination de la centriste Valérie Létard au poste de Secrétaire d'Etat à la Solidarité. L'équipe gouvernementale ainsi complétée va pouvoir désormais se mettre concrètement au travail.

Aujourd'hui les réunions se succèdent. Tout le monde est là: les Députés au grand complet, ceux qui ont été élus au premier tour et ceux qui viennent d'être élus dimanche dernier. Les uns sont déjà en train de s'organiser pour trouver un bureau, pour organiser leurs déplacements entre Paris et leur circonscription tandis que les autres suivent le flèchage installé à l'Assemblée pour procéder aux formalités d'enregistrement. Tout cela se fait dans une atmosphère bon enfant de retrouvailles pour les uns et de découverte pour les autres. La semaine est donc chargée car elle est aussi décisive. La mise en place des Groupes Parlementaires conditionne ensuite l'organisation de nos travaux puisque c'est en fonction de ces structures qu'est organisé le débat.

Et puis, concrètement, en raison de travaux en cours consistant en une restauration complète de nos bureaux, je vais devoir déménager et quitter ainsi le bureau que j'occupais depuis trois ans. Alors l'heure est aux cartons et aussi à faire un peu de nettoyage par le vide. Avant de brasser les idées, nous allons commencer par nous faire les muscles!..

lundi 18 juin 2007

Au boulot!

Les élections sont terminées. Après une longue campagne qui a permis aux Françaises et aux Français de se déterminer, de choisir d'abord un nouveau Président de la République puis une nouvelle majorité à l'Assemblée Nationale, désormais l'heure est à l'action. Après le constat que les uns et les autres nous avions faits relativement à l'état préoccupant de la France, les réformes ne peuvent plus attendre. Il est donc urgent que le Gouvernement et le Parlement se mettent au travail afin de réaliser les réformes que les Français attendent.

L'heure n'est plus aux commentaires. On pourra toujours gloser sur l'ampleur de la majorité ou sur le sursaut de la gauche. C'est l'affaire des observateurs mais cela ne doit pas être la nôtre. Il y a une majorité pour gouverner, c'est cela l'essentiel. Et je ne pense pas qu'il faille regretter les tsunamis qui généralement ne sont pas source de bonheurs. Je rappelle qu'en physique un tsunami est apparenté à une catastrophe naturelle qui s'accompagne généralement de nombreuses souffrances. Ca n'est peut-être pas le cas en politique, quoique...Je me souviens avoir siégé en 1993 dans une majorité de 480 Députés. Les observateurs de l'époque disaient que plus rien ne pouvait résister à cette majorité, qu'il serait très difficile de la déloger et que si elle ne faisait pas de bétises, elle était là pour 20 ans! Quatre ans plus tard, à la faveur de la fameuse dissolution, la gauche était majoritaire et Jospin à Matignon.

Généralement les majorités trop importantes deviennent sourdes et s'isolent des réalités. Alors contentons-nous de la majorité que les Français ont décidé d'élire car elle est bien suffisante pour pouvoir gouverner. Soyons attentifs aux attentes de nos concitoyens et ne perdons pas de vue qu'elles constituent notre feuille de route. Et mettons-nous au travail sans plus tarder car c'est ce que le peuple est en droit d'exiger de nous désormais.