Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Passation des pouvoirs

Au delà du décorum et du protocole Républicain parfaitement réglés, je garderai en mémoire le style, le discours et les premiers actes du nouveau Président de la République. Le style tout d'abord, bon enfant et décontracté. Un jeune fils scrutant le grand cordon de la Légion d'Honneur en attendant l'arrivée de son Président de père puis l'émotion perceptible aussi bien chez Nicolas Sarkozy que dans les yeux de cet enfant qui applaudit à l'arrivée du Chef de l'Etat. Cette image avait quelque chose de simple, hors protocole, d'émouvant et en même temps de réconfortant car il est utile de constater que les responsables politiques, d'aussi haut rang soient-ils, sont aussi des hommes avec leurs sentiments. Et puis l'image c'est aussi celle d'un jeune Président de 52 ans, c'est à dire d'une génération nouvelle en charge désormais des affaires de l'Etat.

Le discours ensuite qui confirme les propos que Nicolas Sarkozy nous a tenus en privé c'est à dire une volonté d'ouverture de la majorité vers des femmes et des hommes qui viennent d'horizons différents et qu'il entend respecter pour ce qu'ils représentent. C'est l'image d'une démocratie décomplexée, d'une démocratie où le dialogue sera ouvert et où le pragmatisme sera le bienvenu. J'en suis heureux car c'est toujours ce que j'ai moi même souhaité et qui hélas depuis tant d'années n'avait pu se réaliser.

Ce sont enfin les actes forts d'une première journée importante en symboles. Ce fut tout d'abord l'hommage aux jeunes résistants fusillés dans la clairière du Bois de Boulogne. Ce fut ensuite la visite à Angela Merkel pour relancer immédiatement la construction Européenne. Ces deux événements qui rappellent à la fois l'Europe des guerres mais surtout celle de la paix sont liés entre eux et symbolisent ce que les hommes ont pu faire de pire mais aussi ce qu'ils peuvent faire de meilleur. C'est un message d'espoir et aussi, pour l'Européen convaincu que je suis, un signe très encourageant sur la volonté de faire avancer l'Europe du Président de la République. Je suis heureux de ces messages qui augurent bien du quinquennat.

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Commentaires

1. Le jeudi 17 mai 2007 à 10:39, par David Valence :: site

Toutes mes félicitations d'abord pour ce blog : le ton des billets est toujours empreint d'une sincérité qui sonne juste.

Comme vous, je crois que les propos prononcés hier par le Président de la République l'engagent.

Simple militant, j'ai choisi de rester fidèle à un centre libre mais utile, dans la majorité présidentielle. Je ne crois pas renier ainsi mon engagement en faveur de François Bayrou jusqu'au 22 avril 2007.

Mais je suis assez désorienté, car tout le monde évoque un pôle centriste dela majorité, sans en préciser les contours : nouveau parti, parti radical renforcé de la plupart des députés UDF, ou structure uniquement parlementaire?

Merci de me répondre si vous le pouvez, car beaucoup de militants non tentés par le flou du Modem sont comme moi un peu perdus.

2. Le jeudi 17 mai 2007 à 14:38, par sils_maria

J'avais été touchée par votre témoignage sur le site de François Bayrou et très déçue de la suite. Je ne suis pas là pour juger :
la liberté c'est choisir , et choisir...c'est renoncer ...
Je fais partie de ces nouveaux venus en politique , qui ont adhéré au MoDem ; ce Modem qui peut sembler flou aux anciens militants. Ce modem qui est limpide pour plus de 62 000 personnes déjà : il s'agit de rester debout et de se regarder dans une glace ,de faire surgir de chaque étre humain ce qu'il a de meilleur et d'enfouir le pire (et il existe ce pire, l'histoire nous l'a montrée) .
La révolution est en marche , pas celle des barricades , juste celle de la vérité : "Dans des temps de tromperies généralisées , le seul fait de dire la vérité est révolutionnaire"..

3. Le vendredi 18 mai 2007 à 18:11, par David Valence :: site

Pour réagir au commentaire précédent, j'aimerais rappeler que la politique, ce n'est pas se regarder soi-même dans la glace, mais dialoguer avec les autres et agir.

L'indifférenciation absolue correspond à une tentation sympathique, mais narcissique : en étant généreux comme la gauche et exigeant comme la droite, on ne se fâche avec personne, surtout pas avec soi-même.

Or, en politique, il faut bien se déterminer à un moment ou à un autre, sur des projets, sur des perspectives de coalition. A trop vouloir être "ailleurs" que dans la majorité ou l'opposition, on finit nulle part, comme l'a expérimenté autrefois le pourtant brillant Michel Jobert.

Bien sûr, ce n'est pas avec un enthousiasme excessif que nous optons pour la majorité présidentielle, mais c'est un choix de raison. Sans honte, la tête haute.

Pour finir, je citerai André Gide, à votre intention : "Avant le choix, nous sommes plus riches. Après le choix, nous sommes plus forts".

J'ai choisi, et je reste ainsi fidèle à ma conception d'un centre libre ET utile.

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