Confusion
Par Rudy Salles, vendredi 11 mai 2007 à 06:54 :: Politique :: #404 :: rss
La création d'un "mouvement démocrate" dans la précipitation sème la confusion. En effet, la politique du "ni-ni", la distribution des bons et des mauvais points était possible et même nécessaire dans l'ancienne législature où l'UDF avait été tenue écartée par Jacques Chirac à la création de l'UMP. En 2007, la donne est totalement différente. Tout d'abord le score formidable obtenu par François Bayrou au premier tour de la présidentielle amène le nouveau Président de la République non seulement à en tenir compte mais à souhaiter que nous participions avtivement à l'effort de redressement du pays. Il ne nous demande pas en échange d'adhérer à l'UMP ni ne nous contraint à aucune autre forme de sujétion. Il nous propose la création d'une nouvelle majorité ouverte et pluraliste où nous restons ce que nous sommes.
Je regrette que François Bayrou n'ait pas tenu entre les deux tours une position équidistante entre la gauche et la droite. Sa déclaration dans le Monde indiquant qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy est venue rompre cet équilibre et a choqué son électorat du centre droit. C'est d'ailleurs pour cela que les premiers sondages pour les prochaines législatives ramènent les scores de l'UDF aux alentours de 9%, soit la moitié du score obtenu au premier tour de l'élection présidentielle. Il eut fallu, selon moi, se donner du temps pour structurer cette nouvelle formation politique et que le premier acte ne soit pas le départ des Députés, ceux que l'on a appelé les "bédoins" qui n'ont ménagé ni leur peine, ni leur engagement, ni leur amitié envers François Bayrou et leur famille politique. Je ne jette la pierre à personne. Nous avons toujours de l'amitié, nous partageons toujours des valeurs, nous sommes unis par des combats menés en commun mais nous faisons aujourd'hui une analyse différente relativement à ce qu'il faut faire pour redresser le pays. Le mouvement démocrate sera, je l'espère, une force de proposition et non une force d'opposition. Il distribuera les bons et les mauvais points. Pour ce qui nous concerne, nous irons "au charbon" avec la majorité présidentielle pour tenter de relever les défis auxquels la France est confrontée. Pouvait-on attendre 2012 pour le faire au risque de voir notre pays aller encore plus mal ou convenait-il d'assumer tout de suite nos responsabilités, tels que nous sommes, sans nous renier, au sein d'une équipe plus large qui partage la même volonté d'action? J'ai fait ce choix et j'en suis fier.
Commentaires
1. Le vendredi 11 mai 2007 à 13:48, par David
2. Le vendredi 11 mai 2007 à 16:15, par transiberrien
3. Le vendredi 11 mai 2007 à 16:58, par furious
4. Le vendredi 11 mai 2007 à 17:12, par Claude
5. Le vendredi 11 mai 2007 à 23:41, par maurice
6. Le samedi 12 mai 2007 à 00:06, par Fabien Bénard
7. Le samedi 12 mai 2007 à 00:42, par Olivier Marchand
8. Le samedi 12 mai 2007 à 14:54, par Christophe
9. Le samedi 12 mai 2007 à 17:19, par Claude
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