Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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lundi 30 avril 2007

Passion n'est pas raison

Je comprends que certains s'indignent de me voir prendre position pour Nicolas Sarkozy comme d'autres m'en félicitent. J'aurais préféré voter pour François Bayrou au second tour comme l'ensemble des 7 millions d'électeurs qui avaient apporté leurs suffrages à notre candidat. Mais le résultat final en a décidé autrement. Alors, compte tenu du programme économique de Nicolas Sarkozy, beaucoup plus proche du programme UDF que celui de Ségolène Royal, compte tenu également que je me sens plus de proximité pour le centre droit que pour la gauche et compte tenu enfin que je ne pense pas que Madame Royal ait l'envergure de diriger la France, j'assume pleinement mon choix.

Après la passion des premiers jours qui ont suivi le premier tour et l'émotion que chacun a pu ressentir dans son camp respectif, il convient de garder la tête froide et de se positionner pour l'avenir. François Bayrou a très bien résumé ce sentiment dans sa conclusion lors du débat avec Ségolène Royal: il a rappelé que Madame Royal ou Monsieur Sarkozy n'étaient pas ses ennemis. Il a souligné que les uns et les autres, étant de la même génération et incarnant des mouvements politiques majeurs, devraient dans l'avenir assumer leurs responsabilités pour le bien du pays. Après quelques invectives de part et d'autre, on sent une volonté d'apaisement qui me semble salutaire. Nicolas Sarkozy a même affirmé hier que François Bayrou est son ami avec qui il pourrait très bien travailler. Alors je ne participerai pas à une guerre de tranchée dont nos concitoyens ne veulent à aucun prix. François Bayrou a affirmé pendant toute sa campagne qu'il voulait rassembler et non diviser. Ce rassemblement se construira dans l'avenir grâce à des hommes et des femmes de bonne volonté qui oeuvreront dans ce sens. C'est dans cet esprit que je voterai pour Nicolas Sarkozy sans renier ce que je suis, sans renier la campagne de François Bayrou que j'ai menée avec ardeur et enthousiasme, sans renier le chemin qu'il a tracé. Ceux qui voudraient voir des manoeuvres dans ma démarche en seront pour leurs frais. La politique ne se fait pas pour soi, elle se fait pour servir des valeurs, un idéal. Et sur ce plan je n'ai jamais varié. Je suis au centre droit. Je peux comprendre que des gens de gauche ne partagent pas cette position mais il est indamissible qu'ils me refusent le droit de l'assumer. Pour ma part, je fais preuve de compréhension et de tolérance à l'égard de ceux qui ne pensent pas comme moi. C'est ma conception de la démocratie. Je serai heureux que chacun se respecte pour mieux accepter l'autre avec ses différences. Et qu'au final on juge les élus sur leurs actions, sur leur bilan, sur leur capacité d'écoute, sur leur volonté de ne pas trahir la confiance du peuple.

dimanche 29 avril 2007

Le débat a eu lieu

Beaucoup de bruit pour savoir s'il y avait lieu de débattre entre François Bayrou et Ségolène Royal. Comment peut-on se poser la question dans une démocratie moderne du XXIème siècle. Après tout, s'il est vrai que François Bayrou n'a pas été qualifié pour le second tour de la présidentielle, il a rassemblé sur son nom 7 millions de voix des Françaises et des Français, il a donc une responsabilité vis à vis du second tour.

Alors que Madame Royal refusait de parler du candidat du centre il y a 10 jours, voilà qu'elle cherche à capter ses voix. Mais les électeurs de François Bayrou sont libres de leur choix. C'est pourquoi il est heureux que le débat ait pu avoir lieu pour lever toute ambiguité. Et, en effet, il est apparu très clairement que le progamme de François Bayrou n'est pas celui de Ségolène Royal. Il y a, bien sur, des points de convergences sur l'Europe ou encore sur la réforme des institutions. Mais, en revanche, il y a de sérieux points de désaccords: sur le projet économique, sur la dette et les déficits, sur les retraites. Et là, franchement, on ne peut pas dire que les points de vue du PS archaïque et du centre avantgardiste soient convergents, loin s'en faut.

Ce débat clair et diffusé en direct à la télévision a montré l'indépendance de François Bayrou et sa différence. Les électeurs qui lui ont accordé leur confiance n'ont pas été déçus car il est resté fidèle à ses propositions de campagne. Ce débat s'est déroulé dans un climat courtois qui ne transforme pas le plateau de télévision en ring. On peut s'en féliciter. Pour ma part je suis satisfait que ce débat ait pu se tenir. La conclusion a été que l'ampleur des problèmes de la France mérite que l'ensemble des responsables politiques de notre pays, de quelques bords politiques qu'ils soient, osent se parler pour confronter leurs points de vue sans s'agresser. Ce fut de ce point de vue une réussite. Mais ce débat a mis en lumière, de mon point de vue, les lacunes de la candidate socialiste sur les enjeux majeurs de l'avenir de la France. Je suis heureux que François Bayrou ait permis, une fois encore, de recentrer la politique avec les accents les plus nobles qu'on lui connait.

samedi 28 avril 2007

Au second tour, je vote Sarkozy

Dimanche dernier, près de 7 millions de Françaises et de Français ont voté pour François Bayrou, soit trois fois plus qu'en 2002. De toutes mes forces, j'ai participé à cette campagne électorale animé par mes convictions et les valeurs du centre auxquelles je crois. Je veux ici remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont témoigné leur confiance.

François Bayrou vient de laisser ses électeurs libres de leurs choix pour le second tour. Député de votre circonscription, vous m'avez toujours investi de votre confiance et apporté votre soutien lors des élections législatives. Il est donc de mon devoir et de ma responsabilité de vous faire connaitre aujourd'hui mon analyse personnelle avant ce second tour.

Ensemble, nous avons fait le constat suivant: notre démocratie est malade, notre tissu social est déchiré, notre pays est en manque de croissance. Dimanche 6 mai nous aurons le choix entre deux projets de société.

Du choix que nous ferons dépendra l'avenir de la France.

Vous connaissez mes engagements et les combats que j'ai menés avec vous et pour vous dans la circonscription: la sécurité de mes concitoyens, la possibilité pour nos entreprises de créer des emplois, l'impératif de la réduction de la dette, la nécessaire réforme des retraites qu'il faudra achever, la lutte contre l'immigration clandestine, la construction d'une Europe forte sans la Turquie, autant de sujets que j'ai défendus en votre nom à la Tribune de l'Assemblée Nationale.

Des deux candidats qui se présenteront à nos suffrages, seul Nicolas Sarkozy prend des engagements qui vont dans le sens de mes combats. De l'autre côté, le programme de la gauche (alliée à l'extrême gauche) m'inquiète car il va aggraver les problèmes économiques de notre pays en amplifiant démesurément les dépenses de l'Etat.

C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé de prendre mes responsabilités. C'est donc en conscience que le dimanche 6 mai, je voterai pour Nicolas Sarkozy et que je m'engagerai dans sa campagne. Je tenais à vous en faire part.

vendredi 27 avril 2007

Bayrou/Royal: un débat aura-t-il lieu?

François Bayrou avait réclamé, avant le premier tour, un débat entre l'ensemble des candidats. Cecui-ci n'a pas pu avoir lieu. Nous voilà désormais entre les deux tours et un débat pourrait opposer François Bayrou à Ségolène Royal, ce devait être sur Canal+ samedi matin à 11h. Un débat pour quoi faire? Pour permettre un échange public et surtout comparer les différences entre les programmes des uns et des autres. Alors qu'il y a une semaine Madame Royal osait affirmer que François Bayrou n'avait pas de programme, elle va s'apercevoir qu'elle aurait mieux fait de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche au lieu de faire des déclarations aussi inexactes. Elle qui niait jusqu'à l'inexistence du "centre" voudrait lui trouver aujourd'hui beaucoup de vertus! J'en tombe à la renverse.

François Bayrou a beaucoup critiqué le programme porté par la candidate socialiste qui prévoit des dépenses publiques en forte augmentation. Il est même le seul candidat à avoir dénoncé pendant toute sa campagne l'état de la dette publique et des déficits. Il a aussi souvent souligné la tendance étatiste de la candidate socialiste qui entend mettre l'Etat partout, notamment au niveau de la création d'emplois, alors que chacun sait bien que seules les entreprises et surtout les PME créent des emplois durables. Même si certains points de convergences peuvent être trouvés, je reste persuadé que les divergences sont plus fortes. En effet, Madame Royal a des comptes à rendre non seulement au PS mais aussi au PC voire à l'extrême gauche dont elle sollicite les suffrages. Tout cela pèse très lourd dans les handicaps de la gauche qui n'a jamais réussi à trancher entre les tentations marxistes et la social démocratie.

Ce débat montrerait une fois de plus les contradictions du PS et de sa candidate et conforterait la volonté de modernisation de la vie politique Française proposée par François Bayrou. Mais ce débat aura-t-il lieu? Personne n'est en mesure de le dire au moment ou j'écris ce billet. Il est encore assez difficile d'organiser des débats dans ce pays même quand les interlocuteurs sont d'accord. La démocratie a encore des progrès à faire...

jeudi 26 avril 2007

Absent du second tour, François Bayrou n’en est pas écarté

Cette campagne électorale est paradoxale. François Bayrou que l’on qualifiait de troisième homme et qui est arrivé dans ce classement au premier tour, ne cesse de jouer les premiers rôles à la veille du second tour. Avant le 22 avril il était qualifié de candidat sans programme, sans majorité voire sans intérêt…Depuis lors il est devenu l’homme politique le plus convoité, celui dont on loue les qualités, les idées, la démarche ! Il fallait voir l’affluence qu’il y avait hier dans les salons de l’hôtel Westin de Paris pour la conférence de presse du Président de l’UDF. Plus de 160 caméras, une salle d’environ 700 personnes pleine à craquer de tous les représentants de la presse nationale et internationale. Jamais je n’avais vu un tel déploiement de journalistes. Il faut croire que François Bayrou ne laisse indifférent personne et que chacun comprend bien qu’il est devenu un élément incontournable de la vie politique Française.

Après avoir fait le diagnostic de la situation du pays, il a réaffirmé sa volonté de ne pas donner de consignes de vote pour le second tour. Comment le pourrait-il d’ailleurs puisque ses électeurs viennent d’horizons politiques différents et ne comprendraient pas que leur candidat leur impose un choix qui ne correspondrait pas à leurs vues. Liberté de vote donc tant pour les électeurs que pour les élus de l’UDF. C’est d’ailleurs toujours le cas dans notre parti qui est un parti où la liberté de choix est respectée. Ceci est original et ne se rencontre dans aucun autre parti politique Français. Il a ensuite annoncé la création prochaine du Parti Démocrate qui viendra remplacer l’UDF. Ce parti, en effet, a été créé en 1978 dans une période qui apparait aujourd’hui révolue. Oserais-je dire que le costume de l’UDF est devenu trop étroit pour l’envergure que ce parti va prendre dans les mois et les années qui viennent. Cette nouveauté est attendue par les Français qui souhaitent un changement et l’ont largement exprimé lors du premier tour de la présidentielle.

Cette dynamique en étonne plus d’un. Ceux qui pensaient à une défaite en sont pour leurs frais. Il y a beaucoup d’espoir dans l’air. Alors vive le printemps et que la politique se teinte d’orange, la couleur de la vitamine C, celle qui donne de l’énergie et la volonté d’avancer !

mercredi 25 avril 2007

Il y a 92 ans, le génocide Arménien

Hier, comme chaque 24 avril, je participe à la commémoration du génocide Arménien. Il y a deux ans, j’accompagnais François Bayrou à Erevan, capitale de l’Arménie pour cette commémoration. Nous nous étions rendus devant le mémorial de granit gris pour rappeler la mémoire des 1,5 million d’enfants, de femmes et d’hommes qui avaient été exterminés parce qu’ils étaient nés Arméniens. Ce monument en forme de cratère au centre duquel brule une flamme éternelle, fut envahi durant deux jours par une foule silencieuse, émue et recueillie. Nous étions parmi ces familles qui, chaque année, rendent hommage à leurs anciens si tragiquement éliminés. Chacun des participants venait une fleur à la main pour la déposer au bord de ce monument. Le 24 avril au soir, il y avait une hauteur de fleurs de plus de trois mètres, comme pour fleurir les tombes que ces martyrs n’ont jamais eus.

Hier je n’étais pas à Erevan, mais à Nice, sur la Promenade des Anglais. L’air était doux, la mer et le ciel se confondaient dans un bleu tendre. Nous avons marché sur plus d’un kilomètre nous séparant du Monument aux Morts de pierre blanche pour déposer à notre tour les gerbes de la France officielle. Mais notre présence n’était pas qu’officielle, elle était amicale et fraternelle à l’égard d’un peuple qui a beaucoup souffert et qui a toujours fait face à ses difficultés avec dignité. Devant nous de jeunes enfants représentant à la fois la France de demain mais aussi l’Arménie de toujours, portaient fièrement les drapeaux Français et Arméniens comme pour montrer la proximité de ces deux pays amis. En cette année de l’Arménie en France, j’étais heureux de voir ces liens se concrétiser par une telle solidarité jusque dans l’histoire. En cet instant, je pensais à la discussion puis au vote de la loi reconnaissant le génocide Arménien en 2001, première loi votée par l’Assemblée Nationale au XXIème siècle. Ce fut l’un des plus beaux et des plus émouvants débats auquel j’ai assisté au Parlement. Pour une fois, il n’y avait pas d’opposition idéologique mais un consensus pour reconnaitre les souffrances subies par tout un peuple. A la fin de notre vote, le public venu nombreux dans les tribunes avait applaudi, ce qui ne se fait jamais. Mais cette reconnaissance historique méritait bien une petite entorse dans le règlement.

D’autres combats doivent être menés pour défendre la cause Arménienne. Nous avons voté un texte à l’Assemblée pour lutter contre le négationnisme. Il n’a pas encore été examiné par le Sénat. Je souhaite que la prochaine législature permette de parachever ce travail de mémoire auquel, avec le peuple Arménien, je suis très attaché.

mardi 24 avril 2007

Soir d’élection et perspectives

Après 48h de la soirée électorale du premier tour, je veux vous livrer mes impressions telles que je les ai vécues. Arrivé au siège de la campagne de François Bayrou vers 18h, je sentais dès l’entrée dans les locaux comme une curieuse impression. En effet, quand on est derrière son poste de télévision, on a le sentiment qu’il faut attendre 20h pour découvrir le résultat, comme s’il s’agissait du secret le mieux gardé du monde. En réalité, les journalistes vous informent très vite des tendances issues des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote. Dès mon arrivée rue de l’Université, les journalistes me demandaient mes premières impressions sur le fait que François Bayrou serait le 3ème homme. Je refusais de répondre comme je réfutais l’idée que ces résultats puissent être fiables. Mais au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient, ce résultat s’affinait et se confirmait. Moment d’abattement ? Non. Moment de tristesse ? Certainement, en pensant à ces millions d’hommes et de femmes qui y ont cru si fort qu’il leur parait inimaginable qu’il ne puisse accéder au second tour.

Mais très vite les événements et surtout les perspectives reprennent le dessus. Si on nous avait annoncé il y a six mois le résultat obtenu, il n’y en a pas un d’entre nous qui l’aurait refusé. Je me souviens encore de tous les observateurs qui nous disaient que la candidature de François Bayrou ne décollerait pas, qu’elle redescendrait comme un soufflet, qu’au mieux on atteindrait un score à deux chiffres (entre dix% et douze% pour les plus optimistes). Le résultat final est venu déjouer tous ces pronostics hasardeux. Désormais François Bayrou représente une force politique dans notre pays qui deviendra incontournable.

Aujourd’hui nous allons nous réunir pour décider de la stratégie du futur pour pérenniser ce mouvement qui vient de naître. C’est une nouvelle aventure qui se prépare avec ces millions de Françaises et de Français qui ont exprimé cette volonté de changement de la politique dans notre pays et qui ne s’est pas achevée le 22 avril mais qui ne fait que commencer.

lundi 23 avril 2007

Un mouvement est né

Le premier tour de l’élection présidentielle a amené son lot de déception mais aussi ses bonnes nouvelles. La déception réside dans le fait que François Bayrou n’ait pas pu se qualifier pour le second tour. En effet, le cours de la politique en eut été profondément changé car Bayrou aurait pu réaliser le rassemblement du peuple Français que chacun appelle de ses vœux. Il a manqué malheureusement les quelques pourcentages qui lui aurait permis de passer devant Ségolène Royal et donc probablement de l’emporter au second tour.

Mais la bonne nouvelle réside dans le magnifique score qu’il réalise. En effet, avec près de 20% des voix représentant environ 7 millions de Françaises et de Français, il totalise plus de suffrages que n’en totalisait Jacques Chirac en 2002. Et surtout, il rassemble autour de lui des femmes et des hommes pour qui il incarne un espoir nouveau. Il se forme donc un mouvement nouveau autour de lui, populaire et massif, comparable au PS et à l’UMP. Désormais il faudra compter avec l’UDF qui a vocation à se transformer pour devenir un grand parti Démocrate, l’une des trois grandes forces de la vie politique Française. Cette émergence est la vraie surprise de ce premier tour qui entrainera de grands changements dans la politique de notre pays. Certains analystes avaient annoncé l’effondrement de François Bayrou. Il n’en a rien été, au contraire. Désormais il faudra compter avec lui et surtout avec ce qu’il représente dans notre pays. Il a su mettre le doigt sur les problèmes de la France et des Français. Il a demandé que désormais l’approche de ces problèmes ne soit pas examinée seulement sous l’angle de l’affrontement droite-gauche mais avec une prise en compte des sensibilités de chacun. C’est un enjeu formidable que nous devrons continuer à porter pour parvenir au rassemblement que l’on appelle de nos vœux.

dimanche 22 avril 2007

Une journée capitale

Ce 22 avril comptera parmi les journées les plus importantes de ces cinq prochaines années pour notre pays. La France a rendez-vous avec le suffrage universel pour élire son Président. C'est pourquoi, ne faisant pas de politique aujourd'hui puisque la campagne électorale est terminée, je vous invite à aller voter et même massivement, pour ne pas vous réveiller demain avec la "gueule de bois" de quelqu'un qui n'aurait pas participé au scrutin et qui découvrirait le lundi matin que le choix des Français ne correspond pas au sien.

La démocratie est un bien précieux que nombre de pays dans le Monde nous envient. Elle permet, grâce à un simple bulletin de vote, de décider de l'avenir de son pays. Cette liberté, ce pouvoir qui mettent tous les citoyens à égalité devant les urnes, doivent être utilisés sans modération. Dans une société où hélas les inégalités font rage, où des pans entiers de la population ne se sentent pas représentés, il est utile, il est même indispensable de se saisir de cette occasion pour se faire entendre.

La campagne qui vient de se dérouler a intéressé les Françaises et les Français comme jamais auparavant une élection ne l'avait fait. Le nombre d'inscrits nouveaux sur les listes électorales est également une agréable surprise car c'est la citoyenneté qui progresse et notamment dans des parties de la population qui jusque là ne se sentaient pas concernées mais qui ont décidé de prendre désormais leur destin en main. Enfin, le nombre de procurations nouvelles est tel que les services de police ou des élections s'en sont trouvés débordés. Hélas je crains que, de ce fait, les procurations ne parviennent pas à leurs destinataires dans les temps. Néanmoins, chacun des mandataires peut demander au président de son bureau de vote de vérifier si la procuration a bien été enregsitrée au service des élections et dans ce cas peut voter pour la personne qui l'a ainsi délégué. Il est très important que vous le sachiez afin que vous puissiez réclamer cette information.

Alors bon vote! Vive la République! Vive la France!

samedi 21 avril 2007

Décès de JFK : la croisée des destins.

JFK était le diminutif que la presse lui avait donné pour Jean François Knecht. Il était Conseiller Général dans le 11ème canton de Nice au cœur de ma circonscription. C’était un homme travailleur, opiniâtre, pourfendeur des dérives financières des collectivités locales. C’était aussi quelqu’un avec lequel on pouvait travailler au-delà des différences politiques car il savait placer l’intérêt général au dessus des contingences politiciennes. En cela, nous n’avons eu aucun mal à défendre nombre de dossiers comme, par exemple, l’agence postale de Saint Pancrace ou encore de croiser nos efforts pour régler nombre de problèmes relatifs à la sécurité, à la circulation ou au bien être des habitants de nos quartiers. Cela ne nous avait pas empêché de nous affronter sur le terrain, lors de campagnes électorales mais toujours dans le cadre d’un débat d’idées et non d’un affrontement de personnes.

Il avait également affronté en 2004 mon suppléant, André Bonny, lors de la dernière élection cantonale. Jean François Knecht l’avait emporté de peu après un combat loyal. Mais les relations entre les deux hommes ne s’en étaient nullement trouvées affectées. L’un et l’autre avaient le sens du service aux autres. Mon ami André Bonny est décédé il y a deux mois après une courte mais fatale maladie. Jean François Knecht était présent à ses obsèques. A son tour il vient de mourir d’un brutal arrêt cardiaque. Après une vie politique qui les avait parfois placés l’un face à l’autre, le destin vient de les réunir.

jeudi 19 avril 2007

Une campagne d'enthousiasme

La fin de campagne du premier tour de la Présidentielle se déroule dans un climat sympathique et chaleureux et continue de voir le nombre de sympathisants augmenter de jour en jour. Ainsi à Lyon lundi soir, 10.000 personnes se pressaient pour venir entendre François Bayrou. A Lille mardi ils étaient 7.000 alors qu'un premier meeting avait eu lieu le 14 décembre devant 2.000 personnes. A Paris hier soir à Bercy, 17.000 sympathisants sont venus soutenir notre candidat alors qu'il y a à peine un mois ils avaient été 7.000 au Zénith. Ce sont là des signes qui ne trompent pas et qui indiquent qu'il y a un vrai intérêt pour la candidature de François Bayrou et cela, bien au delà des clivages habituels de la politique Française.

Pendant ce temps la candidate socialiste annule meetings et rendez-vous et le candidat de l'UMP continue de faire monter la pression tendant à opposer une partie des Français contre l'autre. Depuis quelques jours, il "racole" les catholiques en exaltant Jean Paul II ce que je trouve assez choquant. Ca n'est pas d'évoquer Jean Paul II qui me heurte car j'ai pour ce Pape une immense admiration. Mais évoquer sa mémoire dans ces derniers jours de campagne c'est essayer de capter son héritage moral et spirituel. Il n'appartient à personne de le faire en pareilles circonstances et je trouve qu'en l'espèce le procédé n'honore pas celui qui l'utilise.

Vous ne trouverez pas François Bayrou dans ce registre. Son obsession est de rassembler les Français et non de chercher tous les prétextes pour les communautariser et donc les diviser. C'est là toute la différence entre sa campagne et celle de ses concurrents. C'est bien pourquoi, en cette fin de campagne, l'ambiance qui règne dans l'équipe des sympathisants de François Bayrou est aussi positive car le rassemblement, c'est justement ce que nos concitoyens attendent.

mardi 17 avril 2007

Une pensée pour les otages

La campagne électorale bat son plein et occupe actuellement la majeure partie de notre temps. C'est bien normal puisqu'il s'agit de l'avenir de notre pays. Mais en même temps, d'autres événements se produisent et nous devons aussi nous y intéresser. Je pense à nos otages des talibans que l'on a pu voir récemment à la télévision sous la menace. La diplomatie Française multiplie ses efforts pour obtenir leur libération mais que peut la diplomatie face à des terroristes de cette trempe? Le Président Afghan lui même se dit attentif aux demandes de la France et entend faire le maximum pour la libération de nos otages mais indique qu'aucun échange de prisionniers n'est à envisager de sa part. La marge de manoeuvre est, on le voit, très mince.

Et pendant ce temps des familles sont dans l'angoisse d'apprendre, un beau matin, l'issue fatale de cette affaire. Ainsi en va-t-il de ces prises d'otages odieuses qui privent de liberté des innocents, voire qui leur ote la vie. Face à des méthodes de ce type on mesure la faiblesse des démocraties qui n'ont que le droit pour elle alors que les autres utilisent la terreur sans limite. Ca n'est pas une raison pour répondre à la terreur par la terreur car une telle évolution nous plongerait dans un autre monde d'une cruauté absolue où de tels actes deviendraient monnaie courante alors qu'ils sont pour l'instant l'exception.

Pensons à nos otages retenus par les talibans, à la force d'âme qui leur est nécessaire pour tenir face à leurs geoliers, en souhaitant leur libération prochaine. Et j'associerai Ingrid Betancourt dans cette pensée qui est détenue par les FARC Colombiennes depuis plus de cinq ans et dont tous les amis se battent pour qu'on ne l'oublie pas.

lundi 16 avril 2007

J-6: Royal fait grandir le doute socialiste

La campagne de Ségolène Royal aura connu plusieurs phases. Il y eut le premier tour de piste d'une candidate se voulant moderne, nouvelle, proposant des idées plus à droite que la moyenne de ses concurrents. Elle voulait pouvoir se présenter comme la seule "tombeuse" possible de Nicolas Sarkozy. Ceci préfigurait les primaires au sein du PS. Cette originalité emporta la décision des militants qui se mettaient à rêver d'une politique nouvelle et d'un PS en mutation. Ils préféraient donc Madame Royal à DSK et Fabius.

Une fois investie, la candidate a commencé à s'exprimer. Et là les militants mais aussi les observateurs de la vie politique comme les journalistes furent stupéfaits de la légèreté de l'analyse et des propositions de la candidate du PS. De la "bravitude" ressentie sur la grande muraille de Chine à l'admiration pour l'efficacité de la justice Chinoise en passant par les couacs du Proche Orient ou encore ses déclarations sur l'indépendance du Québec, certains se sont demandés s'il n'y avait pas eu une erreur de "casting". D'ailleurs les sondages ont immédiatement réagi à la baisse. Branle bas de combat au PS où l'on appelle en renfort les "éléphants". Ceux-ci viennent donc poser pour la photo de famille et le parti essaie de recadrer le discours. Mais les contradictions apparaissent et la campagne patine. Alors les "éléphants" se cachent à nouveau: où sont passés les Fabius, Jospin, Lang, etc?

Madame Royal décide à nouveau de faire "cavalier seul" dans sa Ségosphère. Mais la campagne patine toujours et le doute s'est installé dans la tête des socialistes qui considèrent désormais qu'elle n'a plus aucune chance d'être élue. C'est pourquoi de plus en plus de socialistes qui veulent se donner toutes les chances d'éliminer Nicolas Sarkozy s'apprêtent à voter utile dès le premier tour c'est à dire à voter Bayrou. Désormais la question est clairement exprimée par des voix fortes du Parti Socialiste que l'on ne peut pas qualifier d'opportunistes. Rocard comme Kouchner estiment que le moment est venu de mettre fin à une gauche archaïque otage de ses extrêmes et qui entretient une guerre de tranchée avec une droite dure. Ils estiment, que le regroupement des sociaux démocrates et des démocrates sociaux est non seulement possible mais qu'il faut le faire maintenant. Et pour le faire il est indispensable qu'un représentant de cette mouvance soit élu à la Présidence de la République. Le vote François Bayrou au premier tour est justement l'expression de ce changement profond de la politique Française à laquelle tant de Français aspirent.

dimanche 15 avril 2007

Michel Rocard et Bernard Kouchner: les pavés dans le marigot socialiste

Michel Rocard et Bernard Kouchner viennent de demander l'alliance entre François Bayrou et Ségolène Royal afin d'éviter l'élection au second tour de Nicolas Sarkozy. Ces manifestations publiques de ces anciens Ministres emblématiques de François Mitterrand sont révélatrices de l'état d'esprit qui règne actuellement dans les rangs du PS. En effet, tout le monde se rend compte des limites de la candidate qu'ils ont investi pour la Présidence de la République et chacun imagine ce qu'il adviendrait si elle était qualifiée pour participer au second tour: Nicolas Sarkozy serait élu. Pour beaucoup de socialistes, cette idée est insupportable et nombre d'entre eux sont prêts à voter Bayrou au premier tour pour éviter l'élection du candidat de l'UMP.

Alors je ne sais pas -et je ne vois d'ailleurs pas- comment une alliance au premier tour serait possible entre François Bayrou et Ségolène Royal tant la campagne est engagée et les candidats lancés pour aller jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à l'élection. En revanche, l'inquiétude exprimée par Michel Rocard et Bernard Kouchner conduit à une autre proposition qui consiste à inviter les électeurs socialistes qui s'apprêtaient à voter Ségolène Royal au premier tour à voter François Bayrou directement. Ainsi, les valeurs social-démocrates non seulement seront représentées au second tour de la présidentielle mais surtout elles auront toutes les chances de gagner l'élection au second tour. En effet, François Bayrou, toutes les enquêtes le confirment, est en mesure de battre Nicolas Sarkozy alors que Ségolène Royal n'en a aucune. Ainsi, quand l'essentiel est en jeu il faut jouer efficace et ne pas tergiverser pour des considérations partisanes qui ne sont rien au regard de l'avenir du pays.

samedi 14 avril 2007

La voix est libre aujourd'hui sur France 3 à 11h35

L'émission hebdomadaire de France 3 Méditerranée qui ouvre une fenêtre de débats et donc de démocratie à la télévision a décidé d'organiser aujourd'hui, à huit jours du premier tour des présidentielles, un échange entre les représentants régionaux des 12 candidats à la Présidence de la République. Ainsi serais-je sur le plateau de la chaine régionale pour échanger avec les représentants de Sarkozy, Royal, Le Pen et les autres sur l'avenir de la France. Certes ce débat aura lieu à 12 et dans un temps contraint d'une heure. Compte tenu de l'égalité parfaite dans la répartition des temps de parole, il ne sera pas possible d'aller très loin dans nos démonstrations respectives et ce débat survolera plus les sujets qu'il ne les abordera vraiment. Mais au moins, saluons l'effort de France 3 pour prendre sa part dans l'expression pluraliste et celui des représentants des candidats qui auront répondu à l'appel de la chaine publique.

J'aurais souhaité, comme une très grande majorité de Français, que le même débat soit organisé avant le premier tour sur le plan national en présence, non pas des représentants des candidats, mais des candidats eux-mêmes. Dans une grande démocratie, une telle émission devrait s'imposer. C'est d'ailleurs la proposition que François Bayrou avait faite mais qui est restée lettre morte à cause du refus de Nicolas Sarkozy d'y participer. Ainsi son représentant débattra-t-il sur France 3 Méditerranée mais le candidat de l'UMP lui n'accepte pas sa propre participation dans un débat similaire au plan national.

Que penser de cette dérobade? Il s'agit à mon sens d'un manque de respect non seulement vis à vis de ses concurrents mais surtout, et c'est beaucoup plus grave, vis à vis des électeurs Français qui demandent un tel débat. A huit jours du premier tour de la présidentielle, alors qu'il y a encore près de 40% d'indécis, cette émission aurait eu son utilité pour informer les citoyens et permettre aux uns et autres d'avancer dans leur choix. Visiblement ce débat n'aura pas lieu et chacun le regrette. Alors il vous restera le débat régional par représentants interposés. Bravo à France 3 Méditerranée et carton jaune à celui qui a empêché le même exercice sur le plan national car il a ainsi mis un obstacle à un exercice de démocratie "en direct" qui aurait pourtant été bien utile.

vendredi 13 avril 2007

De droite et de gauche…ils en perdent le nord !

J’ai été étonné d’entendre Nicolas Sarkozy dire que François Bayrou était de gauche alors qu’il y a deux mois seulement il disait le contraire et le faisait dire abondement à ses porte-parole. En effet, Bayrou était alors qualifié de droite ! Faut-il que le candidat de l’UMP ait la mémoire courte ou bien qu’il raconte des histoires en pensant que ce sont les Français qui sont amnésiques. Quant à la candidate socialiste elle dit et répète que Bayrou est un homme de droite, avec toute la portée négative que cette notion représente pour elle. Mais tout le monde a bien compris, sauf Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, que François Bayrou est au centre. Alors pourquoi ces deux candidats s’ingénient-ils à vouloir classer le candidat UDF là où il n’est pas. Pour d’obscurs calculs politiciens qu’ils sont d’ailleurs les seuls à comprendre. Voyons plutôt :

Pour Ségolène Royal, il faut que Bayrou soit de droite. Elle veut, par ce message, dire aux électeurs de gauche qu’il ne faut donc surtout pas voter pour lui. Le problème c’est que les électeurs de gauche le trouvent sympathique, modéré, ouvert, social et sont de plus en plus désireux de le soutenir. Il y a quelques mois Nicolas Sarkozy qualifiait François Bayrou de droite. La raison en était la suivante : s’il est de droite il est donc inutile de voter pour lui puisque la droite c’est Sarkozy. Il espérait ainsi affaiblir François Bayrou mais cela n’a pas marché. Alors, devant la montée de Bayrou qui pourrait bien se retrouver présent au second tour, il change de stratégie à 180°. Comme je le disais ici même il y a quelques jours, l’UMP veut sauver à tout prix le soldat Royal au premier tour pour mieux le dévorer au second tour. Alors désormais il faut dire que Bayrou est un homme de gauche. Le message subliminal étant : si Bayrou est de gauche, il faut que les électeurs de droite qui s’apprêtent à voter Bayrou rentrent au bercail de la droite et votent Sarkozy !

Je ne sais pas si vous avez tout bien compris mais c’est tellement subtil que la démonstration en devient hermétique. Peut-être faut-il avoir fait sciences po ou l’ENA pour comprendre ces démonstrations tourmentées. N’ayant fait ni une école ni l’autre je me perds un peu dans ces chemins sinueux de la politique politicienne. Ce que je sais c’est que les Français ont envie du changement et que celui-ci est incarné par François Bayrou. Le reste n’est qu’une facétie qui tend à embrouiller le monde. Sarko-Ségo en sont venus à s’embrouiller eux-mêmes car à vouloir s’occuper à ce point de ranger Bayrou dans une case, ils en oublient les attentes des Français. Je les sens même totalement déroutés par ce phénomène politique qui vient contrarier leurs plans de carrière et qu’ils n’avaient pas prévu. De gauche et de droite, j’ai l’impression qu’ils sont en train de perdre le nord !

lundi 9 avril 2007

"Trêve pascale".

Pour beaucoup de Français, le long week-end de Pâques est synonyme de repos, de retrouvailles en famille, une sorte d'avant goût des vacances d'été au coeur du printemps. C'est aussi l'occassion de sacrifier aux traditions cullinaires qui vont avec cette période de l'année: l'agneau pascal et les oeufs en chocolat. Je n'ai pas entendu déroger à ces traditions...Pour ma part l'emploi du temps officiel s'est également allégé puisque seules deux rencontres sportives m'auront amené à me montrer comme Député pour remettre quelques coupes ou encore partager un apéritif d'honneur!

Les candidats aux Présidentielles se sont également accordés une trêve. Il faut dire qu'entre ce qu'ils ont donné d'eux mêmes depuis plusieurs mois et, avant le sprint final des 15 derniers jours de la campagne électorale pour le premier tour, ils ont bien besoin de recharger leurs batteries. Le combat est rude et demande de la part de chacun une endurance digne des plus grands sportifs.

Mais il y a aussi ceux qui n'auront pas connu réellement la trêve. Je pense, bien sûr, à ceux qui travaillent. Dans notre région, c'est vrai notamment pour tous ceux qui oeuvrent dans le domaine du tourisme et qui connaissent une pointe d'activité. Mais dans la politique aussi ces fêtes de Pâques auront été synonymes d'activité soutenue. En effet, dans notre Département les militants auront distribué plus de 100.000 programmes de François Bayrou et auront à en distribuer encore autant dans la semaine qui s'ouvre. Ils le font avec enthousiasme, foi et conviction mais c'est un travail difficile qui demande un effort physique très important. Pour avoir fait ma part de "tractage" pendant ce week-end, je sais combien cette tâche est harassante. Et pourtant elle est indispensable pour "faire passer le message".

Alors je tiens à remercier tous nos militants qui se dépensent sans compter au service de leurs idées et de leur candidat. Nous pouvons être fiers de leur travail qui contribue à l'indispensable débat démocratique. Qu'ils soient salués et surtout, si vous les apercevez, accordez leur le meilleur accueil car franchement, ils ont beaucoup de mérite.

dimanche 8 avril 2007

André Bonny nous rassemblera désormais à Falicon

Je remercie le Maire de Falicon, son Conseil Municipal et donc la population du village qui ont décidé de donner le nom d'André Bonny, mon suppléant décédé il y a près de deux mois, à l'esplanade qui accueille le monument aux morts de la commune. En effet, c'est à l'occasion d'une très belle et émouvante cérémonie, en présence des anciens comabattants de l'UNC, de sa famille, de ses amis, que nous avons rendu hommage à André en même temps que l'on a dévoilé la plaque qui désormais porte son nom.

André fut le président fondateur de l'UNCAFN dans les Alpes Maritimes. Il était fier de voir le développement de cette association sur la Côte d'Azur et se plaisait à en installer et visiter les nombreuses sections locales. Il avait pour habitude de dire qu'il était, non un ancien combattant mais un combattant, c'est à dire dire quelqu'un qui continuait et perpétuait le combat pour des idées, pour des valeurs, pour son pays. C'était un homme d'honneur toujours au service des autres, défendant le plus faible par rapport au plus fort. Ce fut un suppléant formidable d'enthousiasme et débordant d'activité. C'était un homme loyal et fidèle sur lequel on pouvait compter en toute occasion. Nous avons fait équipe ensemble dans la troisième circonscription des Alpes Maritimes pendant 14 ans sans que jamais un conflit ou un désaccord ne se manifeste entre nous. C'est assez rare pour que cela soit souligné!

Alors désormais André Bonny s'en est allé mais il reste très présent dans nos mémoires et dans nos coeurs. Il nous rassemblera régulièrement sur cette esplanade qui porte son nom à chaque manifestation patriotique qui se déroulera à Falicon. C'est le plus bel hommage qui pouvait lui être rendu par cette commune que je remercie de ce geste.

samedi 7 avril 2007

L'écart se resserre

Dans cette dernière ligne droite, les uns et les autres observent les candidats jusque dans les moindres détails de leur personnalité pour se faire une idée précise sur celui qu'il vont choisir comme Président. Je suis frappé de constater, sur le terrain, combien l'accueil pour François Bayrou est chaleureux. Les mots qui le caractérisent le plus chez celles et ceux que je rencontre sont l'authenticité, l'honnêteté, la volonté de rassembler mais aussi la détermination et la sérénité. François Bayrou est un candidat qui rassure, tandis que le candidat de l'UMP inquiète et que la candidate socialiste n'inspire pas confiance.

C'est pourquoi les derniers sondages sont en train de se resserrer pour placer désormais François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy dans un "mouchoir de poche". Et encore faut-il souligner que les tendances sont à la hausse chez François Bayrou tandis que le duo Ségo-Sarko est à la baisse. Il nous reste tout juste 15 jours pour transformer ces tendances en résultats. Alors, quand les urnes auront parlé, nous serons en piste pour le second tour. Et si, comme je le crois, François Bayrou est qualifié pour le second tour, nous assisterons à un vrai changement et non à un "remake" des élections précédentes où il y a un camp gagnant et un camp perdant. Avec Bayrou c'est la France gagnante et rassemblée qui apparaitra. Alors pourra se mettre en place, dans un esprit apaisé, une nouvelle majorité comprenant des talents venant d'horizons différents mais n'ayant qu'un objectif, faire gagner la France. C'est un sacré challenge qui mérite d'être tenté. Je sais que c'est pour beaucoup d'entre vous un espoir et c'est espoir peut se réaliser. Il ne tient qu'à vous, qu'à nous. Alors mettons à profit ces 15 derniers jours de campagne avant le premier tour pour convaincre les indécis. Nos équipes se tiennent à votre disposition pour vous remettre du matériel de campagne et faire de vous des citoyens-militants actifs. Haut les coeurs!

vendredi 6 avril 2007

Oui au débat avant le premier tour

A quelques jours du premier tour de la présidentielle, nombre de nos concitoyens encore indécis sont sur le point de se déterminer. Ils s'informent, lisent la presse, suivent la télévision, visitent les sites internet mais cela ne suffit pas. En effet, les Français sont désireux de voir la confrontation entre les candidats sur les questions de fond qui les intéressent. Et ce qu'ils attendent ça n'est pas une confrontation à distance, par le biais de petites phrases mais un vrai débat qui permettent aux uns et aux autres de débattre au grand jour et de mettre sur la table leurs arguments.

C'est pourquoi François Bayrou a proposé que ce débat ait lieu avant le premier tour et a invité ses concurrents à en accepter le principe. Les télévision sont ennuyées pour organiser un tel débat car le principe de l'égalité veut que ce débat se fasse à 12 puisqu'il y a effectivement 12 candidats. C'est peut-être un peu difficile d'organiser un tel débat mais on peut très bien imaginer son organisation par trois groupes de quatre candidats. Ou mieux encore, internet n'étant pas soumis aux mêmes règles que les chaines de télévision ou de radio, il est donc possible d'organiser un tel débat à quatre sur la toile. Non seulement c'est possible mais de surcroit cette solution amènerait une touche de modernité à la campagne électorale et permettrait à tous ceux qui le souhaitent de se connecter et donc de s'informer. Sans compter que les médias traditionnels ne manqueraient pas de relayer un tel événement.

Malheureusement Nicolas Sarkozy refuse de partciper à tout débat avant le second tour. Pourquoi une telle attitude? L'information de nos concitoyens ne mérite-t-elle pas qu'on unisse nos efforts et qu'on utilise tous les moyens pour y parvenir? Le débat d'idées n'est-il pas la base même de la démocratie? Il me semble qu'une telle attitude devrait être dénoncée par tous les démocrates et notamment par tous les internautes démocrates qui exigent que la transparence l'emporte et que le débat ait lieu. A nous, à vous internautes démocrates de vous faire entendre par tous les sites et blogs à votre disposition afin d'exiger que ce débat soit organisé. Ce sera une victoire pour la démocratie, ce sera aussi une victoire pour internet qui une fois encore prouvera que ce moyen de communication est devenu incontournable et que vous pesez dans la campagne électorale.

jeudi 5 avril 2007

Supprimer l’ENA

Combien de fois n’ai-je entendu mes concitoyens railler « les énarques qui n’y comprennent à nos problèmes ». Nombre d’histoires ont d’ailleurs fait le délice des diners en ville ou des conversations pour montrer que souvent ces hauts fonctionnaires issus de « l’école » étaient frappés d’isolement par rapport aux problèmes quotidiens de nos concitoyens. Il fallait un jour qu’un élu ait le courage d’affirmer que cette « fabrique de privilégiés » doive fermer ses portes.

Car enfin, faut-il rappeler que les élèves de l’ENA en sortent pour occuper les plus hauts postes de l’administration Française voire les plus grandes responsabilités des entreprises privées de notre pays. On peut même dire que ces postes leur sont quasi exclusivement réservés. Les cabinets Ministériels en regorgent. Dans certains cas ce sont eux qui commandent en lieu et place des Ministres. En effet, les Ministres passent, les énarques restent. Et qu’ils soient de gauche ou de droite, il existe entre eux des liens qui leur permettent d’assurer leur pérennité. Certains Ministres me disaient qu’à leur arrivée à leur Ministère, ces fonctionnaires leur proposaient immédiatement un projet de loi qu’ils avaient déjà essayé de faire adopter, sans succès, par leur prédécesseur. Bien des apprentis Ministres peuvent se laisser prendre à ce genre de tentation. En outre ils constituent une garde rapprochée souvent infranchissable autour des Ministres, une sorte de cordon sanitaire. Combien de fois, en tant que Député, je me suis trouvé dans l’obligation de saisir, par la manche, un Ministre à la sortie de l’hémicycle pour le tenir informé d’un blocage incompréhensible de la part de l’un ou de plusieurs de ses conseillers. Et il s’agissait, le plus souvent pour moi, d’exposer un sujet du plus élémentaire bon sens.

Une fois, alors que j’étais rapporteur d’un projet de loi sur le travail illégal, j’étais allé enquêter sur le terrain afin de comprendre comment étaient effectués les contrôles. De ce fait j’avais formulé des amendements pratiques pour rendre notre législation plus efficace. La culture du résultat semblait totalement étrangère aux conseillers du Ministre qui souhaitaient des procédures plus techniques c'est-à-dire plus difficiles à déchiffrer et donc quasiment inapplicables. J’attendais la première occasion pour confronter mon idée à celles du Ministre, élu du terrain comme moi, en présence de ses collaborateurs, pour voir qui avait raison. Le Ministre avait du bon sens et me donnait raison contre les mises en garde de ses conseillers énarques. Ce fut une petite victoire contre l’énarchie que je me souviens d’avoir gagné mais combien d’autres combats de ce type ont-ils été perdus au profit de ces « je sais tout » qui déresponsabilisent ceux qui les laissent faire aveuglément.

Alors oui, je suis d’accord avec François Bayrou quand il propose la suppression de l’ENA. Il ne peut y avoir une caste supérieure aux autres qui verrouillerait la société Française et qui empêcherait aux autres de se faire entendre. Contrairement à ce qu’affirme François Hollande, énarque lui-même et Premier Secrétaire du Parti Socialiste, il ne s’agit pas d’une mesure cosmétique mais d’une position très importante dans les réformes qui devront rendre plus de proximité à l’égard de nos institutions. Une chose est sure, la position de François Bayrou sur ce thème est parfaitement comprise de nos concitoyens qui en ont assez d’être méprisés par des gens qui disposent d’un pouvoir extrêmement étendu et qui n’ont de comptes à rendre à personne.

lundi 2 avril 2007

32.750 visiteurs en mars!

C'est le record de visites enregistré sur mon blog et mon site internet au mois de mars. Après avoir commencé à 7.000 en mai dernier et avoir frôlé les 20.000 en décembre, c'est un nouveau palier qui vient d'être franchi. Pour cela, je tiens à vous remercier de vous être joints à un moment ou à un autre pour ce dialogue permanent que j'ai souhaité instaurer entre vous et moi. C'est un travail assidu pour moi car je tiens à rédiger personnellement l'ensemble des billets qui vous sont proposés sur ce blog ou encore les dossiers qui vous sont présentés sur le site. Je mets également un point d'honneur à ce que les informations qui vous sont communiquées soient tenues à jour, car dans le cas contraire cette démarche serait de peu d'intérêt. Un site n'est pas seulement un lieu de documentation, d'archives, ce doit être un lieu de rencontres vivantes et actualisées en permanence. C'est ce à quoi je m'oblige de façon quotidienne pour permettre ce dialogue permanent entre nous.

Je tiens aussi à vous remercier très sincèrement pour la part active que vous prenez à l'animation de cet outil internet. Preuve que vous lisez ce qui y est écrit mais aussi et surtout que vous prenez la peine d'y répondre, d'apporter vos contributions. Elles sont précieuses pour moi car elles me permettent d'avoir vos réactions à chaud sur des sujets d'actualité qu'auparavant vous ne pouviez pas exprimer autrement que par lettre ou par téléphone. La spontanéité n'était pas la même et donc l'efficacité de nos dialogues s'en trouvait atténuée.

Cette activité prend plus d'une heure, voire deux par jour afin de lire vos remarques, y répondre, rédiger les différents articles, mais ce n'est pas du temps perdu, au contraire. C'est devenu une part importante de mon activité, de ce contact que je vous dois et auquel j'entends être fidèle. Alors je vous invite à continuer à me retrouver quotidiennement ici même pour poursuivre ce dialogue fructueux et vous remercie aussi de bien vouloir continuer à formuler des remarques afin d'améliorer en permanence ce blog et ce site qui nous permettent de nous retrouver.

dimanche 1 avril 2007

La dernière ligne droite

Cela fait plusieurs mois que la campagne présidentielle prend forme. Les candidats ont eu le temps de déclarer leur candidature, de développer leurs programmes, de rencontrer les Français. Ce travail est looin d'être achevé, je dirais même qu'il a tendance à s'intensifier. La France est un grand pays qui s'étend des plus petits villages ruraux jusqu'en Polynésie en passant par les villes petites moyennes et grandes sans oublier les banlieues. Cette rencontre entre un candidat et le peuple est un passage obligé dans notre campagne présidentielle. En effet, le candidat n'est pas l'homme d'un parti ou d'un clan, il doit apparaitre comme quelqu'un qui s'adresse au peuple sans distinction partisane. C'est là un point très important pour moi et sur lequel j'insiste.

Pour suivre les campagnes électorales en tant qu'observateur mais aussi en tant qu'acteur auprès de François Bayrou, je suis frappé de la différence d'ambiance entre notre campagne et celle de nos concurrents. Dans les mettings électoraux de François Bayrou vous ne voyez pas de banderolles partisanes. Les personnes présentes à nos réunions publiques ne sont pas des militants UDF, même s'il y en a bien sur. Mais ce sont surtout des gens qui viennent écouter, s'informer et soutenir le candidat en connaissance de cause. C'est là une démarche citoyenne très nouvelle en campagne électorale. Alors que chez Ségolène Royal ou chez Nicolas Sarkozy, ces meetings sont des réunions de militants. Il n'y a quasiment personne à convaincre dans les salles. Ca n'est donc pas la même démarche chez Bayrou et chez ses concurrents.

Et dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, nous allons passer à une nouvelle étape. Nos concitoyens auront eu le temps de s'informer sur les programmes. Ils vont pouvoir approfondir cette connaissance grâce aux documents qui leur seront distribués. Mais la question que se posent désormais les Français n'est pas "qui sera le prochain Président de la République" mais "qui sera notre prochain Président de la République". Chacun se pose la question très personnelle: puis-je vraiment voter pour tel ou tel candidat. Et donc, outre les programmes, entrent en jeu les qualités humaines du candidat. Il faut que le candidat soit sincère, courageux, tenace, chaleureux et sympathique, qu'il ait le sang froid nécessaire dans les moments difficiles, qu'il sache respecter les Français dans toutes leurs composantes, qu'il sache rassembler, car rien ne serait plus terrible que notre peuple se déchire, qu'il sente battre le poul de la France, qu'il sache fixer le cap et avoir une vision pour notre pays. C'est parce qu'au delà de ses compétences d'homme d'Etat je reconnais toutes ces qualités à François Bayrou que je vote pour lui et que je le soutiens avec ardeur. Je vous recommande d'en faire autant car les prochaines semaines seront décisives. C'est comme ça que l'on pourra parvenir à changer réellement le cours des choses et cela passe par le scrutin des 22 avril et 6 mai. Soyons au rendez-vous!