Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Au revoir Monsieur le Président

Quelques réactions personnelles au départ de Jacques Chirac. J'ai trouvé son intervention digne d'un Chef d'Etat qui vient ainsi mettre un terme à une longue carrière politique. On sentait de l'émotion chez cet homme au cuir endurci par quarante années de vie publique et de campagnes électorales. Le bilan fut contrasté. Le NON à Georges Bush au moment de la guerre d'Irak restera, à mon sens, comme l'acte le plus juste et le plus courageux qu'il ait pu accomplir. Le NON au référendum restera comme l'échec le plus cuisant. Entre les deux, il demeurera comme un homme sympathique, proche des gens mais en même temps comme un Président n'ayant pas su maintenir avec ses concitoyens le dialogue permanent qui aurait du être le sien. Il restera aussi comme un piètre stratège par rapport à son prédécesseur. Là où Mitterrand avait su encourager l'émergence du Front National et faire progressivement disparaitre le PC, Chirac aura eu la main malheureuse lors de la dissolution de l'Assemblée Nationale en 1997 et aura échoué dans toutes ses tentatives pour se débarasser de Nicolas Sarkozy pour qui il ressent au fond de lui un profond rejet.

Il est comme ça Jacques Chirac sympatique et maladroit, pouvant prononcer de beaux discours et ne parvenant pas à passer à la pratique. Enfin une occasion manquée: en 2002 quand 82% des Fançais votent pour lui, il refuse de faire un gouvernement d'union nationale préférant s'appuyer sur les 19% du premier tour pour créer l'UMP, un parti qui l'éloignera encore d'avantage du peuple.

Mais je voudrais retenir un fait qui me touche de plus près pour le définir. Il était un ami personnel de mon regretté suppléant André Bonny. Il lui adressait souvent des mots chaleureux et amicaux qu'André gardait précieusement. Au jour de sa mort, il appelait son épouse pour la réconforter et m'en parlait longuement le soir même de ses obsèques alors que nous nous retrouvions à Cannes pour le diner officiel des Chefs d'Etats Africains. C'est aussi cet aspect humain qui a touché tant de Français. N'écartons pas cette dimension humaine car elle joue un très grand rôle dans l'élection Présidentielle.

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Commentaires

1. Le mardi 13 mars 2007 à 22:55, par Max :: site

Je trouve vos mots très justes. J'ai eu l'occasion de rencontrer Jacques Chirac lorsque j'avais ... 8 ans. A l'époque, j'habitais à Menton avec mes parents et mes deux petites soeurs. Mes parents venaient d'obtenir un appartement en HLM et nous avions eu alors la visite du premier ministre à la maison. C'est un souvenir très vif pour moi et je garde surtout une impression de sincérité, de chaleur humaine, de communion avec le peuple français. Quel dommage que, par certaines raideurs maladroites, il n'ait pas su concrétiser ces élans.

max

2. Le mardi 13 mars 2007 à 23:02, par Max :: site

c'était en 1986, à Menton, avec le maire Emmanuel Aubert. (le Général Aubert ? je ne me souviens plus. tout le monde l'appelait comme ça à l'époque).

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