Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 9 mars 2007

Désormais, ça cogne !

On devait s’y attendre. La percée de François Bayrou dans les sondages, son arrivée dans la cour des qualifiables pour le premier tour, en font désormais la cible de tous les autres. Madame Royal qui avait mis à l’écart ses anciens concurrents à l’investiture socialiste, fait appel aux services de DSK pour venir à son secours. Chez Sarkozy, c’est Simone Veil qui est mise à contribution pour faire croire que ce candidat incarnerait le centre et bientôt ce sera Giscard. En réalité l’un comme l’autre incarnent le syndicat des sortants-revenants. Et comme c’est cela que les Françaises et les Français rejettent, il sera difficile pour chacun des deux camps de trouver la juste parade pour discréditer François Bayrou qui incarne la « force tranquille » de cette campagne électorale et le renouvellement, le printemps de la vie politique, l’espoir d’un vrai changement.

Nous devons nous préparer à ces attaques aussi violentes que caricaturales. Car en réalité s’ils ont envie de taper sur Bayrou, ils ne savent pas vraiment comment faire. Ils espèrent toujours qu’il pourrait ne pas être au second tour et qu’ils pourraient avoir besoin de lui ! C’est mal connaitre le « Béarnais » qui est parti pour gagner. Et pour tout dire, il y a des signes qui, sur le terrain, ne trompent pas. J’étais hier matin dans mon car permanence comme je le fais tous les vendredis. D’habitude, les gens qui viennent me voir, me demandent une intervention pour un logement ou un emploi. Ces demandes ont continué comme chaque semaine. Mais en plus les personnes qui passaient, s’arrêtaient pour manifester leur soutien à la candidature de François Bayrou, pour me demander des renseignements sur le futur meeting qui se tiendra à Nikaïa jeudi 15 mars à 18h30. Certains passaient la tête dans l’ouverture de la porte pour me dire « je suis UMP, je vote Bayrou » ou encore « j’ai toujours voté à gauche, cette fois c’est Bayrou ».

Dans le même temps, des équipes étaient sur le terrain pour distribuer des tracts sous le regard attentif de la presse. Certains journalistes m’ont appelé pour me dire qu’ils n’avaient jamais vu un tel engouement et que cela ne trompait pas.

Alors l’UMP et le PS peuvent toujours se déchainer, cela aura peu d’importance. Plus ils tapent sur Bayrou et plus ils donnent envie à ceux qui le soutiennent de le faire encore plus fort et ceux qui n’ont pas encore fait leur choix de les rejoindre. Décidément, c’est pour Sarko et Ségo la quadrature du cercle. Leur stratégie de réaction est d’autant plus difficile à mettre en œuvre que leurs équipes respectives commencent à douter. Dure réalité pour des candidats qui étaient partis bardés de certitudes…