jeudi 8 mars 2007
Bayrou à 21%

Les titres de la presse quotidienne régionale annonçant les résultats d’un sondage plaçant François Bayrou à 21%, Ségolène Royal à 24% et Nicolas à 29% fait l’effet d’une mini secousse tellurique dans le landerneau politique. En effet, François Bayrou que certains, en début de campagne plaçaient parmi les « petits candidats » avec un brin de condescendance, puis qui le hissèrent ensuite au rang de « troisième homme », sont en train de se demander s’il ne va pas devenir tout bonnement le second puis le premier. En effet, pour appuyer cette hypothèse, les projections sur le second tour donnent systématiquement Bayrou gagnant contre Royal ou Sarkozy avec des écarts qui ont tendance à se creuser très nettement.
Au départ, le phénomène Bayrou avait commencé sur internet. En effet, sur la toile, les blogs véhiculaient un mouvement favorable au candidat centriste qui pourtant ne correspondait pas aux résultats des sondages. A cette époque, certains médias avaient fait analyser ce phénomène. Les analystes concluaient que l’internet généralement anticipait ce qui allait se passer ultérieurement. On a comme l’impression que ces analystes avaient vu juste. Mais ceux qui voient encore plus juste ce sont les Françaises et les Français qui tout à coup découvrent un candidat proche d’eux, qui les respecte, qui a une vision pour la France et qui en même temps, les rassure. C’est cette alchimie qui soudain fait la différence, une différence très frappante avec ses deux concurrents.
Pendant ce temps la campagne de ces derniers patine, « tourne en rond » titre le journal « Le Monde » par rapport à Sarkozy. Dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, à l’occasion de l’élection du nouveau Président, tout le monde ne parlait que de la présidentielle, celle du mois d’avril et non celle du « perchoir » dont chacun s’accordait à dire que c’était une élection pour presque rien. Dans les rangs de l’UMP et du PS les sourires étaient crispés. Certains Députés de ces formations avouaient que des membres de leurs familles voteraient Bayrou dès le premier tour. D’autres osaient me dire qu’au fond ils avaient beaucoup de sympathie pour François Bayrou et qu’ils pourraient, eux même, voter pour lui au premier tour et le soutenir au second ! Incroyable non ?
Pour autant, la campagne est loin d’être terminée. Ce qui nous importe c’est que les Français soient entendus et que le prochain Président et son futur gouvernement relèvent enfin les défis que notre pays aura à affronter. Et si je me suis engagé avec autant de conviction auprès de François Bayrou et depuis si longtemps, c’est que je connais son courage et sa volonté de s’atteler à cette tâche pour rendre à notre peuple le pouvoir qu’on n’aurait jamais du lui confisquer.
Ce billet, écrit à 06:43 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :