Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

L’aide humanitaire et la transparence

Je participais hier à une réunion de la Commission des Migrations du Conseil de l’Europe qui traitait notamment de l’aide humanitaire. A intervalles réguliers, nous sommes confrontés à de graves catastrophes humanitaires qui se produisent sur la planète : le Darfour, le Soudan, le Sri Lanka sont synonymes de ces catastrophes mais aussi le Tsunami qui avait englouti près de 300.000 personnes en l’espace de quelques minutes.

Face à ces événements, la solidarité mondiale se met en place et fait appel non seulement à la générosité des Etats mais aussi à celle des particulers qui répondent par des dons qu’ils envoient à un certain nombre d’ONG comme la Croix Rouge par exemple. Mais les questions que l’on doit se poser sont les suivantes : l’aide parvient-elle à ceux qui en ont véritablement besoin et n’y a-t-il pas de déperdition du fait de la concurrence entre certains organismes chargés de récolter et de répartir les fonds ?

Ce sont les questions que nous soulevons au sein du Conseil de l’Europe. Il faut savoir que les catastrophes naturelles entrainent chaque année environ 10 millions de réfugiés et près de 20 millions de déplacés à l’intérieur des frontières de leurs pays. C’est un phénomène d’une ampleur tout à fait considérable. Les actions sont en général menées sous l’égide de l’ONU qui agit en coopération avec près de 180 organisations, agences de l’ONU, ONG comme la Croix Rouge, etc.

Nous imaginons que dans ces conditions il puisse y avoir des rivalités, des déperditions, de mauvaises coordinations, etc. Mais rappelons que l’objectif est de sauver des vies humaines, il faut donc corriger tout ce qui doit l’être afin de rendre le dispositif plus efficace.

C’est pourquoi nous avons demandé à ce que les missions soient menées par un organisme fort, l’ONU par exemple, mais qu’il puisse disposer de l’autorité nécessaire pour assurer une vraie coordination entre les différents acteurs, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui. Je pense qu’il faut éviter la trop grande dispersion des agences qui souvent agissent dans leur coin sans en référer à personne. Enfin il est indispensable que l’action humanitaire soit soutenue par des équipes situées dans les pays concernés qui doivent pouvoir être formées au préalable. L’action que nous menons au sein du Conseil de l’Europe peut sembler moins spectaculaire que certaines prises de positions politiciennes Franco Françaises, mais ne croyez-vous pas que sur de tels sujets, on touche à l’essentiel ?

Trackbacks

Aucun trackback.

Pour faire un tracback sur ce billet : http://www.rudy-salles.com/blog/tb.php?id=332

Commentaires

1. Le vendredi 2 mars 2007 à 09:57, par Bruno

Bien sûr que l'on touche à l'essentiel. Le Conseil de l'Europe peut-il à lui seul influer sur l'ONU, seul organisme à ce jour 'compétent', mais surtout présent partout où les besoins se font sentir ? N'y aura-t-il pas encore interaction avec les autres puissances (occidentales ou orientales émergeantes) ? Eviter toute dispersion nécessiterait la mise en place par exemple d'une cellule indépendante chargée de l'observation du bon déroulement des opérations, sous l'égide de l'ONU encore une fois pour ne pas alourdir le système déjà complexe et multiple. La croix rouge a pour sa part des équipes sur site assez bien 'organisées' et volontaires, elle peut relayer si on lui donne un peu plus de 'crédit' (ou crédibilité, confiance).
Pour les prises de positions politiciennes Franco Françaises, il sera temps de voir enfin où se situent nos marchands de promesses.
Le co-développement commencera aussi par là. Et rappelons que l'humanitaire business démarre de chez nous, et c'est d'ici que l'on doit montrer l'exemple. (cf mon courriel à votre bureau)
Autre point : la déperdition due aux rivalités n'est pas la seule raison, encore nombre de nations sont sous l'autorité de gens peu scrupuleux, et si la corruption aurait tendance à baisser de ci de là, il reste encore de gros efforts à faire en ce domaine de lutte.
Gageons que la précarité en bas de chez nous, sur notre palier, nous ouvre les yeux (?).

2. Le vendredi 2 mars 2007 à 12:13, par egoisme

La somme de toutes ses actions est surement nécessaire pour essayer de faire bouger les choses.
Mais les catastrophes , elles sont autour de nous chaque jour dans notre pays.Celles là , aucuns partenaires extérieurs ne va nous aider à les résoudre.
pourrions nous un jour savoir quelles sont les sommes dépensées par tous les acteurs concurrents et rarement complémentaires dans leurs actions et rapporter celà à certains budgets francais!

Que pourrions nous faire avec tout celà?

3. Le jeudi 21 février 2008 à 18:51, par soutien aux enfants

BONJOUR nous avons besoin de votre aide
nous somme une association de groupe de jeunes personnes qui veulent aider les plus démunis et les enfants qui ont perdu leurs parents
pendant la guerre survenu en COTE D'IVOIRE(afrique de l'ouest)
depuis le 19 septembre 2002.
nous essayons de leur venir en aide avec ce que nous avons et ce que nous gagnons avec des personnes de bonne volontés.
cependant nous rencontrons quelques difficultés,à
nous occuper convenablement
de ces enfants, c'est pourquoi nous vous demandons
de nous venir en aide pour
le bien etre de ces enfants.
nous signalons qu'au départ nous avions une
quinzaine d'enfants mais aujourd'hui,
il en reste que 7 enfants car des personnes
bienveillantes ont voulu les recueillir chez elles.
et les 7 restants ont l'age qui varie entre 4 et 9 ans
monsieur s'il vous plait nous avons juste besoin d'un peu d'aide pour
donné à manger aux enfants et quelques vetement d'occasion
nos contactes sont au +22566329310 si vous voulez fait un geste pour ces enfants qui manquent de nourritures

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.