Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 31 mars 2007

Les promesses revues à la baisse

Il fallait bien aguicher les électeurs en leur promettant de leur donner davantage tout en baissant les impôts. C’est exactement ce qu’a fait Nicolas Sarkozy qui distribue des promesses à longueur de journées mais qui dans le même temps proposait la baisse de la fiscalité. Dès le début de la campagne électorale, François Bayrou qui dénonce ce genre de discours et qui rappelle la lourdeur de la dette évaluée à 1.200 milliards d’euros, recevait des sourires moqueurs de la part de ces bonimenteurs. Et pourtant, nous faisions valoir qu’il y a cinq ans Jacques Chirac avait formulé les mêmes promesses mirobolantes qui ne furent tout simplement pas tenues. Elles ont été remisées au magasin déjà fort rempli des propositions démagogiques auxquelles les deux partis jumeaux UMPS sont abonnés.

Mais devant la pression des faits et des démonstrations en tous genres qui apportent la preuve de ce que ces promesses sont irréalisables, Nicolas Sarkozy vient de retirer ces belles promesses. Ainsi la baisse des impôts a-t-elle vécu ! Pierre Méhaignerie qui avait tiré la sonnette d’alarme le premier sur cette incongruité avait il y a quelques mois été invité à se taire et à ne plus apparaitre dans la campagne, étant qualifié d’oiseau de mauvaise augure. Décidément toute vérité ne semble pas toujours bonne à dire…

C’est curieux comme le candidat de la droite comme la candidate de la gauche ont des problèmes avec le réalisme politico économique qui pourtant devrait être une ligne de conduite commune aux candidats sérieux. Rappelez-vous il y a quelques semaines de la démission d’Eric Besson chargé de chiffrer le projet de Madame Royal. Il a même décidé de quitter la politique étant tellement écœuré par les procédés mensongers utilisés par la candidate et par son entourage. Ceci est décidemment révélateur de la bonne dose de démagogie qui continue d’habiter les programmes et les méthodes de l’UMPS. Je crois que nos concitoyens ont compris qu’il s’agit de manœuvres électorales et de rien d’autre.

Et de ce fait les électeurs sont de plus en plus réticents aux promesses électorales qui ont la durée de vie de ce que dure une campagne. Après, une fois l’élection terminée, ils sont blasés de voir qu’il n’y a aucun lien entre les beaux discours et les actes. C’est pourquoi la sincérité de François Bayrou fait la différence. Il est non seulement urgent de changer les équipes qui nous dirigent mais aussi les méthodes et de remettre de la vérité dans les relations entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés. C’est ce que j’appelle remettre de l’éthique dans la politique.

jeudi 29 mars 2007

Manipulations

C’est curieux de constater les fluctuations de sondages au gré des semaines sans réelle justification. Ainsi voudrais-je rappeler celui de BVA publié la semaine dernière qui donnait une baisse de 4 points à François Bayrou. A priori, pour suivre la campagne de près, j’avais du mal à comprendre une telle baisse et encore plus de mal à l’accepter. Une semaine plus tard le même institut de sondage met François Bayrou en augmentation de 3 points. Et dans le même temps vous avez des résultats qui fluctuent d’un institut à l’autre sans que les lecteurs des journaux qui les publient ou que les auditeurs des radios et télévisions qui les diffusent n’y comprennent plus rien.

En attendant, la baisse des 4 points de la semaine dernière a donné lieu à des commentaires sévères à l’endroit de François Bayrou avec de gros titres à la Une disant : « Bayrou : le coup d’arrêt ? », « Bayrou le trou d’air », « Bayrou ça tangue », etc. Vous avez comme moi pu lire ces appréciations. Et pourtant sur le terrain, on constate toujours le même engouement, des salles de plus en plus remplies, un enthousiasme de plus en plus communicatif, bref pas de quoi donner de la crédibilité à ce type de sondage.

Mais alors que se passe-t-il ? Cela cacherait-il une quelconque manipulation ? On peut se poser la question. Le Canard Enchainé la pose publiquement et découvre une différence considérable entre les données brutes de ces sondages et les données corrigées. Qui corrige, selon quel critère et pourquoi ? Ce sont là des questions auxquelles je ne puis répondre. Mais il semblerait que ces corrections ne soient pas simplement scientifiques. J’en veux pour preuve le fait que la commission de contrôle des sondages a émis une remarque sur deux sondages qui étaient d’ailleurs tous deux défavorables à François Bayrou. Une semaine après le même institut corrige le tir ! Vous avez dit bizarre…

On me dit aussi que certains partis politiques comme l’UMP et le PS sont de gros clients des instituts de sondages ce qui n’est pas le cas de l’UDF. Cela créerait-il des liens entre les uns et les autres au point de ne pas vouloir décevoir un client fidèle ? Je ne cherche pas à instiller le doute mais je pose des questions que tout le monde se pose et que nous devons poser sur la table.

Pour conclure, je voudrais rafraîchir notre mémoire en rappelant les chiffres des sondages présidentiels précédents. Ainsi, cinq semaines avant le premier tour des présidentielles de 1995, les sondages donnaient : Chirac 27%, Jospin 20%, Balladur 20%. Le jour des élections Jacques Chirac totalisait finalement 19%, Lionel Jospin 23% et Edouard Balladur 18%. A cinq semaines du scrutin de 2002, les sondages étaient les suivants : Chirac 23,5%, Jospin 20% et Le Pen 10%. Le résultat final fut : Jacques Chirac 20%, Lionel Jospin 16% et Jean Marie Le Pen 17%.

Je livre ces chiffres à votre appréciation et me garde bien d’ajouter quelque commentaire. Simplement je crois que la candidature de François Bayrou dérange ses concurrents au point que tout semble mis en œuvre pour tenter de le flinguer. Mais je mets en garde ceux qui sont tentés par une telle opération : derrière sa candidature ce sont des millions de Français qui sont mobilisés et ce combat, tous ensembles, nous sommes déterminés à le mener. Ce ne sont donc pas quelques manipulations d’officines qui nous feront flancher.

mercredi 28 mars 2007

Les journalistes Niçois à Paris: des porte parole talentueux

J'ai assisté lundi soir à la création de l'association des Journalistes Niçois à Paris. Cette manifestation à l'accent Niçois tenait son assemblée fondatrice dans notre "ambassade", je veux parler du restaurant "La Ferme Saint Simon", c'est à dire chez Denise Fabre. Denis toujours aussi souriante qu'accueillante mais surtout Niçoise militante. Jamais, tout au long de sa carrière, Denise Fabre n'a manqué une occasion de parler de Nice, de la passion pour sa ville, d'en faire découvrir les charmes à ceux qui les ignoraient. Il y a avait aussi des journalistes connus, d'autres qui l'étaient moins mais qui exercent leurs talents dans des rédactions nationales tant en presse écrite qu'en radio ou télévision. Il y avait Sacha Sosno qui avait confectionné des aigles de métal rouge pour symboliser cette manifestation. Il y avait aussi des élus de tous bords mais qui tous se rassemblaient pour une seule et même cause: Nice.

La soirée était très sympathique et révélatrice de cette nissartitude qui n'est pas réservée aux Niçois de souche ou aux Niçois de naissance mais aussi aux Niçois d'adoption ou encore aux conjoints de Niçois. Ce lien entre nous était fort et très fédérateur. Nous avons parlé de nos quartiers, de la culture à Nice, de la douceur de la vie mais aussi de choses moins agréables comme les attaques dont notre ville est souvent victime de la part de ceux qui nous méprisent et qui souvent ne nous connaissent pas. J'ai dit à nos amis journalistes Niçois à Paris combien leur rôle et leur présence dans les médias nationaux constituaient une chance pour notre ville qui a besoin de gens qui l'aiment et qui en disent du bien. Ayant revêtu des maillots rouge et noir nous avons parlé du Gym en appelant de nos voeux une accumulation de succès dans les semaines qui viennent. Et puis, car c'est ainsi chez nous, nous avons chanté en coeur Nissa la Bella dont les oreilles du quartier se souviendront. Mais enfin ,car nous avions la chance de compter parmi nous l'un des plus grands compositeurs de notre temps et dont nous sommes si fiers, nous avons chanté sur un air d'accordéon, chabadada, chabadada, un hymne à l'amour et pour cette soirée, un hymne à l'amour de Nice.

mardi 27 mars 2007

De la mayonnaise à la béarnaise

Je ne vous parlerai pas de préparation culinaire encore que parfois des relations peuvent s'établir entre la politique et la cuisine. Sous la troisième République on avait l'habitude de représenter les Parlementaires ventripotents et aimant les bons repas. Mais les temps ont bien changé et désormais la cuisine minceur touche également les élus. Mais ça n'est pas de cela dont je veux parler. En lisant la revue de presse matinale, j'ai relevé un article paru dans "Les Dernières Nouvelles d'Alsace" sous le titre:"La mayonnaise n'a pas pris". Ce journal souligne qu'avec la montée de François Bayrou dans les sondages, la question suivante revient souvent chez ses lecteurs: "pourquoi tant de parlementaires Alsaciens ont-ils quitté l'UDF pour l'UMP en 2002? La réponse nous est apportée, dans ce même article, par Marc Reymann, Député UMP ex UDF. Monsieur Reymann dit ceci: "J'ai toujours rêvé à un grand parti de droite comme la CDU que je considère comme un modèle. Mais le fait d'avoir mélangé gaullistes et centristes n'était pas une bonne chose. Avant, les débats étaient certes vifs, mais aux élections on se mettait d'accord et on ratissait plus large. La mayonnaise UMP n'a pas pris". Oserais-je dire que la mayonnaise a tourné...

Mais au fur et à mesure d'autres exemples d'élus écoeurés par cette mauvaise mayonnaise de l'UMP en tirent les mêmes conclusions et vont même plus loin. C'est le cas de François Goulard, Ministre de l'Enseignement Supérieur, qui vient de déclarer son soutien à François Bayrou. Ca n'est pas un ralliement, c'est un soutien clair et responsable. En substance, le Ministre indique qu'il est de droite mais qu'il apporte son soutien à François Bayrou, à l'homme et à son projet. Il souligne qu'il est prêt à travailler avec des gens de gauche comme de droite pour le bien de la France et dans une démarche de rassemblement. Mais il en profite pour lancer un "scud" à Sarkozy dont il estime le projet totalement "fou" et dit qu'il va quitter l'UMP.

D'un autre côté, François Bayrou se rend demain en Vaucluse. Dans le même temps le Maire socialiste du Beausset vient d'indiquer qu'il avait décidé de le soutenir.

Je pense à tous ceux qui voudraient que François Bayrou n'aient pas de majorité pour gouverner... Je peux les rassurer en leur disant qu'il n'y aura aucun problème, vraiment aucun! Il y a ceux qui aujourd'hui osent exprimer publiquement leur soutien mais il y a tous ceux qui n'en pensent pas moins et qui se dévoileront dès le soir du premier tour.

Pour en revenir à des notions culinaires, il faut croire que la mayonnaise UMP qui a mal tourné doit être devenue indigeste tandis que la béarnaise est désormais si exquise qu'on se la dispute. Bon appétit!

lundi 26 mars 2007

Ne dites pas à ma mère que je vote Bayrou, elle me croit militant au Parti Socialiste

Je comprends de plus en plus les socialistes qui décident de voter Françaois Bayrou. Il ne s'agit pas pour eux de se renier ou de trahir leur camp. C'est même le contraire. Il s'agit de s'engager dans un vote de respect par rapport à l'idéal qui est le leur. En effet, nombre de socialistes ont milité à gauche pour défendre des valeurs de justice sociale et de protection des plus faibles. Ce sont là des notions qu'un humaniste ne peut renier. C'est parfois sur la façon d'y parvenir qu'il peut y avoir divergence entre ceux qui pensent qu'il faut tout faire remonter à l'Etat et nationaliser l'économie et ceux qui considèrent qu'il faut permettre à l'économie de marché de se développer et distribuer ensuite les richesses ainsi produites. Mais le temps a passé et, à l'épreuve du pouvoir, on ne peut pas dire que la façon de gouverner de la gauche et de la droite aient été à ce point différentes. La gauche est de moins en moins étatiste et la droite de moins en moins libérale. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles les lignes politiques sont en train de bouger et que la plupart des citoyens se perdent dans les méandres des discours d'un l'un et l'autre camp.

C'est particulièrement vrai du coté de Ségolène Royal qu'on sent à la recherche de nouveaux slogans pour animer sa campagne à cours d'idées. On l'attend sur les thèmes sociaux, la voilà sur les thèmes de l'identité nationale. Il n'y pas honte à cela sauf que je considère pour ma part qu'il est inadmissible d'enfourcher ces sujets pour en faire des thèmes de campagne. La voilà soudain en train de faire chanter la Marseillaise à ses militants et de proposer la multiplication des drapeaux tricolores comme on multiplierait les petits pains. Et on pourrait hélas continuer de citer d'autre exemples du même type. Où est l'idéal socialiste dans ces postures?

C'est en réalité de synthèse dont les Français ont besoin. Puisque les différences entre les uns et les autres ont à ce point disparu, peut-on encore faire confiance dans ceux qui souhaitent entretenir cette opposition artificielle ou se complaire dans des postures de circonstances? Pour beaucoup de français, la réponse est non. Ils sont de plus en plus nombreux à considérer qu'il faut dépasser ces clivages artificiels qui n'ont d'autre justification que de maintenir des parti politiques qui entendent continuer à fonctionner comme avant.

Alors c'est vrai que des socialistes ou des UMP se sont posés depuis plusieurs mois la question de savoir si l'avenir s'incarnait dans leurs leaders naturels ou bien si le moment n'était pas venu de tracer une nouvelle voie. Et cette démarche n'est pas honteuse, elle est sincère, elle est le fruit d'une réflexion de la part de femmes et d'hommes qui ont la conviction que le moment est venu de relever les manches pour faire gagner la France. Et là chacun sait bien qu'il ne sert à rien d'opposer une partie des Français contre l'autre. En soutenant François Bayrou c'est manifester cette volonté de rassemblement. C'est une nouvelle façon de faire de la politique qui mérite franchement d'être essayée.

dimanche 25 mars 2007

La récupération des trois couleurs

Je trouve assez singulier que depuis quelques jours Madame Royal se mette à promouvoir les symboles de la République alors que depuis le début de sa campagne électorale elle avait plutôt tendance à leur tourner le dos. En effet, à l'issue de tous les meetings de François Bayrou, nous chantons tout naturellement la Marseillaise. Je dirais même que nous le faisons spontanément car ce chant rassemble les Français et en quelques mots rappelle l'histoire de notre pays. C'est l'hymne national, tout simplement, il n'y a pas lieu d'en débattre et encore moins d'en faire un argument de campagne.

Or Madame Royal, dont aucun meeting jusqu'alors n'était cloturé par la Marseillaise, a décidé que désormais ce serait le cas. Dont acte. Mais elle cherche à en faire un évènement en vantant les mérites de ce chant patriotique dont il ne faut pas changer les paroles... Je rappelle pour mémoire que ceci ne fait nullement problème dans notre pays et qu'ouvrir un tel débat est totalement hors sujet. Mais voilà qu'elle devient désormais "cocardière" en proposant que les Français devraient tous disposer d'un drapeau tricolore et le suspendre à la fenêtre lors des fêtes patriotiques! On croit rêver...Quelle mouche tricolore a-t-elle donc piqué Madame Royal? L'identité nationale soulevée par Sarkozy doit avoir eu sur elle un effet de contagion. Je m'étonne que soudain cette question turlupine à ce point ces deux candidats comme s'ils avaient chacun un problème avec l'identité nationale. Pour Sarkozy il s'agit de ne pas laisser Le Pen tout seul sur ce registre. Pour Royal, il faut montrer désormais que la gauche s'est détachée de "l'Internationale" pour se draper dans les trois couleurs au son de la Marseillaise. Ce sont là des postures qui n'honorent pas lesdits candidats. En effet, on est Français, on est attaché aux symboles Républicains et cela ne doit troubler personne. Cela ne devrait pas non plus amener les candidats à la Présidence de la République à se justifier sur ce sujet. Soyons à l'aise et décontractés la dessus, il y a des problèmes beaucoup plus importants à régler pour nos concitoyens, il ne faudrait pas que le non-débat sur les symboles Républicains vienne occulter les vrais sujets de préoccupations.

Je voudrais rappeler à Madame Royal une anecdote dont elle ne doit pas se souvenir car elle n'était pas présente à l'Assemblée Nationale ce jour là. En début de législature, j'avais déposé, dans le cadre de la loi sur la sécurité intérieure, un amendement tendant à protéger la Marseillaise et le drapeau Français contre toute atteinte. Cet amendement prévoyant des sanctions financières et même des peines de prison, avait été adopté à l'unanimité des Députés, gauche comprise. Seulement voilà, les Députés socialistes s'étaient fait "remonter les bretelles" par le Président du Groupe Socialiste Jean Marc Ayraud pour avoir osé voter avec la droite un tel amendement. Dois-je souligner que Monsieur Ayraud est l'un des plus fidèles soutiens de Madame Royal, qu'il est même pressenti pour être Premier Ministre si elle était élue. Madame Royal ne s'était nullement manifestée à ce moment là, ni pour soutenir les Députés qui avaient voté l'amendement, ni pour soutenir celui qui s'y opposait. Il faut croire qu'à cette époque c'était sans doute le dernier de ses soucis. Alors on ne m'empêchera pas de penser que ses prises de positions d'aujourd'hui ne sont que des postures de campagne qui ne traduisent aucune sincérité. Ou alors, qu'étant à cours de propositions, elle est désormais amenée à chercher des sujets divers et variés pour faire parler d'elle. Je la mets en garde en lui rappelant que les symboles de la République ne sont pas à vendre ni à acheter, ils sont le bien commun des Français que tout un chacun se doit de respecter, y compris et surtout les candidats à la Présidence de la République.

samedi 24 mars 2007

Bienvenue à la Fête de l'Oeillet de Falicon

Ce week-end, le village de Falicon accueille la traditionnelle Fête de l'Oeillet. Cette fleur des collines Niçoises a trouvé depuis plusieurs années, son écrin dans ce beau village du pays Niçois. A cette occasion, des expositions florales magnifiques vous feront découvrir toutes les variétés d'oeillets dans des bouquets composés avec art. Vous pourrez aussi acheter des bottes d'oeillets mais aussi des spécialités locales que vous proposeront des artisans venus spécialement participer à cet événement. Ajoutez à cela des animations de toutes sortes vous permettant de passer un bon moment dans ce cadre sympathique.

Je ne saurais trop vous conseiller d'en profiter pour visiter le village lui-même où séjourna Jules Romain mais aussi où la Reine Victoria d'Angleterre, qui venait passer ses hivers à Nice, avait l'habitude de venir prendre son thé. Vu la douceur du climat et la parfaite exposition de Falicon, on peut comprendre l'intérêt de ces personnalités pour ce village. Aujourd'hui, Falicon s'embellit. Il n'est pas de semaine sans que je découvre de nouvelles frises ou fresques sur des façades qui se rénovent et donnent tout leur éclat à de bonnes et anciennes bâtisses.

Enfin, c'est l'année de l'Arménie en France. Falicon a décidé de placer la Fête de Oeillet 2007 sous le signe de l'Arménie. Une idée que j'ai soutenue dès le départ et dont je salue l'initiative. L'Arménie sera donc présente et nous réservera quelques surprises. J'en suis heureux et vous engage à venir nombreux visiter cette fête qui fait honneur non seulement à une fleur de nos collines mais aussi à la douceur de la vie dans cette superbe contrée qu'est Falicon. Bon week-end Faliconais!

vendredi 23 mars 2007

La campagne officielle commence

Tout le monde connait désormais les 12 candidats autorisés à se présenter aux suffrages des Français les 22 avril et 6 mai prochains. Pour certains la campagne va seulement commencer. Pour d'autres, elle prend une nouvelle vitesse de croisière. A un mois du premier tour, il va y avoir une accélération de la campagne et parfois le développement d'une certaine agressivité chez certains candidats. Je remarque que depuis quelques jours certains masquent leurs faiblesses par des attaques en règle contre certains de leurs concurrents. J'ai été stupéfait du déchainement de Nicolas Sarkozy et de son entourage à l'égard de François Bayrou. Je comprends que la montée en puissance de notre candidat puisse le déranger -le mot est faible- mais il faudrait qu'il se rende compte que d'insulter un candidat c'est aussi insulter les électeurs qui lui font confiance. Et pour ma part je trouve ce type d'attitude parfaitement inadmissible. Ce qui intéresse les électeurs, me semble-t-il, c'est de savoir ce que les candidats veulent faire pour la France et non l'agressivité voire la haine qu'ils portent à leurs concurrents, c'est à dire à des représentants de leurs concitoyens.

La France a besoin de rassemblement et non d'affrontement. Et ce point me parait particulièrement important pour qu'on s'y arrête une minute. Sarkozy et Royal accusent François Bayrou de ne pas pouvoir disposer d'une majorité une fois élu Président de la République. C'est exactement le contraire. En effet, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sont-ils en mesure de donner des leçons sur ce thème quand on sait qu'ils ne représentent qu'environ 25% des Français. Faut-il rééditer ce qui s'est passé en 2002 où les 365 Députés élus s'appuyaient seulement sur les 19% des voix de Jacques Chirac au premier tour. En revanche François Bayrou qui propose de rassembler des Français de droite, du centre et de gauche n'aura aucune difficulté pour faire une majorité. C'est nouveau comme concept mais s'est justement ce que les deux tiers des Français demandent dans toutes les enquêtes d'opinion. Le moment n'est-il pas venu d'écouter enfin les Français et leur faire confiance dans leurs jugements?

mardi 20 mars 2007

Laissez Battisti au vestiaire de la politique

Il se murmure que l'affaire Battisti tomberait à point dans la campagne électorale Française pour embarasser la candidature socialiste. Il est vrai que la gauche soutient l'ex militant italien d'extrême gauche et demandait à ce que la France refuse son extradition dans son pays pour y purger une peine de prison à perpétuité. Pour ma part je ne connais pas le dossier: je ne suis ni juge, ni procureur en Italie. Si Monsieur Battisti a commis des crimes dans son pays, il doit évidemment payer pour cela, même s'il s'est racheté depuis une bonne conduite. Je trouve l'attitude de François Bayrou à la fois très juste et très mesurée. Il souhaite que Monsieur Battisti retourne en Italie pour y être rejugé. En effet, en France, quand on est condamné par contumace, c'est à dire sans être présent, au retour on a droit à un nouveau procès afin que les droits de la défense soient parfaitement respectés. C'est cela qui devrait s'appliquer pour Cesare Battisti qui va probablement être extradé du Brésil vers l'Italie.

En revanche que Sarkozy veuille faire de cette affaire un argument de campagne et que la gauche lui réponde sur le même registre me parait totalement inadapté et ne correspond nullement à l'idée que je me fais de la justice. Je demande aux uns et aux autres de rester calmes et de ne pas tout mélanger. Car si maintenant on veut promouvoir une justice politique alors il faut le dire clairement. Pour ma part, j'appelle de mes voeux une justice indépendante et je constate tous les jours qu'il y a encore fort à faire.

lundi 19 mars 2007

Révélateur...

J'ai lu une dépêche qui m'a un peu surpris et même plus que ça. En effet, les journalistes ont souligné que pour la première fois un meeting de Madame Royal s'était terminé par l'hymne National, La Marseillaise. C'est tout de même incroyable! Il me semble que cloturer une réunion publique présidentielle par La Marseillaise devrait être normal. Mais chez Madame Royal on a du mal à l'envisager ainsi. La Marseillaise est un symbole National qui appartient à tous les Français et à toutes les sensibilités. Ne pas partager ce chant pour clôturer une réunion publique dans une campagne présidentielle est une faute. Et le faire par calcul en est une autre. Nous le faisons dans bien d'autres occasions, et même très spontanément. Mais pas chez Madame Royal.

Ceci révèle le niveau d'improvisation de la campagne de la candidate socialiste qui cherche en permanence son positonnement. Elle fut d'abord une candidate "indépendante" sollicitant le soutien du PS. Puis, celui-ci ayant rejoint l'équipe de campagne, se révéla trop encombrant pour Madame Royal. Alors elle décida de retrouver sa liberté. Mais quelle liberté? Vis à vis de ses amis qui disent la soutenir? Vis à vis de ses thèmes de campagnes dont on ne voit ni la cohérence, ni le fil conducteur? Vis à vis de la direction du PS et de son Premier Secrétaire? Tout cela est brouillon et contribut à désorienter ceux qui auraient pu être tentés de voter pour elle et qui s'en détournent.

Alors elle doit chercher à fédérer et finalement La Marseillaise est devenue un alibi dans cette quête désespérée au rassemblement. Mais La Marseillaise n'est pas un alibi et l'utilisation qu'en fait désormais Madame Royal semble bien factice comme d'autres postures d'ailleurs qui la caractérisent.

dimanche 18 mars 2007

Règlements de comptes

Dans les campagnes électorales il y a du bon et du mauvais. Le bon c'est le débat démocratique qui doit s'instaurer afin que les électeurs puissent s'informer des projets des candidats. C'est aussi l'occasion de tester les hommes et les femmes qui se présentent à nos suffranges pour voir leur niveau de résistance, leur capacité d'écoute, leur respect des uns et des autres, leur esprit de synthèse pour répondre aux attentes du plus grand nombre de citoyens. Le mauvais, c'est tout ce qui se passe "en dessous de la ceinture" et qui tend à confondre débat démocratique et règlements de comptes personnels.

J'observe que du côté de François Bayrou, la seule chose qui compte c'est d'exposer aux Français un projet pour la France à l'exclusion de tout autre sujet. Aucune attaque personnelle contre l'un de ses concurrents. Aucune manoeuvre non plus tendant à discréditer qui que ce soit. Car pour être considéré et respecté encore faut-il respecter les autres. C'est un exemple que devraient méditer ses concurrents et notamment Nicolas Sarkozy.

Je trouve en effet pitoyable que le candidat de l'UMP soit allé chercher Simone Veil dans le seul but de "flinguer" Bayrou. Cette femme pour laquelle j'avais le plus grand respect eu égard à son passé est en train de se livrer à de basses manoeuvres de politique politicienne consternantes. Qu'elle déclare tout d'abord que le "centre" se trouve chez Sarkozy est une première imposture que personne ne peut croire. Mais qu'elle vienne dire que Bayrou est le "pire" des candidats soulève une légitime indignation chez tous les Français qui se reconnaissent dans sa démarche. Je ne ferai pas de commentaire car tout ce qui est à ce point excessif est dérisoire et n'a aucune portée. Madame Veil nous avait habitué à plus de dignité et de retenue. Se muer en porte-flingue de Sarkozy inventeur du Ministère de l'Identité Nationale que par ailleurs elle réprouve, je voudrais demander à Madame Veil de faire preuve d'un peu plus de cohérence. C'est là une fin de carrière bien peu glorieuse...

Mais comme de notre côté on ne se livre pas à des attaques insultantes, je n'irai pas plus loin. Je veux garder l'image de la Simone Veil que j'ai connue par le passé qui inspirait le respect et non celle d'aujourd'hui qui se livre à une campagne indigne. Comme beaucoup de gens, je ressens aujourd'hui une très grande déception et me dis que la politique vue comme cela ne donne pas envie d'y participer. C'est une des raisons qui nous pousse à vouloir faire en sorte que de telles méthodes puissent ne plus exister car elle nuisent à la politique et à la démocratie.

samedi 17 mars 2007

Bayrou: Nice répond présent

La venue à Nice de François Bayrou a constitué l'événement politique de cette campagne électorale dans la capitale de la Côte d'Azur. Arrivé à 16h30 à l'aéroport, il rencontrait les sapeurs pompiers venus lui exposer les problèmes que rencontrent la profession. Cet entretien s'est déroulé dans un climat de confiance où le candidat se montra très attentif aux demandes des pompiers notamment sur le caractère dangereux de leur métier, une dangerosité non reconnue et qui mérite une attention particulière.

Puis, direction le Cours Saleya pour la conférence de presse. Longeant une promenade des Anglais au doux soleil printanier, les tons pastels de la mer se mélangeant avec le ciel donnaient une image de notre ville particulièrement apaisante. Arrivant au quai des Etats Unis, au moment d'arrêter notre véhicule, une nuée de caméras, d'appareils photos et d'enregistreurs vinrent rompre cette promenade presque bucolique pour nous ramener à la réalité de la campagne présidentielle. François Bayrou et moi même avons essayé de nous frayer un chemin mais la conférence de presse initialement prévue dans une brasserie du cours Saleya dut commencer sur le trottoir face à mer. Les images ont gagné de ce changement de décor mais le confort des journalistes de presse écrite fut moins évident. Au bout de 45 bonnes minutes, nous parvenions au lieu prévu pour la conférence de presse.

Enfin, départ pour le Palais Nikaïa. Approchant du Palais je remarquais l'ambiance des grands jours. Une foule compacte se pressait devant les entrées. Pénétrant dans la salle, je remarquais, non sans plaisir, un palais plein, une assitance compacte attendant patiemment (nous avions une 1/2 heure de retard) le candidat à la présidentielle. Et puis ce fut le début du meeting. Partis du haut de la salle, nous sommes descendus avec François Bayrou jusqu'au podium en saluant la foule de nos sympathisants qui tendait des mains et des joues et lançait des mots amicaux. Arrivés sur la scène face à cette salle magnifique, je présentais Corinne Lepage venue asssister à son premier meeeting puis vint le tour de François Bayrou. 1h40 d'un discours exprimé sans note, en regardant chacun des participants dans les yeux. Je ne connais pas d'autre candidat à même d'en faire autant. Bravo!

Je raccompagnais François Bayrou à l'aéroport qui s'envolait immédiatement pour sa prochaine étape, Bordeaux. Il était heureux de cette rencontre de Nice et moi j'étais fier de l'accueil que ma ville lui avait réservé. Et puis je vois également un symbole dans le choix du Palais Nikaïa, qui a la même racine que Nice et qui veut dire victoire en grec. C'était de bon augure et j'espère sincèrement que cette halte Niçoise sera une étape dans la victoire présidentielle à laquelle nous travaillons avec coeur et avec ardeur.

vendredi 16 mars 2007

Les paillettes de Jack Lang

Madame Royal essaie désespérément de relancer sa campagne électorale qui marque le pas depuis plusieurs semaines. Au creux de la vague, elle avait lancé un appel aux éléphants. Ils étaient venus contraints et forcés. Depuis on les sent bien discrets: au fait où est Lionel Jospin? Peut-être fait-il campagne à l'Ile de Ré! On demande à DSK de s'agiter sur les estrades. Celui-ci s'exécute de temps en temps, PS oblige, mais essaie de caler ses interventions entres un voyage au Canada et quelques jours de vacances à la montagne. Chevènement est quelque part dans un placard, Martine Aubry se recroqueville dans son beffroi Lillois et Elisabeth Guigou doit cultiver sa lavande dans le Lubéron...

Alors Eléphants ou pas Eléphants, la campagne est véritablement poussive. Qu'à cela ne tienne, Jack Lang ressort ses paillettes et ses strass pour organiser une soirée "people" au gymnase Japy à Paris. Le tout people socialiste se presse, vient faire quelques déclarations à la presse pour montrer son engagement auprès de la candidate du PS! Tout cela est factice et somme toute n'intéresse pas grand monde. Ces "people" se trimballent dans les meetings socialistes depuis toujours mais sur le fond qu'est-ce que cela apporte au débat? Rien et moins que rien. Les Français ne se sentent tout simplement pas concernés par ces postures superficielles. On est loin, très loin de l'attente des Français qui souhaitent de l'authenticité et de la simplicité. L'élection Présidentielle n'est pas le festival de Cannes, c'est une affaire qui ne mérite ni décor, ni stars. Il serait temps que la candidate du PS en prenne conscience!

Alors nouvelle posture, la candidate décide maintenant de faire campagne toute seule, en marge voire hors du PS. C'est une façon comme une autre de dire à ses amis du parti qu'elle n'a plus besoin d'eux. J'imagine combien ce revirement doit enchanter ceux qui étaient venus dans cette campagne en marche arrière. Pauvre Ségolène Royal, pauvre parti socialiste en état de décomposition avancé et qui n'ont plus ni espoir, ni projet à proposer aux Français. On sent la fin d'une époque, la fin d'un système qui n'a plus aucun ressort et qui cherche désespérément à donner encore quelques signes de vie.

jeudi 15 mars 2007

Tous au meeting de François Bayrou ce soir à Nice

S’il est un endroit couru ce soir à Nice, ce sera le Palais Nikaïa de la route de Grenoble qui accueillera le grand meeting de François Bayrou. En effet, alors que la campagne électorale bât son plein et que la cote de popularité augmente de jour en jour, le candidat du « vrai changement » viendra exposer sa vision de l’avenir pour notre pays. Cette réunion se tiendra au Palais Nikaïa afin de garantir de bonnes conditions d’accueil et de confort à toutes celles et tous ceux qui y participeront. J’ajoute que nous avons prévu également une traduction simultanée du discours de François Bayrou dans le langage des signes afin que les sourds et malentendants puissent s’informer sur le programme présidentiel.

Ce meeting ne s’apparentera pas à ceux des autres candidats qui font sonner des « cornes de brume » et agitent des pancartes pour mettre en valeur leurs candidats. Pour nous la campagne est une rencontre entre le candidat et les citoyens. Elle doit donc garder la marque d’une réunion de qualité où les « esbroufes » et les slogans sont proscrits. François Bayrou y tient beaucoup et les Français aussi semble-t-il. Cela n’empêche ni l’émotion, ni un caractère très convivial, c’est même le contraire. Mais cela introduit la notion de respect entre le candidat et les participants. Je crois qu’aujourd’hui, plus que jamais, les électeurs sont sensibles à ces attitudes et c’est plutôt une bonne nouvelle.

C’est pourquoi je vous invite à nous rejoindre nombreux au Palais Nikaïa ce soir à 18h30 pour venir participer à cette réunion publique qui fera date dans la campagne présidentielle. En y assistant, vous apporterez votre contribution de citoyen averti et vous prouverez que vous ne voulez pas voter les yeux fermés.

mercredi 14 mars 2007

Du jamais vu

J'ai suivi François Bayrou pendant deux jours dans ses déplacements. Tout d'abord à Evreux, la ville dont Jean Louis Debré était il y a encore quelques jours Député-Maire. Dans cette ville, l'UDF n'a jamais eu d'implantation. La politique se disputait entre le RPR et le PS. Et bien, dans la halle du Palais des Expositions, plus de 2.300 personnes se pressaient pour écouter François Bayrou. Et pendant près de deux heures, François s'adressa à l'assistance non pour un "meeting" avec cornes de brume et flonflons mais pour lui expliquer la situation de la France et lui présenter son projet. C'est devant une foule enthousiaste que se termina la réunion publique. De mémoire de normand on n'avait jamais vu autant de monde dans un rassemblement politique à Evreux depuis...le Général de Gaulle!

Le lendemain, changement de décor, nous allons en Seine Saint Denis que certains appellent le 9-3. Ca n'est pas un département où généralement se rendent les candidats aux présidentielles. Je dirais même que certains l'évitent. Avec François Bayrou, nous avions rendez-vous devant la Gare du Nord à Paris. Dès l'arrivée du candidat, une foule enthousiaste se forma autour de Bayrou pour le saluer, l'interroger, l'embrasser, le photographier. Il nous fallut une heure pour franchir les 30 mètres qui nous séparaient du quai du RER. C'est dans une cohue indescriptible que nous nous sommes acheminés vers Saint Denis. A notre arrivée, la foule était encore plus importante. Les clameurs s'élevaient au nom de "Bayrou Président". Il nous fallut deux bonnes heures pour traverser la zone piétone de la ville qui s'tend sur seulement 300 mètres. Du jamais vu dans cette ville! La presse n'en revenait pas, elle qui pourtant est habituée à suivre les candidats dans tous leurs déplacements.

J'en ai fait des campagnes, j'en ai vu des foules mais comme ça jamais! Alors je rentre à Paris en métro et je reprends un taxi pour me rendre à mon hôtel. Pendant le trajet, je téléphonais et parlais de politique avec mes interlocuteurs. Une fois ma conversation terminée, mon chauffeur de taxi me dit ceci:"J'étais un électeur de Sarkozy mais il y a deux mois j'ai décidé de voter Bayrou et désormais mon choix est définitif". Et il ajouta que bon nombre de ses collègues en faisaient autant. Dire qu'il se passe quelque chose pendant cette campagne est un euphémisme. Une vague est en train de se former dans le pays et je ne vois pas qui peut désormais être en mesure de l'arrêter.

mardi 13 mars 2007

Au revoir Monsieur le Président

Quelques réactions personnelles au départ de Jacques Chirac. J'ai trouvé son intervention digne d'un Chef d'Etat qui vient ainsi mettre un terme à une longue carrière politique. On sentait de l'émotion chez cet homme au cuir endurci par quarante années de vie publique et de campagnes électorales. Le bilan fut contrasté. Le NON à Georges Bush au moment de la guerre d'Irak restera, à mon sens, comme l'acte le plus juste et le plus courageux qu'il ait pu accomplir. Le NON au référendum restera comme l'échec le plus cuisant. Entre les deux, il demeurera comme un homme sympathique, proche des gens mais en même temps comme un Président n'ayant pas su maintenir avec ses concitoyens le dialogue permanent qui aurait du être le sien. Il restera aussi comme un piètre stratège par rapport à son prédécesseur. Là où Mitterrand avait su encourager l'émergence du Front National et faire progressivement disparaitre le PC, Chirac aura eu la main malheureuse lors de la dissolution de l'Assemblée Nationale en 1997 et aura échoué dans toutes ses tentatives pour se débarasser de Nicolas Sarkozy pour qui il ressent au fond de lui un profond rejet.

Il est comme ça Jacques Chirac sympatique et maladroit, pouvant prononcer de beaux discours et ne parvenant pas à passer à la pratique. Enfin une occasion manquée: en 2002 quand 82% des Fançais votent pour lui, il refuse de faire un gouvernement d'union nationale préférant s'appuyer sur les 19% du premier tour pour créer l'UMP, un parti qui l'éloignera encore d'avantage du peuple.

Mais je voudrais retenir un fait qui me touche de plus près pour le définir. Il était un ami personnel de mon regretté suppléant André Bonny. Il lui adressait souvent des mots chaleureux et amicaux qu'André gardait précieusement. Au jour de sa mort, il appelait son épouse pour la réconforter et m'en parlait longuement le soir même de ses obsèques alors que nous nous retrouvions à Cannes pour le diner officiel des Chefs d'Etats Africains. C'est aussi cet aspect humain qui a touché tant de Français. N'écartons pas cette dimension humaine car elle joue un très grand rôle dans l'élection Présidentielle.

lundi 12 mars 2007

Bienvenue à Corinne Lepage

Corinne Lepage, Présidente du mouvement écologiste « Cap 21 » était candidate à l’élection présidentielle. Cette avocate qui fut Ministre de l’Environnement est une combattante reconnue pour la défense de l’écologie et du développement durable. Les idées qu’elle défend et qui ne pourraient être reniées par Nicolas Hulot sont des idées de bon sens qui veulent assurer la défense de la planète dans une logique de faisabilité. Parce qu’il ne servirait à rien de défendre une utopie qui n’aurait aucune chance de se réaliser, elle a de tout temps défendu une écologie réaliste et ambitieuse à la fois.

Corinne Lepage avait décidé de présenter elle-même son projet devant les Français. Mais au fond, pendant le début de sa campagne, elle s’est aperçue qu’un programme écologique ne pouvait être défendu que dans un projet plus global car les Français le comprennent ainsi. Pour autant, elle ne souhaitait pas aller faire allégeance chez tel ou tel candidat qui aurait été ravi de l’accueillir au sein de son équipe pour la « récupérer » puis la mettre rapidement de coté. C’est souvent ainsi que ça se passe au PS ou à l’UMP qui considèrent détenir la vérité politique à eux seuls.

Mais voilà, François Bayrou refuse cette « absorption » et préfère que chacun puisse avoir sa juste place pour pouvoir disposer de la liberté d’expression et de mouvement. Il s’est suffisamment battu pour pouvoir disposer de cette liberté pour lui-même qu’il met un point d’honneur à ce que la liberté des autres soit respectée. C’est ce que Corinne Lepage a apprécié en décidant de ne plus se présenter personnellement à l’élection présidentielle et en soutenant François Bayrou dès le premier tour. Elle sait qu’elle va pouvoir continuer librement son combat pour la défense de la planète aux côtés de François Bayrou et que s’il est élu Président de la République, elle aura l’opportunité de faire respecter les valeurs auxquelles elle croit. C’est à ce partage et à ce respect mutuel que les Français aspirent et non à l’uniformité qui empêche les personnalités et donc les talents de s’épanouir.

Bravo Corinne et bon travail dans cette campagne que nous allons mener en commun pour amener un vrai changement dans notre pays.

dimanche 11 mars 2007

François Bayrou : meeting à Nice jeudi à 18h30

Jeudi 15 mars à 18h30, François Bayrou tiendra un meeting à Nice, au Palais Nikaïa, route de Grenoble. La préparation d’une telle réunion publique est une opération de grande envergue qui mobilise tous les militants depuis plusieurs jours. Des dizaines de « supporters » arpentent les villes et les villages des Alpes Maritimes pour informer la population de cet événement et pour les inviter à venir entendre le discours du candidat à la Présidence de la République.

Je veux souligner le respect que François Bayrou porte à la Côte d’Azur puisqu’il était déjà parmi nous, au Palais Acropolis cette fois, au mois de janvier dernier, à l’occasion des vœux. Il sait qu’il peut compter dans notre région de nombreux amis.

Mais revenons au meeting du jeudi prochain. Au total, nous aurons distribué 150.000 tracts, collé quelques milliers d’affiches, rencontré la population dans toute sa diversité : des salariés, des chômeurs, des jeunes, beaucoup de jeunes, des retraités, etc. Depuis la distribution classique sur les marchés jusqu’à la sortie des centres commerciaux en passant par les facultés, la foire de Nice ou le stade du Ray, tout le monde aura pu croiser nos fidèles et dévoués « tracteurs » (ceux qui distribuent les tracts et non l’engin agricole cher à François Bayrou). Ils sont courageux car ce travail entièrement bénévole exige beaucoup de présence, de persévérance, mais il faut aussi être capable de répondre aux questions nombreuses que l’on vous pose sur le programme du candidat. Ils le font avec conviction mais aussi avec d’autant plus de plaisir qu’ils sont accueillis avec gentillesse voir avec enthousiasme. En effet, les gens que vous abordez avec un tract ne sont pas toujours disponibles pour le prendre et encore moins pour le lire. Mais cette année il suffit de dire « Bayrou » pour que soudain on accepte le tract avec le sourire. C’est là un signe qui ne trompe pas.

Alors je vous promets un beau meeting dans le cadre grandiose de Nikaïa. Chacun pourra participer (gratuitement bien sur) à cette réunion publique et entendre le discours de François Bayrou dans d’excellentes conditions c'est-à-dire assis. C’est très important de le souligner car nombre de personnes m’ont interrogé sur ce point en me demandant si on pourrait accéder au meeting, si on ne serait pas refoulé en raison de l’affluence. Je tiens à rassurer chacun d’entre vous, Nikaïa permet une bonne organisation et un confort optimal pour ce genre de manifestation.

Alors soyez les bienvenus. Des navettes gratuites sont mises à votre disposition partant de différents quartiers de Nice, des principales villes du département des Alpes Maritimes mais aussi du Var, des Bouches du Rhône, du Vaucluse et des Hautes Alpes. Si vous voulez pouvoir disposer de ce type de transport, appelez la permanence qui se fera un plaisir de vous renseigner. Alors à jeudi au meeting de François Bayrou mais auparavant parlez-en autour de vous et amenez vos amis, ils ne le regretteront pas !

samedi 10 mars 2007

Les sondages se suivent et se ressemblent...

Au grand désespoir des tenants de l'ordre ancien qui voudraient confisquer aux Français la campagne électorale et leur imposer le match Royal/Sarkozy, le peuple semble vouloir en décider autrement. Sondages après sondages, la cote de popularité et les intentions de vote de François Bayrou ne cessent de monter. De 6% début janvier à 24% début mars, la progression est fulgurante et même les observateurs les plus zélés ont du mal à expliquer le phénomène Bayrou. Le magazine le Point titre même à la Une: "l'énigme Bayrou".

Mais François n'est pas une énigme. Ce qui se passe est le fruit de la volonté du peuple Français pour que ça change et que l'on ne retombe pas dans les errements du passé. C'est donc cette nouveauté qui anime nos concitoyens qui ne veulent en aucun cas retomber dans les cercles de ceux qui les ont gouverné jusqu'ici et qui leur proposent de recommencer avec les mêmes équipes. Les concurrents de François Bayrou décontenancés essaient toutes les contre attaques pour pouvoir discréditer le candidat centriste, mais jusqu'à présent aucune ne marche, au contraire. La dernière idée en date est le ralliement de Simone Veil à Sarkozy. Cette décision n'est en aucun cas une nouveauté puisque elle était annoncée depuis son départ du Conseil Constitutionnel, il y a près de 15 jours. Cela n'a semble-t-il rien changé à la tendance enclenchée depuis le début de l'année. Et puis on annonce même le ralliement de Giscard! Bonjour la nouveauté...Quand on regarde les éléphants d'un côté, les barons de l'autre, on a vraiment envie de changer d'air.

Alors je crois sincèrement que toutes ces manoeuvres se retourneront une fois encore contre leurs auteurs qui n'ont rien compris au désir de renouvellement qu'attendent, qu'espèrent les Français. C'est bien là l'explication de "l'énigme Bayrou" qui n'est ni plus ni moins que la volonté d'un peuple de saisir son destin sans se laisser enfermer dans les convenances habituelles. Cette tendance est plutôt enthousiasmante, ne trouvez-vous pas?

vendredi 9 mars 2007

Désormais, ça cogne !

On devait s’y attendre. La percée de François Bayrou dans les sondages, son arrivée dans la cour des qualifiables pour le premier tour, en font désormais la cible de tous les autres. Madame Royal qui avait mis à l’écart ses anciens concurrents à l’investiture socialiste, fait appel aux services de DSK pour venir à son secours. Chez Sarkozy, c’est Simone Veil qui est mise à contribution pour faire croire que ce candidat incarnerait le centre et bientôt ce sera Giscard. En réalité l’un comme l’autre incarnent le syndicat des sortants-revenants. Et comme c’est cela que les Françaises et les Français rejettent, il sera difficile pour chacun des deux camps de trouver la juste parade pour discréditer François Bayrou qui incarne la « force tranquille » de cette campagne électorale et le renouvellement, le printemps de la vie politique, l’espoir d’un vrai changement.

Nous devons nous préparer à ces attaques aussi violentes que caricaturales. Car en réalité s’ils ont envie de taper sur Bayrou, ils ne savent pas vraiment comment faire. Ils espèrent toujours qu’il pourrait ne pas être au second tour et qu’ils pourraient avoir besoin de lui ! C’est mal connaitre le « Béarnais » qui est parti pour gagner. Et pour tout dire, il y a des signes qui, sur le terrain, ne trompent pas. J’étais hier matin dans mon car permanence comme je le fais tous les vendredis. D’habitude, les gens qui viennent me voir, me demandent une intervention pour un logement ou un emploi. Ces demandes ont continué comme chaque semaine. Mais en plus les personnes qui passaient, s’arrêtaient pour manifester leur soutien à la candidature de François Bayrou, pour me demander des renseignements sur le futur meeting qui se tiendra à Nikaïa jeudi 15 mars à 18h30. Certains passaient la tête dans l’ouverture de la porte pour me dire « je suis UMP, je vote Bayrou » ou encore « j’ai toujours voté à gauche, cette fois c’est Bayrou ».

Dans le même temps, des équipes étaient sur le terrain pour distribuer des tracts sous le regard attentif de la presse. Certains journalistes m’ont appelé pour me dire qu’ils n’avaient jamais vu un tel engouement et que cela ne trompait pas.

Alors l’UMP et le PS peuvent toujours se déchainer, cela aura peu d’importance. Plus ils tapent sur Bayrou et plus ils donnent envie à ceux qui le soutiennent de le faire encore plus fort et ceux qui n’ont pas encore fait leur choix de les rejoindre. Décidément, c’est pour Sarko et Ségo la quadrature du cercle. Leur stratégie de réaction est d’autant plus difficile à mettre en œuvre que leurs équipes respectives commencent à douter. Dure réalité pour des candidats qui étaient partis bardés de certitudes…

jeudi 8 mars 2007

Bayrou à 21%

Les titres de la presse quotidienne régionale annonçant les résultats d’un sondage plaçant François Bayrou à 21%, Ségolène Royal à 24% et Nicolas à 29% fait l’effet d’une mini secousse tellurique dans le landerneau politique. En effet, François Bayrou que certains, en début de campagne plaçaient parmi les « petits candidats » avec un brin de condescendance, puis qui le hissèrent ensuite au rang de « troisième homme », sont en train de se demander s’il ne va pas devenir tout bonnement le second puis le premier. En effet, pour appuyer cette hypothèse, les projections sur le second tour donnent systématiquement Bayrou gagnant contre Royal ou Sarkozy avec des écarts qui ont tendance à se creuser très nettement.

Au départ, le phénomène Bayrou avait commencé sur internet. En effet, sur la toile, les blogs véhiculaient un mouvement favorable au candidat centriste qui pourtant ne correspondait pas aux résultats des sondages. A cette époque, certains médias avaient fait analyser ce phénomène. Les analystes concluaient que l’internet généralement anticipait ce qui allait se passer ultérieurement. On a comme l’impression que ces analystes avaient vu juste. Mais ceux qui voient encore plus juste ce sont les Françaises et les Français qui tout à coup découvrent un candidat proche d’eux, qui les respecte, qui a une vision pour la France et qui en même temps, les rassure. C’est cette alchimie qui soudain fait la différence, une différence très frappante avec ses deux concurrents.

Pendant ce temps la campagne de ces derniers patine, « tourne en rond » titre le journal « Le Monde » par rapport à Sarkozy. Dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, à l’occasion de l’élection du nouveau Président, tout le monde ne parlait que de la présidentielle, celle du mois d’avril et non celle du « perchoir » dont chacun s’accordait à dire que c’était une élection pour presque rien. Dans les rangs de l’UMP et du PS les sourires étaient crispés. Certains Députés de ces formations avouaient que des membres de leurs familles voteraient Bayrou dès le premier tour. D’autres osaient me dire qu’au fond ils avaient beaucoup de sympathie pour François Bayrou et qu’ils pourraient, eux même, voter pour lui au premier tour et le soutenir au second ! Incroyable non ?

Pour autant, la campagne est loin d’être terminée. Ce qui nous importe c’est que les Français soient entendus et que le prochain Président et son futur gouvernement relèvent enfin les défis que notre pays aura à affronter. Et si je me suis engagé avec autant de conviction auprès de François Bayrou et depuis si longtemps, c’est que je connais son courage et sa volonté de s’atteler à cette tâche pour rendre à notre peuple le pouvoir qu’on n’aurait jamais du lui confisquer.

mardi 6 mars 2007

Elle voulait vider la mer avec une petite cuillère

Depuis l'annonce du plan de rigueur annoncé pour le redressement d'Airbus, ce sujet s'est invité dans la campagne présidentielle. C'est d'ailleurs bien normal que les prétendants à la Présidence de la République s'impliquent sur cette question essentielle touchant à l'avenir de l'aéronautique Française et Européenne mais aussi à la vie quotidienne de dizaines de millers de foyers.

Nicolas Sarkozy a commencé à soutenir le plan proposé par la Direction d'Airbus et par le Gouvernement pour faire volte face une fois venu rendre visite aux salariés d'Airbus à Toulouse. Dans un premier temps il proposait que le redressement d'Airbus soit l'affaire du privé mais il a du se rendre à l'évidence que sans l'appui des Etats cette affaire risque de ne pas trouver de plan durable.

François Bayrou, comme à son habitude, essaie de faire la synthèse pour trouver une solution viable. C'est pourquoi il souhaite que les Etats se mobilisent pour sauver Airbus mais sur des bases nouvelles que celles que nous avons connues par le passé. Dois-je rappeler que les nominations se faisaient plus par copinage qu'avec le souci de l'intérêt industriel. Que n'a-t-on vu de dirigeants bien vus par le pouvoir se révéler de mauvais gestionaires et repartir les poches pleines de stock options alors que l'entreprise devait faire face à de grandes difficultés. Pour François Bayrou il faut que les Etats Européens viennent en aide à Airbus comme les Etats Unis l'ont fait vis à vis de Boeing en faisant appel à la commande publique. Je veux rappeler ici que dans les années 90 la compagnie Air France était en faillite. L'Etat a alors injecté 20 milliards de Francs pour sauver la compagnie. Depuis lors Air France est sortie du rouge et est devenue la première compagnie mondiale. Si l'Etat n'avait pas agi comme il l'a fait, Air France aurait connu la liquidation judiciaire et aurait donc disparu comme d'autres compagnies l'ont fait. La solution Bayrou est donc la seule qui tienne la route et qui permette de sortir des difficultés dans lesquelles Airbus se trouve.

Ségolène Royal enfin a proposé que les Régions deviennent actionnaires d'Airbus pour participer au capital et apporter leurs contributions. C'est certes très sympathiques mais cela reste symbolique. La contribution des Régions représenterait 0,6% du capital, même pas de quoi donner aux Régions un siège au Conseil d'Administration. Madame Royal propose de vider la mer avec une petite cuillère! Cette proposition n'est pas sérieuse et ne relève que de la posture, le temps de faire une photo au milieu des Présidents de Régions socialistes, rien de plus.

Ce dossier montre réellement la capacité des uns et des autres à diriger un pays. Les uns improvisent, virevoltent, tandis que François Bayrou fait des propositions sérieuses et viables. C'est à l'épreuve des faits que l'on juge de la dimension présidentielle des candidats. Et franchement, sur l'affaire Airbus, Bayrou dépasse encore une fois tout le monde sans contestation possible.

lundi 5 mars 2007

Tour de France

J’étais, le week-end dernier, dans les Pyrénées Atlantiques et plus précisément à Sallies de Béarn, pour installer les « comités Bayrou » dans ce département. Ces comités sont constitués de femmes et d’hommes responsables, au niveau des cantons, de la campagne de François Bayrou. En effet, le candidat a souhaité que sa campagne soit active, réactive, proche des Françaises et des Français et donc pour cela mieux vaut une organisation de proximité plutôt qu’une campagne téléguidée depuis un siège de campagne Parisien. De ce fait, ce sont désormais près de 4.500 responsables cantonaux qui sont à pied d’œuvre pour animer la campagne électorale et se faire les messagers de François Bayrou.

Une campagne à son image, proche des gens, simple mais efficace. Ici on ne privilégie pas les strass, les paillettes et l’apparence comme chez d’autres, ni les éléphants ou les barons, on préfère la simplicité, celle qui met tout le monde à l’aise et qui permet de construire des échanges constructifs entre les citoyens de notre pays.

Pendant ce temps, les concurrents de droite et de gauche, s’inquiètent, s’agitent, créent des comités et des cellules TSB (tout sauf Bayrou). Mais que peuvent-ils contre une vague populaire qui devient insensible aux rodomontades des ces tenants de l’ordre ancien. Car ce que propose Bayrou est tellement plus enthousiasmant pour nos concitoyens que le message des autres qui pourrait se résumer à ce slogan « on prend les mêmes et on recommence ! »

Ainsi, avec l’installation des « comités Bayrou » des Pyrénées Atlantique, département de notre candidat, s’achève cette partie d’organisation que nous avons faite dans toute la France. Je viens donc de terminer un périple qui avait commencé pour moi à Nice, bien entendu, pour se terminer dans le Béarn cher à François Bayrou. Désormais, la campagne va pouvoir commencer ! C’est tant pis pour ceux qui croyaient qu’on allait marquer une pause, on va, au contraire redoubler d’activité. Nos concurrents peuvent toujours nous surveiller, ça va leur donner beaucoup de travail au détriment de leur propre campagne. Décidément que les leaders de la gauche et de la droite ignorent Bayrou et les Français lui apportent leur soutien, qu’ils l’attaquent et ils le trouvent encore plus sympathique. Le dénigrement a décidément du mal à porter ses fruits. Dure réalité de la vie politique…

dimanche 4 mars 2007

Ils ne l'attendaient pas...

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n'attendaient pas François Bayrou. L'un et l'autre s'étaient donnés rendez-vous pour cette élection sans imaginer qu'un trouble fête allait venir remettre en cause leur scénario. Car rappelez-vous, ils s'étaient désignés réciproquement adversaires, ils avaient décidé de se faire la guerre, la bonne vieille guerre droite-gauche, une guerre qui n'intéresse plus qu'eux. La gauche voulait battre la droite et la droite voulait battre la gauche.

Mais voilà qu'est apparu François Bayrou pour mettre tout le monde d'accord, non la gauche et la droite qui s'enfoncent dans leur logique dépassée de la guerre de tranchée, mais le peuple Français qui se sent soudain entendu. De ce fait le combat Sarko-Ségo prend un sérieux coup de vieux. Il y a un tel décalage entre les attentes de nos concitoyens et les discours stéréotypés voire caricaturaux des candidats de la gauche et de la droite qu'on sent un malaise monter dans ces deux camps. Les électeurs, même les plus fidèles de ces deux tendances s'interrogent puis se détournent pour rallier le camp Bayrou. Ils n'y croient plus parce que ces démarches sont celles d'un autre temps.

En revanche les Français croient en l'avenir. Ils sont particulièrement attentifs aux discours des uns et des autres. Il se trouve que la démarche de François Bayrou qui refuse la démagogie et qui propose à ses concitoyens de leur dire la vérité emporte l'adhésion du plus grand nombre. Car pour les Françaises et les Français que je rencontre, les intérêts de la gauche et de la droite sont bien les cadets de leurs soucis.

Fébriles, les candidats jumeaux Sarko-Ségo ne savent plus comment adapter leur campagne. La gauche a fait appel aux éléphants du PS! Ca n'est pas une vision pour l'avenir, c'est tout juste du rafistolage entre des tendances qui ont entre elles le minimum vital, se retrouver au pouvoir. Quant à la droite, après avoir prôné la rupture, elle cherche à incarner la continuité. Après avoir tenté l'ouverture elle se recroqueville sur elle-même. Elle en vient même à mettre en place une cellule de surveillance de François Bayrou. Ce sont les RG-maison façon UMP! Ces deux candidats donnent l'impression de perdre la main ou de perdre les pédales. C'est comme si deux acteurs avaient répété une pièce et que le soir de la représentation on leur demande d'en jouer une dont ils n'ont pas appris les rôles. Si ça continue le public va finir pas les siffler. Mais comme on n'est pas au théatre, le coup de sifflet se traduira pas un bulletin Bayrou dans l'urne!

samedi 3 mars 2007

Honte aux discriminations.

Il y a quelques jours, le journal Nice Matin publiait un article relatif à un règlement de copropriété qui mentionnait que l’occupation de logements était interdite aux juifs. Honte à ceux qui ont rédigé cette disposition qui remonte à la dernière guerre, du temps où le régime nazi et ses affidés de l’Etat Français pourchassaient les juifs, les déportaient et les exterminaient. Cette disposition retrouvée dans un règlement de copropriété avait du tomber dans l’oubli de ceux qui aujourd’hui n’avaient pas pris la peine de relire et surtout d’enlever un article aussi odieux. J’ajoute que s’il était prouvé que quelqu’un avait eu connaissance de cette clause et l’avait « couverte » ou bien que quelqu’un s’opposerait à son retrait, une action en justice pourrait être intentée afin de faire rendre condamner les responsables pour comportement antisémite.

Ceci étant, il faut bien admettre que des comportements à caractère raciste sont enregistrés quasiment tous les jours lors de la location de logements par exemple. Ceci n’est pas toujours dit clairement car les contrevenants savent qu’ils encourent des peines sévères en cas de plainte. Mais lorsqu’une personne à la recherche d’un logement se présente, il n’est pas rare qu’elle reçoive un refus surtout si c’est une personne de couleur ou encore d’origine maghrébine. J’en ai hélas des témoignages personnels qui me sont rapportés par des victimes qui n’osent porter plainte pour ne pas se faire remarquer. Ceci est vrai également en matière d’emploi. De nombreux reportages télévisés ont été diffusés sur ce sujet qui montrent que le racisme ordinaire, le racisme au quotidien, cela existe, je dirais même que c’est hélas très répandu.

Et pourtant nous sommes dans la France des Droits de l’Homme, dans la France moderne du troisième millénaire. N’est-il pas grand temps que cela change une bonne fois pour toutes et que les êtres humains soient traités avec dignité pour ce qu’ils sont et non pour l’étiquette que certains leur collent arbitrairement. Le racisme d’Etat, la discrimination officielle ont disparu et ont laissé la place à des lois très répressives pour empêcher ce genre de comportement. Mais les attitudes à caractère raciste et antisémite subsistent, voire se développent. Leur éradication passe notamment par l’application stricte de nos lois mais aussi par un effort de pédagogie qui commence par l’éducation à l’école mais aussi à la maison. Et dans ce domaine il ne faut aucune indulgence car le moindre propos déplacé laisse la place à une discrimination, à une humiliation encore beaucoup plus grandes. Alors je souhaite que chacun d’entre nous soit très vigilant sur ces questions et accepte de se mettre quelques minutes seulement à la place des victimes de ces discriminations. Alors chacun comprendra que ça ne peut plus durer !

vendredi 2 mars 2007

L’aide humanitaire et la transparence

Je participais hier à une réunion de la Commission des Migrations du Conseil de l’Europe qui traitait notamment de l’aide humanitaire. A intervalles réguliers, nous sommes confrontés à de graves catastrophes humanitaires qui se produisent sur la planète : le Darfour, le Soudan, le Sri Lanka sont synonymes de ces catastrophes mais aussi le Tsunami qui avait englouti près de 300.000 personnes en l’espace de quelques minutes.

Face à ces événements, la solidarité mondiale se met en place et fait appel non seulement à la générosité des Etats mais aussi à celle des particulers qui répondent par des dons qu’ils envoient à un certain nombre d’ONG comme la Croix Rouge par exemple. Mais les questions que l’on doit se poser sont les suivantes : l’aide parvient-elle à ceux qui en ont véritablement besoin et n’y a-t-il pas de déperdition du fait de la concurrence entre certains organismes chargés de récolter et de répartir les fonds ?

Ce sont les questions que nous soulevons au sein du Conseil de l’Europe. Il faut savoir que les catastrophes naturelles entrainent chaque année environ 10 millions de réfugiés et près de 20 millions de déplacés à l’intérieur des frontières de leurs pays. C’est un phénomène d’une ampleur tout à fait considérable. Les actions sont en général menées sous l’égide de l’ONU qui agit en coopération avec près de 180 organisations, agences de l’ONU, ONG comme la Croix Rouge, etc.

Nous imaginons que dans ces conditions il puisse y avoir des rivalités, des déperditions, de mauvaises coordinations, etc. Mais rappelons que l’objectif est de sauver des vies humaines, il faut donc corriger tout ce qui doit l’être afin de rendre le dispositif plus efficace.

C’est pourquoi nous avons demandé à ce que les missions soient menées par un organisme fort, l’ONU par exemple, mais qu’il puisse disposer de l’autorité nécessaire pour assurer une vraie coordination entre les différents acteurs, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui. Je pense qu’il faut éviter la trop grande dispersion des agences qui souvent agissent dans leur coin sans en référer à personne. Enfin il est indispensable que l’action humanitaire soit soutenue par des équipes situées dans les pays concernés qui doivent pouvoir être formées au préalable. L’action que nous menons au sein du Conseil de l’Europe peut sembler moins spectaculaire que certaines prises de positions politiciennes Franco Françaises, mais ne croyez-vous pas que sur de tels sujets, on touche à l’essentiel ?

jeudi 1 mars 2007

Ambiance de campagne

La campagne présidentielle est désormais largement lancée. Même si l’on ne sait pas encore exactement quel sera le nombre définitif de candidats car tous n’ont pas obtenu les signatures leur permettant « d’y aller », on commence en tout cas à voir se dessiner entre quels candidats l’élection se jouera. Ils sont trois ; Bayrou, Royal, Sarkozy (par ordre alphabétique).

Pour ma part, engagé dans la campagne de François Bayrou, j’assure la coordination des actions dites « de terrain » et suis amené à me déplacer pour animer moi-même un certain nombre de réunions. Je peux dire que l’ambiance est extraordinaire dans le cercle de plus en plus large de nos sympathisants mais aussi dans la population qui nous aborde pour nous dire beaucoup de bien de notre candidat. François Bayrou suscite un véritable espoir. Jusque là, nos concitoyens avaient tendance à désespérer de la politique. Certains allaient jusqu’à dire que les Français n’aimaient pas la politique. Ceci est faux. Les Français aiment la politique mais avaient le sentiment que la politiquer ne les aimaient pas. Par sa franchise, sa simplicité, sa force de conviction, son amour de la France et sa volonté de rassembler les Français, François Bayrou redonne envie à nos concitoyens de s’engager non dans un clan, mais pour la France.

J’étais ces jours-ci à Toulouse où je rencontrais notre équipe de campagne. Des jeunes et des moins jeunes, des actifs, des retraités, des chômeurs étaient présents pour m’accueillir. Tous déterminés à faire gagner notre candidat, ils étaient enthousiastes et heureux de mener campagne. Pourtant la réalité d’une campagne électorale c’est donner beaucoup de son temps, de son énergie, parfois même de ses économies pour aider celui qui incarne vos idées, vos attentes. Je tiens à rendre hommage à ces milliers de militants anonymes qui sur le terrain œuvrent inlassablement pour relayer le programme de François Bayrou. Ce sont des messagers sincères et engagés qui font ce travail avec désintéressement et générosité. Ils n’attendent aucun honneur, aucune récompense sinon celle de voir gagner leur champion pour qu’il fasse à son tour gagner la France. Alors permettez-moi de leur adresser un grand coup de chapeau et de les remercier pour ce travail remarquable sans lequel la campagne ne serait pas aussi efficace et sympathique qu’elle ne l’est.