Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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André Bonny, mon suppléant, mon ami.

André Bonny vient de nous quitter. Depuis plusieurs mois il luttait contre une terrible maladie. Jusqu'au bout il pensait avoir raison d'elle et c'est hélas elle qui vient d'avoir le dernier mot. Il y croyait et nous avons essayé d'y croire avec lui, alors que nous savions que de ce combat il ne pouvait pas sortir vainqueur. Je connaissais André depuis 25 ans. Nous avions siégé ensemble au Conseil Municipal de la ville de Nice. Il s'occupait avec un dévouement exemplaire des Anciens Combattants mais aussi de la Jeunesse et des Sports. Il faisait partie de ces serviteurs de la "chose publique" qui ne comptent ni leurs heures, ni leur fatigue pour remplir les missions qui leur sont confiées. En 1993 il acceptait de devenir mon suppléant dans la troisième circonscription des Alpes Maritimes où nous étions confrontés à Jean Marie Le Pen. Ce combat ne lui faisait pas peur, il le stimulait. Depuis lors il m'a accompagné dans ma tâche pendant trois législatures. Il me représentait partout où je ne pouvais être présent moi-même avec gentillesse et sens du devoir. Les gens l'appréciaient car c'était un homme de coeur. Il faisait beaucoup de bien autour de lui, de façon discrète mais avec une générosité qui forçait l'admiration.

André c'était la loyauté et la fidélité. Le Président de la République était son ami. Souvent Jacques Chirac lui adressait des lettres manuscrites pour lui rappeler son amitié. A chaque fois que je rencontrais le Président, il me demandait des nouvelles de "Dédé". Il avait une devise "servir et non se servir". Car André était un homme aux goûts modestes qui trouvait ses satisfactions dans les services qu'il pouvait rendre à ses contemporains. A mon égard la loyauté était parfaite et jamais en 14 ans de suppléance il n'y eut l'ombre d'un désaccord entre lui et moi. Et puis c'était un grand patriote. Il avait servi sous les drapeaux en Algérie et en rappelait le souvenir en particulier pour ceux qui n'eurent pas le bonheur d'en revenir. Il défendait les valeurs nationales avec conviction et ne manquait jamais une cérémonie au Monument aux Morts.

André incarnait enfin le courage. Jamais il ne se plaignait. Il avait enduré les souffrances de ces derniers mois avec une force de caractère incroyable. Il avait décidé de ne pas évoquer sa maladie avec moi: je respectais ce choix. Jusqu'au bout il a tenu à accomplir sa tâche de suppléant, et il l'a fait avec courage. Lundi soir il participait comme chaque semaine au conseil d'administration de l'association OGCNice, mardi après-midi il recevait encore de nombreux visiteurs à la permanence et il me parlait de ses projets à propos des futures échéances électorales. C'était un homme brisé par la fatigue et la maladie mais qui est resté debout jusqu'à son dernier souffle. Son départ est cruel pour tous ses amis et pour moi en particulier. Mais son exemple, celui d'un homme au service des autres, restera dans nos mémoires à jamais. Je lui dédierai ma prochaine campagne électorale car s'il était resté parmi nous il y aurait pris une part active. Merci André. Au revoir.

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Commentaires

1. Le dimanche 11 février 2007 à 10:23, par Claude

Nous nous attendions à cette issue, mais quelle difficulté à l'admettre.
André disait " nous sommes l'équipe qui gagne"
En son honneur, nous devons unir nos forces et continuer à gagner pour lui rendre hommage.
André nous aidera

2. Le dimanche 11 février 2007 à 11:27, par stephane

rendons hommage à celui qui c'est toujours battu pour faire avancer des grandes causes

jusqu'à la fin , il aura démontré son engagement et sa détermination

lors des prochains rdv éléctoraux , pensons à lui et unissons nos forces

apportons à sa famille et ses proches tous nos témoignages de reconnaissance


3. Le dimanche 11 février 2007 à 12:12, par Max

Toutes mes condoléances à sa famille, ses proches, ses collaborateurs et sa grande famille politique.


Il est des hommes dont le combat n'est pas vain.

4. Le dimanche 11 février 2007 à 17:16, par Patrick & Françoise LAFARGUE

Nous l'avions trouvé très fatigué lors de tes voeux. c'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons sa disparition. Il était l'exemple même de l'homme politique intègre et de convictions.

5. Le lundi 12 février 2007 à 09:31, par Martine DUBUS

Je suis triste de son départ car André a toujours été un homme fidèle, à ses convictions, à ses amis . Il était proche des gens, avec toujours un mot gentil dans ses discours, pour les uns, pour les autres. c'est sûr il va nous manquer car nous avions tant l'habitude de le voir au sein du monde associatif aussi ....

6. Le lundi 12 février 2007 à 10:20, par Pierre SILVI

J'ai eu l'occasion de le rencontrer pour la dernière fois à l'assemblée générale de l'ogcn association où malgré sa faiblesse physique évidente il a fait preuve d'une ferveur de débutant.

Nous perdons beaucoup car son amour pour notre club et au-delà pour sa ville et son pays s'est matérialisé tout au long de sa vie par une activité débordante au service des autres. Pierre SILVI

7. Le lundi 12 février 2007 à 15:35, par Jean François Pasquini

Je tiens particuliérement a rendre hommage à André Bonny pour les valeurs qu'il a su nous transmettre, et pour sa grande fidélité..
Pour ces raisons , une relation exceptionnelle s'était établi entre André et mon pére .
Ils nous manquent, mais ils continueront a etre présents parmi nous chaque fois qu'un hommage sera rendu a ceux qui ont bien mérité de la France .
Je pense en ce moment a son épouse , son fils et tous ses proches a qui je transmets mes sincéres condoléances

Jean François Pasquini

8. Le mardi 13 février 2007 à 11:41, par Annie Pasquini

C’est avec un vrai chagrin que j’apprends la disparition de André Bonny, le fidèle parmi les fidèles, l’homme sur lequel on pouvait toujours compter, quand l’intérêt de sa ville et de son pays était en question.

Son dévouement à la chose publique était en tous points remarquable.

Sens de l’honneur, intégrité, dévouement, fidélité en amitié, voila ce qui me parait caractériser l’ami de toujours.

La dignité et le courage dont il a fait preuve dans les quelques mois de sa maladie sont une leçon pour nous tous.

Oui il va cruellement nous manquer, pas seulement à vous Rudy Salles, pas seulement à ses amis si nombreux, mais à notre ville.

Il s’en va entouré du respect de tous.

Qu’il me soit permis d’embrasser ici son épouse Lysianne et son fils Gildas qui était sa fierté.

9. Le mardi 13 février 2007 à 16:24, par Monique

Je connaissais André BONNY depuis 25 ans. Il a toujous aidé très attentif, extrêmement simple et sincère. J'adresse ici mes très sincères condoléances à Marie-Hélène ainsi que mon amitié.

10. Le mardi 13 février 2007 à 17:45, par Annie Pasquini

L'épouse de André Bonny s'appelle Lysianne Marie- Hélène.

C'est pour cela que l'on trouvera des condoléances aux deux prénoms, mais à la même amie.

11. Le mardi 13 février 2007 à 20:51, par Philippe

J'ai rencontré André bonny lors de la derniere campagne pour les cantonales. J'avais tracté pour lui. Son devouement, son engagement, et sa passion pour notre ville seront pour moi toujours une source d'inspiration.
J'adresse à sa famille mes tres sincères condoléances.

12. Le mardi 13 février 2007 à 21:16, par VAIANI Marcel

C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris sa disparition.
Mes condoléances les plus sincères à sa famille et à ses propches. Para un jour para toujours, il le resta toute sa vie, avec les vraies valeurs d'un grand soldat.

Marcel VAIANI

13. Le dimanche 10 février 2008 à 12:14, par Christine

Etonnante rencontre d'un homme qui a connut mon grand-père, et qui en gardait un précieux souvenir. Il est devenu très rapidement un ami, mais trop vite parti.

14. Le jeudi 1 mai 2008 à 08:39, par chouchou

mes pensées sont toujours pour toi, tu es et resteras à jamais dans mon coeur. Je sais les hivers, je sais le froid, mais la vie sans toi, je sais pas.....................

15. Le lundi 26 mai 2008 à 12:29, par Fille :: site

bonjour, j'ai rouvé ce billet fort intéressant :) je me demndais pourquoi cette précision :bdepuis plusieurs mois il luttait contre une terrible maladie ... ;) je te souhaite une bonnne continuation !

16. Le vendredi 13 juin 2008 à 18:26, par CHOUCHOU

Si la réponse N° 15 concerne la phrase N°14, je répondrai au pourquoi : M. Bonny est entré dans ma vie j'avais 8 ans, il en est parti 41 ans plus tard. J'espère avoir éclairci la petite précision......

17. Le mardi 14 octobre 2008 à 21:37, par TIGRINE Karim

Repose en paix cher Ami

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