vendredi 2 février 2007
Jean Lassalle à Tokyo pour sauver les emplois dans la vallée d'Aspe

Chacun se souvient de la grève de la faim que s'était infligé le Député Béarnais Jean Lassalle à l'Assemblée Nationale pour sauver les emplois menacés par la société Japonaise Toyal dans la vallée d'Aspe. Ce type d'action était une première dans l'histoire de la République. Au début les observateurs traitaient cela par la dérision, pensant que cette grève de la faim était un "coup de pub". C'était mal connaitre Jean Lassalle qui n'est pas une "star du show biz" mais un homme responsable profondément attaché à sa région et qui n'accepte pas les injustices, allant jusqu'à se mettre en danger pour sauver une juste cause.
Mes collègues élus qui ne connaissaient pas Jean comme je le connais, se moquaient de lui dès le départ. Quant au Président de l'Assemblée, il envisageait de le faire partir de la salle des quatre colonnes cas cette grève de la faim faisait mauvais genre au coeur du Parlement de la République. Pendant ce temps, les pouvoirs publics ne se souciaient pas de régler le problème. D'ailleurs si Jean Lassalle fut amené à prendre une telle initiative c'est parce-que jusque là tout avait échoué. Les courriers étaient restés vains, les démarches n'avaient pas été entendues. C'est hélas comme cela que fonctionne la République d'aujourd'hui où même les parlementaires ne sont pas respectés quand ils défendent une cause aussi louable.
Jean Lassalle a poursuivi sa grève de la faim jusqu'à mettre sa santé en danger. C'est alors que le Gouvervement a bougé. Le Premier Ministre, le Ministre de l'Intérieur sont enfin entrés dans la danse et ont proposé à la société Toyal des garanties pour qu'ils maintiennent les emplois menacés. Mais passé le jour, les engagements se sont estompés et la vie a repris son cours à peu près comme si rien ne s'était passé. Jean Lassalle est resté vigilant et me confiait qu'il ne baisserait pas les bras tant que le problème ne serait pas réglé. C'est pourquoi il s'en est allé à Tokyo rencontrer les responsables de la société Toyal afin de vérifier que les engagements seraient tenus. Il en revient avec des assurances nouvelles. Gageons que cette fois la parole sera tenue. En tout cas, ce que je sais, c'est que Jean Lassalle ne lâchera pas les responsables de cette affaire. C'est l'honneur d'un homme de parole et d'engagement.
Ce billet, écrit à 06:52 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :