Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 24 janvier 2007

De la démocratie participative…

Quelle belle invention que cette expression voulue par Ségolène Royal. En fait, on voudrait nous faire croire que cette tournée consiste à écouter le peuple pour définir un programme. Je lisais dans le journal « Libération » les détails de la mise en scène qui entoure ce genre d’exercice. La salle est disposée en rond autour d’une sorte de ring où se succèdent des interlocuteurs venant exprimer leurs problèmes et leurs propositions. Puis viennent s’exprimer des experts qui donnent une orientation au débat. La candidate s’exprime par deux fois pour dire qu’elle écoute !

En fait la « démocratie participative » n’est que le cache sexe d’une indigence programmatique évidente. Car vous pouvez toujours chercher les propositions de madame Royal pour résoudre les problèmes du pays, vous risquez de rester sur votre faim. On est dans la campagne gadget, celle qui amuse la galerie. Il n’y a ni vraiment démocratie, ni vraiment participation. Il y a un jeu d’acteurs qui donne l’impression aux militants du PS de jouer un rôle mais personne n’en est convaincu. Je comprends que de plus en plus de Françaises et de Français, et notamment de gauche, s’interrogent sur les capacités de Madame Royal à diriger le pays. Il faudra bien un jour sortir de ce jeu pour enfin donner un cap à la France. Je pense que la candidate socialiste n’est pas faite pour cela. Erreur de casting dites-vous ?