Il n'ont pas changé
Par Rudy Salles, dimanche 21 janvier 2007 à 06:47 :: Politique :: #292 :: rss

J'étais invité sur le plateau de France 3 Méditerranée hier pour un débat relatif à l'emploi, au logement, aux retraites, autant de sujets qui constituent les dossiers sociaux les plus lourds que notre pays ait à traiter. Mon opposant était un Conseiller Régional communiste. Au demeurant un homme sympathique mais dont les idées restent figées sur des principes qui ont tous et partout échoué: faire payer les riches pour donner aux pauvres, garantir l'emploi et augmenter les salaires, à bas le libéralisme, etc. Le bréviaire, si j'ose dire, commence à être usé. Et par dessus tout, le contenu de ce programme a fait ses preuves. Il n'y a pas un exemple au monde où un tel programme ait réussi. Le mur de Berlin est tombé, l'URSS s'est effondrée et les communistes Français continuent comme si rien ne s'était passé. Ils ont, qui plus est, gouverné longtemps avec les socialistes, introduits les 35 heures, créé l'ISF et au final le pays a vu croître les difficultés et le chômage. J'ai même rappelé à mon interlocuteur qui regrettait la situation des sans logis que les "nouveaux pauvres" avaient été inventés du temps où la gauche était au pouvoir et qu'à l'époque ils n'avaient rien fait qui puisse régler le problème.
Je suis toujours étonné de voir comment de telles idéologies peuvent encore séduire quelques militants, de moins en moins nombreux c'est vrai, mais qui présentent ainsi une société virtuelle. Faire payer les "riches", c'est à dire en réalité les entreprises, c'est condamner les plus actifs à se délocaliser et aller créer des emplois aileurs que chez nous. Créer des dépenses nouvelles c'est alourdir les charges de l'Etat et donc hypothéquer son avenir et celui de nos enfants. Cette absence de réflexion amenant à refuser toute évolution est révélateur d'un parti en total déclin et dont l'histoire a définitivement basculé lors de l'effondrement de ses repères soviétiques. Les socialistes le savent mais par nécessité maintiennent artificiellement cette formation en mesure de constituer un allié. C'est là aussi une attitude rétrograde qui l'amène à faire des gestes en sa direction pour avoir la paix politique, même si les Français doivent ensuite en faire les frais. Parce que faire des concessions au PC n'est certainement pas de nature à garantir l'avenir de la France.
Commentaires
1. Le dimanche 21 janvier 2007 à 22:35, par laurent de russie
2. Le mercredi 24 janvier 2007 à 18:24, par Christophe
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