vendredi 29 décembre 2006
On n'est pas obligé de perdre la raison...

Habitué de prendre l'avion régulièrement pour aller à l'Assemblée Nationale, les contrôles de sécurité sont devenus pour moi des automatismes. Même si je dois dire que parfois on se prête au jeu avec un peu d'agacement: il faut faire la queue, on vous explique pour la énième fois comment procéder (vider vos poches, enlever votre veste, sortir votre ordinateur de son étui, et depuis peu ne pas transporter de liquide à l'exception de flacons ne dépassant pas les 100 ml). Tout cela est une routine, une rengaine pour ceux qui y sont soumis toutes les semaines et parfois un casse tête pour ceux qui pratiquent peu ce genre de cérémonial. Cela fait partie des contingences quotidiennes mais la sécurité est à ce prix. Néanmoins il faut prendre garde de conserver son libre arbitre. Ca n'est pas parce que vous avez quelque chose dans les mains que vous devez obligatoirement le déposer sur le tapis roulant qui traverse la machine aux rayons X. Ainsi une grand mère émue ou totalement idiote (je vous laisse le choix) vient-elle de déposer sur le tapis roulant son petit fils âgé de quelques mois. Les contrôleurs l'ont réceptionné de l'autre côté de l'appareil, c'est à dire après qu'il ait subi des radiations. Il fut transporté immédiatement à l'hôpital pour vérifier qu'il n'avait subi aucune séquelle. Heureusement pour lui, il n'y aura pas de conséquence. Mais je pense qu'à l'avenir, cette jeune grand mère de 56 ans aurait intérêt à voyager en "bagage accompagné", pardon en "grand-mère accompagnée". Cette catégorie n'existait pas mais après cet épisode insolite vécu dans un aéroport Américain, on pourrait peut-être l'inventer!
Ce billet, écrit à 06:08 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :