vendredi 22 décembre 2006
Honte au Maire de Nice !
Décidément, il en coûte de n’être pas politiquement d’accord avec Monsieur Jacques Peyrat. En effet, si en tant qu’élu vous osez l’affronter, exprimer un désaccord, alors vous aurez droit à une réaction furibonde de sa part faite d’insultes, de calomnies et j’en passe. Les Niçoises et les Niçois qui le subissent le savent mieux que quiconque. Je dirais qu’ils en font les frais tous les jours. J’ai assisté moi-même à des réunions de quartiers où les braves participants qui exprimaient un point de vue se faisaient tout bonnement renvoyer dans leurs buts avec pertes et fracas. Dernièrement, les personnels du Palais des Congrès Acropolis qui défendaient leur outil de travail et leur propre emploi se sont vus traiter de « fous furieux, repus et braillards ». J’ai eu, pour ma part, l’outrecuidance de défendre leur cause et de proposer la création d’une société d’économie mixte pour gérer Acropolis en lieu et place de la privatisation voulue par le Maire et donc c’est à mon tour d’être destinataire de sa hargne. Proférant à mon endroit des propos calomnieux et insultants, je réagis avec calme en me disant que venant d’un tel individu ce type de propos se transforme en compliment. Néanmoins, j’ai honte pour lui et pour ma ville. Que le Conseil Municipal se transforme, par la volonté de celui qui le préside, en foire d’empoigne, est assez misérable. Qu’en outre il s’allie au groupe du Front National de l’Assemblée Communale pour tenter de me salir n’est que la manifestation de sa vraie nature : il est adhérent de l’UMP mais a toujours gardé une étroite connivence avec l’extrême droite qu’il a présidée très longtemps dans les Alpes Maritimes. Qu’enfin son équipe de « godillots » qui s’affiche sous l’étiquette « majorité municipale » se taise et le conforte ainsi dans ses délires est d’une affligeante médiocrité. Les Niçoises et les Niçois sont lassés de ces grotesques gesticulations. Ils attendent de leurs élus un comportement digne et non pas cette caricature qui déconsidère la Municipalité et donc la ville. Ils attendent tout simplement le moment de montrer à Monsieur Peyrat mais aussi à ses colistiers le chemin de la sortie. Ce jour là Nice vivra une sorte de « libération » et une entrée dans le droit commun des villes qui pratiquent la démocratie. J’appelle de mes vœux ce changement auquel je me prépare pour proposer enfin cette alternance heureuse. Il y a hélas encore 15 mois à patienter !
Ce billet, écrit à 01:28 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :