samedi 16 décembre 2006
Un début de campagne pas comme les autres.

Les strass et les paillettes ne sont pas le genre de François Bayrou. Candidat déclaré à la Présidence de la République depuis le 2 décembre dernier, il a repris les routes de France pour aller à la rencontre de ses concitoyens. La presse a qualifié cette nouvelle série de déplacements de Bayrou : « le labourage ». Il y a de cela dans la démarche. Le labourage c’est effectivement quand on touche la terre, pas quand on l’effleure. Et ce candidat n’a pas l’intention de rencontrer les Français en surface mais en profondeur, pour que le dialogue qu’il entreprend avec eux ne donne pas l’impression mutuelle d’une « brève rencontre » mais plutôt d’un échange que l’on n’oublie ni d’un côté, ni de l’autre. C’est exactement ce qui s’est passé pour son premier déplacement de candidat dans la Région Nord Pas de Calais et plus précisément dans l’agglomération Lilloise. François Bayrou y a passé deux jours pleins où il a pu rencontrer les gens dans leur vie de tous les jours, avec leurs problèmes mais aussi avec leurs espérances. Il me racontait notamment ce témoignage d’une jeune fille d’origine Maghrébine qui lui disait ceci : « Je me comporte en bonne Française que je suis, je ne suis pas voilée, j’ai fait des études supérieures, j’aime ce pays et pourtant je cherche du travail et n’en trouve pas car au moment où j’indique mon nom les portes se ferment ». Ce témoignage parle plus que de longs discours sur les problèmes de l’intégration. Non seulement François Bayrou a écouté ce message, mais surtout il est déterminé à en faire disparaître les causes ce qu’aucune majorité jusque là n’est parvenue à mener à bien. Et qu’on ne vienne pas lui parler de la gauche et de la droite dans cette affaire qui depuis 25 ans n’ont qu’un discours politicien à proposer sans qu’aucune mesure ne vienne régler ce type de problème. Et on pourrait multiplier à l’infini les difficultés rencontrées par la société Française qui restent sans solution mais sur lesquelles les uns et les autres nous assènent des discours stériles. Les deux journées passées à Lille se sont clôturées par une grande réunion publique au Zénith de la ville. La salle était trop petite pour accueillir les 2.000 personnes venues écouter François Bayrou. Ici, pas de discours électrisé à la Sarkozy pour enflammer les foules. A quoi cela sert-il ? Ni de réunion publique à la Royal où un discours écrit par d’autres est lu sans véritable sincérité. Bayrou faisant un discours à une foule, c’est comme s’il s’adressait à chacun de ceux qui l’écoutent en particulier. Il y a de l’authenticité dans sa démarche, de la sincérité dans son regard et de la vérité dans ses paroles. C’est nouveau et ça fait du bien parce que, grâce à lui, cette campagne démarre sur une relation de confiance retrouvée entre les Français et la politique. En tant qu’élu chargé des déplacements du candidat François Bayrou, je suis un homme heureux parce que mener un tel combat politique vous tire forcément vers le haut même si je ne sous estime pas la dureté de ce que sera cette campagne électorale. Alors après Lille, suivra Lyon la semaine prochaine et je suis heureux de vous annoncer que François Bayrou sera à Nice les 20 et 21 janvier prochains. Nous serons heureux et fiers de lui montrer que les Niçoises et les Niçois seront derrière lui lors du grand rendez-vous présidentiel de 2007.
Ce billet, écrit à 06:03 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :