Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 12 décembre 2006

Acropolis: le bâteau ivre

Ambiance suréaliste jeudi dernier au Palais des Congrès Acropolis de Nice à l'occasion de l'inauguration des "Entrepenariales" organisées par l'UPE des Alpes Maritimes. En effet, le Maire de Nice se trouvait là et manifestait sa mauvaise humeur parce que le Président de la Chambre de Commerce, commençant son discours, avait dit "Messieurs et Mesdames les élus" et n'avait pas cité séparément "Monsieur le Sénateur Maire" avec un coup de "brosse à reluire" comme il les aime tant...Mais au delà de cette péripétie qui prête à sourire, il y avait un enjeu autrement plus important qui se jouait dans ce Palais, le projet de privatisation d'Acropolis. Le Maire ne s'exprima pas sur le sujet, pas plus au personnel qu'à la Direction, comme si le sujet n'était pas à l'ordre du jour. Et comme pour signifier le mépris qu'il porte aux acteurs de cette institution, il faisait le jour même une conférence de presse pour annoncer qu'il avait décidé de privatiser le Palais et de le confier à la Société GL Events, société qui avait été recalée quelques années auparavant pour la même gestion. J'aurai bien entendu l'occasion de revenir sur le fond de cette affaire extrêmement importante pour l'avenir du tourisme d'affaire dans notre ville, mais je voulais faire part de mon écoeurement devant autant de mépris manifesté à l'égard des personnels et de la Direction du Palais qui ont eu le mérite, pendant des années, de porter Acropolis à bout de bras tandis que la municipalité laissait tomber cet outil essentiel à l'économie de notre ville. C'est le contraire de ce que toutes les autres municipalités ont fait en pareil cas et je cite pour exemple la ville de Cannes. Décidément on se demande pourquoi le Maire de Nice prend ainsi un malin plaisir à humilier mais aussi à casser ce qui marche. Pour des raisons idéologiques, son ultra libéralisme le pousserait à privatiser "tout ce qui bouge"? Je ne le crois pas capable de telles orientations politiques. Est-il pour une politique de "rupture" comme le prône son parti aujourd'hui? Il ne romp pas facilement, même avec ses vieux engagements au Front National? Simplement je pense qu'il n'a pas réellement d'idée sur le sujet et qu'il entend le dernier qui a parlé. C'est encore une fois la politique du "coup de menton", sans réflexion ni explication. Car une solution peut être bonne ou mauvaise mais pour pouvoir la juger encore faudrait-il que tous les éléments soient sur la table et que l'on puisse ensuite se déterminer en connaissance de cause. Hélas la transparence n'est pas aujourd'hui une ligne de conduite de la municipalité. Bien d'autres exemples pourraient confirmer mes affirmations.