Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 8 décembre 2006

Grève des élus de gauche au Monument aux Morts

Le 5 décembre est devenu le jour officiel de la commémoration des victimes de la guerre d'Algérie et des combattants du Maroc et de Tunisie. Cette date a finalement été choisie pour mettre un terme à la polémique qui existait jusque là sur ces événements. En effet, les uns déposaient une gerbe aux Monuments aux Morts le 19 mars marquant la signature des Accords d'Evian qui devaient mettre un terme à la guerre d'Algérie. Malheureusement, le massacre de la rue d'Isly à Alger suivi d'autres massacres notamment à l'égard des Harkis a laissé à ces accords un goût amer chez tous ceux qui ont vécu cette période sanglante. Les autres commémoraient la fin de ces hostilités en se rendant devant les Monuments aux Morts le 16 octobre, date anniversaire du transfert des cendres du soldat inconnu au cimetière de Notre Dame de Lorette. Et à chaque fois, ces dépôts de gerbes étaient contestés par les uns et par les autres et donnaient lieu à des polémiques inadmissibles devant les Monuments aux Morts qui doivent être des lieux de receuillement et non des lieux d'affrontements. C'est pourquoi le Gouvernement a décidé que désormais la date officielle pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie serait celle du 5 décembre. C'est ainsi que mardi dernier nous avons déposé une gerbe devant les Monuments aux Morts de nos villes. Au "garde à vous" devant l'imposant monument de Nice, je me suis aperçu que la Région n'avait pas prévu de gerbe et qu'aucun élu de la majorité régionale n'avait daigné venir s'incliner devant la stèle dédiée aux anciens d'AFN. Sans doute ces élus continuent-ils de vouloir chercher l'affrontement en soutenant la date du 19 mars plutôt que la commémoration officielle. C'est faire affront aux anciens qui se sont battus et sont morts pour la France. Ils méritent notre reconnaissance. C'est surtout faire affront à ces dizaines de milliers de Harkis qui sont tombés après le 19 mars et qui sont encore traités aujourd'hui par le Président Algérien de "collabos".