Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Carton rouge pour le Pape

J'avais soutenu le Pape Benoit XVI à la suite des manifestations de haine qui avaient pris un tour planétaire en réaction à ses déclarations sur l'islamisme qui conduit à la violence. A cette époque, des manifestations "spontanées" avaient été déclenchées dans l'ensemble du monde musulman par des gens qui, pour la plupart, n'avaient pas connaissance des propos tenus par le Saint Père. Ces manifestations relevaient de la manipulation politique, une sorte de provocation contre la liberté de pensée et d'expression à laquelle nos sociétés sont très attachées. Ces manifestations faisaient suite à l'affaire dite "des caricatures" qui avait également mis le feu aux poudres alors qu'il ne s'agissait ni plus ni moins que de l'expression d'une liberté fondamentale, celle de la presse. On comprend que dans un tel contexte le voyage du Pape en Turquie apparaissait comme un exercice difficile. Le voyage pourrait-il être maintenu? La sécurité du Pape serait-elle assurée? Le Premier Ministre Turc viendrait-il l'accueillir? Autant de questions, autant de sujets qui ont du donner lieu à d'âpres négociations entre Ankarra et le Vatican. La réponse à nos interrogations a été apportée par l'arrivée du Pape sur le territoire Turc. Le Premier Ministre Turc estimant que ce voyage serait de nature à servir ses intérêts est allé accueillir le Saint Père à l'aéroport. Le cérémonial fut allégé mais la rencontre eut lieu devant les caméras du Monde entier. A la suite de quoi, le Pape qui s'était déclaré hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne il y a quelques mois, est devenu favorable à cette adhésion pourtant très controversée. J'estime que le Pape a fait un faux pas en s'invitant dans ce débat qui ne relève pas de l'Eglise mais des Etats Européens et des peuples. C'était donc le prix à payer pour que ce voyage ne soit pas l'échec qu'on annonçait? Je regrette que le Pape soit entré dans ce jeu qui ne rehausse ni son prestige, ni sa fonction.

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Commentaires

1. Le jeudi 30 novembre 2006 à 15:07, par PXII

Il faut bien essayer de trouver des solutions

2. Le jeudi 30 novembre 2006 à 16:02, par stephane

les religions ont été sources de conflits et de guerre dans le monde

que le pape garde son coté spirituel , qui doit etre avant tout le sien

qu'il laisse les politiques se parler

chacun dans son role

nous éviterons ainsi beaucoup de malentendus

3. Le jeudi 30 novembre 2006 à 20:36, par ROYAL :: site

Dans la matinée, le pape avait adopté une position visiblement moins conciliante qu'au début de sa visite de quatre jours mardi en Turquie, soulignant l'importance des "valeurs chrétiennes" de l'Europe et la nécessité du respect des droits des minorités religieuses au moment où Ankara frappe à la porte de l'UE.
Dans une déclaration commune avec le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, il a estimé que le respect de la liberté religieuse devait être un critère d'entrée dans l'Union européenne.
Les chrétiens turcs, notamment les orthodoxes, estiment subir des restrictions dans leur liberté d'action et d'organisation et sont favorables à une adhésion d'Ankara à l'Union, dans l'espoir qu'elle contribuera à améliorer leur situation.

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