mardi 14 novembre 2006
Plus Gaulliste que moi tu meurs !

Le 9 novembre est l’anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Cette date conne l’occasion à de nombreuses commémorations dans le pays. Il y a ceux qui s’inclinent devant la mémoire de l’Homme du 18 Juin. Il y a aussi ceux qui rendent hommage au Président de 1958, père de la Cinquième République. Il y a enfin ceux qui se réclament du « Gaullisme » et qui revendiquent une filiation avec le Général. Pour les deux premières catégories, De Gaulle est entré dans l’histoire. L’hommage qui lui est rendu est celui que l’on doit à un homme qui a joué un rôle important pour la Nation Française. Il ne devrait donc pas y avoir de démarche politique derrière cet hommage, encore que…De plus en plus de monde revendique une partie du Gaullisme… mais après tout, ça n’est pas anormal puisque De Gaulle appartient à notre histoire. En revanche, c’est dans la catégorie des « héritiers » que l’hommage est devenu le plus affligeant. Chacun revendique « son Gaullisme » et est prêt à s’affronter sur ce terrain, voire à se faire quelques « croque en jambes ». Ainsi, cet exercice a-t-il trouvé son apogée le 9 novembre dernier et s’est joué entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Le Président de la République, comme à son habitude, s’est rendu à Colombey les deux Eglises en compagnie des vieux Gaullistes et de la famille du Général. Mais à l’issue de la cérémonie au cimetière, le Président a prononcé un discours pour condamner les tenants de la rupture. Ainsi, Jacques Chirac excluait-il du champ Gaulliste son Ministre de l’Intérieur et Président de l’UMP. La réponse ne se fit pas attendre. Nicolas Sarkozy, en meeting à Saint Etienne disait haut et fort que le Gaullisme ne se commémorait pas mais qu’il se vivait. Il ajoutait que De Gaulle était l’homme de la rupture : il fallait donc comprendre que Sarkozy était son héritier. Enfin, au sortir de la cette réunion, le Président de l’UMP interrogé par la presse sur les raisons pour lesquelles il n’était pas allé à Colombey, il répondait sèchement qu’il n’avait pas été invité. Les conflits familiaux apparaissent toujours au grand jour devant le notaire le jour de l’héritage : on se déchire, on revendique et parfois on se quitte en se séparant pour toujours. C’est exactement l’ambiance qui règne aujourd’hui chez ceux qui se revendiquent héritiers du Gaullisme et qui en sont en même temps les fossoyeurs. La rupture, la vraie, entre les différents membres de cette famille, est programmée. Elle sera bientôt constatée par le notaire et ce notaire, c’est le peuple Français.
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :