Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 30 novembre 2006

Carton rouge pour le Pape

J'avais soutenu le Pape Benoit XVI à la suite des manifestations de haine qui avaient pris un tour planétaire en réaction à ses déclarations sur l'islamisme qui conduit à la violence. A cette époque, des manifestations "spontanées" avaient été déclenchées dans l'ensemble du monde musulman par des gens qui, pour la plupart, n'avaient pas connaissance des propos tenus par le Saint Père. Ces manifestations relevaient de la manipulation politique, une sorte de provocation contre la liberté de pensée et d'expression à laquelle nos sociétés sont très attachées. Ces manifestations faisaient suite à l'affaire dite "des caricatures" qui avait également mis le feu aux poudres alors qu'il ne s'agissait ni plus ni moins que de l'expression d'une liberté fondamentale, celle de la presse. On comprend que dans un tel contexte le voyage du Pape en Turquie apparaissait comme un exercice difficile. Le voyage pourrait-il être maintenu? La sécurité du Pape serait-elle assurée? Le Premier Ministre Turc viendrait-il l'accueillir? Autant de questions, autant de sujets qui ont du donner lieu à d'âpres négociations entre Ankarra et le Vatican. La réponse à nos interrogations a été apportée par l'arrivée du Pape sur le territoire Turc. Le Premier Ministre Turc estimant que ce voyage serait de nature à servir ses intérêts est allé accueillir le Saint Père à l'aéroport. Le cérémonial fut allégé mais la rencontre eut lieu devant les caméras du Monde entier. A la suite de quoi, le Pape qui s'était déclaré hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne il y a quelques mois, est devenu favorable à cette adhésion pourtant très controversée. J'estime que le Pape a fait un faux pas en s'invitant dans ce débat qui ne relève pas de l'Eglise mais des Etats Européens et des peuples. C'était donc le prix à payer pour que ce voyage ne soit pas l'échec qu'on annonçait? Je regrette que le Pape soit entré dans ce jeu qui ne rehausse ni son prestige, ni sa fonction.

mercredi 29 novembre 2006

Un quartier dans le noir

Régulièrement le quartier de l'Ariane à Nice est plongé dans le noir. Les raisons? La vulnérabilité des installations électriques et donc les actions répétées de quelques petits voyous qui mettent un malin plaisir à les détruire. Ainsi en a-t-il été la semaine dernière où le quartier a été privé d'éclairage public pendant plusieurs jours. Cette affaire est scandaleuse à plusieurs titres. Tout d'abord par le fait que quelques malfrats puissent ainsi porter atteinte à des installations publiques et que l'absence de lumière mette en difficulté les habitants de tout un quartier. Ensuite par l'absence de réaction de la Mairie de Nice qui n'a rien entrepris pendant ces quelques jurs pour assurer la réparation à laquelle les habitants et donc les contribuabes ont légitimement droit. La panne serait intervenue dans un autre quartier du centre ville ou de Cimiez par exemple, je pense que la Ville aurait réagi sans délai. Enfin, par l'irresponsabilité des autorités municipales qui savent que ce problème se reproduit régulièrement et dans les mêmes conditions. Il suffirait donc, comme je l'ai proposé à plusieurs reprises, que les transformateurs électriques ainsi visés soient blindés ou transférés en lieu sûr et dans ces conditions ce type de problème ne se reproduirait plus. Ca n'est pas si compliqué! Ca nécessite néanmoins que les élus concernés réagissent et traitent les problèmes plutôt que de passer sans les voir, sans même entendre les plaintes des habitants. Voilà comment fonctionne dans une ville comme Nice la démocratie de proximité. La démocratie est ignorée depuis longtemps en raison du mépris affiché envers la population de la part de la municipalité. Quant à la proximité, cet exemple apporte la preuve qu'elle est inexistante. Et l'on dit que les élus municipaux sont les plus proches du peuple? En théorie c'est certainement vrai mais Nice, dans la pratique, s'est éloignée depuis longtemps de ces bonnes pratiques!

mardi 28 novembre 2006

Des sondages et des urnes

A cinq mois de l'élection présidentielle, les médias ne cessent de nous asséner des sondages et de nous les présenter comme des vérités. Or chacun sait bien que ces études sont, au mieux, un instantané de l'opinion. Et encore! Je ne reviendrai pas sur les précédentes élections présidentielles sur lesquelles tous les instituts de sondages se sont trompés jusqu'au dernier jour. En 1965, personne n'avait prévu que De Gaulle serait mis en ballotage. En 1969 personne n'avait envisagé que la gauche puisse être exclue du second tour qui vit s'affronter la droite et le centre autrement dit Pompidou à Poher. En 1974, Giscard fut la sruprise tandis que les sondages annonçaient Chaban. En 1981 Giscard dominait tous les candidats dans les sondages et de très loin et ceux-ci voulaient l'opposer à Rocard: c'est Mitterrand qui fut élu. En 1988 Barre était en bonne position; il ne fut pas présent au second tour. En 1995, Baladur était, à cinq mois des élections, à plus de 35% dans les sondages alors que Chirac était à 10%. Enfin en 2002, personne n'avait prévu l'élimination de Jospin dès le premier tour au profit de Le Pen. Et bien aujourd'hui, la comédie continue. On nous propose Sarko-Ségo et on écarte toute autre hypothèse. Or, il y a eu, la semaine dernière, une élection passée quasiment inaperçue dans la presse mais qui me semble révélatrice de la distance existant entre le monde virtuel des sondages et le monde réel. En effet, le Ministre de l'Intérieur est monté au pinacle par les instituts qui sont sensés nous sonder. Rien ne pourrait ébranler pareille popularité. Or, les policiers viennent de voter pour leurs élections professionnelles et le résultat de ces élections démontre que dans son propre Ministère, Nicolas Sarkozy est minoritaire. En effet, ce sont les syndicats hostiles au Ministre de l'Intérieur qui ont remporté la majorité. Cette fois c'est plus qu'un instantané de l'opinion, c'est un résultat, c'est un vote à bulletin secret. Et qui plus est, au sein d'un corps plutôt réputé pour être favorable au Ministre de l'Intérieur. Ce résultat devrait être médité par les instituts de sondages ainsi que par les média qui s'en font les relais. Il devrait même susciter de leur part une remise en cause...Mais c'est peut-être un peu trop demander. Alors il faudra encore une fois que le peuple vienne faire mentir au printemps prochain ces sondages qui n'ont qu'une finalité, faire "vendre du papier". Et même si ces procédés s'apparentent à de la manipulation d'opinion...

lundi 27 novembre 2006

Royal: des soutiens du bout du blog!

Ségolène Royal qui se situe désormais sur une "autre planète" pensant que la consécration est arrivée à la suite du "sacre du PS", a reçu des soutiens aussi inattendus sous leur forme que timides sur le fond. Depuis l'élection interne, chacun sait que Madame Royal n'avait pas souhaité prendre au téléphone ses anciens rivaux Laurent Fabius et DSK pour leur montrer que désormais ils n'avaient qu'à faire antichambre et attendre leur tour. Dans le genre humiliation, c'est une posture qui tient la route! Fabius a annoncé qu'il apportait "naturellement" son soutien tandis que DSK n'a encore rien déclaré. Mais un autre soutien est arrivé, celui de Lionel Jospin. L'ancien Premier Ministre a envoyé un message par l'intermédiaire du blog. Bien que je considère ce moyen de communication moderne parfaitement respectable -j'en suis un utilisateur zélé et vous aussi-, je trouve qu'en l'occurence il n'est pas tout à fait adapté à la situation. On a le sentiment qu'il évite à Lionel Jospin de prendre son téléphone et d'entendre la douce voix de la candidate socialiste. Je suppose que ces deux personnalités ne se sont pas parlées depuis tellement longtemps qu'elles ont peut-être même oublié leurs numéros de téléphones respectifs. Sur le fond, le soutien est on ne peut plus bref, sans chaleur: je suis socialiste donc je signe! pourrait-on résumer. Devant autant "d'enthousiasme et d'amitié", j'imagine l'entrain des électeurs appartenant aux "courants" qui cherchent leur voie. Je ne suis pas sûr qu'ils en déduisent qu'il faut réellement "voter Royal". J'ai même quelques souvenirs anciens qui remontent à 1981. A cette époque, Jacques Chirac avait indiqué que lui "à titre personnel" voterait Giscard. Quelques jours après c'est Mitterrand qui était élu car les électeurs du RPR avaient bien entendu son message...

dimanche 26 novembre 2006

Suez-GDF: la fusion s'invitera dans la campagne électorale

Cette affaire n'a pas fini de faire parler d'elle alors que le Gouvernement aurait bien voulu ne pas y revenir. En effet, la privatisation de GDF et la fusion avec Suez a beaucoup agité la classe politique il y a quelques mois. Le Premier Ministre a tenté de passer en force avant l'été mais a du différer ce projet tant les oppositions étaient nombreuses jusque dans son propre camp. Le Président de l'UMP lui même Nicolas Sarkozy avait déclaré quelques mois plus tôt qu'il ne permettrait jamais une telle aventure. Dominique de Villepin a passé son été à convaincre ses amis de l'UMP et donc son Président qu'il fallait accepter de voter le texte. Après ces consultations qui ont conduit les UMP hostiles à renier leur engagement précédent et après que leur propre chef, Président de l'UMP en ait fait autant, il ne restait plus au Premier Ministre qu'à convoquer le Parlement en session extraordinaire en septembre pour faire voter son projet de Loi. La gauche a choisi la voie de l'obstruction en déposant des dizaines de milliers d'amendements tandis que l'UDF dénonçait le projet en expliquant qu'il était mauvais pour GDF, mauvais pour la politique énergétique de la France, en bref mauvais pour notre pays. Mais l'UMP vota -presque- comme un seul homme et le projet fut adopté. C'était sans compter avec la justice qui fut saisie par les syndicats et qui vient de différer cette réalisation. Ainsi, cette affaire n'est-elle plus derrière nous mais devant. Elle va même s'inviter dans la campagne électorale. Les uns vont dénoncer l'aveuglement du Premier Ministre. Les autres vont mettre en lumière les reniements du Président de l'UMP et de ses amis. Et tous vont insister sur la légèreté avec laquelle des questions aussi importantes auront été traitées!

samedi 25 novembre 2006

Au secours, l’UDF présente des candidats !

Depuis que j’ai annoncé que l’UDF présenterait 9 candidats aux élections législatives dans les Alpes Maritimes, le landerneau politique ne sait plus où donner de la tête. L’UMP s’indigne, s’interroge, s’insurge du fait que notre famille politique puisse oser se lancer dans une telle aventure. Ainsi, tous les partis politiques pourraient-ils présenter naturellement des candidats et l’UDF en serait empêchée au nom de je ne sais quel principe. Songez, je suis le seul Député UDF sur 40 dans toute la Région Provence Alpes Côte d’Azur ! C’est probablement un de trop pour certains mais au nom de la démocratie représentative c’est très nettement insuffisant. Certains me menacent donc de se présenter contre moi si l’UDF mettait à exécution un tel projet. D’autres me conseillent amicalement de faire attention pour ne pas provoquer et risquer de m’exposer à des représailles terribles. Je rappelle qu’en 1993, alors que j’affrontais, Jean Marie Le Pen dans ma circonscription, le RPR de l’époque ne s’était pas gêné de présenter un candidat contre moi au risque de faire passer le Président du Front National. Mais tout ça c’est du passé. En 2007 l’UDF devra présenter des candidats en mesure de représenter ses couleurs et défendre son projet lors des prochaines élections législatives. Rien de plus naturel qu’un parti politique s’engage sur cette voie. Alors laissons s’agiter le landerneau, laissons les critiques, voire les menaces fuser comme d’habitude et traçons notre sillon, celui de la démocratie qui donne à nos concitoyens la possibilité de choisir leurs représentants. D’autant qu’à y regarder de plus près, il semble que la division a tendance à se développer à l’intérieur de l’UMP et du PS ce qui n’est vraiment pas de la faute de l’UDF. Alors, dois-je vous dire que l’agitation qui règne autour de cette annonce me laisse de marbre et même me renforce dans l’idée qu’on doit avoir raison !

vendredi 24 novembre 2006

Frêche le sulfureux, silence Royal !

Georges Frêche, le très controversé Président socialiste de la Région Languedoc Roussillon, s’est une fois de plus singularisé par des propos inacceptables. Il avait commencé il y a quelques mois en traitant les Harkis de « sous hommes », le voilà qu’il récidive en regrettant qu’il y ait trop de « noirs » dans l’équipe de France de Football. Ce sont là des propos d’un racisme primaire choquants et parfaitement intolérables d’autant qu’ils sont exprimés par un élu de la République. Ou bien cet élu est atteint de gâtisme et c’est préoccupant eu égard aux responsabilités qui sont les siennes. Ou bien il le fait parce qu’il est convaincu de ce qu’il dit et alors il relève des tribunaux. En entendant de tels propos, je pense à tous ces jeunes Français de couleur qui s’identifient aux joueurs de l’Equipe de France de Football et qui rêvent de faire comme eux. C’est souvent pour eux le plus bel exemple de la réussite sociale, la démonstration concrète qu’en France on peut réussir quelle que soit la couleur de sa peau ou son origine sociale. Les propos de Monsieur Frêche viennent s’opposer aux principes fondamentaux de la République qui ne font aucune distinction entre la couleur de la peau ou la religion. Cette dérive est encore plus grave qu’il n’y parait et ne doit pas rester impunie. La Justice est en train de s’en saisir. J’aurais aimé entendre Madame Royal qui est soutenue par Georges Frêche, condamner cet allié pour le moins encombrant. Mais il est vrai que Madame Royal souhaite « ratisser large » ! Il y a des limites à cette exercice me semble-t-il. Enfin, je rappellerai pour mémoire à Georges Frêche que les joueurs de l’Equipe de France de Football sont de nationalité Française, au cas où il ne serait pas au courant. Ca pourra lui éviter de faire un prochain couplet sur l’immigration…

jeudi 23 novembre 2006

Liban : le chaos.

Avec l’assassinat du jeune Ministre Libanais Pierre Gemayel, un échelon supplémentaire vient d’être franchi dans la terreur que connaît ce pays. Les attentats terroristes visant des personnalités chrétiennes, des journalistes indépendants, des responsables politiques qui défendent l’idée d’un Liban libre et souverain, se multiplient et plongent le pays du cèdre dans un climat de terreur. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer le rôle de la Syrie qui semble être le grand stratège de cette tuerie et de cette déstabilisation. Mais on peut ajouter à la liste des responsables de cette descente aux enfers du Liban tous ceux qui souhaitent la mort de l’Etat Libanais comme le Hezbollah ou l’Iran. Cela nous renvoie à l’été dernier où certains avaient du mal à comprendre la décision d’Israël de vouloir neutraliser le Hezbollah qui est un danger non seulement pour l’Etat hébreu mais aussi pour l’Etat Libanais. Certains pointaient un doigt accusateur en direction d’Israël voulant faire croire que ce pays cherchait la destruction du Liban. Les événements tragiques qui se sont multipliés au Liban laissent apparaître, au grand jour, la vérité. Les ennemis du Liban et ceux d’Israël sont les mêmes. Ce sont les ennemis de la liberté et de la démocratie. Puisse l’assassinat de Pierre Gemayel ne pas rester impuni et permettre de franchir un pas supplémentaire dans la poursuite du combat contre cet extrémisme. Soyons convaincus que ces attentats ne visent pas seulement les démocrates Libanais, ils visent aussi à tester notre capacité à réagir. La Communauté Internationale ne pourra pas échapper a l’exercice de ses responsabilités en la matière.

mercredi 22 novembre 2006

Rien ne sert de courrir, il faut partir à temps...

Passé le "jour de gloire" de l'élection interne au sein du PS de Ségolène Royal, il faut revenir aux réalités plus terre à terre. Cette désignation de la candidate a-t-elle pour autant ramené dans son giron l'ensemble des socialistes? Cela est beaucoup moins évident que certains commentateurs n'ont voulu le dire. Au delà des déclarations "officielles" de Laurant Fabius et de DSK, il y a les "non dits" et les vraies attitudes des uns et des autres. Car ce qui a séparé Madame Royal de ses deux concurrents ce ne sont pas de simples inimitiés personnelles, même si elles sont grandes..., ce sont de vraies oppositions qui tiennent au fait que les deux recalés du suffrage socialiste considèrent que "la candidate" n'a ni programme ni conviction identifiables. Ceci a été dit et répété pendant toute la campagne interne du PS. Ceci continue d'être vrai et se trouve aujourd'hui combattu sous d'autres formes. Officiellement, elle est la candidate du PS. En réalité elle est toujours dans la ligne de mire de ses opposants internes qui espèrent bien que le scrutin du printemps ne lui sourira point. Les uns et les autres sont prêts à "zapper" le scrutin de 2007 pour se projeter en 2012. Cette attitude est également vraie, selon mes informations, du côté d'Alain Juppé qui espère que Sarkozy échouera en 2007, ce qui lui libèrerait la route cinq ans plus tard. Il est inutile de rappeler l'ambiance détestable qui prévaut à l'UMP et dont tous les observateurs parlent: les ministres critiquent désormais ouvertement le Ministre de l'Intérieur, les rencontres de conciliation entre De Villepin et Sarkozy annulées pour cause "d'agenda", etc...En revanche, au delà des jeux d'appareils ou des stratégies personnelles que je viens d'évoquer, j'entends de plus en plus d'électeurs venant de l'UMP ou du PS s'intéresser au "cas Bayrou". Les uns et les autres commencent à le trouver sympathique, intéressant, équilibré, juste, proposant de bonnes idées, bref ayant la stature d'un Chef d'Etat. Et comme un Président doit rassembler les Français et non les monter les uns contre les autres, son idée de Gouvernement de Rassemblement National séduit de plus en plus. A cinq mois de l'échéance électorale majeure, François Bayrou chemine tranquillement mais sûrement. Cela me fait penser à la fable: "le lièvre et la tortue" qui se concluait par une maxime devenue célèbre, "rien ne sert de courrir, il faut partir à temps". J'ai bien l'impression, partagée par nombre d'entre vous, que Sarko et Ségo font un sprint tandis que Bayrou chemine à son rythme et surtout à celui des Français. Il se pourrait bien qu'à l'arrivée, les deux premiers soient épuisés alors que le troisième soit sur la ligne d'arrivée avant eux et confime la sagesse de La Fontaine!

mardi 21 novembre 2006

François Bayrou à Nice : le parcours du cœur et de l’amitié.

A chaque fois que je reçois François Bayrou à Nice, j’éprouve la même satisfaction que tout un chacun recevant un ami chez soi. Je suis heureux de l’accueillir et je souhaite qu’il garde le meilleur souvenir de sa visite. Sa venue dans notre ville hier aura dépassé mes espérances. Après un plateau TV dans les studios de France 3 La Brague, nous avons pris la direction de Nice par le bord de mer. Un superbe soleil montrait la Côte d’Azur sous son meilleur aspect. Alors que quelques baigneurs profitaient des douceurs automnales de la « grande bleue », les montagnes avaient déjà revêtu leur blanc manteau. En arrivant sur la « promenade des Anglais » François Bayrou me demandait d’arrêter la voiture pour marcher le long de la mer. Cette initiative heureuse me permettait de lui faire découvrir, en marchant, les merveilles de ma ville. Mais très vite, notre marche fut interrompue par des passants, tous sourires, qui s’approchaient de nous pour dire à François toute l’admiration qu’ils avaient pour lui. Et ces démarches spontanées n’étaient ni feintes, ni préparées. Nous étions là, seuls, sans la présence de journalistes, et les Niçois se précipitaient pour venir saluer celui qui dans quelques semaines serait officiellement candidat à l’Election Présidentielle. Les échanges étaient chaleureux, amicaux. Les uns disaient « Monsieur Bayrou tenez bon » ! Les autres lançaient « on a besoin de vous » ! Certains faisaient retentir leurs klaxons et lançaient un signe de la main. Alors qu’un petit kilomètre nous séparait du restaurant où nous devions retrouver la presse, notre pas était ralenti par les saluts, les mains serrées, les joues tendues. J’ai même vu certaines commerçantes sortir de leur boutique et presser le pas derrière François Bayrou pour venir le saluer et l’encourager. Pour tout vous dire, il y a longtemps que je n’avais pas vu un responsable politique de ce rang être ainsi reçu avec autant d’amitié et de chaleur. Ceci augure bien des mois qui viennent. En arrivant au restaurant, une nuée de journalistes nous attendait tandis que les mains des clients attablés sur la terrasse ensoleillée se tendaient. C’est dans cette ambiance amicale et conviviale que le déjeuner de presse devant une trentaine de journaliste put commencer. Toutes les questions furent posées tant sur le plan politique, économique, social, européen ou international. A chaque fois les réponses furent claires même si elles furent aussi dérangeantes. En effet, François Bayrou n’est pas « dans le moule » de ceux qui souhaitent faire perdurer un système usé jusqu’à la corde. Il en appelle à prendre en compte les préoccupations de nos concitoyens qui veulent « que ça change » et qui implorent les politiques de les écouter. A n’en pas douter, l’homme de la situation ressemble à François Bayrou et à personne d’autre. Alors que nous allions repartir vers l’aéroport, un homme handicapé qui se déplaçait sur son fauteuil roulant s’arrêta devant François Bayrou, lui prit la main et lui dit : « vous êtes le seul à pouvoir nous sortir de là ». Ce message à la fois clair et émouvant fut le dernier de cette matinée. François Bayrou l’emporta avec lui avec la conviction que le combat ne fait que commencer !

lundi 20 novembre 2006

Les prunes de novembre

La circulation et le stationnement à Nice sont devenus difficiles, voire impossibles. Outre les travaux du tramway, l'interdiction de circuler dans de nombreuses voies, il se trouve que les interdictions de stationner empêchent désormais de s'arrêter ne serait-ce que pour acheter une baguette de pain. Ceci peut se comprendre dans les quartiers qui disposent de parkings. En revanche dans ceux qui en sont totalement dépourvus, on se demande comment on peut encore avoir le courage de s'y aventurer. Ainsi, samedi dernier, la convention départementale de l'UDF se déroulait-elle dans le quartier du Port, et plus précisément sur la place du Pin. Ce quartier est totalement dépourvu de parkings alors que de nombreux commerces y existent encore. Quelques voitures dont la mienne et celle de mon épouse étaient garées le long d'un trottoir sans gêner aucunement la circulation. Alors que le quartier était calme, la police municipale a débarqué pour verbaliser tous les véhicules qui y stationnaient. Ma voiture et celle de mon épouse en faisaient partie. Mais d'autres riverains dont une dame qui revenait avec une grosse gerbe de fleurs, ont aussi été verbalisées. Les insultes pleuvaient à l'endroit de la police municipale qui malheureusement ne faisait que répondre aux instructions données par sa hiérarchie c'est à dire le Maire de Nice et sa municipalité. Il est déplorable que de tels faits se produisent car la population, clients et commerçants, a de plus en plus le sentiment d'être harcelée. Repartant de cette place avec mes deux PV (le mien et celui de mon épouse), je me suis dirigé vers le premier bureau de tabacs venu pour acheter les timbres-amendes de 35 euros. Quelle ne fut ma surprise quand la sympathique buraliste m'indiqua qu'elle était en rupture de stock car le rendement des policiers dépassait ses possibilités!!! Monsieur le Maire de Nice, non content de paralyser la ville, de la rendre impratiquable, de laisser des travaux anarchiques provoquer des accidents, harcèle les automobilistes qui essaient encore de pouvoir animer, par leur présence, les quartiers Niçois. Comprenne qui pourra! Mais j'avoue faire partie de ces Niçois qui en ont marre et qui demandent un peu de mansuétude ou alors on finira tous par se lasser et on ira faire nos courses ou nos réunions hors de Nice. C'est terrible de voir le mal que l'aveuglement peut faire à une ville.

dimanche 19 novembre 2006

Réélu pour deux ans

Hier se tenait la Convention Départementale de l'UDF des Alpes Maritimes. C'était l'occasion de mettre en discussion le projet qui avait été présenté lors du Conseil National qui s'était tenu à Paris le 12 novembre dernier. Pendant toute la journée, les militants ont eu à coeur de débattre de ce projet, d'apporter leur contribution, de discuter des problèmes de notre pays. J'étais heureux et fier de cette participation dans une ambiance enthousiaste. Il faut dire que l'UDF est heureuse et à l'aise dans ses "baskets". Nous avons un projet, nous avons un candidat aux Présidentielles, nous avons la volonté de changer les choses et non de laisser notre pays s'enfoncer dans la déprime où choisir les voies de garage que ceux qui exercent le pouvoir depuis 25 ans proposent à nouveau. Cette journée était aussi l'occasion de renouveler nos instances départementales, le Conseil et le Président. En tant que Président sortant et candidat à nouveau à ce poste, les militants m'ont à nouveau réélu à l'unanimité. Je mesure la responsabilité qui est dans la mienne dans cette période. En effet, ce mandat de deux ans va me conduire à diriger l'UDF de mon département dans une durée de 24 mois qui connaitra cinq élections: Présidentielle, Législatives, Municipales, Cantonales et Sénatoriales. Je crois qu'il est difficile de faire mieux pendant un laps de temps aussi court! Et qui plus est, nous avons le devoir de réussir ce parcours en faisant progresser partout l'UDF, en assurant la promotion de candidates et de candidats nouveaux qui auront vocation à exercer demain des responsabilités électives. C'est un challenge formidable que nous allons relever tous ensemble, nous les militants de l'UDF mais au delà, toutes celles et tous ceux qui ont envie "que ça change". J'ai rencontré, tout au long de la journée, dans mes différents déplacements en ville, des femmes et des hommes qui me disaient: "on compte sur vous pour que ça change, dites-le à Monsieur Bayrou". Et bien comptez sur nous et sur moi en particulier, j'ai bien l'intention de répondre à votre appel. Et si vous avez envie d'être acteur et non spectateur de ce changement, alors n'hésitez pas, rejoignez-nous!

samedi 18 novembre 2006

Dieudonné-Le Pen, même combat!

Le dernier masque de Dieudonné est tombé. Sa présence à la fête des Bleu Blanc Rouge , n'avait rien de fortuit. Elle marquait la volonté du soit-disant humoriste de se rapprocher de Le Pen, voire de lui apporter son soutien pour la prochaine Présidentielle. Qu'elle ait pu choquer, le mot est faible. Je pense à tous ceux qui ont cru aux discours de Dieudonné quand il combattait Le Pen, le traitait de raciste et n'avait pas de mots assez durs pour le condamner. Disparues ces postures, Dieudonné franchit le rubicon, le voilà en train d'excuser Le Pen, de le justifier, voire d'accepter son programme. Il n'y a pas lieu de s'attarder, plus que nécessaire, sur cet événement qui est bien peu de choses au regard des sujets d'actualité. Non, simplement ce comportement est conforme au personnage que l'ex humoriste a voulu se forger. Dans son délire, Dieudonné a décidé de diffuser des idées antisémites avec une haine qu'il a essayé de transmettre. Ce comportement est révoltant et doit être dénoncé et combattu. Mais qu'en même temps, cette dérive l'amène à rejoindre Le Pen, la conséquence en est assez logique. Alors Dieudonné-Le Pen, même combat? La réponse est oui et il trouveront face à eux, l'un et l'autre, avec la même détermination, les Républicains que nous sommes qui n'accepteront jamais les ennemis des Droits de l'Homme et de la Démocratie.

vendredi 17 novembre 2006

Tramway : la place Masséna en habits de fête !

Alors que les travaux du tramway s’enlisent, ils s’activent sur la place Masséna. En effet, la Mairie met les bouchées doubles pour pouvoir accueillir la première rame à Noël. Les ouvriers s’activent comme nulle part : le revêtement de sol est en cours, le Maire après avoir fait abattre 1.000 platanes est venu planter un pin parasol, tout ça pour faire croire aux Niçois à l’arrivée réelle du tramway dans notre bonne ville. La première rame ne sera pas en carton pâte, ce sera un vrai tramway, grandeur nature, prêt à fonctionner. Sauf qu’en l’état de l’avancement des travaux, ce beau train électrique n’est pas prêt de démarrer. En effet, les travaux du « tram » Niçois ont pris un très sérieux retard. Alors que celui de Paris dont le chantier a débuté en même temps qu’à Nice va être en service dans quelques jours, personne n’est en mesure de dire quand vous pourrez rouler sur les rails de l’avenue Jean Médecin, pas même le Maire. Quand on lui pose la question, il lève les yeux au ciel sans vous répondre. Un silence qui en dit long sur la gestion de cette affaire. Mais alors pourquoi organise-t-on à grand frais ce « tra-la-la » sur la place Masséna ? Parce que le Maire veut se faire plaisir. Parce qu’il veut dire aux Niçois : « ne désespérez pas de la situation actuelle, voilà ce qui vous attend demain ! » Sauf que demain est encore loin, que de nombreux commerces sont en train de fermer, que les chutes sur les trottoirs défoncés encombrent le service des urgences de l’hôpital Saint Roch, que le long de la voie quelques ouvriers s’affairent lentement et que tout un chacun s’interroge sur une situation aussi désespérante. Alors la mise en scène de cette fin d’année, le train électrique au pied du sapin de noël, ne nous feront pas pour autant croire au Père Noël !

jeudi 16 novembre 2006

Intégration : l’exemple de Manchester.

J’ai siégé pendant deux jours au sein de la Commission des Migrations du Conseil de l’Europe qui se réunissait exceptionnellement à Manchester puis à Londres. Manchester est réputée pour être une ville où l’immigration est très forte, où plus de 150 langues sont parlées dans les écoles de la ville. Qui plus est, la fin de l’ère industrielle a fortement pénalisé cette agglomération de 2.500.000 habitants qui a vu les courbes du chômage augmenter dans des proportions inquiétantes. Dans les années 80, des émeutes raciales, ethniques, sociales, avaient plongé la ville dans le désespoir car la violence s’installait dans le quotidien. Les autorités de Manchester, l’Etat, les associations mais aussi les religions, se mobilisèrent pour mettre un terme à cette dérive et surtout pour bâtir les bases d’une société pacifiée. La présence des forces de l’ordre sur le terrain a été augmentée mais surtout près de 35% de cette police est d’origine immigrée. Les religions ont créé un Conseil inter religieux qui se réunit régulièrement toutes les six semaines voire d’avantage si cela s’avère nécessaire. La ville a créé un Conseil des Communautés dirigé par un fonctionnaire d’origine immigré qui a mis en place tout un réseau allant de l’accueil d’urgence, au logement, à l’emploi en passant par la santé à destination des nouveaux arrivants. Un effort particulier est également réalisé au niveau de la petite enfance pour que les enfants puissent rapidement s’intégrer dans leur milieu scolaire, et donc dans la société. Il faut signaler également la présence des « leaders des communautés » qui sont des interlocuteurs privilégiés des pouvoirs publics afin de prévenir les problèmes qui pourraient survenir ou de les traiter s’ils surgissent. Ce système n’est pas transposable au niveau Français car notre pays ne reconnaît pas le communautarisme. Il y a néanmoins des exemples à observer car Manchester était l’une des villes qui connaissait le plus de problèmes et qui peut s’enorgueillir aujourd’hui de les avoir surmontés. Je retirerai de cette expérience Anglaise, la mise en place à tous les niveaux, de plateformes de dialogue entre les uns et les autres, les pouvoirs publics et les jeunes d’origine immigrée, les services publics entre eux, les communautés entre elles ainsi que les religions, et enfin la prise en compte de la communauté nationale telle qu’elle est, c'est-à-dire plurielle. Que 35% des effectifs de police soient d’origine immigrée crée un niveau de compréhension supérieur à ce que nous connaissons et donne des références nationales aux populations immigrées. C’est incontestablement un progrès qui a permis à Manchester de relever la tête et d’avancer vers une situation meilleure. La France doit aborder ces problèmes avec sérieux et pragmatisme. Je crains que, malheureusement, la démagogie qui va inspirer certains candidats à l’élection Présidentielle n’apporte rien de bon au débat, juste une agitation supplémentaire dont ce sujet n’a pas besoin.

mercredi 15 novembre 2006

Le plus petit commun dénominateur

Au fil des semaines, j’ai du mal à comprendre ce qui unit encore les membres de l’UMP. En dehors de la recherche ou du maintien de leurs investitures pour les futurs candidats aux élections législatives ou pour les Députés sortants, j’avoue être perplexe sur l’état de « l’union » tant prônée à longueur de discours. Jugez plutôt. Les relations entre le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur sont exécrables, ça n’est un secret pour personne. A chaque réunion des « barons » de l’UMP à Matignon, il se produit un incident entre les deux hommes. Et sans être dans la confidence, à chaque séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée Nationale, je peux apprécier d’un simple regard que ces deux hommes ne se supportent pas. D’autres exemples révélateurs. Les attaques incessantes du Président de l’UMP à l’endroit du Président de la République sont devenues permanentes, au point que la gêne ressentie par certains se transforme parfois en exaspération, feutrée bien entendu, pour ne pas se mettre à dos le « chef de file » ! Il y a néanmoins quelques grognards du Gaullisme comme Jean Louis Debré qui remettent régulièrement les pendules à l’heure, non sans se faire tancer par quelques porte-paroles flingueurs. A Lyon, l’ambiance est tout aussi sympathique. Le Ministre des Transports, Dominique Perben, qui a quitté sa ville d’origine pour briguer la Mairie de la capitale des Gaules, a quelques difficultés. Premier acte, son collègue du Gouvernement Azouz Bagag a annoncé son intention de se présenter lui aussi à l’élection municipale de la troisième ville de France. Deuxième acte : Le même Perben, cherchant à légitimer sa position voudrait également se faire élire Député. Hélas pour lui, les circonscriptions sont prises. Les Députés UMP sortants refusent, on les comprend, de lui laisser la place. Alors Perben sort les grands moyens et vient de proposer à l’un d’entre eux la Présidence de Réseau Ferré de France (qui n’est pas libre !) voire une Ambassade (c’est déjà ce qui avait été donné en cadeau de départ à Charles Million). Le problème c’est que personne ne veut ni des cadeaux, ni de Perben. Autre exemple, celui de Michèle Alliot Marie. La prétendante à la candidature présidentielle ne tarit pas de critiques à l’égard de son Président de parti. Elle réclame du débat interne, de la transparence, de la démocratie…et se délecte d’affirmer que sa rencontre pendant 11 heures avec les juges en charge de l’affaire « Clearstream » s’était passée dans un excellent climat ! Rejetant la « rupture » prônée par Sarkozy, elle s’affiche Gaulliste « elle ». Et quand on lui fait remarquer que Sarkozy n’était pas invité à Colombey les Deux Eglises le 9 novembre alors qu’elle y était, elle répond qu’elle n’était pas invitée au grand meeting de l’UMP à Saint Etienne ! Enfin, au cas où vous auriez encore besoin de quelques exemples, je vous en donne un qui est Niçois. Le Député sortant de la première circonscription Jérôme Rivière n’a pas d’investiture UMP pour les prochaines élections législatives de 2007, le bras droit du Président Départemental de l’UMP ayant eu la préférence. Au delà des mots assassins et des petites phrases désobligeantes, Rivière traîne son parti (l’UMP) devant les tribunaux. Je m’arrêterai là pour aujourd’hui. Vous conviendrez que ces pratiques relèvent plus de la « foire d’empoigne » que de la vie normale d’une famille politique. Mais voilà, l’UMP n’est pas une famille politique, c’est un syndicat de défense des intérêts de ceux qui ont le pouvoir et qui veulent le garder. Ca ressemble aussi à un syndicat de copropriétaires où chacun défend son propre intérêt se moquant bien évidemment de l’intérêt du voisin, voire de l’intérêt général. C’est un « plus petit commun dénominateur » entre des gens qui ne partagent pas d’idées ni d’amitié mais de vagues intérêts. Et quand les intérêts divergent, et bien ils se battent entre eux. C’est pourquoi, au-delà des apparences, cette machine est beaucoup plus fragile qu’il n’y parait et je pense bien d’ailleurs qu’elle ne survivra pas aux échéances de 2007. Je crois en effet que d’importantes recompositions s’effectueront alors…Ainsi va la vie !

mardi 14 novembre 2006

Plus Gaulliste que moi tu meurs !

Le 9 novembre est l’anniversaire de la mort du Général de Gaulle. Cette date conne l’occasion à de nombreuses commémorations dans le pays. Il y a ceux qui s’inclinent devant la mémoire de l’Homme du 18 Juin. Il y a aussi ceux qui rendent hommage au Président de 1958, père de la Cinquième République. Il y a enfin ceux qui se réclament du « Gaullisme » et qui revendiquent une filiation avec le Général. Pour les deux premières catégories, De Gaulle est entré dans l’histoire. L’hommage qui lui est rendu est celui que l’on doit à un homme qui a joué un rôle important pour la Nation Française. Il ne devrait donc pas y avoir de démarche politique derrière cet hommage, encore que…De plus en plus de monde revendique une partie du Gaullisme… mais après tout, ça n’est pas anormal puisque De Gaulle appartient à notre histoire. En revanche, c’est dans la catégorie des « héritiers » que l’hommage est devenu le plus affligeant. Chacun revendique « son Gaullisme » et est prêt à s’affronter sur ce terrain, voire à se faire quelques « croque en jambes ». Ainsi, cet exercice a-t-il trouvé son apogée le 9 novembre dernier et s’est joué entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Le Président de la République, comme à son habitude, s’est rendu à Colombey les deux Eglises en compagnie des vieux Gaullistes et de la famille du Général. Mais à l’issue de la cérémonie au cimetière, le Président a prononcé un discours pour condamner les tenants de la rupture. Ainsi, Jacques Chirac excluait-il du champ Gaulliste son Ministre de l’Intérieur et Président de l’UMP. La réponse ne se fit pas attendre. Nicolas Sarkozy, en meeting à Saint Etienne disait haut et fort que le Gaullisme ne se commémorait pas mais qu’il se vivait. Il ajoutait que De Gaulle était l’homme de la rupture : il fallait donc comprendre que Sarkozy était son héritier. Enfin, au sortir de la cette réunion, le Président de l’UMP interrogé par la presse sur les raisons pour lesquelles il n’était pas allé à Colombey, il répondait sèchement qu’il n’avait pas été invité. Les conflits familiaux apparaissent toujours au grand jour devant le notaire le jour de l’héritage : on se déchire, on revendique et parfois on se quitte en se séparant pour toujours. C’est exactement l’ambiance qui règne aujourd’hui chez ceux qui se revendiquent héritiers du Gaullisme et qui en sont en même temps les fossoyeurs. La rupture, la vraie, entre les différents membres de cette famille, est programmée. Elle sera bientôt constatée par le notaire et ce notaire, c’est le peuple Français.

lundi 13 novembre 2006

Une dimension d’avance

J’assistais hier au Conseil National de l’UDF qui se tenait à Paris. L’ordre du jour principal de cette réunion était l’approbation du projet de l’UDF pour 2007. Ces orientations ont été mûrement travaillées au cours de la quinzaine de colloques organisés depuis plus d’un an où l’échange d’idées a prévalu sur le dogmatisme. Les militants de l’UDF y ont participé activement, les élus aussi, mais ils ont débattu avec des experts, avec des gens venus de l’extérieur qui ne sont pas forcément dans la politique et qui ont donc une approche originale à faire partager. Ca n’est pas un projet pour l’UDF que notre parti a approuvé c’est un projet pour la France. Mais au-delà de ce débat et de ces premières conclusions qui ne sont pas définitives puisque ce projet va être désormais soumis à l’appréciation des militants dans les Fédérations départementales (à Nice samedi 18 novembre prochain), le temps fort du Conseil National aura été constitué par le discours de François Bayrou. Oserais-je dire que plus François Bayrou s’exprime et plus son discours porte. Son humanisme, son amour de la France, son respect des Français, sa vision de l’avenir, son refus des systèmes établis en font un candidat différent, un homme qui dispose aujourd’hui d’une dimension d’avance. Loin de la médiacratie et de la course aux sondages, de l’agitation partisane et des propositions démagogiques qui caractérisent le duo droite-gauche, François Bayrou apparaît comme un homme tranquille qui rassure, qui s’appuie sur des convictions et non sur des connivences. Pour conclure, je voudrais vous narrer les propos que m’a tenus une personne qui assistait pour la première fois à ce Conseil National de l’UDF, et pour cause, elle était UMP et se trouvait là par curiosité. A la sortie, elle se dirigea vers moi et me dit : « je ne m’attendais pas à cela. François Bayrou m’a étonnée, il a l’étoffe d’un chef d’Etat, il est même le seul dans la cuvée 2007 qu’on nous annonce ». Cette personne était venue par curiosité, elle a décidé de s’engager aux côtés de François Bayrou pour qu’il soit le prochain Président de la République. C’est à ce phénomène que l’on assiste désormais quotidiennement dans son sillage. Décidément il se passe quelque chose dans l’univers des candidats à l’élection Présidentielle qui me laisse à penser que le printemps prochain nous apportera une surprise. Et pour ma part, je ne serais pas étonné que cette surprise s’appelle François Bayrou.

dimanche 12 novembre 2006

PS : la campagne est finie ? Non elle commence !

Pour départager les trois candidats à la candidature pour l’élection Présidentielle, le Parti Socialiste avait décidé d’organiser une campagne primaire pour donner aux militants le droit de choisir. Au demeurant, il s’agit d’une démarche honorable car elle donne aux adhérents de ce parti l’occasion de jouer un rôle dans la désignation de leur candidat. Cette procédure me satisfait-elle ? Tout d’abord elle ne me concerne pas puisque je ne suis pas socialiste. Mais ensuite, je ne partage pas vraiment cette méthode car j’adhère volontiers à l’idée que ce choix appartient au peuple Français et non à un parti politique. Mais soit ! On a senti combien cette campagne interne avait posé des problèmes d’organisation et avait donné lieu à de nombreuses et exigeantes négociations entre les candidats et leurs équipes respectives. Cette campagne s’est traduite par un combat fratricide plutôt que par un débat d’idées. Les petites phrases à la sortie des réunions publiques et des émissions télévisées nous en apprenaient plus sur le climat général que tous les discours officiels. « L’objectivité » et la « neutralité » de François Hollande n’auront trompé personne, et surtout pas Laurent Fabius et DSK. La mise en scène pour le soutien de Jack Lang à Madame Royal avait été savamment imaginée par le Premier Secrétaire. Bref, il s’agit d’un vote certes mais quelque peu arrangé ! Je ne sais pas qui sera l’heureux élu ni si ce vote se jouera en un tour ou en deux. Je crois comprendre que la tendance serait plutôt favorable à Ségolène Royal. Mais ce que je sais, c’est que ce scrutin laissera des traces profondes entre les clans socialistes. Il ne faut pas croire qu’à l’issue du scrutin interne tout le monde se réconciliera même si je subodore que nous aurons droit à quelques embrassades de façade. Le combat continuera de plus belle car dès la campagne interne terminée commencera la campagne électorale, la vraie, celle qu’il faudra mener devant tous les Français. Le parcours sera long car il s’achèvera au printemps prochain, lors de l’élection Présidentielle. Il se pourrait bien que les cicatrices de la campagne interne ne soient pas refermées. Le rassemblement des socialistes sera plus difficile que jamais. Alors je préviens modestement les candidats à la candidature socialiste que la campagne électorale ne se termine pas, elle ne fait que commencer !

samedi 11 novembre 2006

Relancer l'économie avec des méthodes nouvelles

Il faut déclarer la "guerre aux déficits et à la dette", vient d'affirmer François Bayrou à l'occasion de la table ronde de l'UDF sur l'économie. Pour le candidat du centre à l'élection Présidentielle, ces combats doivent être inscrits en lettres d'or. Le Gouvernement aura une priorité: ildevra investir dans l'avenir, dans la connaissance et la solidarité. François Bayrou a raison de souligner que la dépense publique excède de près de 20% la recette ce qui amène les déficits à se développer dans une spirale infernale depuis 25 ans. Il propose donc de diminuer ce déficit de près de moitié les trois premières années pour stabiliser durablement la dette. Le principe proposé est simple et de bon sens: Si nos dépenses et nos décisions servent la croissance, alors la croissance nous remettra à flots. Par ailleurs, Monsieur Bayrou se prononce aussi pour un "encouragement puissant à la recherche". On peut se rappeler l'exemple Irlandais qui avait proposé des exemptions fiscales pour les écrivains. Et bien selon ce même principe, le Président de l'UDF propose la même démarche pour les auteurs de brevets, dès lors qu'ils vivraient en France ou qu'ils y reviendraient. Par ailleurs, afin d'encourager la création d'entreprises, il propose de moduler l'impôt sur les sociétés dans le temps, en exonérant les premiers exercices bénéficiaires, ou les bénéfices réinvestis dans l'entreprise au début de sa vie. Ce sont là des mesures qui permettraient de relancer la création d'entreprises, sources d'emplois. Enfin, François Bayrou réitère ses critiques concernant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et se dit déterminé à proposer une réforme de cet impôt. Il en fera un prélèvement sur le patrimoine, à base large, sans les multiples exemptions qui permettent d'y échapper, mais à taux léger.

Ce sont là quelques pistes originales qui permettraient de relancer l'économie de notre pays bien peu dynamique, comparée à celle de nos principaux concurrents.

jeudi 9 novembre 2006

L'Amérique tourne une page

Pendant 12 ans le Congrès Américain a disposé d'une majorité Républicaine. Depuis hier, la Chambre des Représentants et le Sénat sont dominés par une majorité Démocrate. Ce résultat était prévisible tant les Américains sont profondément émus, choqués et inquiets par la situation Irakienne qui est de plus en plus souvent comparée, dans la presse des Etats Unis, au Vietnam. Georges Bush vient de payer le prix des erreurs commises dans cette guerre dont personne ne voit l'issue. Ce conflit a commencé par un mensonge: l'affirmation qu'il existait en Irak des armes de destruction massive. Chacun savait bien que l'Irak ne détenait pas ce type d'armes. Après l'offensive Américaine qui a destitué la dictature de Saddam Hussein, la confusion s'est installée en Irak ouvrant la voie à tous les conflits: une guerre civile entre toutes les composantes de la société Irakienne mais aussi l'installation de bases pour nombre de mouvements terroristes. Et dire que les Etats-Unis, première démocratie du Monde, sont à l'origine de ce chaos! Cette situation est attristante. En effet pour beaucoup d'entre nous les Américains sont des amis. Ce peuple qui n'a pas hésité à venir se battre contre les Nazis pour venir libérer l'Europe ne doit pas être montré du doigt comme un peuple guerrier voire barbare. C'est aussi cela que les citoyens Américains ont voulu exprimer en votant contre Georges Bush. La première conséquence de ce vote est le départ de Donald Rumsfeld, l'intransigeant Secrétaire d'Etat à la Défense. C'est une première bonne nouvelle qui présage d'un changement de cap de la politique militaire en Irak. La seconde sera la mise sous contrôle du Parlement du Président Bush pour les deux dernières années de son mandat. Gageons que, dans ces conditions, l'Amérique retrouvera la voie de la raison et entendra à nouveau les conseils de ses amis Européens et notamment Français. Il y a entre la France et les Etats-Unis des liens d'amitié qu'aucun aléa politique ne saurait effacer. Mais il peut y avoir aussi l'ouverture d'une ère nouvelle qui permette un renforcement de la confiance mutuelle entre Américains et Européens. Ce changement de cap serait bénéfique des deux côtés de l'Atlantique mais renforcerait aussi le monde libre et démocratique bien au delà de ses frontières.

mercredi 8 novembre 2006

Le théatre du Palais Royal

Je l'annonçais ici même il y a quelques semaines, Jack Lang s'est rallié à la candidature de Ségolène Royal. Son retrait de la candidature Présidentielle à la demande de François Hollande avait été l'objet d'une négociation qui n'avait échappé à personne. Il n'est pas question de convictions dans cette affaire mais plutôt d'assurer au mieux la promotion de Jack et de Ségolène. Les deux se retrouvent dans un univers virtuel, celui des strass et des paillettes, des pseudo sondages et des petites phrases, des gadgets à séduire et des postures à sensation. Voilà à quel tandem nous allons désormais avoir à faire dans la galaxie socialiste. Ca promet du spectacle mais je ne crois pas que ce soit du show biz que les Françaises et les Français attendent. Ca n'est pas comme cela que l'on règlera les problèmes du pays. On essaiera une fois de plus de nous endormir avec des images "people", la mise en scène, les décors et mêmes les costumes seront de Jack Lang. Mais j'espère bien qu'à l'issue de cette mascarade, la "veste" sera tricotée par les Français pour que Madame Royal et son Monsieur Loyal aillent faire le cirque un peu plus loin!

mardi 7 novembre 2006

Saddam Hussein condamné à mort

La sentence est tombée: Saddam Hussein est condamné à mort par pendaison. Je n'ai pas l'intention d'essuyer une larme pour Saddam Hussein qui fut un dictateur absolu et qui a maintenu le peuple Irakien dans la terreur. Ceci étant, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur ce que pourra apporter une telle condamnation dans un Irak déchiré. Au delà de mon opposition personnelle à la peine de mort, je prends la mesure des ondes de choc que ne manquera pas de produire une telle sentence. En effet, l'Irak était certes une dictature dont on pouvait espérer qu'elle se libèrerait. On aurait d'ailleurs pu l'y aider. Mais depuis la guerre lancée par Georges Bush, infondée puisqu'elle avait pour justification la destruction des "armes de destruction massive" que personne n'a effectivement trouvées, c'est un grand pays qui se trouve destabilisé. Et cette destabilistation a des conséquences dramatiques. L'Irak est devenu la plaque tournante du terrorisme et notamment de la branche la plus active, Al Qaïda. D'autre part, depuis le début, ce sont plus de 3.000 Américains qui ont perdu la vie sans compter les victimes Irakiennes d'une guerre civile devenue incontrôlable. Cette destabilisation a conduit l'Iran à devenir la première puissance politique de la Région, avec le danger que cela représente pour le reste du Monde. En effet, l'Iran est un grand pays dirigé par les Mollahs les plus extrémistes et entend se doter dans les années qui viennent de l'arme nucléaire. Finalement, la guerre déclenchée par Georges Bush aura eu pour conséquence les effets contraires de ce que les Américains avaient envisagé. On ne peut que le regretter car nous paierons tous, au prix fort, les errements de la première puissance mondiale. On ne peut que se féliciter que le Président Jacques Chirac, avec l'appui de l'UDF et de l'ensemble du peuple Français, ait refusé d'appuyer l'intervention Américaine car la France a su raison garder et a compris très vite que cette opération aboutirait à une impasse et à la destabilisation générale. A mon sens, ceux qui croient qu'aujourd'hui la condamnation à mort de Saddam Hussein peut participer à un règlement du problème Irakien, se trompent. Cette condamnation va donner des arguments supplémentaires aux anciens supporters du dictateur Irakien pour se battre contre leur opposants Américains, Chiites, Kurdes, etc, et rendra la situation en Irak encore plus confuse qu'elle ne l'est à ce jour. On peut s'interroger très sérieusement sur les chances de sortie de crise en Irak. Honnêtement, on a de plus en plus de mal à l'imaginer...

lundi 6 novembre 2006

Des mots vides de sens

Ségolène Royal a développé l'idée selon laquelle il faudrait instaurer dans notre pays "l'ordre juste". Soit! Qui pourrait la contredire...La société Française n'a jamais prôné le désordre injuste. En insistant de la sorte, elle donne l'impression de vouloir "étonner son monde", comme si, en tant que socialiste, elle voulait se démarquer des positions pour le moins laxistes de certains de ses allliés. Mais que cette posture s'exprime par la bouche de la candidate socialiste et le sang de Nicolas Sarkozy ne fait qu'un tour. C'est pourquoi, sans attendre, le candidat UMP enfourche "l'ordre juste" pour s'en faire le promotteur. A ce niveau de la politique c'est un peu: "pousse toi de là que je m'y mette!" Le Ministre de l'Intérieur s'emploie à démontrer que cette idée ne peut venir que de lui et de lui seul et que toute autre utilisation serait une imposture. Mais la Royal ne l'entend pas de cette oreille et accuse Sarkozy d'être le représentant du "désordre injuste"...Comme vous le voyez, le niveau du débat politique s'en trouve rehaussé. De quoi s'agit-il au "juste"? Nous n'en savons plus rien. En quoi les propositions des uns ou des autres peuvent-elles être de nature à améliorer la vie de nos concitoyens? Personne n'aperçoit le moindre début de réponse à cette question. Finalement tout cela n'est que gesticulation et n'alimente pas le débat démocratique mais la confusion. Avec ce jeu de "marquage à la culotte", Sarkozy et Royal se mettent dans le même bâteau. Et si ce bâteau médiatico politique coule, qui s'en sortira? A mon avis ni l'un ni l'autre. Mais peut-être que les Français auront gagné le droit d'aborder enfin les vrais problèmes.

dimanche 5 novembre 2006

Bayrou: le candidat qui monte...

Je vous le disais il y a quelques jours sur ce blog, la candidature de François BAYROU pourrait bien, au printemps prochain, créer la surprise. En effet, face à l'agitation politique orchestrée par Sarkolène et Ségozy, le candidat centriste trace son sillon tranquillement mais surement. Jusque là, dans l'indifférence médiatique...En effet, les médias avaient pré désigné deux candidats que les Français devraient départager. Mais voilà, la démocratie c'est autre chose. Les Français ont le droit de s'informer et de choisir, c'est en tout cas comme cela que les choses doivent normalement se passer. Ce mouvement de sympathie pour François BAYROU a commencé sur les blogs et sites politiques, puis il s'est étendu au reste de la population pour aller jusqu'à bousculer les fameux sondages. Et de ce côté là, depuis quelques semaines, le phénomène s'emballe. Entre 12 et 15% dans les intentions de vote publiées par Paris Match, voilà que le Journal du Dimanche n'hésite pas à annoncer que 30% des Français seraient prêts à voter BAYROU dès le 1er tour de l'élection présidentielle. Du coup, les Médias se mettent à s'intéresser à lui. Je n'attache pas plus d'importance aux sondages d'aujourd'hui qu'à ceux d'hier car je considère que les Français sont libres de leur choix jusqu'au moment où ils glissent leur bulletin dans l'urne. Mais les sondages ont une réelle influence sur les journalistes. Dès lors que vous "grimpez", alors vous les intéressez. En dehors de ce mouvement, point de salut. Et tant pis si vous avez un bon programme, et tans pis si vous vous êtes sincère, ce qui compte c'est de monter dans les sondages! Donc soyons prudents car l'ascension de certains dans les études d'opinion sont souvent en décalage complet avec les résultats des élections. Et pour ma part, c'est cette dernière indication qui compte et non les autres. Mais néanmoins si les sondages montent pour un candidat qui a un programme et qui est sincère, nous n'allons tout de même pas bouder notre plaisir. C'est peut-être un juste retour des choses.

samedi 4 novembre 2006

Bienvenue dans mon car permanence

Une fois encore, comme je le fais depuis de nombreuses années, je recevrai les personnes qui le souhaitent dans mon car permanence qui sera stationné dans le quartier Sainte Marguerite/Napoléon III à Nice. Je suis probablement le seul Député de France à tenir avec une telle régularité et hors les campagnes électorales une permanence mobile. Le principe est simple: mon minibus aménagé en "bureau" se trouve chaque semaine dans un quartier différent de ma circonscription et je reçois spontanément tous ceux qui le souhaitent. Il n'y a pas de secrétariat ni rendez-vous. Je suis présent dans le car, devant mon ordinateur portable et je reçois ceux qui ont besoin de rencontrer leur Député. C'est pour moi un moment privilégié où je retrouve mes concitoyens sur leur lieu de résidence ou de travail. C'est aussi une rencontre utile qui permet de régler certains problèmes auxquels sont confrontés les uns et les autres. Je prends alors mon ordinateur pour mettre en oeuvre toute une série d'interventions afin d'aider mes interlocuteurs à régler des questions qui jusque là n'ont pas connu de solution. Cet échange est précieux car il permet un contact direct entre nous et participe à démystifier la fonction. Un Député n'est pas un élu enfermé dans une tour d'ivoire, ce doit être quelqu'un d'accessible qui doit être à l'écoute de ses concitoyens. C'est en tout cas comme cela que j'envisage ma fonction. Et mon minibus en forme de permanence mobile me permet cette proximité. Alors, si vous avez besoin de me rencontrer, il vous suffit de vous reporter sur mon site internet qui vous indiquera les dates et lieux où je vous attendrai dans mon car permanence. A très bientôt!

vendredi 3 novembre 2006

Iran: la démonstration de force

Après la volonté affirmée par l'Iran d'enrichir l'uranium pour "des raisons civiles", nous avons tout lieu de nous inquiéter. Bien sûr le souhait de toute nation d'accéder au nucléaire pour produire sa propre énergie et ne plus dépendre de l'extérieur est une revendication légitime et qui va s'exprimer de plus en plus. En effet, compte tenu du renchérissement et de la raréfaction des énergies fossiles, ce type de demandes va devenir de plus en plus fréquent. Il faudra que les grandes puissances nucléaires puissent y répondre de façon à ce que ces activités soient parfaitement contrôlées et maîtrisées. Mais s'agissant de l'Iran, le problème se présente sous un autre angle. En effet, ce pays ne manque pas d'énergie fossile puisqu'il s'agit d'un des plus gros producteurs de pétrole au monde. Donc sa volonté d'enrichir l'uranium à des fins civiles est pour le moins suspecte. En réalité, tout est mis en oeuvre pour développer l'arme nucléaire et chacun en est aujourd'hui convaincu. La démonstration de force à laquelle nous assistons où l'Iran présente des fusées à fragmentation capables de toucher une cible située à 3.000 km est un avertissement grandeur nature. Ces essais étant assortis de propos particulièrement agressifs du Président de la République Islamique qui affirme vouloir la destruction de l'Etat d'Israël, chacun sait à quoi s'en tenir avec ce pays. Ces fusées peuvent non seulement atteindre Israël mais aussi viser les bases américaines situées dans la région. Et dans ces conditions, il ne s'agit plus d'un risque de conflit régional mais d'un véritable danger de guerre mondiale. C'est pourquoi, sur ce sujet, l'ensemble des pays raisonnables de toutes les régions de la planète mais aussi de toutes confessions doivent s'unir pour éviter l'irréparable. C'est le sentiment qui prévaut actuellement à l'ONU. Espérons que cette raison saura l'emporter sur la folie de quelques uns!

jeudi 2 novembre 2006

Souvenir

La Toussaint et la fête des Morts sont deux journées au cours desquelles les élus rendent hommage à ceux qui nous ont précédé et sont "morts pour la France". Les offices religieux ainsi que les visites de cimetières sont l'occasion de se souvenir non seulement des disparus mais aussi de l'histoire de notre pays. 14-18, 39-45 sont des dates qui nous rappellent une France en guerre, une Europe déchirée. Des périodes qui nous semblent lointaines aujourd'hui tant l'Europe a changé de visage. L'ancien champ de bataille est devenu un espace de paix entre les peuples et de respect des Droits de l'Homme. Les ennemis d'hier, les Allemands, sont devenus nos meilleurs alliés, voire les amis les plus sûrs. Ce qui pouvait sembler invraissemblable il y a une soixantaine d'années est devenu la réalité de nos jours. C'est une expérience encourageante car elle nous enseigne que la paix est possible entre des belligérants et qu'après tout, ce qui a été réalisable chez nous en Europe, pourrait l'être dans d'autres régions du Monde aujourd'hui en guerre. Mais ce rapprochement voulu par des hommes qui se sont combattus si durement restera comme l'une des plus belles aventures humaines du XXème siècle. C'est pourquoi nous devons être fiers de cette réalisation. Et même si elle n'est pas achevée et je dirais surtout si elle n'est pas totalement accomplie, nous devons nous mobiliser pour renforcer la construction Européenne. Tous ceux qui viennent critiquer l'Europe et qui sont nostalgiques d'un passé révolu, ont oublié ou essaient de nous faire oublier les bienfaits de l'Europe. Certes, la construction Européenne est critiquable comme peut l'être toute institution de cette dimension. Mais les acquis et notamment la paix sont, à mes yeux, des éléments qui doivent prévaloir sur tout autre. C'est pourquoi je suis profondément Européen. Et si la paix était le seul élément à retenir pour croire à l'Europe, il me suffirait. La visite des tombes de ceux qui sont morts au champ d'honneur pour que vive la France doit nous rappeler tout ce que nous devons à l'Union Européenne qui a mis fin à ces guerres fratricides qui avaient endeuillé tant de familles. Les listes de noms qui figurent sur nos monuments aux morts sont là pour que jamais on n'efface de nos mémoires ce douloureux passé.

mercredi 1 novembre 2006

PS: la campagne s'emballe

Il aura suffi de quelques menu débats pour que soudain la maison Royal se lézarde. En effet, les chroniques "people" dans quelques magazines avaient permis à la dame de se hisser au sommet des sondages. Quel programme? demandait-on, quelle vision pour la France? Tout cela semblait secondaire. C'est pourtant de la Présidence de la République dont on parle, non d'un casting pour la Star Ac! On comprend mieux pourquoi Madame Royal a tant freiné pour participer aux trois meetings et pseudo débats télévisés lui permettant de se "frotter" à ses "amis" et concurrents socialistes. En effet, à l'épreuve du débat de fond, lorsqu'on sort des postures médiatiques pour se confronter à la réalité, la candidate à la candidature est ramenée à sa dure réalité, le néant sidéral de son programme pour la France. Le dernier débat du Zénith était, qui plus est, très animé mais pas à l'avantage de la dame. Il arrive que dans les meetings on soit applaudi ou sifflé, c'est même la loi du genre. Sauf que Madame Royal n'accepte pas la contradiction, même si elle vient des militants. Elle y voit une "dérive d'un autre temps", un comportement qui ne devrait pas exister. Ce type de réaction a de quoi inquiéter car la contestation est un principe inhérent à la démocratie. Elle n'accepte donc pas la contestation interne, celle de ses supposés amis! Qu'en serait-il demain si, à Dieu ne plaise, elle était élue Présidente de la République? On n'aurait plus qu'à bien se tenir! Silence dans les rangs, les Français n'auraient plus qu'à se prosterner devant "sa suffisance" et la presse à l'encenser. Dans le cas contraire, la dame pourrait devenir hargneuse, voire méchante et punir un peuple décidément bien mal éduqué. Prenons garde à l'arrivée de la "mère fouettarde" à la tête de l'Etat...