Débattra, débattra pas?
Par Rudy Salles, lundi 16 octobre 2006 à 00:03 :: Politique :: #194 :: rss
Au fur et à mesure que l'on se rapproche des échéances, les candidats doivent accepter de descendre dans l'arène. Et la première arène de Madame Royal c'est le Parti Socialiste. En effet, il ne suffit pas d'apparaitre dans les magazines à grand tirage ou de dire deux phrases en créole sur une tribune à la Réunion pour avoir l'étoffe d'un Chef d'Etat. Il y a quelques obstacles à franchir qui permettent de vérifier les capacités des uns et des autres à répondre aux problèmes du pays. Et la première de ces étapes, c'est la série de débats qui doivent se tenir au sein du PS pour départager, aux yeux des militants, les trois candidats en lice. Après des semaines de négociations pour savoir si la presse y participerait et dans quelles conditions, si les trois candidats seraient face à face, alignés ou décalés, s'ils dialogueraient entre eux ou bien s'ils n'auraient à répondre qu'à un journaliste, voire à personne, négociations où rien n'a été laissé au hasard ni la lumière, ni la hauteur des pupitres ou de l'estrade, ni la couleur du décor, après donc des discussions sans fin où parait-il les représentants de Madame Royal ont été les plus exigeants, il semble que cette dernière menace tout simplement de ne pas participer à certains de ces débats, ou même de ne participer à aucun d'entre eux. Curieuse façon de respecter les règles édictées par le parti dont elle est membre, qu'elle a d'ailleurs approuvées, parti dont, rappelons-le pour mémoire, son compagnon est le premier secrétaire. Cette attitude réjouit ses concurrents qui y voient la manifestation d'une faiblesse. Elle révèle les fragilités de Madame Royal à se déplacer du camp de l'image à celui des idées. D'ailleurs, ses récentes positions -on devrait plutôt dire son absence de position- sur l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, sont révélatrices des carrences de cette candidate sur les sujets qui relèvent directement de la Présidence de la République. Alors débattra, débattra pas? Le fait même qu'elle puisse se poser la question écornera durablement l'image de dialogue que Madame Royal veut se donner. Ne pas accepter de dialoguer au sein du PS où elle compte, en principe plus d'amis que d'adversaires, est annonciateur de ce que pourraient être demain ses attitudes quand il faudrait dialoguer avec les Français qui la ménageraient certainement beaucoup moins que le premier secrétaire du PS et ses militants!
Commentaires
1. Le lundi 16 octobre 2006 à 06:27, par EROL :: site
2. Le mardi 17 octobre 2006 à 15:56, par filip
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