Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 6 octobre 2006

Le droit de savoir

Au cours de la session du Conseil de l’Europe, j’ai reçu Madame Karnit GOLWASSER qui est l’épouse de Ehud GOLDWASSER, l’un des deux soldats Israéliens enlevés par le Hezbollah le 12 juillet dernier. Cette jeune femme s’est mariée il y a un an et espère pouvoir fonder une famille. Malheureusement, depuis le 12 juillet, elle n’a plus aucune nouvelle de son mari. Elle l’espère en bonne santé mais elle croit savoir qu’il aurait été blessé. Elle ne vit plus que pour obtenir la libération de son mari avec dans le regard des sentiments mêlés d’inquiétude et d’espoir. Cette affaire est inadmissible et met l’éclairage sur les méthodes du Hezbollah que certains voudraient nous dépeindre comme un mouvement politique presque banalisé. Alors qu’Israël a totalement évacué le Liban, le Hezbollah ne donne aucun signe tendant à la libération des otages qu’il détient. Et que l’on ne vienne pas faire l’amalgame entre les otages et les prisonniers de guerre. Ces derniers sont détenus dans le cadre de lois internationales qui permettent aux associations humanitaires de vérifier leur état de santé ainsi que leur traitement carcéral. Alors que pour ce qui concerne les otages, ni la Croix Rouge ni aucune autre organisation humanitaire ne peuvent avoir de leurs nouvelles. Je vais saisir le Ministre des Affaires Etrangères de façon à ce que tout soit mis en œuvre pour qu’au moins les familles des otages puissent être informées sur leur état de santé. J’espère que les époux GOLDWASSER seront bientôt réunis mais pour l’instant l’organisation terroriste qui le détient refuse de donner le moindre signe. C’est pourquoi nous devons en parler et agir afin que les otages du Hezbollah et du Hamas ne soient pas oubliés.