Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 5 octobre 2006

Le Maire de Nice espère obtenir une rallonge

2007 devait voir se dérouler de nombreuses élections : la Présidentielle, les Législatives, les Municipales, les Cantonales puis les Sénatoriales. Devant cette accumulation de nature à rebuter les électeurs les plus motivés, le Gouvernement a envisagé de repousser certaines d’entre elles. Ainsi, fut-il décidé par la Loi, que les élections municipales et cantonales auraient lieu en mars 2008 et les élections sénatoriales en septembre de cette même année. Certes le mandat municipal qui d’ordinaire est de 6 ans se transformera exceptionnellement en septennat. Quant au mandat sénatorial qui était à l’origine de 9 ans il passe pour cette fois à un double quinquennat soit une durée de 10 ans. Vous avouerez que la longueur de ces mandats n’est pas conforme à l’idée de renouvellement que beaucoup appellent de leurs vœux. Mais il faut bien convenir que notre système réserve parfois des problèmes de calendriers insolubles. Alors passons pour cette rallonge exceptionnelle ! D’autant que les Maires de droite comme de gauche applaudissent des deux mains. Ceux qui par exemple ont engagé des travaux dans leur ville et dont les réalisations ont pris du retard voient dans ce report une aubaine car ils disposent d’un sursis bien confortable. Mais ce report pourrait être remis en cause. En effet, au moins deux candidats aux présidentielles ont annoncé que s’ils étaient élus ils avanceraient à nouveau la date des élections municipales. Du coup certains s’inquiètent car ils voient avec horreur leur ville en chantier ce qui n’est jamais apprécié en période de campagne électorale. C’est le cas du Maire de Nice qui nous offre le spectacle d’une ville sans dessus-dessous. Le chantier du tram ayant pris un an et demi de retard, avancer les élections conduirait à faire campagne dans les palissades. Et déjà que la popularité du Maire est en au plancher, on peut imaginer l’état d‘esprit dans lequel il se trouve à l’idée de ce nouveau changement de calendrier. Pour ma part j’estime que rallonge ou pas, la popularité du Maire aura du mal à remonter dans le cœur des Niçois. En effet, ce ne sont pas les travaux qui sont en cause aujourd’hui, même s’il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet qui mettrait en cause sa capacité de gérer la ville. Mais il y a un rejet de la personne qu’un report ou un raccourcissement du mandat ne pourront pas atténuer. Alors 2007 ou 2008, il faut que le Maire de Nice sache que les Niçois sont prêts à voter et que nous, nous sommes prêts à nous présenter.