Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Une sécurité en peau de chagrin

Après les incidents des banlieues du mois de novembre dernier, on avait entendu des déclarations officielles annonçant des mesures exceptionnelles pour renforcer la sécurité des quartiers difficiles. L’agression de deux CRS en Seine Saint Denis par une bande de voyous vient rappeler la réalité d’une situation qui, loin de s’améliorer, ne cesse de se dégrader. Le courrier du Préfet de ce Département alarmant les pouvoirs publics sur l’augmentation de la délinquance dans le 93 et de la baisse des effectifs de police depuis le début de l’année 2006 est un démenti cruel à tous les discours affirmant le contraire. Cette affaire est très préoccupante. D’une part, car elle souligne la faiblesse des moyens de l’Etat pour faire face aux problèmes majeurs qui se produisent dans de nombreux quartiers difficiles. D’autre part, parce qu’elle révèle l’absence de corrélation entre les discours et les actes. Et de ceci, la population s’en rend compte. La conséquence en est une perte de crédibilité du politique face à des citoyens devenus sceptiques par principe. Je pourrais citer un autre exemple se rapportant à la situation des effectifs de police à Nice. Depuis ma première élection à l’Assemblée Nationale, je ne cesse de demander aux Ministres de l’Intérieur successifs un renforcement des effectifs de police. En effet, la cinquième ville de France comptait en 1945 un effectif de 1.000 policiers, travaillant 45 heures hebdomadaires pour une population de 200.000 habitants. Aujourd’hui ce chiffre est tombé à 850 agents pour une population de 400.000 habitants et une durée de travail hebdomadaire ayant baissé. Aucun Ministre, de droite comme de gauche, n’a voulu ou pu régler ce problème. Il y a eu, bien entendu, des déclarations laissant entendre que la situation s’améliorait. Chaque année, par exemple, la presse locale annonce l’arrivée de 30 ou 40 policiers à Nice. Mais ce que l’on omet de dire c’est combien partent, dans le même temps, à la retraite. Ajoutez à cela la somme de RTT rendue obligatoire en raison de l’application des 35H, et vous comprendrez que la situation ne puisse s’améliorer. D’ailleurs, pour déployer des effectifs sur la voie publique, notamment les soirs et les week-end, la Direction de la Police Nationale a du fermer l’ensemble des bureaux de police de quartiers, supprimant de ce fait un îlotage qui avait son utilité. C’est pourquoi je m’inquiète. C’est aussi pourquoi je demande avec insistance, l’ouverture d’un nouveau commissariat de police de plein exercice à Nice Nord de façon à renforcer la sécurité des Niçoises et des Niçois. Un commissariat par tranche de 100.000 habitants, je ne crois pas que cette demande soit farfelue. D’ailleurs, étant donné le nombre de soutiens enregistrés tant sur le site internet que par voie de pétitions, je saisis l’importance que vous attachez à ces questions. Sachez que je poursuivrai dans cette voie car il s’agit d’une juste revendication que les pouvoirs publics doivent entendre et satisfaire !

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Commentaires

1. Le dimanche 24 septembre 2006 à 09:30, par EROL

Un commissariat par tranche de 100.000 habitants, bonne idée!

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