Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Merci Annie !

La Une de Paris Match est consacrée à Annie Girardot, non pour la présentation de son dernier film, mais pour souligner son combat contre la maladie d’Alzheimer. La Girardot, cette actrice immense, ce petit bout de femme qui a séduit notre jeunesse par son talent, par sa simplicité, par son naturel se trouve malgré elle, dans un rôle qu’elle n’a pas choisi. Elle fut la comédienne la plus courue des années 70. Et puis, Annie Girardot se fit plus rare, presque oubliée. Son public lui resta néanmoins fidèle, comme si un lien personnel existait entre elle et nous. L’âge venant, elle réapparut sur le petit écran notamment à l’occasion de séries télévisées ou d’hommages bien mérités. Malheureusement, elle apparaissait comme une femme brisée qui mobilisait toute son énergie pour se présenter à son public mais chacune de ces rencontres avait quelque chose de pathétique où l’émotion l’emportait. On sentait qu’Annie Girardot n’était plus la même et qu’elle cherchait néanmoins à s’accrocher encore à la vie, tentant de sauver les apparences. Derrière ces changements il n’y avait pas qu’un problème de carrière finissant, il y avait la maladie, une maladie au nom retentissant comme un glas dans les familles qui en sont touchées : Alzheimer. On parle beaucoup de cette pathologie mais on ne peut s’imaginer les souffrances qu’elle génère. Peu à peu le malade vous quitte, pas physiquement, mais intellectuellement, moralement. Vous êtes face à quelqu’un de cher que vous ne connaissez plus. Le silence s’installe, les échanges s’amenuisent, le regard se voile et pourtant la personne est toujours là. Et si vous regardez bien son visage et ce qui lui reste d’expression, vous sentez qu’elle a besoin de vous, de votre amour, de votre affection, de sentir votre présence. Je pense à Annie Girardot et à sa famille qui traversent cette terrible épreuve. Je pense à toutes ces familles qui partagent le même combat perdu d’avance mais devant lequel il faut néanmoins se battre. Nous sommes tous concernés par ce drame, celui d’Annie Girardot incarne ce que bien des familles vivent dans la souffrance et le plus souvent dans la discrétion car cette maladie ne s’expose pas, elle se cache. Annie Girardot nous permet d’en parler et de dire que ça n’arrive pas qu’aux autres. Il n’y a pas de profil pour se trouver atteint pas ce mal. C’est pourquoi je souhaite de tout cœur que les pouvoirs publics se mobilisent afin de donner les moyens à la médecine pour faire enfin reculer ce mal.

Trackbacks

Aucun trackback.

Pour faire un tracback sur ce billet : http://www.rudy-salles.com/blog/tb.php?id=169

Commentaires

1. Le jeudi 23 novembre 2006 à 19:31, par poline

je travaille en maison de retraite ou je cotoie des personnes qui sont atteinte de cette maladie chaque jour c est un combat pour eux et leurs familles la petite grand mere si gentille qui ne reconnais plus son mari celui ci repart tous les soirs en pleurant et celle ci qui ne reconnais plus ces enfants et petits enfants elle qui aimait tant faire des gateaux pour eux ne sais plus reconnaitre un oeuf j espere qu un jour il trouverons un traitement pour cette maladie qui detruit des familles completes et qui nous les soignants nous brisent le coeur

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.