jeudi 7 septembre 2006
Reprise de la session parlementaire dans la confusion

La session extraordinaire qui s'ouvre aujourd'hui ne vas pas rester dans les annales du Parlement comme un grand moment de démocratie et de transparence. Tout d'abord, le sujet à l'ordre du jour est un dossier complexe que personne ne comprend. Je prends la peine de l'expliquer à tous ceux qui m'interrogent mais je perçois chez mes interlocuteurs beaucoup de perplexité dans ce domaine. J'ai indiqué, sur le blog il y a quelques jours, pourquoi je suis opposé à la privatisation de GDF, j'espère que certains y auront trouvé les réponses aux questions qu'ils se posent. Mais j'annonce ici une session extraordinaire folle qui va plonger l'opinion publique au delà de la perplexité. Songez que le Groupe Socialiste a déposé 135.000 amendements! Ce chiffre n'a jamais été atteint au Parlement. Pour pouvoir les examiner, le Parlement devrait siéger 24h sur 24 pendant toute une année! Bien entendu ces amendements sont des amendements d'obstruction, qui ont pour but de prendre l'opinion publique à témoin pour faire comprendre que cette privatistion est mauvaise. Mais les conditions dans lesquelles ce débat va se dérouler, loin d'éclairer les Français, vont donner une image désastreuse de la démocratie et de son fonctionnement. Je ne suis pas sûr qu'au bout du mois de septembre cette question ait été réglée. En effet, ou bien le débat s'enlise et le texte ne sera pas voté, ou bien le gouvernement décide de passer en force et a recours à l'article 49-3 de la Constitution qui prévoit l'adoption de la loi sans qu'elle ne soit votée. Dans les deux cas, la perception que les Français auront du travail parlementaire n'en ressortira pas grandie.
Ce billet, écrit à 05:24 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :