vendredi 1 septembre 2006
Embouteillages à Nice: cote d'alerte!

Récemment la presse locale annonçait la reprise des embouteillages dans les rues de Nice. Cette information était de nature à nous inquiéter dès lors que l'été a déjà été une période difficile. En effet, les véhicules avaient pendant la période estivale les plus grandes difficultés à se frayer un chemin en cherchant des itinéraires de délestage ou en subissant les encombrements des artères défoncées et rétrécies. Et avec la rentrée, on nous a annoncé encore d'avantage de difficultés. Et bien, avant même la reprise des écoles la semaine prochaine, on a eu un avant-goût de ces embouteillages qui nous attendent. Pour vous donner un exemple personnel, mardi matin j'ai mis 45 minutes à une heure réputée "creuse", vers 11h, pour aller des "Bosquets" à "Saint Jean d'Angély". Ces embouteillages se sont traduits pratiquement par la paralysie de la "voie rapide", de toutes les voies entourant Acropolis et la Palais des Expositions, de l'avenue des Diables Bleus, etc. Me trouvant au centre de ces encombrements, je pensais à toutes celles et à tous ceux qui ont à subir cette situation quotidiennement et qui perdent des dizaines d'heures, sans compter le stress. Je pense aussi aux commerçants qui voient leur chiffre d'affaire diminuer. Ceux qui sont sur le parcours du "tram" peuvent revendiquer une indemnisation, même si les dossiers sont très difficilement honorés. Mais ceux qui sont hors de ce parcours mais qui subissent les mêmes nuisances du fait de la paralysie du trafic, n'ont droit à rien. Et à partir de la semaine prochaine, il faut s'attendre à vivre une situation encore plus difficile...Mais ces inconvénients ne s'arrêtent pas à ce qui se passe sur la chaussée, il y a aussi les inconvénients rencontrés sur les trottoirs. J'ai rencontré hier deux personnes qui sont tombées et se sont blessées gravement. La raison: des tottoirs défoncés en raison d'une gestion catastrophique du chantier du tramway. Ces personnes ont eu à subir de longs mois d'immobilisation sans pouvoir obtenir la moindre indemnisation de la part de la ville de Nice. En se rendant au service des Urgences de l'Hôpital Saint Roch, le service de l'accueil leur a indiqué qu'il y avait déjà eu près de 600 accidentés à cause de ce chantier! Cette information mériterait d'être largement diffusée pour mettre en garde nos concitoyens sur les dangers qu'ils encourent mais aussi pour dénoncer l'irresponsabilité de la Mairie dans ce domaine. Mais alors pourquoi la ville est-elle à ce point défoncée, en travaux, quels que soient les quartiers? Par nécessité? On peut toujours le prétendre...mais on aurait pu espérer un étalement dans le temps pour ne pas révolutionner la ville à ce point. Cette frénésie n'a en réalité qu'un fondement: le calendrier électoral! Le Maire de Nice n'a qu'une obsession: que les travaux soient livrés avant les élections municipales. Il est bien vrai qu'une fois les travaux terminés, l'exaspération disparaitra pour laisser la place à une satisfaction bien légitime. Mais à quel prix? Les nuisances auront pénalisé nombre de Niçois. D'autre part, l'accélération du calendrier des travaux augmente la facture de façon significative. Et c'est encore les Niçois qui devront payer la note! Savoir gérer un calendrier, éviter de pénaliser ses concitoyens, c'est aussi cela qu'on est en droit d'attendre d'un Maire. Mais là, nous savons qu'il n'y a plus rien à en attendre. Alors il faut changer de Maire!
Ce billet, écrit à 06:58 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :