Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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lundi 14 août 2006

1701, l'espoir

La résolution 1701 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies entrouvre une fenêtre d'espoir sur le Proche Orient. En effet, après un mois de combat entre Israël et le Hezbollah, tous les efforts doivent être entrepris pour que le bruit des canons puisse enfin se taire. La question qui vient tout de suite à l'esprit est alors: pourquoi avoir attendu un mois pour agir? Parce que certains pensaient qu'il suffisait de lancer des appels au cessez le feu pour que celui-ci se réalise. Comme si les bonnes recommandations pouvaient avoir raison de l'activisme du mouvement terroriste Hezbollah! Dans cette situation, Israël n'avait pas le choix, il fallait combattre les visées du Hezbollah qui répond aux demandes de l'Iran de faire disparaitre l'Etat Hébreu. Alors jusqu'à ce que la communauté internationale veuille bien en prendre conscience et en tirer les conséquences, aucune décision ne pouvait mettre valablement un terme à ce conflit. Je dirais même que si la communauté internationale avait voulu voir en face le développement du Hezbollah au Liban, ce mal aurait pu être éradiqué depuis plusieurs années, et la guerre aurait pu être évitée. Mais à l'époque, la fin de la guerre civile suffisait à satisfaire le Monde qui se voilait la face sur le développement de milices armées terroristes au Liban, à la solde de puissances étrangères. Alors, d'accord pour l'affirmation des bons principes aujourd'hui et pour l'adoption de décisions. Reste à savoir comment cela va se traduire sur le terrain. Que la FINUL passe de 2.000 hommes à 15.000, très bien. La question qui suit est: pour quoi faire? Il faut un mandat clair de l'ONU non pas pour oberver -les journalistes sont là pour ça- mais pour agir militairement et empêcher que ce qui s'est produit dans le passé ne recommence. Car ce règlement du conflit, tout le monde le souhaite. Les Libanais ainsi que les Israéliens ont vocation à vivre en paix et en sécurité. Il faut affirmer haut et fort cette vérité première car ces deux pays n'ont aucune raison de s'affronter. En revanche l'Iran et la Syrie souhaitant la disparition d'Israël mais ne voulant pas entrer directement en guerre le font pas Hezbollah interposé. Et pour eux, la prise en otage du peuple Libanais ne pèse pas lourd face à leur dessein de rayer Israël de la carte. Le problème est d'envergure c'est pourquoi nous en sommes là aujourd'hui. Alors si la résolution 1701 aboutit à mettre un terme à cette situation, alors ce chiffre s'inscrira dans l'histoire de la diplomatie mondiale.