Les présidentiables à l'épreuve des événements internationaux
Par Rudy Salles, mercredi 2 août 2006 à 09:06 :: Politique :: #118 :: rss
Il ne suffit pas de se déclarer candidat à la Présidence de la République et de promener son portrait sur les pages de papier glacé des magazines pour devenir un candidat (ou une candidate) à la fonction suprême. Ce qui se passe actuellement au Proche Orient est suffisamment grave pour que les présidentiables se fassent entendre. Au premier rang, le Président de la République se sent pousser des ailes en pensant qu'un tel conflit va lui permettre de rentrer à nouveau dans le jeu diplomatique et politique. Il dépèche ses ministres au Proche Orient porter sa parole, lui-même distille quelques messages. C'est son rôle même si je considère pour ma part qu'on ne peut pas se contenter de quelques déclarations d'intentions, pas toujours réalistes. Ses ministres s'agitent pour son compte ou pour le leur. Dominique de Villepin reste sur le pont à Matignon tandis que Douste joue les utilités au Proche Orient, ou en tout cas le croit-il. Voilà même que l'on commence à lancer des invitations au dialogue à l'Iran "qui joue un rôle important de stabilisation dans la région". Il me faudrait un décodeur pour comprendre la diplomatie Française car oser affirmer de tels propos est pour le moins incroyable. Je vois d'ici la réactions des Mollahs...Il suffit d'intimider le Monde pour se voir reconnaitre un rôle important dans la communauté internationale. C'est une prime au terrorisme ou je ne n'y connais plus rien. François Bayrou quant à lui, mais ça ne m'étonne évidemment pas, fait des déclarations mesurées et constructives. Pour lui il ne faut surtout pas caricaturer ce conflit mais essayer de le comprendre pour parvenir à des solutions justes et durables: il faut que la communauté internationale assume enfin ses responsabilités sinon la déflagrations sera inévitable. Quant à Ségolène Royal, je la trouve sinon absente, du moins complètement à côté du sujet. Critiquer les américains dans ces circonstances ne me semble pas justifié. Son seul objectif est de lancer un COCORICO franchouillard qui, pense-t-elle, sera apprécié de l'opinion publique. On sent une totale méconnaissance du problème qui a tout lieu de nous inquiéter. Comment peut-on envisager de se présenter à la Présidence de la République Française en étant aussi faible sur des sujets majeurs touchant à la paix et à la sécurité du Monde. C'est un examen de passege "raté" qui, je l'espère, saura ouvrir les yeux des militants socialistes qui seront appelés à élire leur candidat en octobre prochain.
Commentaires
1. Le mercredi 9 août 2006 à 18:24, par Carla
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