jeudi 31 août 2006

C'est effectivement aujourd'hui que l'Iran doit répondre aux injonctions de l'ONU relativement à son programme nucléaire. Sans anticiper sur ce qui se passera, on peut imaginer que Téhéran n'apportera aucune réponse allant dans le sens de l'abandon de son projet, en répétant que l'Iran entend n'utiliser le nucléaire qu'à des fins civiles. Il n'y a pourtant personne pour être dupe de ces allégations. La commission des Affaires Etrangères de l'Assemblée Nationale qui s'est réunie hier a eu à examiner la situation de ce pays en auditionnant notre Ambassadeur. D'après les observateurs avisés, le Pouvoir Iranien est à bout de souffle mais pas sans ressource. Le but ultime de ce pouvoir aujourd'hui semble être sa propre survie. La population Iranienne n'a pas eu beaucoup le choix lors des dernières élections. Tout d'abord les candidats, pour pouvoir se présenter, devaient obtenir l'autorisation du conseil des Mollahs. La liberté de choix, dans ces conditions, n'existe pas. Alors les électeurs ont voté pour ceux qui promettaient de débarasser le pays de la corruption. C'est comme cela que le Président Iranien a été élu et non sur son programme. Pour autant la corruption n'a pas disparu, loin s'en faut et la désaffection de la population et notament des jeunes vis à vis de la politique est grande. Et contrairement aux apparences, la pratique religieuse s'affaiblit fortement dans ce pays. Le pouvoir politique est de plus en plus discrédité mais il ne semble pas encore se dessiner d'alternative de nature à renverser le régime. La population se détourne de la politique et exprime de plus en plus des besoins consuméristes. Les réformes lancées sont vouées à l'échec car ce sont toujours les plus extrémistes qui décident en dernier ressort des choix qui devront être retenus. De ce fait il n'y a plus d'investissements en Iran. Autre curiosité: l'Iran semble être le seul pays musulman du Moyen Orient où le peuple est complètement indifférent au conflit Israélo-Palestinien. C'est une surprise pour nous occidentaux qui imaginons les effets des déclarations de haine des juifs du Président Iranien sur sa population. Et bien il parait que ces déclarations, au delà de la mise en scène visant à transmettre des images au reste du monde, n'ont aucun impact sur les Iraniens qui ne se sentent pas concernés. En revanche l'affaire du nucléaire est grave et compliquée. Il faut se souvenir qu'à l'époque du Shah,un programme nucléaire existait en Iran. Puis il fut abandonné lors de la révolution islamique pour être repris depuis quelques temps. Il est incontestable que l'enrichissement de l'uranium poursuivi par l'Iran l'est à des fins militaires et non civiles. En effet, pour une utilisation civile, l'enrichissement de l'uranium est injustifiable. L'Iran se veut une super puissance régionale, ce sentiment s'étant nourri notamment à la suite du conflit avec l'Irak. Depuis lors, la situation chaotique en Irak et en Afghanistan a conforté l'Iran dans cette posture. La question nucléaire ne fait pas débat en Iran: la population adhère volontiers à la propagande du pouvoir sur ce thème, c'est d'autre part une question ancienne qui est entrée dans les moeurs. C'est pourquoi il est difficile de mobiliser des opposants sur ce thème en Iran. Face à ce problème majeur, les Européens ont essayé de négocier avec l'Iran en demandant des garanties Iraniennes sur le caractère civil du projet nucléaire. L'Iran a refusé toute négociation. Désormais l'Iran doit répondre à l'ultimatum fixé par la communauté internationale à la date du 31 août, c'est à dire aujourd'hui. Il y a peu de chances pour que l'Iran nous annonce de bonnes nouvelles. Alors quelles peuvent être les conséquences d'une telle situation? Elles sont difficiles à évaluer. On peut craindre que l'Iran prenne encore une fois les mauvaises décisions sous l'impulsion des ultras du régime. Pour agir sur l'opinion publique, il faudrait pouvoir apporter la démonstration que les inconvénients sont plus nombreux que les avantages mais ceci est très difficile à réaliser dans un pays où la liberté de la presse n'existe pas. Il faut par ailleurs éviter de choquer l'opinion publique pour ne pas susciter de réaction nationaliste qui renforcerait alors le pouvoir Islamiste. Alors il restera à appliquer des sanctions contre l'Iran. Ce pays est déjà soumis à certaines sanctions, elles devront donc être renforcées. Les sanctions devraient pouvoir toucher certains individus emblématiques ce qui pourrait être bien compris par la population Iranienne lassée par tant d'errements. Mais l'opération est difficile et mérite que l'ensemble de la communauté internationale (du moins les grandes puissances) soit unie sur les attitudes à adopter. C'est là aussi une partie qui n'est pas gagnée d'avance. Mais il ne faut pas se cacher qu'il s'agit d'un des enjeux majeurs auquel le Monde est confronté. Alors il faut espérer que la responsabilité collective saura l'emporter sur les petits intérêts diplomatiques des uns et des autres.
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mercredi 30 août 2006

La situation des clients de la SNCF sur la Côte d'Azur est tout simplement déplorable. Après les grands coups de publicité pour vanter les mérites des nouvelles rames de TER à deux étages (et c'est vrai qu'elles sont bien!), il faut oser dire que la réalité sur le terrain est toute autre. D'abord les nouvelles rames n'ont pas encore remplacé totalement les anciennes, non climatisées et inconfortables. D'autre part, et surtout, la ponctualité légendaire de la SNCF n'a plus cours dans notre Région et ceci depuis longtemps. Des trains régionaux en retard, des trains supprimés et non remplacés, l'absence d'information à l'endroit des clients qui sont condamnés à attendre un train improbable sur des quais surchauffés en été et froids en hiver, des quais qui ne correspondent pas à la hauteur des trains ce qui les rend inaccessibles aus personnes à mobilité réduite, etc. Quelle différence de traitement par rapport aux utilisateurs des TER dans les autres Régions qui ont une bonne longueur d'avance sur les nôtres. Je vous livrerai mon expérience personnelle. Je ne prends pas souvent les TER mais quand c'est possible, alors je ne le refuse pas. Mon bureau étant avenue Jean Médecin et devant me rendre boulevard Saint Roch pour récupérer ma voiture en réparation, je décidais d'emprunter le TER Nice-Ville/Nice-Riquier. Sur le papier, pour effectuer ce trajet, il faut trois minutes. Aucun autre mode de transports ne peut alors concurrencer le train qui pourrait se comporter en véritable métro urbain. Je consulte l'horaire avant de partir pour ne pas perdre mon temps. Arrivant cinq minutes avant l'arrivée programmée du train, j'attends le convoi sur le quai. Aucune indication ne m'informant d'un retard potentiel, je me dis que finalement j'ai bien fait d'envisager d'utiliser ce mode de transport. Hélas, le retard qui s'en est suivi m'a fait déchanter. C'est seulement après 45 minutes que le train (nommé désir) s'est enfin présenté en gare de Nice Ville. De mon bureau à Riquier, il m'aura fallu une heure de déplacement dans l'inconfort et sans aucune information. J'ai failli arriver après la fermeture du garage, ce qui m'aurait contraint à rentrer sans voiture. Peut-être aurais-je alors emprunté l'autobus? Je ne regrette pas cette expérience car je n'ai pas à la vivre quotidiennement. Cela me permet donc de savoir comment fonctionne ce service public et dans quelle "galère" se trouvent les usagers fréquents. C'est une honte! J'attire souvent l'attention de la Région qui est en charge de ce service mais qui visiblement ne semble pas réagir aux difficultés des usagers des TER. Au lieu de publier des numéros d'autosatisfaction dans les journaux, le Président de la Région Monsieur VAUZELLE ferait mieux de se préoccuper de ce problème. Car vraiment ce qui se passe n'est plus acceptable et contredit tous les beaux discours qui invitent les automobilistes à prendre les transports en commun. Alors, il faut passer des discours aux actes, doubler les rames et veiller à ce que les trains arrivent enfin à l'heure!
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mardi 29 août 2006

Le 28 août est la date anniversaire de la Libération de Nice. C'était en 1944, la France était en état d'insurrection. L'envahisseur nazi était progressivement repoussé par les libérateurs Anglais et Américains avec l'appui des résistants qui pendant ces années de plomb continuaient de croire, avec raison et courage, à la France libérée. 62 ans plus tard, on célèbre comme chaque année, la libération de notre ville. Oh certes il ne se passa pas grand chose à Nice en cette fin août 1944 car les nazis s'enfuirent sentant que la bataille était perdue pour eux. Mais néanmoins les Niçois ont participé à cette Libération et nous devons être fiers de ces actes de courage individuels ou collectifs qui ont permis ce retour à la liberté et à la souveraineté. Ainsi, chaque année, le Préfet accompagné des élus et des asociations d'anciens combattants, font le tour des stèles de la ville, où figurent les noms des valeureux Niçois "morts pour la France". Cette année ne dérogea pas à la règle. Dès 8h30 nous nous sommes inclinés devant la plaque de marbre apposée sur le mur de la Mairie, puis ce fut le tour des quartiers de Riquier, de Cimiez, du jardin Alsace Lorraine, de l'Arénas, du "passage à niveau" pour terminer enfin vers midi au Monument aux Morts de la ville de Nice. Nous n'étions pas très nombreux mais certaines personnes âgées ayant vécu cette époque étaient présentes et ne pouvaient pas dissimuler leur émotion. Et pour ce qui concerne ma génération, celle qui n'a pas connu la guerre et qui considère que l'Allemagne est au sein de l'Union Européenne la meilleure alliée de la France, elle se félicite du chemin parcouru pour faire une relation d'amitié et de confiance avec un pays qui était réputé pour être un ennemi. Cet exemple doit nous encourager à pacifier d'autres régions en guerre dans le monde. Ceux qui imaginent que la relation de guerre est une fatalité doivent réfléchir à cet exemple Franco-Allemand. Il est positif, il est encourageant, il redonne l'espoir à ceux qui l'ont perdu, il se projette dans un avenir qui se veut pacifié et cherchant l'épanouissement des hommes. Ce message doit être répété jusqu'à ce qu'il soit entendu par les jeunes générations et par les peuples qui souffrent de conflits qu'ils n'arrivent pas à surmonter. Car la guerre n'est pas un but, elle ne doit être qu'une parenthèse malheureuse résultant de dangers et menaces réelles ou d'une incompréhension, de malentendus, de nationalismes déplacés. L'exemple Franco-Allemand doit représenter pour ceux qui ne croient plus à des solutions durables, un message d'espoir.
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lundi 28 août 2006

L'Université d'été du PS a donné lieu à un spectacle assez particulier. Tout d'abord, la maitresse des lieux, ci-devant Présidente du Conseil Régional de Poitou Charente, Ségolène Royal, est venue ouvrir les travaux. Rien de très nouveau sous le soleil de La Rochelle: la madone des sondages s'est livrée à un numéro d'autosatisfaction pour expliquer qu'elle était une bonne Présidente de Région -sous entendu, elle pourrait être une bonne Présidente tout court! Pardonnez du peu, diriger une Région et diriger la France, ça n'est pas du tout du même niveau. D'ailleurs, si cétait le cas, les 21 autres Présidents de Régions pourraient aussi faire acte de candidature. Pendant ce temps les autres candidats socialistes à la candidature, venaient, chacun selon son style, donner le ton de leur campagne, ignorant superbement l'hôte des lieux dont ils ont d'ailleurs snobé le discours de bienvenue. Lionel Jospin, quant à lui, était venu participer à une thérapie de groupe, expliquant le pourquoi de son retrait de la vie politique le 21 avril 2002. Le ton paraissait sincère, l'oeil était mouillé, le sanglot l'obligeait à élever la voix pour pouvoir terminer son propos. Mais, je vous l'avoue, les exercices de style des uns et des autres m'importent guère. A huit mois de la Présidentielle, j'aimerais savoir ce que les prétendants ont comme propositions pour la France dans leur besace. Certains s'y essaient timidement ou avec quelques propositions chocs: 1.500 euros pour le SMIC selon Fabius par exemple! Les promesses électorales habituelles...Mais Madame Royal, elle contourne l'obstacle. Les propositions se font discrètes, voire inexistantes. Alors ses "chers amis" lui proposent de débattre entre eux afin de confronter leurs idées pour l'avenir de la France? La dame refuse tout net! L'élection Présidentielle qui devrait ouvrir un grand débat Républicain afin que les Français puissent se faire une idée précise de ceux qui veulent les gouverner, devrait se contenter d'être un diaporama montrant la frimousse, les mimiques, les tics ou les sourires commandés des uns, des unes et des autres. Mais de qui se moque-t-on? J'espère que la presse saura dénoncer ces attitudes méprisantes pour la démocratie et qu'enfin on arrêtera de se focaliser sur des sondages qui ne veulent rien dire. Cela est vrai à gauche mais c'est aussi vrai pour l'ensemble de la classe politique. La démocratie a besoin de transparence. Sachons la faire émerger et condamner ceux qui voudraient nous priver de choisir sur des idées et qui entendraient seulement nous conduire à juger sur des postures. Dans ce domaine, Madame Royal en refusant le débat à La Rochelle a franchi la ligne jaune!
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dimanche 27 août 2006

En quittant le stade du Ray où j'étais allé soutenir l'OGCNice contre Lyon, je passais par le quartier Pasteur. Il y a quelques mois, le Maire de Nice annonçait, avec force publicité, le dynamitage de vieux immeubles HLM délabrés. Dans ce genre de circonstances, la démolition devient un spectacle avec grande mise en scène. Le public se presse pour voir tomber les bâtisses désaffectées. La Mairie a même distribué des invitations pour que la foule soit nombreuse et que Monsieur le Maire puisse ainsi se "montrer" et donne le "top départ". En l'occurrence, il y a des démolitions qui sont presque aussi appréciées que des constructions. Mais la fête faillit être gâchée car le Préfet s'inquiéta des risques de dispersion d'amiante contenue dans les structures. Le feu vert fut donnée "in extrémis", nous assurant qu'il n'y avait aucun risque de ce côté là. Soit! Mais depuis lors, rien ne se passe. Les gravats sont restés là, en l'état. Pas la moindre communication de la Ville de Nice pour informer la population sur les raisons de cet arrêt brutal des travaux. Et l'on reparle effectivement de l'amiante...Remuer les gravats présente-t-il un danger pour la population riveraine? Et sinon, pourquoi cet amoncellement de béton et d'acier reste-t-il en l'état transformant ce quartier en environnement de désolation? On aimerait le savoir, les Niçois sont en droit d'être informés par les responsables de cette démolition à grand spectacle. En attendant les habitants de ce quartier se lamentent d'avoir été leurrés une fois de plus et s'étonnent qu'aujourd'hui on les laisse pour compte avec les nuisances qui résultent de cette opération manquée. Curieusement, les élus qui se pressaient nombreux autour du Maire lors du "dynamitage" et le Maire lui même ne sont plus là pour répondre à ces questions et sont bien avares de déclarations sur le sujet. Transparence...vous avez dit transparence?
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samedi 26 août 2006

Après le suspense de ces jours derniers, le Président de la République a annoncé que non seulement la France ne renonçait pas au commandement de la force d'interposition internationale au Liban (la FINUL) mais qu'elle entendait envoyer plus de 2.000 hommes. Cela vient mettre un terme aux rumeurs de ces derniers jours qui indiquaient que la France risquait d'envoyait un contingent "à minima" de 200 hommes. Ces rumeurs venaient d'ailleurs contredire la volonté d'engagement de notre pays dans le processus de paix du Proche Orient. Alors pourquoi cette valse hésitation et cette conclusion finalement conforme à ce que la communauté internationale était en droit d'attendre de notre République? Tout simplement, je crois, parce que le Président Chirac a voulu, avant de donner la réponse de la France, obtenir toutes les garanties sur la clarté des missions de la FINUL renforcée. En effet, si c'était pour poursuivre le rôle d'observateur engagé par la précédente FINUL qui n'a aucunement permis de pacifier la région et qui a exposé inutilement nos soldats, alors ça n'était pas la peine de s'engager. Car la mission des soldats de la force d'interposition qui va devoir prendre place, ce ne sera pas d'observer mais d'agir pour empêcher le retour aux hostilités et aussi, et c'est là une tâche très difficile, d'engager le désarmement du Hezbollah et de mettre un terme aux trafics d'armes tel que prévu par la résolution 1701 des Nations Unies. Pour une mission aussi délicate, il fallait bien que la feuille de route de la FINUL renforcée soit claire. Ca a été l'exigence de la France. J'approuve cette fermeté et je constate que de Jerusalem à Washington en passant par Beyrouth cette position a été bien accueillie. Cet engagement de la France va probablement avoir un effet d'entrainement vis à vis d'autres pays, Européens notamment, qui hésitaient à prendre part à cette opération. C'est là aussi un point positif. Maintenant il va falloir gagner la paix sur le terrain: c'est une autre affaire! Mais sans cette exigence de départ, on pouvait être assuré de l'échec programmé de la mission.
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vendredi 25 août 2006

Je pense bien que ce titre ne doit pas attirer la compassion des foules. En effet, la vie de Palaces n'est pas réservée à tout le monde, loin s'en faut. Et donc qu'un hôtel 4 étoiles comme la Palais Maeterlinck ferme ses portes pour être transformé en résidence de luxe ne doit pas susciter beaucoup d'émotion, sauf pour les personnels concernés. Mais il faut bien voir qu'à chaque fois qu'un Palace ferme ses portes et n'est pas remplacé, Nice et la Côte d'Azur perdent un atout. Tout d'abord les palaces attirent une clientèle fortunée qui contribue par son passage à l'économie de la région. D'autre part, étant donné le type de prestations attendues par cette clientèle, l'embauche d'un personnel important est nécessaire et permet à de très nombreuses familles de vivre. Et puis aussi, les Palaces sont l'image de la Côte, une image glamour que le monde entier nous envie. Peu à peu ces grands vaisseaux du tourisme cèdent la place à des résidences de luxe qui vont drainer, bien entendu, une clientèle de haut niveau. Néanmoins l'impact sur l'économie n'est pas aussi important qu'il ne l'était sous forme de Palace. Et puis, il faut bien souligner aussi que le nombre de chambres 4 étoiles et 4 étoiles luxe diminuant, la clientèle va se retrouver contrainte à trouver un hôtel ailleurs. Ainsi les grandes manifestations internationales, les congrès les plus cotés seront-ils amenés à se diriger vers d'autres villes mieux loties. Ainsi Cannes et Monaco disposent-elles d'un nombre de chambres d'hôtels de luxe plus important que Nice, ce qui permet à ces deux villes de supplanter Nice et d'attirer des manifestations "haut de gamme". Nice commence réellement à faire figure de parent pauvre de la Côte. Heureusement que les hôteliers existants font de gros efforts de modernisation du parc existant mais cela ne suffit pas. La disparition du Ruhl restera comme une balafre dans l'hôtelerie Niçoise que le Méridien à l'architecture hideuse et aux plafonds bas ne remplacera jamais. La vente du Royal à une maison de vacances pour troisième âge fut un coup d'épée porté à l'animation de la Promenade des Anglais. La fermeture du Maeterlinck est une sonette d'alarme. Il faut que les pouvoirs publics ne considèrent pas qu'il s'agit simplement d'une affaire privée et qu'on ne peut ni ne doit rien faire. Je veux rappeler ici que le magnifique Hôtel du Palais à Biarritz fut sauvé de la fermeture par le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques. Ce n'est pas seulement un Palace qui a été sauvé, c'est une activité économique essentielle, c'est l'image de cette ville. Chez nous hélas je n'entends aucune préoccupation s'exprimer pour lancer une initiative afin de relancer ce type d'activité. Les hôteliers se battent seuls sans aucun contact avec la ville. C'est une curieuse attitude dans une cité qui représente encore dans le Monde l'une des capitales du tourisme. Mais si ça continue comme cela, pour combien de temps?
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jeudi 24 août 2006

De voir la caravane des jeunes de l'UMP en photo sur le journal en compagnie de Monsieur Peyrat, je trouvais cette image surréaliste. Est-ce là une demande expresse des jeunes pour qui le Maire de Nice incarnerait la jeunesse, l'ouverture d'esprit, la tolérance, l'avenir, les valeurs du Gaullisme, bref autant de notions auxquelles ils se disent attachés? Je ne peux le croire ni aucun Niçois avec moi. Le Maire de Nice est aujourd'hui à l'UMP après avoir été le Président départemental du Front National, après avoir été le fidèle compagnon de route de Jean Marie Le Pen pendant de nombreuses années et avoir fait acclamer le Waffen SS Schonhuber à Acropolis. On peut toujours se trompter dans la vie mais alors il faut avoir le courage de le reconnaitre. Cet acte de contrition n'est jamais venu. Alors peut-être que les jeunes UMP ont voulu se montrer aux côtés du Maire de Nice pour le remercier de faire gagner leurs couleurs à chaque élection? Erreur! Depuis que Monsieur Peyrat est Maire de Nice, 7 cantons sur 14 ont été perdus par la droite à Nice, un fait sans précédent, et grâce à lui la gauche s'est prise à rêver. Mais alors pourquoi donc ces jeunes se sont-ils retrouvés aux côtés du Maire dans de telles conditions? Tout simplement parce que Jacques Peyrat l'a exigé. Comment, lui le Maire de Nice, pourrait-il être écarté d'une manifestation se déroulant dans sa ville. Dans un premier temps il y a eu la soirée au Théatre de Verdure avec Ministres et militants. Ce soir là, Jacques Peyrat n'était pas présent et interdisait même à sa liste municipale d'y participer. Quelques jours plus tards, il fallait sauver la face et montrer que le "patron" à Nice c'était lui. Après force négociations ponctuées "d'engueulades" ou de "menaces", l'affaire a du être conclue: les jeunes UMP acepteraient de poser pour la photo sur le journal en compagnie du Maire de Nice. Quelle belle image d'unité...Je ne suis pas sûr que les jeunes soient très séduits de faire de la politique de cette façon. Ce qui restera de cette affaire, c'est une paire de "tongs" qui a été offerte par les jeunes UMP à Jacques Peyrat. Ils les portera, a-t-il dit, lors du prochain "bain de noël". L'UMP aurait mieux fait de les offrir au Maire de Cannes. En effet, ces "tongs" ont la particularité d'imprimer sur le sable de la plage les trois lettres UMP. Or il se trouve qu'à Nice il n'y pas de sable mais des galets. Décidément la communication n'est pas au point. Et enfin, cette affaire nous apprendra que Monsieur Peyrat n'aura pas pris le préservatif offert par les jeunes UMP alors que son adjoint déchu est parti avec. Qui oserait dire que la politique se situe au dessous de la ceinture?
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mercredi 23 août 2006

Après l'empressement dont a fait preuve le Conseil de Sécurité de l'ONU pour faire cesser le feu au Proche Orient, on pouvait croire que les engagements pris par la communauté internationale seraient tenus. En effet, les Etats membres du Conseil ont fait montre d'une grande énergie pour réussir à se mettre d'accord sur des éléments qui permettraient de faire taire les armes. Ils ont pris des engagements pour constituer la force d'interposition qui doit se mettre en place et éviter le retour du conflit. Une fois la résolution 1701 adoptée et les micros et caméras démontés, on se trouve face à une communauté internationale incapable de tenir ses engagements. La force d'interposition dite "FINUL renforcée" devait compter 15.000 hommes, on parle d'atteindre péniblement 3.000 aujourd'hui, et encore si les principaux acteurs jouent le jeu. La France, qui s'était distinguée depuis le début du conflit comme une pièce maitresse pour la future force d'interposition, a revu ses objectifs à la baisse. De 2.000 hommes, on passerait à 200 et notre pays ne souhaite plus diriger ladite FINUL. La France a des arguments pour justifier sa position actuelle: elle demande que la FINUL ait un mandat précis pour savoir si elle a pour mission d'agir ou d'observer. Sur ce point il semble que l'ONU soit incapable de répondre. L'Italie se propose de prendre le relais de la France et envisage d'envoyer à son tour 2.000 soldats. Mais elle exige, comme la France, que la FINUL ait une feuille de route clairement définie. Et pour l'instant, aucune réponse claire n'est apportée à la demande des Italiens. Pendant ce temps, le Hezbollah continue de mener des actions sur le terrain, et Israël poursuit quelques tirs ciblés pour empêcher les trafics d'armes en provenance de l'Iran ou de la Syrie. On est donc loin du désarmement demandé par l'ONU. De Gaulle qualifiait l'ONU de "machin". Je trouve ce qualificatif hélas tout à fait d'actualité. Le malheur réside dans le fait que la situation au Proche Orient est grave et que chaque jour qui passe rend le cessez le feu plus fragile. La mobilisation des grands de ce monde apparaissait comme une attitude responsable prenant à bras le corps un problème important avec la volonté d'y apporter remède. En réalité il s'agissait, pour chacun, de faire valoir de grands principes et de prendre des engagenements qu'ils ne tiendraient pas. Et pendant ce temps le bal des hypocrites continue et la situation au Proche Orient redevient explosive.
Ce billet, écrit à 07:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 22 août 2006

Le parti socialiste est en pleine effervescence: à la veille de l'université d'été de La Rochelle et surtout de la désignation du (ou de la) candidat (e) socialiste à l'élection présidentielle en octobre, les roses semblent fleurir en cette fin d'été. Malheureusement le débat politique n'en ressort pas grandi. Certains média ayant décidé de faire émerger Madame Royal, on la montre sous toutes les coutures, mais pour ce qui est du fond, on attend depuis le début, en vain! De ce fait, on ne sait même plus ce que les autres candidats à la candidature socialiste ont à proposer comme programme. Seule compte désormais la "pipolisation" que je dénonçais il y a quelques jours. Ce spectacle est d'une pauvreté inquiétante, quand on sait les défis auxquels notre pays devra faire face dans les cinq ans qui viennent. Mais cela n'intéresse personne. Alors gros plans sur la fête de la rose en Bourgogne où Madame Royal lance quelques banalités sous les "viva" d'un Arnaud Montebourg transformé en chauffeur de salle. Celui-ci est-il converti au "ségolisme", elle qui a voté OUI à l'Europe alors qu'il faisait une campagne acharnée pour le NON? Je crois plutôt qu'il est converti, et depuis longtemps à "l'opportunisme". Après avoir butiné auprès de tous les candidats potentiels, il est allé vers la plus offrante. C'est comme cela qu'on prépare un ministère sous la Vème République? Pour revenir dans les Alpes Maritimes, on nous annonce la venue du Premier Secrétaire du PS, François Hollande, à la fête de la rose départementale. Elle sera certainement moins tapageuse car le PS est ici plus discret qu'en Bourgogne et aussi parce que Monsieur fait moins recette que Madame. Il en profitera pour lancer un "vibrant" appel à l'union de la gauche, etc...on connait la chanson. Alors que cette mise en scène bien huilée continuera à occuper les estrades du PS, les autres candidats de ce parti rament en cherchant désespérément à se faire entendre. Jack Lang écrit livre sur livre et parcourt la planète afin de montrer qu'il a une stature. Fabius s'estime exonéré d'un tel exercice car lui estime que sa stature est "de droit" et que tout le monde doit s'en rendre compte. DSK se fait bien discret attendant sans doute un feu vert improbable. Quant à Jospin, dont l'heure est passée, attend qu'on veuille bien lui repasser les plats une seconde fois. Ce qui m'inquiète c'est l'avenir de notre pays dans tout ça. Car si le débat se situe au niveau des paquerettes, je crains que l'on n'ait même pas la possibilité de sentir si l'odeur des roses. Et quand cette animation sera terminée, alors je crains que les roses ne soient fanées et qu'il ne nous reste plus que les épines!
Ce billet, écrit à 07:45 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 21 août 2006
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Comme tous les Niçois j'observe au jour le jour les changements intervenus sur le chantier du tram et j'espère toujours que les travaux vont s'accélérer. Le moins que l'on puisse dire est qu'il nous faut beaucoup de patience pour supporter de tels désagréments avec, de surcroit, aucune information en provenance de la Mairie pour nous rassurer. Pire, alors que le Maire de Nice participait en juillet dernier à une réunion de Comité de Quartier, quelques psersonnes osaient poser la question qui fache: Quand le tramway sera-t-il en service? Et là, stupéfaction générale, le Maire répondit en levant les yeux au ciel, qu'il ne pouvait répondre à cette question. Inutile de vous dire que cette absence de réponse jeta un froid dans un climat pourtant caniculaire. Et il est vrai que si l'on observe l'avancée du chantier dudit tram, on peut s'interroger sur des délais de plus en plus élastiques de celui-ci. Et dire qu'à la suite de l'affaire Monleau c'est à dire l'affaire des marchés corrompus, on a changé d'entreprise pour pouvoir mieux gérer le chantier...on a du mal à voir la différence. Pendant ce temps les Niçois subissent une situation devenue intenable: les automobilistes doivent changer d'itinéraire chaque jour compte tenu des déviations à répétition, les piétons se bousculent sur des trottoirs étroits et défoncés (le nombre de chutes a augmenté dans des proportions inquiétantes) et les commerçants voient leur chiffre d'affaire baisser régulièrement depuis le début de ces interminables travaux. L'animation de la ville en souffre sans qu'aucun effort ne soit entrepris dans ce domaine non plus par la municipalité. Pendant ce temps, la ville de Paris qui a entrepris un chantier similaire à la même période qu'à Nice, va inaugurer son tramway en novembre prochain. Je suis navré de constater une telle situation sans que les principaux acteurs (la ville, La Communauté d'Agglomération) ne se mobilisent pour y remédier. La rentrée sera effective dans quelques jours, le flot de circulation va augmenter, alors qu'aucune amélioration ne sera apportée ni envisagée par ceux qui sont en charge de cette affaire. On aimerait bien voir les élus en première ligne pour assumer leurs responsabilités plutôt que de plonger la ville dans ce marasme sans rien dire. En attendant nous devons prendre notre mal en patience et espérer que ce calvaire se terminera un jour...Je vous donne rendez-vous le jour de l'inauguration. Le Maire viendra en triomphateur couper le ruban tricolore et attendra des applaudissements de la foule admirative...Non je vous donne rendez-vous ce jour là pour prendre possession d'un équipement qui vous appartient, car le Maire n'a pas non plus répondu à une autre question: Combien aura coûté, au final, le tramway? Il ne peut pas répondre à cette question pas plus qu'à celle qui concerne les délais. Mais ce que l'on peut dire c'est que le tram Niçois est d'ores et déjà la ligne la plus chère de France. On se serait bien passé de ce record!
Ce billet, écrit à 00:36 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
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dimanche 20 août 2006

C'est en tout cas ce que l'on pourrait en déduire en écoutant les propos du Directeur de la Police Municipale. En effet, outre l'affaire de délit d'influence relative au terrain Sulzer, il semble que dans l'entourage du Maire de Nice ce soit "règement de compte à OK corral". Le Directeur de la Police Municipale indique, sans citer aucun nom, que dans l'entourage du Maire certains UMP fomenteraient des complots contre Monsieur PEYRAT, lui-même UMP. Comprenne qui pourra! En tout cas si ce fonctionnaire municipal trace quelques pistes, il nous laisse sur notre faim puisque la question qui nous vient à l'esprit, "quels sont les noms des félons", reste sans réponse. Dans ce cas il a trop parlé ou pas assez. Alors s'il ne veut pas s'exprimer d'avantage, il place le Maire de Nice dans l'obligation de le faire. Les Niçois ont bien le droit de savoir ce qui se passe dans l'entourage de leur Maire. Peut-on continuer de parler de "l'équipe municipale" si celle-ci se livre à une guerre intestine avec pour but de faire tomber celui qui est à sa tête. Peut-être aussi, certains de ces proches s'inquiètent pour leur avenir et voudraient faire croire qu'ils prennent leurs distances par rapport au Maire. C'est un peu facile! On ne peut pas être pour et contre à la fois. Et si on est contre alors on claque la porte mais on ne reste pas assis entre deux chaises. Car de toutes façons, en 2008, les Niçois sauront trancher: il y aura ceux qui auront été avec Monsieur PEYRAT, et ceux qui auront été contre lui. Quant aux nuances auxquelles certains veulent se livrer pour sé dégager d'une affaire qui prend l'eau tout en gardant leurs petits avantages, les Niçois sauront aussi les dénoncer. Les électeurs réclament, à juste titre, de la transparence. Les petits jeux d'appareils comme les petites intrigues de palais doivent être sanctionnés et exclus des méthodes de gestion de notre ville. C'est en tout cas ma vision de la politique et je ne transigerai pas sur ces principes. Nice mérite mieux que ce climat délétère créé par ceux qui veulent maintenir ou imposer leur pouvoir sur la ville. Il est grand temps, comme je le souhaite, que ce pouvoir soit enfin restitué aux Niçois. C'est l'engagement que je prends devant vous et que j'entends respecter. En prenant cet engagement je pense aux Niçoise et aux Niçois qui sont lassés de ces péripéties à répétition qui se font sur le dos de leur ville et à leur détriment. Je pense aussi aux 7.000 fonctionnaires municipaux qui éprouvent des sentiments mêlés de tristesse et de réprobation et qui ont parfois honte d'appartenir à la Mairie de Nice. Justice doit leur être rendue car ils n'y sont pour rien et subissent comme tous les Niçois voire même d'avantage cette situation. Il est plus que temps de tourner cette page de l'histoire de Nice et de regarder enfin l'avenir avec confiance.
Ce billet, écrit à 00:38 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 19 août 2006

Le cessez le feu adopté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le principe du déploiement d'une force d'interposition au Liban permettront-ils de régler le problème posé par la présence du Hezbollah dans ce pays? On commence à en douter en voyant comment les décisions ont du mal à se mettre en place. Bien sûr, l'Armée Libanaise a réintégré le sud Liban mais chacun s'accorde sur le fait qu'elle n'est pas en mesure de désarmer le Hezbollah. Il faut donc pour cela un appui d'une force internationale composée de plusieurs Etats étrangers. C'est alors que la confusion s'installe. Tout le monde a voté pour la mise en place d'un tel dispositif mais au moment de mettre à exécution cette décision, alors des dissensions inquiétantes éclatent au grand jour. Ainsi la France propose-t-elle d'envoyer un contingent de 200 hommes alors qu'elle accepte de prendre le commandement de ladite coalition. L'ONU s'étonne de la faible proposition de la France qui jusqu'alors apparaissait comme la puissance la plus engagée vis à vis de ce conflit. Explications de la Ministre de la Défense: il faut que le mandat de l'ONU à l'égard de la FINUL soit clair. Et sur ce point, je pense que Madame ALLIOT MARIE a raison. Si les missions de la FINUL nouvelle doivent s'apparenter à celles de l'ancienne, alors ça n'est pas la peine de s'y investir. En effet, ce que l'on retiendra de l'action de la FINUL depuis ces dernières années c'est plutôt l'inaction, une sorte d'observateur impuissant à régler les problèmes qui se développaient sous ses yeux et pratiquement dans l'incapacité de se défendre. Certaines mauvaises langues disent que ce qu'il faudra retenir de la FINUL c'est la deuxième syllabe: NUL. C'est peut-être un peu sévère mais pas dénué d'un certain bon sens critique. Le rôle de la nouvelle FINUL telle qu'il s'est dégagé des débats du Conseil de Sécurité doit être d'aider l'Armée Libanaise à retrouver sa place au sud Liban, de contribuer au désarmement du Hezbollah (car l'Armée Libanaise n'a pas les moyens de le faire) et de rétablir par des moyens militaires les conditions d'une paix et d'une sécurité durables dans la région. En revanche, si la FINUL n'a pas de mandat clair pour cela, alors on peut craindre l'installation d'une grande confusion qui bénéficiera aux plus activistes, c'est à dire au Hezbollah. Et dans ces conditions, tout cela n'aura servi à pas grand chose, sinon à gagner du temps et à laisser croire que tout est réglé. Malheureusement diplomatie et efficacité ne font pas toujours bon ménage.
Ce billet, écrit à 00:26 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 18 août 2006

On nous annonce comme une bonne nouvelle, et c'est une bonne nouvelle, le retour de l'Armée Libanaise au sud Liban. En effet, depuis près de 40 ans, cette Armée avait quitté cette région pour ne plus y revenir. Il y eut, bien sûr, la période d'occupation de la région par l'Armée Israélienne qui visait à établir une zone tampon entre les deux pays afin de contenir les menaces contre Israël provenant du Hezbollah. Et depuis en 2000, alors qu'Israël avait évacué cette région sans condition, on aurait pu penser que l'Armée Libanaise allait reprendre position dans la région, ce qu'aucune puissance étrangère n'aurait pu reprocher, au contraire! Et bien il a fallu attendre la fin des hostilités scellées par la résolution 1701 de l'ONU pour que l'Armée du Liban ose revenir dans la région. Etrange pour une Armée régulière qui déserte toute une région de son pays pour la laisser aux mains d'une milice armée dirigée par des puissances étrangères. C'est là tout le paradoxe du Liban dont l'absence flagrante de souveraineté apparait au grand jour et qui pourtant a une soif d'exister et de vivre en paix. Et d'ailleurs, cette soif de paix va jusqu'à tolérer que l'Etat ferme les yeux sur certaines pratiques si cela permet d'éviter une nouvelle guerre civile. Seulement, on sait bien où cela mène: à la guerre et enfin au chaos. C'est d'ailleurs comme cela que les choses se sont passées. Si le Hezbollah ne s'était pas installé au sud Liban, s'il n'avait pas menacé Israël, il n'y aurait pas eu de réaction et donc pas de guerre. L'intervention chirurgicale à laquelle Israël s'est livrée avait pour but de neutraliser le Hezbollah et d'obliger la communauté internationale à s'en mêler. C'est ce qui est en train de se faire même s'il faut rester prudent sur l'avenir. En effet, la mise en place de la nouvelle FINUL est difficile car les pays volontaires pour mettre de l'ordre au Liban ne sont pas légion. Mais en tout cas, il y a un début de normalisation avec le retour de l'Armée Libanaise sur ses terres en remplacement du Hezbollah. Et ceci a été rendu possible parce que malheureusement Israël a du frapper à l'occasion d'une guerre dont l'Etat Hébreu se serait bien passé et que la faiblesse de l'Etat Libanais avait rendu inéluctable.
Ce billet, écrit à 01:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 17 août 2006

Ce mot francisé de "pipol" qui vient en réalité du mot anglais "people" qui veut dire "les gens" est en train de tourner la tête à ceux qui s'en affublent ou à la presse qui les fabrique. De tout temps on a montré les célébrités sur les pages des magazines, en long, en large et en travers! Même si en France cet étalage a ses limites du fait de la Loi sur la protection de la vie privée, on assiste néanmoins à une dérive grâce au consentement ou à un encouragement tacite des "pipolisés". Ces derniers sont "choqués" que l'on étale leur vie privée mais si on oublie de le faire alors ils sont en manque. Une étude sociologique du monde des "pipol" permettrait certainement de démontrer qu'on les retrouve dans de nombreuses catégories: les artistes, les journalistes mais aussi les politiques, sans oublier les "jet setters" qui sont une catégorie à part.
Pour les artistes, que l'on appelle désormais "star" quant bien même ils ne sont connus que de leur boulangère, cela fait partie du décor naturel. Je trouve que c'est dans cet environnement que la "pipolisation" choque le moins puisqu'elle est dans son milieu. Les projecteurs étant en permanence braqués sur les artistes, ils ne s'éteignent tout simplement pas quand ils sortent de scène. Ceci étant, ceux qui veulent se protéger de la lumière peuvent le faire.
Pour ce qui concerne les journalistes, la "pipolisation" est le résultat de la starisation des présentateurs de journaux télévisés. On ne regarde pas le journal de 20h mais celui de PPDA ou de Claire Chazal et quand Harry Roselmak débarque son prédécesseur cela devient une "affaire" nationale. Pour ma part je dois bien dire que je regarde un journal télévisé pour être informé et non pour m'intéresser à celui ou celle qui le présente. L'essentiel c'est que ce soit un bon professionnel. Partant de là il faut savoir de qui est l'enfant caché, avec qui la femme de celui-ci l'a-t-elle trompé et si un journaliste noir peut présenter un journal aussi bien qu'un blanc! On est tombé dans un voyeurisme qui nuit à la profession mais aussi à la dignité de ceux qui l'exercent.
Pour ce qui est des politiques, il faut savoir garder un juste milieu. Par souci de transparence, la population doit savoir, me semble-t-il, comment vit un élu. Il ne faut certes pas aller trop loin car un élu a le droit au respect de sa vie privée comme tout le monde. Mais que la presse soit restée muette alors qu'un Président de la République entretenait, aux frais de l'Etat, un deuxième foyer, est, à mes yeux, une faute professionnelle. Et dans cette affaire, c'est le Président lui-même qui a donné le top départ de la pipolisation de sa famille. Drôle de moeurs! Et puis il y a aussi la surexposition de certains qui mettent en scène leur couple ou leur famille quand tout va bien, qui s'excusent qu'on ne les y reprendra plus quand ça flanche, et qui repartent de plus belle quand le couple s'est retrouvé. Il est anormal que cette actualité là prenne le pas sur le reste. Mais on peut penser aussi que c'est un écran de fumée qui permet de masquer les véritalbes problèmes auxquels les Français sont confrontés. Et puis il y a les postures qui évoluent. Je me souviens d'une Ministre qui avait convié toute la presse à suivre sa grossesse et presque son accouchement pour que tout cela s'étale dans les journaux à grand tirage avec force photos. Quelques années après, alors qu'elle prétend être candidate à l'élection présidentielle, elle s'emporte qu'un photographe ait pu la prendre en photo en maillot de bain sur une plage de la Côte d'Azur. Ceci serait passé inaperçu sans cette réaction. Le courroux de la naïade en fait un événement. On pourrait en dire autant de certains souverains qui passent plus de temps à étaler leur vie privée souvent très agitée plutôt qu'à incarner les valeurs de pays qu'ils représentent.
Enfin, j'évoquerai très brièvement la situation des "jet setters", qui n'ont rien à faire ni rien à dire sinon que d'essayer d'exister en trainant dans les boites à la mode, sur quelques plages branchées ou sur les yachts de milliardaires qui s'ennuient. Ils n'ont pas d'autres raisons d'exister, alors laissons les faire mais ne leur donnons pas plus d'importance qu'ils n'en ont. Eux aussi font néanmoins la Une des magazines, mais c'est réellement tout ce qu'ils font!
Ce billet, écrit à 07:55 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 16 août 2006

Alors qu'au Proche Orient le cessez le feu a été déclaré à la suite de l'adoption de la résolution 1701 par le Conseil de Sécurité de Nations Unies, il semble que la situation se soit calmée mais seulement en aparence. En effet, 24h après l'entrée en vigueur de ce cessez le feu, le Hezbollah attaquait à nouveau Israël, hereusement sans faire de victime. Israël n'a pas répondu à cette provocation sinon par une déclaration sous forme d'avertissement disant qu'il ne tolèrerait aucune atteinte à sa souveraineté ou à sa sécurité. Pendant ce temps, le chef du Hezbollah remettait en cause la résolution de l'ONU notamment sur la question du désarmement de la milice Chiite. Chacun est désormais averti sur les intentions réelles du Hezbollah si certains pouvaient encore en douter... Ce désarmement ne pourra se faire que sur la pression militaire de la coalition renforcée de l'ONU dite "FINUL" qui doit prendre position dans les tous prochains jours au sud Liban. Mais ceci sera utile à condition que les missions de la FINUL soient clairement redéfinies. En effet, jusque là son action a été pour le moins contestable voire inutile. Certains membres on regretté de n'avoir aucun moyen sinon celui de constater les trafics d'armes, le renforcement du Hezbollah sur le terrain, le développement d'un état de non droit, bref ce que des journalistes pourraient faire à leur place. Mais cette fois, la situation a tout de même changé. En effet, chacun connait la détermination des Israéliens de ne pas laisser faire. Et donc, ou la FINUL prend le relais sur le terrain pour faire respecter à la lettre la résolution 1701, ou bien l'accalmie sera de courte durée et Israël devra recommencer des opérations militaires. Mais gardons l'espoir que les événements de l'été auront servi à faire prendre conscience à la communauté internationale de ce qu'il faut faire. Et la priorité c'est le désarmement du Hezbollah pour l'empêcher de nuire plus longtemps aux intérêts d'Israël et du Liban, et au delà, à la sécurité du Monde.
Ce billet, écrit à 08:08 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 15 août 2006

Ce 15 août, comme chaque année, je me rends au "mur des fusillés" de l'Ariane. On appelle ce lieu ainsi car le 15 août 1944, 23 Niçoises et Niçois furent amenés sur ce terrain, le long du Paillon, pour y être fusillés par les Nazis. Ils étaient de chez nous, ils avaient la vie devant eux, ils révaient de liberté et de justice jusqu'à en périr sous les balles de l'opresseur. Chaque année nous nous retrouvons sur ce site devenu depuis un lieu de recueillement et de mémoire. Nous nous inclinons devant les 23 noms piqués dans le sol sur des petits panneaux verts qui rappellent leur souvenir et leur martyre. Autour de nous, outre les officiels, se trouvent les porte-drapeaux mais aussi les familles. Les plus anciens ont connu les victimes que nous honorons. Pour la plupart ce sont des frères ou des soeurs ayant vécu toute leur vie avec cette vision d'horreur devant leurs yeux d'un proche qu'on a fauché à leur affection dans un acte d'une lâcheté incroyable. L'émotion chez ces personnes est intacte. Leur rencontre chaque année me donne l'impression d'aller saluer les familles d'un défunt qui vient de disparaitre alors que cela fait déjà 62 ans... La barbarie vous choque à jamais et le temps ne peut pas l'effacer. Il y a aussi des enfants qui assistent à cette cérémonie. Ce sont souvent les descendants des parents qui ont survécu à ce massacre. Ils sont là pour apprendre, comprendre et témoigner à leur tour de ce que leurs familles ont enduré. Cette manifestation est aussi un acte pédagogique pour expliquer ce qui s'est passé afin que nos contemporains partagent cette émotion et puissent à leur tour dénoncer et prévenir des actes similaire qui pourraient éventuellement se produire à nouveau. Car la cruauté de l'homme est sans limite et ce qui s'est passé hier peut hélas revenir. C'est pourquoi nous devons tous rappeler ces faits, les condamner sans réserve et nous mobiliser pour dénoncer ceux qui voudraient réviser l'histoire. Il faut le faire, et le faire encore. Et savoir répondre à ceux qui vous diraient qu'on en fait trop, qu'en matière de rappel de ces faits qui sont sinistres mais historiques, on en fait jamais assez.
Ce billet, écrit à 07:25 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 14 août 2006

La résolution 1701 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies entrouvre une fenêtre d'espoir sur le Proche Orient. En effet, après un mois de combat entre Israël et le Hezbollah, tous les efforts doivent être entrepris pour que le bruit des canons puisse enfin se taire. La question qui vient tout de suite à l'esprit est alors: pourquoi avoir attendu un mois pour agir? Parce que certains pensaient qu'il suffisait de lancer des appels au cessez le feu pour que celui-ci se réalise. Comme si les bonnes recommandations pouvaient avoir raison de l'activisme du mouvement terroriste Hezbollah! Dans cette situation, Israël n'avait pas le choix, il fallait combattre les visées du Hezbollah qui répond aux demandes de l'Iran de faire disparaitre l'Etat Hébreu. Alors jusqu'à ce que la communauté internationale veuille bien en prendre conscience et en tirer les conséquences, aucune décision ne pouvait mettre valablement un terme à ce conflit. Je dirais même que si la communauté internationale avait voulu voir en face le développement du Hezbollah au Liban, ce mal aurait pu être éradiqué depuis plusieurs années, et la guerre aurait pu être évitée. Mais à l'époque, la fin de la guerre civile suffisait à satisfaire le Monde qui se voilait la face sur le développement de milices armées terroristes au Liban, à la solde de puissances étrangères. Alors, d'accord pour l'affirmation des bons principes aujourd'hui et pour l'adoption de décisions. Reste à savoir comment cela va se traduire sur le terrain. Que la FINUL passe de 2.000 hommes à 15.000, très bien. La question qui suit est: pour quoi faire? Il faut un mandat clair de l'ONU non pas pour oberver -les journalistes sont là pour ça- mais pour agir militairement et empêcher que ce qui s'est produit dans le passé ne recommence. Car ce règlement du conflit, tout le monde le souhaite. Les Libanais ainsi que les Israéliens ont vocation à vivre en paix et en sécurité. Il faut affirmer haut et fort cette vérité première car ces deux pays n'ont aucune raison de s'affronter. En revanche l'Iran et la Syrie souhaitant la disparition d'Israël mais ne voulant pas entrer directement en guerre le font pas Hezbollah interposé. Et pour eux, la prise en otage du peuple Libanais ne pèse pas lourd face à leur dessein de rayer Israël de la carte. Le problème est d'envergure c'est pourquoi nous en sommes là aujourd'hui. Alors si la résolution 1701 aboutit à mettre un terme à cette situation, alors ce chiffre s'inscrira dans l'histoire de la diplomatie mondiale.
Ce billet, écrit à 01:01 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 13 août 2006

Quand Noëlle Perna décide de tourner la page de son spectacle avant la présentation de son prochain "show", c'est à Nice qu'elle le fait. Et c'est bien normal puisque c'est de là que tout a démarré. Du Bar des Oiseaux jusqu'aux plus grandes scènes nationales, elle est restée la même, Mado de Nice, Mado la Niçoise. Pendant des années, elle a su observer ces personnages inimitables du Vieux Nice qu'elle incarne avec tant de délicatesse. Elle ne les a pas caricaturés, encore moins ridiculisés. Elle nous les a présentés avec sincérité en laissant percer la générosité et l'humour qu'ils ont au fond d'eux mêmes. Mado la Niçoise est devenue, grâce à Noëlle, l'ambassadrice de Nice. Certes toutes les Niçoises ne se reconnaitront pas en elle mais toutes la reconnaissent et l'aiment comme si elles la cotoyaient tous les jours. Les Niçois sont devenus "fous d'elle": du petit théatre des Oiseaux elle remplit désormais les plus grandes salles Niçoises. Cet engouement n'est d'ailleurs pas une exclusivité Niçoise puisque les Français de toutes régions se déplacent aussi nombreux pour aller la voir. Les ventes de DVD suivent la même trajectoire. J'en suis heureux pour elle car c'est une artiste de talent qui est restée elle même, le succès n'ayant rien changé à sa simplicité. J'en suis heureux et fier pour Nice dont l'humour est porté fièrement par Noëlle bien au delà du Var! Notre ville, reine de l'humour, c'est à Noëlle qu'on le doit. Merci Noëlle du bonheur que vous nous procurez, de la bonne humeur que vous diffusez mais aussi de la sensibilité que vous savez traduire dans vos spectacles. Merci aussi d'assurer dans toute la France une publicité que Nice mérite au fond puisque Mado est assez représentative de ce que nous sommes: critiques, hableurs, un peu excentriques mais généreux, souriants et attachés à notre beau pays. Grâce à vous la France s'est convertie à Mado, elle s'est donc un peu convertie à Nice. Et j'insiste bien, ni le service de la communication de la Mairie, ni celui du protocole, ni celui de l'événementiel...il y en a un "mouloun", n'y sont pour rien. Les Niçois vous en remercient, les contribuables aussi! (tiens...j'entre moi aussi dans son jeu!)
Ce billet, écrit à 08:26 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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samedi 12 août 2006

En ce long week-end du 15 août, je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui vont prendre leur voiture pour aller en vacances ou pour en revenir. C'est à la fois un plaisir mais aussi une contrainte, chacun ayant envie que le déplacement dure le moins longtemps possible afin de profiter au maximum de ses loisirs. Et pourtant, aller plus vite, on le sait bien, ne veut pas dire arriver plus tôt. Les accidents de la circulation sont hélas le corollaire de la vitesse mais aussi de l'alcool, du téléphone portable, d'une mauvaise vision, d'absorption de drogues ou de médicaments, de trop de fatigue, etc. Autant de dangers qui s'accumulent sur nos têtes, sur celles de nos accompagnants mais aussi sur les automobilistes qui partagent la route avec nous. A ces maux, les pouvoirs publics ont décidé d'employer, depuis quelques années, les grands remèdes: limitations de vitesses, alcootests, contrôles policiers plus fréquents, mise en place de radars. Notre première réaction a été un peu, il faut bien le reconnaitre, de mauvaise humeur, pour ne pas dire plus. Mais à la longue, quand les contraventions se sont multipliées, quand les points des permis de conduire ont fondu comme neige au soleil, alors ce fut le temps de la résignation puis enfin la résolution de changer sa façon de conduire. L'époque de l'insouciance est terminée; bonjour le temps de la responsabilité. Et le résultat ne s'est pas fait attendre: de 13.000 morts sur les routes il y a une vingtaine d'années, on est tombé à moins de 5.000 l'an dernier. Et cette décrue s'accentue encore cette année. Un vrai motif de satisfaction tant pour les vies sauvées qui peuvent être la vôtre, la mienne, que pour la capacité des Français de réagir positivement face à des problèmes essentiels. Je suis fier de ce résultat collectif qui est une bonne nouvelle au coeur de cet été tourmenté. Alors ce week-end, ne me faites pas mentir et continuez à "bien conduire". Et dites-vous bien que le plus important n'est pas d'aller vite mais d'arriver à bon port. Bon week-end!
Ce billet, écrit à 08:15 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 11 août 2006

En déjouant un complot d'une amplitude tout à fait exceptionnelle, les services de renseignements Britanniques on sauvé des milliers de vies humaines. En effet, la bande terroriste qui a pu être arrêtée avant qu'elle ne commette son funeste forfait, avait envisagé de faire sauter plusieurs avions au dessus de l'Atlantique. Et pour éviter les contrôles de métaux situés aux entrées des salles d'embarquement des aéroports, les explosifs étaient, parait-il, sous forme liquide. C'est à dire qu'ils pouvaient être dissimulés dans des flacons de parfum ou dans des tubes de dentifrice. L'évocation de ces procédés et de leurs conséquences nous plonge une fois de plus dans l'horreur, la réalité dépassant et de très loin la fiction. En apprenant cette nouvelle ce matin à la radio, je pensais à ces milliers d'innocents qui auraient été autant de proies pour ces prédateurs ignobles comme l'ont été ceux du Word Trade Center à New York, à la gare de Madrid, dans le RER Parisien, en Egypte, en Tunisie ou encore dans des autobus ou des restaurants Israéliens. Je pensais aussi à ceux qui imaginent le montage de telles horreurs, qui conçoivent ces explosifs et qui mettent en scène leurs scénarios de morts. Et quand je pense que certains se réclament de Dieu: Honte à eux de toucher au sacré pour semer la mort. Al Qaïda, le Jihad Islamique, le Hezbollah, le Hamas et tous autres qui conçoivent leur existence au prix de la vie des innocents lachement assassinés doivent être poursuivis, traqués et éradiqués jusqu'au dernier. Cette épreuve de force est une véritable guerre qu'il nous faut gagner car sinon ce sera la fin d'un monde basé sur des valeurs de droit et d'humanisme. Nous n'avons pas le choix car capituler reviendrait à accepter la barbarie comme nouvel ordre international. C'est pourquoi je tiens à rendre un hommage appuyé à tous ceux qui aujourd'hui se battent contre ces forces terroristes pour sauvegarder nos vies, pour défendre le droit, la justice, la Liberté. Aujourd'hui cet hommage s'adresse tout particulièrement aux services de renseignements Britanniques qui ont fait un travail remarquable. Ces services mériteraient de se voir décerner le Prix Nobel de la Paix. Ce serait ainsi plus qu'un hommage qui serait rendu: ce serait un encouragement à les imiter partout sur la planète, là où le terrorisme se manifeste.
Ce billet, écrit à 00:04 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 10 août 2006

Se trouver bloqué chez soi au 8ème étage de son immeuble pendant plus d'un mois à cause d'un ascenseur en panne, cela semble à peine croyable! C'est pourtant l'aventure que viennent de vivre les locataires de l'immeuble HLM "les boutons d'or" dans le quartier de Saint Roch à Nice. Qu'un ascenseur tombe en panne, cela peut arriver. Que la réparation dure quelques jours, c'est aussi le lot de désagréments de ceux qui habitent en étage. Mais que la plaisanterie dure plus d'un mois et que visiblement aucun dialogue constructif n'ait pu s'instaurer entre les locataires et l'Office HLM (OPAM) pour pouvoir régler le problème au plus vite, alors là c'est un véritable scandale. J'en suis profondément choqué car ça n'est pas parce que l'on habite dans un logement social que l'on doit être traité avec autant de mépris ou de désinvolture par son bailleur. Mais je n'en suis pas étonné car je suis saisi régulièrement des dysfonctionnements de l'OPAM. En plein hiver, c'est le chauffage qui est en panne dans tel immeuble et que l'on répare après plusieurs semaines. Les ascenseurs c'est presque le quotidien et Dieu sait si, pour les personnes à mobilité réduite, ce problème est pénalisant. Mais je pourrais aussi parler des vide ordures bouchés pendant plusieurs semaines, de l'éclairage public en panne pendant plusieurs mois, des blattes qui envahissent les appartements et contre lesquels les campagnes de désinsectisation ne sont pas menées. Etant saisi par les locataires, j'interviens à mon tour auprès de l'Office HLM, souvent en vain, car au mépris fait aux locataires s'ajoute le mépris en direction des élus. Il est bien rare que ledit organisme réponde une lettre positive pour dire que le problème est enfin réglé. On est tombé dans le cadre d'une société à irresponsabilité illimitée. Et dans tout ça, silence radio de la Mairie de Nice qui pourtant maitrise (le mot est peut-être un peu fort) cet organisme. Il est vrai que le logement social n'apparait pas comme sa priorité...
Ce billet, écrit à 00:07 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 9 août 2006
Pour qu’un photographe travaillant pour l’agence de presse Britannique Reuters soit sanctionné par elle pour avoir « trafiqué » des photos relatives à un raid Israélien sur Beyrouth, il aura fallu que la manipulation soit grossière. Les Faits : le photographe fait un reportage photo sur Beyrouth et ses « clics » interviennent alors que se produit un raid Israélien. Sans doute ce raid n’est-il pas suffisamment spectaculaire pour lui, pas suffisamment massif à son goût ou peut-être pense-t-il pour les lecteurs qui veulent du sensationnel ? Qu’à cela ne tienne ! Le photographe, apprenti retoucheur, se met à « bidouiller » les photos pour les rendre plus conformes au côté dramatique recherché. Une fois les images transférées sur l’ordinateur, le photographe « truqueur » noircit et épaissit les fumées de façon à pointer un regard accusateur plus prononcé en l’égard d’Israël. Tout le monde n’y aurait vu que du feu (si j’ose dire) si un blog Américain n’avait découvert la supercherie. Le photographe est pris « la main sur le clic » de son ordinateur en flagrant délit de truquage. Bien sûr le photographe a démenti avoir réalisé ce truquage intentionnellement mais l’agence Reuters ne s’est pas engagée dans cette voie et a retiré l’ensemble des clichés du photographe manipulateur. On ne se plaindra pas que pour une fois la supercherie ait pu être déjouée et dénoncée. Mais pour une manipulation dénoncée, combien d’autres passent pour des vérités et ne sont pas repérées. C’est aussi contre cette bataille pour la vérité des images qu’Israël doit également faire face car ceux qui suivent les affaires du Proche Orient comme je le fais, savent bien que la désinformation bat son plein au détriment d’Israël. Tout est mis en oeuvre pour tenter de faire croire que ce pays fait usage d’une très grande force de feu face à des victimes innocentes. Pour ma part je n’ai pas entendu dire qu’un Etat de droit faisait usage de sa force sans raison. Mais au fait, dans quelle catégorie doit-on ranger les terroristes qui en permanence tuent des civils et le font à visage couvert, dans la catégorie des doux agneaux et des victimes ou dans celle des dangereux agresseurs, semeurs de guerre, de haine et de mort ?
Ce billet, écrit à 07:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 8 août 2006

Je ne voulais pas revenir sur l'affaire du nouveau stade car je trouve que cette situation est bien préoccupante pour les Niçois et que le Football Niçois risque d'en supporter les conséquences, mais je trouve que les réactions de Monsieur Peyrat dans Nice Matin sont un aveu de faiblesse, pour ne pas dire plus. En effet, le journaliste lui demandant ce que lui reproche la Justice, le Maire de Nice répond tout de go "de n'avoir pas respecté à la lettre le code des collectivités territoriales concernant la fixation des futurs tarifs". Cette déclaration est grave car au lieu de renforcer la défense de la ville sur ce dossier, elle l'affaiblit. En effet le Maire reconnait qu'il n'a pas respecté la Loi, ce qui est un comble pour un Sénateur qui est censé faire la Loi et pour un Avocat qui est censé en connaitre les arcanes. Mais la suite de son propos constitue même une circonstance aggravante puisqu'il indique que ce qu'on lui reproche c'est la "fixation des futurs tarifs", comme s'il s'agissait d'un poiont mineur. Or c'est justement là que le bât blesse puisque les tarifs conditionnent la rentabilité du stade et donc l'équilibre financier de l'ensemble de l'opération. Je trouve que Monsieur Peyrat aurait mieux fait de se taire plutôt que de faire un effet de manche dans le journal qui risque de se révéler dévastateur pour la réalisation du futur stade. Si j'avais un conseil à lui donner, je lui dirais de laisser les juristes chargés d'assurer la défense de la ville devant la Cour Administrative d'Appel faire leur travail, ce qui ne sera déjà pas très facile. Pour le reste, il a peut-être encore quelques vacances à prendre, alors qu'il en profite car je ne crois pas qu'il puisse utilement intervenir dans ce dossier. Et quand il cite le Tram en disant qu'il n'est pas homme à renoncer, j'aimerais lui poser une double question: quand ces travaux finiront-ils et à combien s'élèvera réellement la facture? Je pose ces questions sans aucun esprit polémique mais en simple citoyen et contribuable de la ville de Nice, comme beaucoup d'entre vous d'ailleurs!
Ce billet, écrit à 07:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 7 août 2006
En ce début de semaine, cela ne fera de mal à personne de s'aérer un peu l'esprit en pensant à autre chose qu'à une actualité faite de mauvaises nouvelles. J'étais hier à l'Abadie pour fêter la Saint Claire. Tout d'abord, je dois expliquer à ceux qui ne connaissent pas l'Abadie, qu'il s'agit d'une colline regroupant quatre communes: Nice, Saint André de la Roche, Cantaron et Tourette Levens. Un lieu bucolique situé à quelques centaines de mètres à vol de l'oiseau de la ville et qui pourtant conserve le calme et la douceur de vivre de la campagne. Du haut de ce belvédère, vous découvrez un panorama à vous couper le souffle allant du Cap d'Antibes au Cap de Nice, avec au premier plan les tuiles roses de Nice et en fond de décor, la grande bleue. Chaque année on se retrouve dans cet endroit de rêve sous les marronniers de la place Gioan pour fêter la Sainte du quartier: Claire. Soupe au pistou, bal populaire, messe, procession et apéritif d'honneur ponctuent ces festivités sans compter la dégustation des spécialités Niçoises réalisées par l'Académie des Traditions Abadiennes. Le dimanche matin, les "officiels" prennent la parole. Il ne s'agit pas là d'un exercice très procolaire car cela ressemble plus à une réunion de famille qu'à une manifestation guindée. Mais je puis vous dire que lorsque vint mon tour de m'exprimer, j'ai eu envie de dire tout simplement ma joie d'être Niçois et de vivre dans notre beau pays. Quand on regarde la télévision qui distille catastrophes sur catastrophes, on se dit que l'on a de la chance de vivre en France et plus particulièrement au coeur de notre belle Côte d'Azur. Cela ne fait pas tout, il y a aussi des gens malheureux chez nous et aussi un certain nombre de choses qui ne vont pas. Mais tout de même, il faut savoir apprécier la chance qui est la nôtre pour nous donner la force d'être plus généreux vis à vis de ceux qui en ont réellement besoin.
Ce billet, écrit à 08:10 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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dimanche 6 août 2006

La police nationale de Nice et son directeur ont depuis quelques mois enclenché une véritable guerre contre les vols à la portière qui depuis une dizaine d'années étaient devenus une spécialité dans la délinquance dans notre région. Un véritable cancer qui, peut à peu, s'est installé d'abord aux entrées de Nice puis s'est généralisé touchant essentiellement les véhicules venant de l'extérieur du département des Alpes Maritimes et plus spécialement les voitures Italiennes. Un couple de mes amis en avait été victime le 1er janvier dernier à 18h sur la promenade des Anglais alors que l'on venait de se quitter après s'être adressé les bons voeux pour la nouvelle année. C'est alors qu'au carrefour de Carras, des voyous ouvraient les portes arrières de leur voiture pour essayer de voler ce qu'ils pouvaient. Ils ont eu le temps d'accélérer et de faire échec à cette tentative d'agression. Ca n'était là qu'un exemple parmi d'autres puisque ce phénomène, qui s'était généralisé, se produisait plusieurs fois par jour dans la ville. Inutile de vous dire combien ces pratiques ont pu nuire à l'image de Nice puisque plusieurs journaux internationaux ont souligné ces dérives dans leurs articles. Il y a quelques mois, alors que je me plaignais auprès du nouveau directeur de la police de ces actes délictueux, il m'indiqua qu'il allait déclarer une véritable guerre au vol à la portière car il ne s'agissait pas d'actes mineurs mais de comportements d'une rare violence qui ne pouvaient continuer de se dérouler en toute impunité. En apprenant les succès obtenus par la police ces jours derniers puisque plusieurs réseaux ont pu être démantelés, je m'en suis réjoui car on peut enfin espérer voir le retour à une situation normale. Je tiens à en féliciter la police nationale de Nice qui a fait un travail remarquable et à son directeur qui a tenu ses engagements. Il faut savoir critiquer quand il y a matière à le faire mais il faut aussi savoir rendre hommage face à une telle réussite. Encore bravo à notre police et Merci!
Ce billet, écrit à 08:19 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 5 août 2006

Le préfet décide d'attaquer la délibération de création du nouveau stade devant le tribunal administratif, le juge à son tour décide de suspendre ladite délibération. Vociférations du Maire et de ses proches, déception des supporters. Je ne suis pas là pour distribuer les bons et les mauvais points, mais tout de même. Cette affaire s'inscrit dans le lot des nombreuses autres qui, soit ont déffrayé la chronique judiciaire, soit se singularisent par des imperfections qui frisent l'amateurisme. J'en veux pour preuve le projet de tramway, le plus cher de France et dont la réalisation est la plus chaotique. Les travaux du tram de Paris ont commencé après Nice et les rames circuleront pourtant dès le mois de novembre 2006. Pour ce qui concerne le stade, rappelez-vous, le premier projet devait être édifié sur l'emplacement du Ray. Le Maire affirmait que celui-ci ne pouvait être édifié ailleurs et qu'il fallait aller vite. C'était sans compter avec la vigilance du Procureur de la République qui arrêtait le Directeur des Services de la Ville, lequel avait mis au point un réseau de corruption sur cette affaire. Et donc le stade repartait pour un tour. Le projet abandonné, le Maire jetait alors son dévolu sur Saint Isidore. Il fallait aller vite, très vite. Pourquoi? Pour faire plaisir aux supporters? Pour empêcher la relégation du club? C'étaient là de faux prétextes. Il fallait aller vite pour pouvoir livrer le stade avant les élections municipales pour que Monsieur le Maire puisse afficher cette réalisation dans son bilan. Soit, sauf qu'il ne faut pas mélanger "vitesse et précipitation". Et pour y parvenir on monte un système assez savant qui donnera la construction du stade et son exploitation à une société privée et qui, pour s'en sortir, aura des demandes financières assez élevées. Bien sûr, ces coûts seront étalés dans le temps, mais à la fin du compte, il faudrait dire aux Niçois combien le stade aura réellement coûté au contribuable, beaucoup plus cher que dans une procédure normale. En attendant c'est un nouveau flop pour la politique municipale et un nouveau coup dur pour le Gym, pour les supporters et tout simplement pour les Niçois. Le stade ne sera vraissemblablement pas réalisé avant les élections municipales. Il faudra revoir la copie et ça va prendre du temps. Néanmoins nous devrons nous battre pour que le Ray obtienne une prorogation de son homologation afin que l'OGCNice ne soit pas relégué en Ligue 2 ce qui serait un comble. Mais je pense que, de ce côté là, on y parviendra car le club n'a strictement aucune responsabilité dans cet imbroglio strictement municipal. La morale de cette histoire est que la municipalité est incapable de mener ses projets à terme et quant à la gauche elle n'est bonne qu'à démolir quand elle n'est pas occupée à démêler ses propres oppositions internes. Il est grand temps qu'une nouvelle page de l'histoire de notre ville s'écrive avec une nouvelle équipe qui s'intéressera enfin à l'avenir des Niçois.
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vendredi 4 août 2006

Pathétique est la passation de pouvoir de Fidel Castro à son frère Raul. A la tête d'une des dernières dictatures, tenant d'une main de fer l'Etat Cubain, maintenant dans la pauvreté et l'absence de liberté son peuple, le vieux Fidel malade et dont la fin approche, ne lâche pas le manche et le confie à son frère. Ainsi la dictature communiste se transmet-elle en famille. Pendant ce temps, le peuple est invité à acclamer son nouveau chef par intérim. En regardant les images de la télévision Cubaine, j'étais médusé de voir les "journalistes" applaudir le discours de Castro, lu par un tiers, annonçant la tranmission provisoire de son pouvoir. Ce régime à bout de souffle vit, je l'espère, sa dernière période. Je souhaite pour le peuple Cubain de connaitre ce que d'autres peuples européens asservis par des dictatures communistes ont connu avant lui, c'est à dire une "révolution de velour" permettant le passage en douceur à la démocratie. Souhaitons cette transition très proche. Elle mettrait un terme à 48 ans de mensonges, d'asservissement, d'embrigadement et de corruption. N'oublions pas que si le peuple Cubain est pauvre, Castro figure au rang des chefs d'Etat les plus riches de la planète. Un des derniers masques du communisme tombera alors pour montrer la dure réalité que ce régime a fait subir pendant près d'un siècle à des millions de femmes et d'hommes.
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jeudi 3 août 2006
Que le Ministre des Affaires Etrangères gesticule relativement au Proche Orient est déjà suffisamment grave. Mais qu'il profère des propos aussi graves que révoltants en considérant que l'Iran est une grande puissance de stabilisation au Moyen Orient et qu'il pousse la faute jusqu'à aller saluer le Ministre Iranien à l'Ambassade d'Iran à Beyrouth, alors là je n'ai plus de mot assez fort pour condamner son comportement. Cette attitude disqualifie la France. Parler avec des terroristes ou avec ceux qui les soutiennent n'est pas une démarche de paix mais un message qui se brouille de plus en plus. On en est à se demander si finalement les Mollahs de Téhéran n'ont pas intérêt à poursuivre leur entreprise de déstabilisation puisqu'une grande nation comme la France interprète cela comme de la stabilisation. On en est à se demander si finalement les Mollahs qui surarment le Hezbollah, les financent et les entrainent ne seront pas encouragés à poursuivre dans cette voie puisque la France ne trouve rien de mieux que de leur donner quelques satisfécits. Tout ceci est navant. Le seul but poursuivi par ceux qui décident de cette attitude de notre pays c'est de le distinguer et pour cela il faut être différent des autres. Et comme l'ensemble de la communauté internationale condamne, à juste titre, l'Iran et ceux qui agissent en son nom, et bien la France fait le contraire. Et dire qu'il y a quelques semaines encore, Douste Blazy menaçait les Mollahs de Téhéran au cas où ils disposeraient de la bombe atomique. Tout cela semble passé en arrière plan. L'Iran est devenu depuis aujourd'hui une grande Nation stabilisatrice. Décidément il y a des moments où l'on n'a pas de quoi être fiers de ceux qui nous gouvernent. La politique de gribouille est au pouvoir...
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mercredi 2 août 2006
Il ne suffit pas de se déclarer candidat à la Présidence de la République et de promener son portrait sur les pages de papier glacé des magazines pour devenir un candidat (ou une candidate) à la fonction suprême. Ce qui se passe actuellement au Proche Orient est suffisamment grave pour que les présidentiables se fassent entendre. Au premier rang, le Président de la République se sent pousser des ailes en pensant qu'un tel conflit va lui permettre de rentrer à nouveau dans le jeu diplomatique et politique. Il dépèche ses ministres au Proche Orient porter sa parole, lui-même distille quelques messages. C'est son rôle même si je considère pour ma part qu'on ne peut pas se contenter de quelques déclarations d'intentions, pas toujours réalistes. Ses ministres s'agitent pour son compte ou pour le leur. Dominique de Villepin reste sur le pont à Matignon tandis que Douste joue les utilités au Proche Orient, ou en tout cas le croit-il. Voilà même que l'on commence à lancer des invitations au dialogue à l'Iran "qui joue un rôle important de stabilisation dans la région". Il me faudrait un décodeur pour comprendre la diplomatie Française car oser affirmer de tels propos est pour le moins incroyable. Je vois d'ici la réactions des Mollahs...Il suffit d'intimider le Monde pour se voir reconnaitre un rôle important dans la communauté internationale. C'est une prime au terrorisme ou je ne n'y connais plus rien. François Bayrou quant à lui, mais ça ne m'étonne évidemment pas, fait des déclarations mesurées et constructives. Pour lui il ne faut surtout pas caricaturer ce conflit mais essayer de le comprendre pour parvenir à des solutions justes et durables: il faut que la communauté internationale assume enfin ses responsabilités sinon la déflagrations sera inévitable. Quant à Ségolène Royal, je la trouve sinon absente, du moins complètement à côté du sujet. Critiquer les américains dans ces circonstances ne me semble pas justifié. Son seul objectif est de lancer un COCORICO franchouillard qui, pense-t-elle, sera apprécié de l'opinion publique. On sent une totale méconnaissance du problème qui a tout lieu de nous inquiéter. Comment peut-on envisager de se présenter à la Présidence de la République Française en étant aussi faible sur des sujets majeurs touchant à la paix et à la sécurité du Monde. C'est un examen de passege "raté" qui, je l'espère, saura ouvrir les yeux des militants socialistes qui seront appelés à élire leur candidat en octobre prochain.
Ce billet, écrit à 09:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 1 août 2006
Dans le conflit qui oppose Israël au Hezbollah, les commentaires vont bon train pour condamner l'Etat Hébreux des attaques qu'il continue de porter contre les terroristes. Il y a des pertes humaines civiles ce qui naturellement ne convient à personne, pas plus à nous qu'aux Israéliens ou aux Libanais. Mais je me garderai bien de désigner Israël comme responsable de cette situation. Tout le monde condamne mais en même temps tout le monde se frotte les mains. La valse des hypocrites est à son comble. Alors comment sortir de cette situation devenue inextricable? Je le dis et le répète, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités. Israël ne peut s'arrêter car c'est un Etat qui se trouve confronté à une menace permanente de destruction. Et cette menace se renforce au fur et à mesure que l'Iran poursuit son programme de nucléarisation. Le prolongement de l'Iran dans la région, son bras armé s'appelle le Hezbollah. Pour éradiquer cette milice armée, la communauté internationale doit s'en mêler comme elle l'avait fait naguère au Kosovo. C'est à ce prix que les Balkans ont été pacifiés. Et si nous ne le faisons pas, alors il faut se préparer à des lendemains difficiles: Israël se trouve aux avant postes et en souffrira avant tout le monde. Puis ayant montré notre faiblesse, c'est la communauté internationale qui ensuite en subira les conoséquences. Il faut sauver et le Liban, et Israël: c'est d'ailleurs le même combat. Alors cessons de fuir et de nous abriter derrière des discours qui n'ont aucune portée: agissons.
Ce billet, écrit à 08:18 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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