Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Tous les chemins mènent à Rome. Pour quoi faire?

Face à la crise du Proche Orient, la communauté internationale a décidé de se retrouver à Rome pour examiner la situation et envisager des mesures pour l'avenir. Qu'en est-il sorti? Pas grand chose. Ou plutôt des désaccords sur la stratégie à adopter en la matière. La France réclame un cessez le feu immédiat alors que d'autres réclament que ce cessez le feu soit assorti de conditions qui assurent le désarmement du Hezbollah. Je ne suis pas sûr que la position de notre pays soit très réaliste. En effet, on est tous favorables au cessez le feu. Qui peut être pour la poursuite des combats, pour le prolongement d'un état de guerre? Ceci étant, il faut voir également quels peuvent être les prolongements d'un cessez le feu dans le contexte actuel: la victoire du Hezbollah qui afficherait sa satisfaction de voir la communauté internationale demander l'arrêt des combats. Cela ferait bien évidemment les affaires de cette milice terroriste qui commence à s'essoufler et qui une fois les hostilités arrêtées ne tarderait pas à se reconstituer. Je pense que la conférence de Rome est une gesticulation de plus qui fait le jeu des terroristes. Là où il faudrait afficher une volonté sans faille pour combattre le Hezbollah, on affiche des tergiversations de circonstances. C'est ce que j'appelle le "bal des hypocrites". Ca n'est pas comme cela que l'on règlera les problèmes du Proche Orient. Israël, pour qui cette affaire est une question vitale, continuera donc à agir pour désarmer le Hezbollah, dut-il être seul à le faire. Israël continuera donc à faire "le sale boulot", ce dont les protagonistes de la conférence de Rome semblent s'être lavés les mains.

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