jeudi 6 juillet 2006
Un billet pour Berlin nommé Zidane

La soirée s'annonçait sous les meilleurs auspices. J'avais décidé de suivre le match Portugal France au bord de la baie des Anges sur la plage Florida: Le coucher de soleil sur la Méditerranée et l'oeil rivé sur l'écran plasma qui nous renvoyait les images du stade de Munich. Les convives étaient prêts à faire la fête, les serveurs ayant quant à eux arboré la tenue des joueurs de l'équipe de France. Tout était réuni pour faire la fête, il ne manquait plus que les résultats. Les deux équipes étaient décidées à en découdre mais sportivement. Et pour du sport, il y eut du beau football. La France et le Portugal sont deux belles équipes. Elles méritaient toutes les deux de se trouver en demi finale. Mais à l'issue du match il ne devait en rester qu'une et donc le combat fut apre et nerveux même s'il n'en fut pas moins loyal. Et puis il y eut le tir au but de Zinedine Zidane, notre Zizou national qui fut le but de la qualification. Un vrai bonheur non seulement pour cette équipe de France qui a réussi un parcours magnifique après un départ un peu laborieux, pour les supporters qui se mobilisent de plus en plus nombreux mais surtout pour ce joueur d'exception qu'est Zidane qui a annoncé son départ prochain à la retraite. Ce tir fut le billet pour Berlin, pour cette finale à laquelle tous les Français veulent croire. Le match contre l'Italie qui viendra clôturer le Mondial 2006 devra être l'occasion pour les Bleus de ramener la Coupe du Monde en France, comme en 1998. Il y a moins d'un mois l'ambiance était au scepticisme. Ce soir elle est à l'euphorie chez les supporters. Ce qui me frappe dans cette équipe c'est sa modestie et son absence de triomphalisme qui la rend encore plus sympathique. Avant le Mondial, Michel PLATINI avait indiqué à un journaliste qui l'interrogeait sur les chances des Bleus en 2006: "L'équipe de France peut tout perdre rapidement ou aller jusqu'à gagner la coupe du Monde". Sa vision était juste: les débuts nous ont fait penser qu'on pouvait effectivement perdre mais la suite est venue nous rappeler que la victoire est désormais à notre portée. Alors dimanche nous serons tous à Berlin, au moins par la pensée ou par le biais de la télévision pour encourager la France afin qu'elle ramène la coupe à la maison.
Ce billet, écrit à 00:11 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :