mardi 4 juillet 2006
Un couac dans le jeu des chaises musicales

A l'occasion de la démission de Noël FORGEARD de la co-présidence d'EADS pour les raisons que nous connaissons, il a fallu redistribuer certains rôles de direction au sein des grandes entreprises publiques. C'est donc Louis GALLOIS, le président de la SNCF, qui a été pressenti pour co-présider désormais EADS. Ce choix était celui du bon sens et de la raison: en effet, Monsieur GALLOIS a parfaitement réussi dans ses responsabilités à la SNCF. Il a su relancer la fréquentation des trains, moderniser la flotte et l'entreprise et tout cela en entretenant l'indispensable dialogue social. Son arrivée à EADS est reçue positivement par le personnel de cette entreprise, fleuron de l'aéronautique mondiale, qui ces temps derniers a traversé une période de turbulences dont elle se serait bien passée. Cette nomination a fait appel au professionnalisme et à la compétence, elle doit être saluée. Le départ de Louis GALLOIS a laissé vacante la présidence de la SNCF. La nomination d'Anne Marie IDRAC répond aux mêmes critères que la précédente. En effet, cette dernière, spécialiste des transports, quitte la présidence de la RATP qu'elle a assumé avec succès depuis trois ans. Là aussi, l'entreprise a été modernisée, ses performances ont été améliorées, les rapports avec le personnel ont été entretenus de façon très positive. Saluons, la compétence et le professionalisme qui rendent cette nomination juste. En revanche, la nomination de Monsieur Pierre MONGIN à la présidence de la RATP en remplacement de Madame IDRAC ne semble pas répondre aux mêmes critères. Je sors mon carton rouge! Monsieur MONGIN était jusque là Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Dominique de VILLEPIN. Outre le fait qu'il n'avait aucune qualification particulière pour diriger cette grande entreprise de transports, on ne peut pas dire non plus qu'il ait manifesté ces temps-ci des qualités particulières pour la gestion des ressources humaines. Il fut notamment celui qui engagea le Premier Ministre dans l'épreuve de bras de fer que l'on a pu apprécier au moment du CPE, avec le succès qu'on connait... Alors cette fois je ne souligne ni le professionalisme ni la compétence. Je regrette simplement la nomination sur des critères politiques afin de "recaser" les amis...Car chacun sait bien que les fonctions à Matignon sont éphémères et que le terme semble approcher. Mais ça n'est pas une raison pour faire à la RATP un cadeau empoisonné!
Ce billet, écrit à 00:49 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :