lundi 31 juillet 2006

La France est en vacances. Même si certains d'entre nous hélas ne peuvent pas en prendre, le pays tout entier se met en congés. Les administrations sommeillent, les entreprises ferment tandis que les plages se remplissent, les sentiers de montagne se transforment en boulevards, les autoroutes jouent les files d'attente. C'est le mois d'août. Je dirais même que ce mois d'aôut et cette saison d'été s'annoncent comme un grand cru. Avec l'instabilité politique dans un certain nombre de pays, des catastrophes naturelles dans d'autres, la France et la Côte d'Azur apparaissent comme un lieu de villégiature particulièrement apprécié. Les Chinois commencent à se montrer, les Russes et les Japonais se fidélisent, les Américains reviennent, les bisbilles ayant existé entre leur pays et le nôtre s'étant dissipés, les Européens sont chez nous chez eux tandis que les Français redécouvent leur beau pays. Alors je nous souhaite à tous un bon mois d'août, suffisamment reposant pour permettre à chacun de récupérer des saisons qui viennent de s'écouler et de se préparer à une rentrée tonique. Pour ma part je reste vigilant pour vous faire part de mes impressions sur la situation politique qui sommeille également mais qui peut toujuours se rappeler à notre bon souvenir...
Ce billet, écrit à 08:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 30 juillet 2006
9% de chômeurs en juillet? Qui s'en plaindra...Le chômage de masse qui touche la France depuis les années 80 est un fléau contre lequel tous les gouvernements ont esssayé de lutter, avec des réultats divers. Toutes les politiques ont été tentées plus teintées d'accompagnement social que de véritables créations d'emplois. Ce gouvernement, comme ceux qui l'ont précédé, n'a pas dérogé à la règle. Après une remise en cause des mesures prises par les socialistes, il est revenu sur un certain nombre de dispositifs en changeant au passage les appellations et parfois quelques critères. Mais au fond, on ne peut pas dire qu'il y ait eu de nouvelles politiques particulièrement innovantes en matière d'emploi. On ne peut pas dire non plus qu'il y ait eu simplification dans la jungle des dispositifs existants et nouvellement créés. Néanmoins ne boudons pas notre plaisir de voir le chômage reculer. Mais soyons clairs: les départs à la retraite des "baby boomers" de l'après guerre arrange tout le monde et en particulier les statistiques du chômage. Rappelez-vous, Jean Pierre RAFFARIN l'avait annoncé du temps où il était Premier Ministre. Personne alors ne le croyait. Il était pourtant affirmatif car il savait bien que cette baisse était mécanique et qu'elle allait se produire. C'est aujourd'hui devenu une réalité et je le crois, durablement. Du coup, Dominique de VILLEPIN se précipite pour prendre l'avantage de ces bonnes nouvelles. Mais Jean Louis BORLOO ne se laisse pas faire et revendique le résultat. Le Président de la République a tiré la couverture à lui avant tout le monde puisque dès le 14 juillet il annonçait des perspectives de chômage devant atteindre 8% dans les meilleurs délais. Qu'à cela ne tienne, Jean Louis BORLOO fait preuve d'une ambition encore plus grande puisque pour lui la barre du chômage doit tomber à 7%. Réjouissons-nous de ces ambitions croisées: on ne sait plus qui croire tant la surenchère faire fureur. Je m'étonne que Nicolas SARKOZY n'ait pas encore déclaré que c'était grâce à lui...mais ça viendra sans doute.
Ce billet, écrit à 08:43 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 29 juillet 2006

En cette période d'intense activité touristique où les juilletistes croisent les aoûtiens et où chacun a envie d'évasion, je ne saurais trop vous recommander d'aller passer une soitée au "Château" (de Nice) pour assiter à la Castelada. Rendez-vous est pris vers 20h30 au pied de la colline devant l'entrée de l'ascenseur. Une fois traversée la galerie souterraine, vous accédez à l'ascenseur qui vous amène à près de 80 mètres d'altitude. Puis les portes de la cabine s'ouvrent et vous en prenez plein la vue en découvrant le panorama espoustouflant de la baie des Anges. A partir de là vous allez faire un parcours initiatique à travers le parc du Château qui vous amènera à découvrir (ou redécouvrir) l'histoire de Nice. Des Grecs et Romains jusqu'au 20è siècle en passant par Catherine Ségurane, la démolition du Château par Louis XIV ou encore le rattachement de Nice à la France, vous traverserez les siècles grâce à la compagnie Miranda qui a su mettre en scène le passé de notre ville avec talent et humour. Un spectacle intimiste qui vous sortira des grands rassemblements que sont devenus les spectacles traditionnels de l'été. Pas de sonorisation: ici les acteurs jouent et poussent leurs voix afin de faire passer une réelle émotion. Un jeu d'éclairage intelligent qui met en valeur chaque scène du programme. Enfin le site extraordinaire du Château, sorte d'Eden au milieu de la ville, qui vous enlève du tumulte tout proche pour vous plonger dans un univers de sérénité. Un Château que tout le monde connait et apprécie mais c'était bien la première fois (et tous ceux qui m'entouraient faisaient la même réflexion) que j'avais le privilège de m'y promener la nuit. Une féérie de lumières accompagnait le tout: l'éclairage décoratif de la ville animait le sommet des arbres tandis qu'à nos pieds la ville scintillait de mille feux et la promenade déroulait son collier de perles. Et comme tout se termine toujours par des chansons, les acteurs et le public se sont retrouvés pour chanter ensemble "Nissa la Bella". Une très belle soirée mais pas une une soirée unique pusque ce spectacle se produit au Château pendant toute la saison estivale. Alors allez-y, vous m'en direz des nouvelles!
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vendredi 28 juillet 2006

Il y a des temps forts dans la vie d'un homme; celui que je viens de vivre est un de ceux qui marqueront ma mémoire à jamais. J'ai reçu, à l'Assemblée Nationale les familles des otages Israéliens capturés par le Hamas et le Hezbollah. Face à ces personnes pétries de chagrin et d'inquiétude, il n'y a pas de place pour de beaux discours mais seulement pour un échange qui va au delà des mots. Nos regards se croisant, c'était presque suffisant pour exprimer ce que les uns et les autres nous ressentions. Ces parents, ces frères étaient venus d'Israël pour solliciter notre aide afin d'avoir des nouvelles, simplement un signe de vie. C'est bien la moindre des choses que l'on puisse exiger de ces ravisseurs ignobles qui jouent avec la vie des ces jeunes hommes et avec les nerfs de leurs familles. Les parents arrivaient à dominer leur angoisse et leur colère. Les frères n'y arrivaient plus. L'un d'eux m'a regardé fixement et m'a dit, les yeux mouillés: "regardez-moi bien et souvenez vous de mon visage lorsque vous entendrez parler des otages après que nous serons partis". Cet échange était au delà de l'émotion, il ressemblait à une communion entre nous qui partageons une même idée de justice et de respect de la dignité de l'homme. Dès le départ de cette délégation, j'ai décidé de saisir la Croix Rouge Internationale pour qu'elle exige à son tour, qu'un signe de vie des otages soit donnée de la part de leurs geoliers. Je les ai réconforté en leur disant que nous étions tous avec eux et qu'ils pouvaient compter sur notre mobilisation. En signe d'espoir, je leur ai donné rendez-vous en France dans quelques temps avec leurs frères, enfin libérés, afin de fêter avec eux cette libération...
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jeudi 27 juillet 2006
Face à la crise du Proche Orient, la communauté internationale a décidé de se retrouver à Rome pour examiner la situation et envisager des mesures pour l'avenir. Qu'en est-il sorti? Pas grand chose. Ou plutôt des désaccords sur la stratégie à adopter en la matière. La France réclame un cessez le feu immédiat alors que d'autres réclament que ce cessez le feu soit assorti de conditions qui assurent le désarmement du Hezbollah. Je ne suis pas sûr que la position de notre pays soit très réaliste. En effet, on est tous favorables au cessez le feu. Qui peut être pour la poursuite des combats, pour le prolongement d'un état de guerre? Ceci étant, il faut voir également quels peuvent être les prolongements d'un cessez le feu dans le contexte actuel: la victoire du Hezbollah qui afficherait sa satisfaction de voir la communauté internationale demander l'arrêt des combats. Cela ferait bien évidemment les affaires de cette milice terroriste qui commence à s'essoufler et qui une fois les hostilités arrêtées ne tarderait pas à se reconstituer. Je pense que la conférence de Rome est une gesticulation de plus qui fait le jeu des terroristes. Là où il faudrait afficher une volonté sans faille pour combattre le Hezbollah, on affiche des tergiversations de circonstances. C'est ce que j'appelle le "bal des hypocrites". Ca n'est pas comme cela que l'on règlera les problèmes du Proche Orient. Israël, pour qui cette affaire est une question vitale, continuera donc à agir pour désarmer le Hezbollah, dut-il être seul à le faire. Israël continuera donc à faire "le sale boulot", ce dont les protagonistes de la conférence de Rome semblent s'être lavés les mains.
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mercredi 26 juillet 2006

Me voilà de retour à Nice où l'été rime avec vacances et insouciance. Je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui, de l'autre côté de la Méditerranée, souffrent de la haine et du fanatisme. Le Hezbollah est l'incarnation de ce mal dont souffre le Proche Orient. Présent en Israël, pendant trois jours, je me disais que si la paix pouvait un jour exister, alors les peuples qui y résident seraient parmi les plus heureux du Monde. Ceci est valable non seulement pour les Israéliens mais aussi pour les Libanais ou les Palestiniens. Malheureusement on est encore loin de cet objectif qui n'est hélas qu'un rêve aujourdh'ui. C'est pourquoi nous devons tous nous battre pour que ce rêve devienne réalité. La lutte contre le Hezbollah est révélatrice de la convergence d'intérêts entre tous les pays du monde aspirant à la paix. A l'heure où l'on parle de la mise en place éventuelle d'une force internationale pour désarmer cette milice terroriste, on voit bien que les oppositions qui avaient pu se manifester à propos de l'Irak n'ont pas cours sur le Liban. Il s'agit d'éradiquer le Hezbollah, de ramener la paix et la sécurité mises à mal depuis trop longtemps mais aussi de restaurer la souveraineté du Liban. Le Liban que nous aimons ne doit pas dériver vers cette anarchie qui le mine depuis tant d'années, qui le ronge de l'intérieur, qui fait tant de mal aux Israéliens, aux Libanais ainsi qu'aux Palestiniens. Le Hezbollah qui agit à partir du territoire Libanais est le bras armé de puissances étrangères qui entendent semer la terreur pour mieux étendre son influence. C'est pourquoi, la France, l'Europe, Israël, les Etats-Unis mais aussi, et je le souhaite sincèrement, nombre de pays arabes, devraient conjuguer leurs efforts pour mettre fin au terrorisme. Désarmer le Hezbollah est une épreuve: sachons la surmonter avec courage.
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mardi 25 juillet 2006

Après avoir effectué une mission de trois jours en Israël, je peux dire que celle-ci a été très utile pour la compréhension de la situation du conflit actuel. Les rencontres au plus haut niveau que nous avons eues avec le Ministre de la Défense Monsieur Peretz, avec la Ministre des Affaires Etrangères Madame Livni, avec le vice Premier Ministre Shimon Peres ou encore avec le Premier Ministre Ehoud Olmert nous ont confirmé des impressions que nous avions déjà: Israël n'est pas en guerre contre le Liban mais contre le Hezbollah. Les actions militaires Israéliennes ne sont pas une réponse à l'enlèvement de deux militaires mais une riposte à de nombreuses attaques du Hezbollah contre des civils Israéliens. L'action Israélienne s'inscrit d'ailleurs dans l'esprit de la résolution 1559 des Nations Unies qui a expressément demandé au Gouvernement Libanais de désarmer le Hezbollah, ce qu'il n'a malheureusment pas fait jusque là. Israël n'a aucune volonté d'occuper le Liban mais simplement d'éradiquer le terrorisme qui prolifère sur son territoire en toute impunité et qui répond aux ordres de la Syrie et de l'Iran qui financent ce mouvement terroriste et le livrent en armements. Israël souhaite que ces événements cessent le plus rapidement possible et est prêt à accepter qu'une force internationale prenne le relais. Néanmoins, la condition est que cette force ne doit pas être composée d'observateurs mais doit être une véritable force d'intervention comme la communauté internationale a su le faire au Kosovo. La lutte contre le terrorisme ne peut malheureusement pas se faire seulement avec des mots, les moyens militaires sont indispensables. Je souhaite très sincèrement que la communauté internationale prenne conscience de ses responsabilités en la matière et ne laisse pas Israël seul effectuer ce travail. L'éradication du terrorisme dans la région est la meilleure preuve de soutien et d'amitié que l'on puisse apporter aux peuples du Proche Orient, Israéliens, Libanais ou Palestiniens.
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lundi 24 juillet 2006

La journée de dimanche fut instructive à plus d'un titre. Elle commença par la route Jérusalem Haïfa. Direction, le nord d'Israël, c'est à dire la région la plus proche du Liban. A Haïfa, troisième ville d'Israël, nous avons été reçus par le Maire en présence du Ministre Français des Affaires Etrangères Philippe Douste Blazy. C'était une coincidence. Le premier magistrat de Haïfa avait dans son bureau un plan de la ville avec des "obus" représentant les différents quartiers touchés par des tirs de missiles du Hezbollah. Cinquante impacts avaient d'ores et déjà été dénombrés. Cet homme, dans son commentaire, exprimait à la fois de la colère, de la révolte, une immense tristesse de voir sa ville, l'une des plus belles d'Israël ainsi touchée. En outre, il faisait valoir que c'est à Haïfa que les communautés juives et arabes sont les plus proches, comme pour souligner une injustice supplémentaire.
Et puis, l'ayant quitté, le Ministre Français étant parti pour une autre destination, nous décidions de nous rendre sur l'un des lieux où un missile avait abouti. C'est alors que se mirent à retentir les sirènes. Le chauffeur eut le temps de laisser le mini bus au milieu de la rue et de nous intimer l'ordre de quitter le véhicule et d'aller nous réfugier dans la première maison venue, à défaut de trouver un véritable abri. Nous nous exécutions. Quelques secondes après cette alerte, nous entendions exploser dix missiles, l'un après l'autre, qui s'abattaient sur la ville. Je vous assure que le dire est une chose, le vivre en est une autre. Vous vous sentez alors totalement impuissant vis à vis de ce feu aveugle qui vient frapper des innocents. Dès l'alerte terminée, nous sommes remontés dans notre voiture. La ville ressembait à une ville fantome, sans circulation automobile, sans piétons, les commerces fermés, les bars et restaurants également. Imaginez une grande ville méditerranéenne en plein mois de juillet dans cette situation. La vie des citoyens de Haïfa est ponctuée toute la journée par des attaques de cette nature. Pendant notre courte visite, ce sont deux morts et plusieurs blessés qui furent dénombrés. La population n'en peut plus!
De là, nous nous sommes rendus avec le Président du CRIF Roger Cukierman dans les ateliers de la compagnie des chemins de fer où deux missiles sont tombés il y a quelques jours faisant huit morts. Les missiles utilisés contiennent des centaines de billes de plomb de façon à tuer et à blesser d'avantage. Le sol, les parois du train étaient criblés d'une multitude de petits trous. Imaginez ce que ces engins peuvent faire comme dégats et comme souffrance chez l'homme. Nous nous sommes recueillis un instant devant ces ateliers qui portent les stigmates du terrorisme et sommes repartis vers Jérusalem où nous devions rencontrer les membres du Gouvernement.
Je voudrais dire à ceux qui accusent Israël de s'être lancé dans cette guerre qu'il s'agit d'une riposte pour survivre. De tous les entretiens que nous avons eus avec les autorités Israéliennes, il ressort qu'Israël souhaite vivement que le Liban, le gouvernement Libanais reprenne son destin en main et ne tolère plus qu'un tel groupe terroriste puisse agir en toute impunité, y compris en comptant des ministres à Beyrouth. Ca n'est ni plus, ni moins, que le respect de la résolution 1559 des Nations Unies qui demande au Liban de désarmer le Hezbollah. Il faut que le Liban le comprenne et que la communauté internationale agisse dans ce sens. Car Israël ne peut plus accepter un tel niveau d'insécurité. C'est bien là le sens de l'action qui est menée actuellement par Israël et sur lequel certains s'interrogent du bien fondé. Posez-vous la question de savoir ce que vous souhaiteriez que votre gouvernement fasse si votre pays était ainsi menacé?
Ce billet, écrit à 00:03 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 23 juillet 2006

Je viens d'arriver en Israël pour un court séjour de 48h. A Jérusalem l'athmosphère est calme même si les visages sont graves. Dans la vieille ville, il y a l'ambiance habituelle. Dans le dédale des ruelles commerçantes, juifs, chrétiens et musulmans se croisent et continuent de vivre ensemble comme si rien ne se passait. On ne remarque ni forces de police, ni militaires. Cette remarque étonne toujours ceux qui ne connaissent pas Israël et qui pensent que les populations ne se rencontrent pas ou bien seulement pour s'affronter. En Israël cette mixité est une réalité qui s'impose à tous ceux qui visitent le pays. Mais ma visite n'a pas pour objet de découvrir ce que je connais déjà puisque j'y viens depuis près de 20 ans déjà. Je suis en Israël pour y rencontrer les plus hauts responsables politiques de afin de pouvoir disposer, en direct, d'éléments d'informations pour bien comprendre la situation qui occupe actuellement le devant de l'actualité. Je ne tombe pas dans le piège tendu par certains qui voudraient faire croire qu'Israël veut du mal au Liban. Israël fait face depuis longtemps aux agressions répétées du Hezbollah qui agit en toute impunité depuis le territoire Libanais. L'action militaire Israélienne vise à anéantir le Hezbollah. Mais au delà, l'enjeu consiste à déjouer le grand plan, monté par la Syrie et l'Iran auxquels obéit le Hezbollah, qui vise à faire disparaitre Israël. Les déclarations du Président Iranien ne font aucun doute à ce sujet. La Ministre des Affaires Etrangères d'Israël, le vice Premier Ministre Shimon PERES, le Premier Ministre Ehoud OLMERT vont nous recevoir. Puis nous irons à Haïfa visiter les quartiers touchés par les missiles du Hezbollah et rendre visite aux victimes Israéliennes que l'on a tendance à passer sous silence. Ce voyage n'était pas prévu. La session parlementaire étant terminée, ma permanence étant fermée, je pouvais prendre un peu de temps libre pour me reposer et profiter de ma famille. Mais l'élu que je suis, le Méditerranéen mais aussi le Président de France Israël ne pouvait rester inerte sans faire ce déplacement. Ca n'est pas la première fois que je viens dans ce pays quand ça va mal: j'étais là pendant les heures les plus difficiles de la guerre du Golfe, j'étais là également au plus fort de l'intifada quand les bombes humaines venaient faire perdre la vie à des dizaines d'innocents Israéliens, et je suis là aujourd'hui alors qu'Israël a décidé, non sans risque, d'éradiquer le Hezbollah. C'est quand c'est difficile que l'on compte ses amis. C'est pourquoi je suis venu.
Ce billet, écrit à 05:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 22 juillet 2006

Ce vendredi, le car permanence faisait sa dernière sortie avant les vacances d'été. Nous étions stationnés, comme d'habitude, dans le quartier de l'Ariane, devant le traiteur "Le petit Nice". Il y avait beaucoup de monde pour venir solliciter une aide, essentiellement des demandes de logement. Il y a un vrai problème de logement dans notre ville et des familles entières attendent désespérément un appartement dont les dossiers ont été remplis et envoyés il y a plusieurs années. Les gens viennent voir leur Député en dernier recours comme si l'on pouvait régler le problème d'un coup de baguette magique. C'est très difficile car j'ai beau faire des courriers auprès du Président de l'office d'HLM, l'absence de réponse de la part de cet organisme donne un sentiment d'impuissance assez désespérant. Il y avait aussi des demandes de régularisation. Les personnes concernées suivent les informations à la télévision et ont le sentiment que les régularisations sont devenues la règle. Il y avait des cas qui entraient tout à fait dans les critères, le mari étant Français, l'enfant l'étant également et l'épouse étant Algérienne mais ne pouvant pas disposer d'un visa pour retrouver son foyer! mais il y avait aussi ceux qui essayaient de profiter de la confusion sur ce sujet pour s'installer en France. Ainsi, une Tunisienne qui était venue avec sa fille et qui voulait rester dans notre pays. Ne disposant d'aucune ressource, étant en situation totalement irrégulière, n'ayant aucun point d'attache et devant se trouver à la charge de la France, je lui ai fait comprendre qu'il valait mieux pour elle qu'elle abandonne cette aventure et qu'elle retrouve son mari et sa famille à Tunis. C'était une matinée dans le car permanence d'un Député sur le terrain qui souhaite être à l'écoute de ses concitoyens et leur venir en aide, dans la mesure du possible. Cette expérience met en lumière les grandes difficultés rencontrées par nos contemporains qui se heurtent à l'incompréhension et à l'absence d'écoute de la part des pouvoirs publics. Quand vous n'avez pas la chance de pouvoir vous en sortir par vous mêmes, alors vous êtes rapidement "largués" et laissés pour compte par la société. Pendant ces matinées de permanence sur le terrain, le Député que je suis n'a vraiment pas l'impression de perdre son temps parce qu'aider nos contemporains à s'en sortir, c'est aussi ma mission. Le car permanence sera à nouveau à votre disposition dès le mois de septembre. J'en profite pour remercier mon fidèle Roger qui conduit le car permanence tous les vendredi matin et qui le fait bénévolement avec gentillesse et dévouement.
Ce billet, écrit à 00:52 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 21 juillet 2006

En tant que membre de la Commission de la Défense de l'UEO (Union de l'Europe Occidentale) j'ai eu l'occasion de me rendre au salon de l'aéronautique de Farnborough au Royaume Uni. Outre la canicule qui sévissait en Grande Bretagne qui battait des records de température depuis 1911! ce salon était intéressant notamment en montrant la présence de l'aéronautique Européenne. On a beaucoup parlé des problèmes à EADS récemment mais aussi des difficultés rencontrées par sa filiale Airbus. Cela ne peut eclipser cette belle aventure qui a fait de ce groupe Européen le premier constructeur d'avions de la planète même s'il se voit dépassé actuellement (et nous l'espérons provisoirement) par Boeing. En tout cas le moral des "troupes" est au beau fixe et chacun se plait à espérer que les problèmes du constructeur Européen seront très passagers. Il suffisait de lever les yeux au ciel pour s'en convaincre. Sur la piste, le géant des airs, l'Airbus A 380, s'élançait puis s'arrachait du sol avant de prendre de la hauteur. Cette masse d'acier évoluant tel un oiseau à quelques centaines de mètres au dessus de nos têtes avait quelque chose de suréaliste. C'était un spectacle extraordinaire qui fut applaudi devant des experts venus du monde entier. C'était pour moi un hommage au génie Français et Européen que je partageais avec fierté et espoir. Devant la réalisation d'une telle prouesse, on doit rester confiant. Les quelques mois de retard dans la livraison des premiers exemplaires de l'A 380 seront bientôt oubliés. Il ne restera alors que le succès qui devra être partagé avec tous ceux qui y ont participé et notamment avec tous ceux qui, par leur imagination, leur calculs, leur manutention, ont permis cette réalisation du troisième millénaire.
Ce billet, écrit à 00:17 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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jeudi 20 juillet 2006
Dès 2001, je demandais au Président de la région Monsieur VAUZELLE de venir visiter les terrains Gerland sur le territoire de la commune de LA TRINITE. Ce terrain était idéal pour y édifier un Lycée. Il n’a jamais daigné visiter ce terrain. C’est honteux !
En effet, depuis l’origine de ce projet, je proposais que ce Lycée prévu pour l’est de l’agglomération Niçoise soit construit dans le périmètre de celle-ci. C’est pourquoi, je proposais la candidature de LA TRINITE qui fait partie de la CANCA (Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur). J'insistais sur la nécessité de réaliser un tel projet sur un site facilement accessible et proche des centres culturels. Je rappellais que le terrain trinitaire se trouve face à la ligne de chemin de fer, de la pénétrante du Paillon et de l’autoroute A8, et à proximité de la future ligne 1 du tramway. Par ailleurs je soulignais que ce Lycée qui aura une dominante cinématographique aurait du se situer le plus près possible des centres culturels et des salles de cinéma. LA TRINITE, mitoyenne de NICE, répondait à tous ces critères.
Pour moi, la position de la Région est totalement incohérente : ils tenaient à faire ce Lycée à Drap mais étaient prêts à le faire à Nice si la Mairie leur proposait un terrain. Ils étaient même disposés à le faire sur le terrain des abattoirs, c’est à dire en face du Lycée Guillaume Apollinaire pour aboutir à l’absurdité d’avoir deux établissements se faisant face. Mais en revanche, ils refusent d’étudier la candidature de LA TRINITE. On aura du mal à nous faire croire qu’il ne s’agit pas là d’une position politicienne, le parti communiste ayant perdu cette commune en 2001 !.
Pour moi, les intérêts des enfants et de leurs familles n’ont pas été pris en compte, c’est inadmissible ! En outre, je m’indigne qu’il faille encore attendre 4 ans avant que ce lycée ne soit ouvert aux scolaires, sans compter le coût que représentera une telle réalisation : le terrain a une forte déclivité, les voies d’accès n’existent pas, etc... Je rappelle que le Lycée Apollinaire avait été réalisé en un an seulement malgré une configuration difficile sur le Paillon alors qu’il aura fallu près de 10 ans pour l’ouverture d’un tel Lycée.
Pour moi, LA TRINITE saura se souvenir de cet ostracisme du Conseil Régional à son égard et de la position des élus de gauche majoritaires qui ont refusé jusqu’au dialogue le plus élémentaire sur ce dossier. Cet exercice du pouvoir est contraire aux principes républicains.
Ce billet, écrit à 07:03 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
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mercredi 19 juillet 2006

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais cette intox permanente ,qui porte comme titre "Elections Présidentielles" et comme sous-titre "Le duel Sarko-Royal", m'exaspère. J'ai envie de dire aux sondeurs qui racontent ces balivernes et à ceux qui les diffusent: "allez faire vos affaires ailleurs". Je rêve de démocratie et de liberté pour le peuple Français. La démocratie ça passe par les urnes, pas par le bourrage d'urnes. Et le matraquage médiatique auquel on assiste s'apparente aujourd'hui à du bourrage d'urne. On vous présente le casting sous tous ses angles: celle-ci va-t-elle se marier cet été avec son compagnon? l'épouse de celui-ci est-elle revenue pour rester? Vous voyez on touche à l'essentiel!!!
Je crois que comme moi, beaucoup d'entre vous restez "zen" devant ce grand barnum médiatico-politique. Je me souviens avoir fait campagne pour Edouard Balladur en 1995. Quatre mois avant l'élection présidentielle, l'ancien Premier Ministre caracolait dans les sondages à 36% tandis que Jacques Chirac plafonnait à 10%. Vous connaissez la suite...En 2002, on pensait être guéri des prédictions de ces nouvelles boules de cristal. Et pourtant elles sévissaient une fois de plus puisqu'on annonçait le duel Chirac-Jospin. Le 21 avril 2002 mettait en scène Jean Marie Le Pen pour affronter le Président sortant! Les instituts de sondages et leurs diffuseurs n'avaient, une fois de plus, rien vu venir.
Alors je recommande le calme aux vieilles troupes de démocrates qui ont envie de décider du sort de leur pays l'an prochain. Rien ne vous empêche de dire "ça suffit" au développement de ces pratiques qui ont institué en système le "prêt à penser". Mais n'oubliez pas que cette liberté de penser vous appartient et que rien ne vous oblige à vous en séparer. Alors gardez-la, faites-en le meilleur usage et déjouez l'an prochain toutes ces prophéties médiatiques en votant librement pour celui ou celle qui incarnera le meilleur avenir pour la France.
Ce billet, écrit à 08:58 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 18 juillet 2006

En ces temps de guerre au Proche Orient où Israël a du intervenir afin de tenter la neutralisation du Hezbollah, on entend des voix, et non des moindres, s'émouvoir sur la souveraineté du Liban, allant jusqu'à accuser Israel de vouloir la disparition de ce pays voisin. Cette interprétation n'est pas sérieuse. Elle est même très choquante pour tous ceux, et ils sont fort nombreux, qui sont à la fois les amis d'Israël et les amis du Liban. Je me suis rendu à Beyrouth en 1989 pour soutenir le général Aoun qui se battait contre l'invasion Syrienne. Je me souviens du petit avion dans lequel je me trouvais qui devait voler à basse altitude pour ne pas entrer dans la ligne de mire de la DCA Syrienne et qui avait du se poser sur une autoroute car l'aéroport de Beyrouth était contrôlé par Damas. Pendant une vingtaine d'années, la disparition de la souveraineté Libanaise n'a ému personne ou presque. Il a fallu l'assassinat de Rafic Harriri pour que soudain la communauté internationale se réveille et exige le retrait Syrien du territoire Libanais. Etait-ce pour autant la liberté et l'intégrité retrouvées pour le Liban? Certainement pas. La Syrie exerce toujours un contrôle effectif au Liban, directement ou par le biais d'une nébuleuse d'organisations. Le Hezbollah en fait partie. Il est même la principale structure à agir en toute impunité sur le territoire Libanais, répondant aux ordres de la Syrie et de l'Iran . Le Hezbollah est un Etat dans l'Etat, échappant à tout contrôle Libanais. N'allons pas chercher les ennemis du Liban très loin: il sont au Liban. Il ont eu raison de la communauté chrétienne, ils ont eu raison de l'état de droit, ils sèment la terreur dans la région. Dois-je rappeler qu'ils entretiennent une radio et une télévision qui véhiculent des programmes de haine vis à vis des juifs, programmes regardés tous les jours par des milliers de jeunes arabes et que le CSA Français avait même autorisé à émettre dans notre pays. C'est pourquoi il faut ouvrir les yeux et essayer de comprendre ce qui se passe réellement au Proche orient. La France demande le désarmement du Hezbollah: c'est bien! Mais par quels moyens? A cette question, Israël qui en est l'une des victimes directes, a répondu par des actions militaires en détruisant les infrastructures du Hezbollah. En agissant de la sorte, Israël protège son peuple menacé. Mais en s'attaquant au Hezbollah, Israël tente aussi de débarasser le Liban d'une organisation terroriste qui asservit et menace aussi les Libanais. Alors Israël n'est pas l'ennemi des Libanais, au contraire. En luttant contre le Hezbollah Israël vient au secours du Liban pour l'aider à se débarasser d'un tel fléau terroriste. Une entreprise difficile dans un environnement diplomatique qui parle beaucoup mais qui ne sait plus agir.
Ce billet, écrit à 08:30 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 17 juillet 2006

En apprenant la décision du préfet des Alpes Maritimes de déférer la délibération du Conseil Municipal décidant de la construction du nouveau stade de football de Nice devant le Tribunal Administratif avec effet suspensif, mes premières pensées sont allées vers le Gym et vers ses supporters. En effet, l'OGCNice mérite un nouveau stade, digne de la cinquième ville de France. Le talent de nos joueurs, l'ambition des dirigeants du club, le prestige de la ville nous imposent la construction de ce nouveau temple du foot. L'enthousiasme des supporters doit pouvoir trouver dans cette nouvelle enceinte un cadre à la hauteur de leur fidélité.
Mais ce qui se produit aujourd'hui était prévisible. En effet, la municipalité a souhaité aller vite, même très vite, pour pouvoir livrer le stade avant les prochaines élections municipales. Ce stade est devenu un argument de campagne électorale. J'ai toujours exprimé mes plus expresses réserves sur le montage financier proposé par la ville de confier à un groupe privé de financer et d'exploiter le nouveau stade car s'il permet d'aller plus vite, en revanche je doute de sa viabilité sur le long terme. D'ailleurs, je remarque qu'aucune ville de France n'a envisagé un tel montage. Le risque est que la société privée ne trouve pas sa rentabilité sur le long terme. Elle se retournera alors vers la ville qui devra venir à la rescousse. Cette opération coûtera alors plus cher au contribuable.
J'avais, pour ma part, proposé la reconstruction du nouveau stade sur le site du stade Charles Ehrmann. Ce projet aurait coûté moins cher car certaines infrastructures existent déjà: les accès ainsi que certains parkings. D'autre part, ce stade était plus proche de la ville, de l'aéroport, de la ligne SNCF ce qui facilitait l'organisation de grandes manifestations. Ce projet n'a tout simplement pas été étudié par la municipalité. Il faut dire que la concertation n'est pas le fort de Monsieur Peyrat. C'est fort regrettable car le projet de reconstruction au stade Charles Ehrmann était à la fois raisonnable, réaliste et ambitieux: il permettait d'avoir un stade de qualité, à un coût resserré et dans des délais rapprochés. Une fois encore, le Maire a choisi des procédures aventureuses qui hypothèquent désormais l'avenir du foot Niçois. Je le regrette sincèrement.
Permettez-moi de formuler un souhait: que ces péripéties trouvent rapidement leur épilogue et que le Gym puisse disposer dans le futur d'un stade digne de la ville de Nice. Je propose enfin que le futur stade puisse porter le nom de "Stade des Aiglons", une façon de rendre hommage aux "rouge et noir", à la jeunesse Niçoise mais aussi à l'emblême de notre ville, l'aigle, qui incarne la fierté d'être Niçois. "Issa Nissa".
Ce billet, écrit à 07:27 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 16 juillet 2006

Une poignée de bénévoles trinitaires et de niçois ont fait preuve d'une grande générosité en offrant un spectacle de danse au profit des enfants de la Lune, des enfants atteints d'une maladie rare qui leur interdit d'entrer en contact avec la lumière solaire. Cette nuit aux étoiles à la douceur estivale était une vraie fête. Pour les spectateurs qui en venant nombreux participaient à une bonne oeuvre. Pour les enfants malades qui, au premier rang, se fondaient dans la foule des enfants enthousiastes et heureux d'être là. Pour les familles de ces enfants qui sont admirables et qui se battent pour leur bonheur. Ces parents étaient eux aussi heureux de voir un tel rassemblement car dans leur situation difficile, l'indifférence voire l'isolement sont des handicaps supplémentaires qu'il faut absolument leur épargner. Il faut parler de cette maladie qui, pour être rare, n'en est pas moins douloureuse. Il faut faire preuve de solidarité et de générosité avec ces familles qui en ont tellement besoin. Pour ma part, je souhaite pouvoir porter ce dossier devant le Ministre de la Santé afin d'obtenir la prise en charge des équipements rendus nécessaires à la vie de ces jeunes enfants qui portent le beau nom de l'astre le plus proche de nous. Sachons à notre tour nous montrer proches de ces enfants.
Ce billet, écrit à 00:32 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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samedi 15 juillet 2006

Le Président de la République est apparu à la télévision pour sa traditionnelle interview du 14 juillet. Que pouvions-nous apprendre à cette occasion? Rien. Jacques CHIRAC affirme que l'heure du bilan n'a pas sonné, qu'il est dans l'action, que ses relations avec Nicolas SARKOZY sont très bonnes, etc. Autant de fausses nouvelles qui ne méritaient pas de questions puisqu'il y serait répondu par des non réponses. Par ailleurs les journalistes ont souligné que le Ministre de l'Intérieur et son épouse auront fait une visite éclair de 10 minutes, le temps de poser pour quelques photographes dans les jardins de l'Elysée. A part cela, il n'y avait rien à retenir de particulier de ce show traditionnel qui nous laisse désormais indifférent. C'est regrettable car le président est asez avare de déclarations aux Français. Et quand celles-ci sont faites, elles ne nous apprennent rien ou tentent de masquer les réalités. Alors ce dernier rendez-vous du 14 juillet à l'Elysée nous aura laissé une fois de plus sur notre faim...Une occasion manquée parmi tant d'autres!
Ce billet, écrit à 08:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 14 juillet 2006

Avec un gouvernement palestinien formé par un mouvement terroriste le Hamas d'un côté et l'activisme d'un autre mouvement terroriste le Hezbollah au Liban, Israël est cerné et ne peut rester inerte face à un danger permanent. Rappelons qu'il y a quelques années, Israël s'est retiré du sud-Liban où une zone tampon avait été instaurée pour empêcher les attaques du Hezbollah contre Israël. Le Liban était alors sous la domination syrienne. Les syriens se sont officiellement retirés. Pour autant le Hezbollah va encore chercher ses ordres à Damas et à Téhéran et continue à mener des actions terroristes contre Israël. Ce mouvement terroriste constitue également un parti politique Libanais, une milice armée, dispose d'une chaine de télévision, bref une force importante que le pouvoir Libanais laisse agir à sa guise. Les incursions Israéliennes jusqu'à Beyrouth ne sont en aucune façon une tentative d'invasion du Liban. Mais à la suite de la prise d'otage par le Hezbollah de deux militaires Israéliens, Israël a du intervenir et toucher notamment un site très symbolique, l'aéroport, de façon à mettre en garde le gouvernement Libanais. Ce dernier ne peut fermer les yeux sur ce qui se passe, il doit collaborer pour rétablir la paix et empêcher que le Hezbollah ne menace la paix et la sécurité d'Israël. C'est pourquoi Israël n'a hélas pas d'autre choix que de réagir pour se défendre contre des attaques aveugles et violentes. C'est ce que l'on appelle de la légitime défense.
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jeudi 13 juillet 2006

Nice est une ville magnifique, lovée dans les bras des Alpes maritimes et alanguie le long de la Méditerranée. Une ville qui a, de tous temps, attiré les grands de ce Monde, les têtes couronnées, les peintres, les artistes mais qui exerce aussi aujourd'hui son influence sur les touristes, les congréssistes, les entreprises, les jeunes, les moins jeunes, etc. Son attractivité tient à la beauté de cette côte incomparable mais aussi à la douceur de la vie.
Il y a aussi la Nice quotidienne, celle que vivent ses habitants. Il y a ceux qui profitent de ses transformations ou qui vont en profiter. Et puis il y a les oubliés: les jeunes, les familles, les sportifs mais aussi de nombreux quartiers qui ne figurent pas au rang de vitrine de la ville. Ainsi en est-il de nombreux secteurs de Nice qui devraient être heureux mais qui se sentent oubliés. J'en veux pour preuve le quartier de la Lauvette dans lequel je me suis rendu ces jours-ci. Un quartier situé sur les collines, agréable au demeurant mais laissé à l'abandon. Des tonnes de gravats qui jalonnent les voies, des monceaux d'ordures, des centaines de bouteilles cassées qui rappellent quelques fins de matchs bien arrosées, des problèmes qui pourraient être facilement réglés mais qui ne le sont pas, par omission ou parce que l'envers du décor n'intéresse pas nos édiles. C'est pourtant là que résident aussi les Niçois. Ils sont en droit d'exiger qu'on ne les oublie pas!
Ce billet, écrit à 07:21 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 12 juillet 2006

Bien sur la coupe du Monde de Football c'était important: la France contre l'Italie, 1 milliard de télespectateurs, etc. Ca a duré un mois pendant lequel tout le reste a été occulté. Je veux bien mais tout de même. D'autres compétitions sportives se sont déroulées durant cette période et pas des moindres. Il y a le Tour de France...mais ça n'est pas terminé. La presse sportive n'ayant plus rien à commenter d'autre va à nouveau s'y intéresser. Mais il y eut surtout le Tournoi de Tennis de Wimbledon. Et là, quel dommage, ce fut le silence ou en tout cas un événement relégué à l'anonymat. Et pourtant nous pouvions avoir quelques raisons de nous en satisfaire: Amélie MAURESMO a remporté le tournoi féminin. C'est la première fois qu'une Française remporte ce tournoi depuis Suzane LENGLEN en...1919! Cela aurait mérité un hommage à la hauteur de l'exploit. Le déjeuner à l'Elysée étant déjà retenu, Amélie aurait pu être invitée au petit déjeuner! Le Président de la République aurait pu se fendre d'un communiqué solennel et exalter les mérites de cette sportive exceptionnelle qui fait honneur à la France. Rien ou pas grand chose, service minimum. Notre Société est profondément injuste. C'est pourquoi je tiens à rendre hommage à Amélie MAURESMO qui est venue, 87 ans après, relever le titre de Suzanne LENGLEN qui s'entrainait, soit dit en passant, au Tennis du Parc Impérial. Bravo Amélie. Bravo la France même si elle feint d'ignorer qu'en tennis, elle a gagné!
Ce billet, écrit à 00:19 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 11 juillet 2006

La visite de François HOLLANDE à Alger n'aura pas laissé un souvenir impérissable. Aller rencontrer Abdelaziz BOUTEFLIKA pour parler des relations France Algérie serait normal pour un dirigeant politique Français si toutefois les exigences du président Algérien vis à vis de la France n'était pas ce qu'elles sont. En effet, depuis la visite de Jacques CHIRAC à Alger il y a quelques années, on s'orientait vers la signature d'un traité d'amitié entre nos deux pays. Personne ne peut s'opposer à une telle perspective tant l'histoire a tissé des liens entre nous. Mais les déclarations de BOUTEFLIKA traitant la France de barbare et l'accusant de génocide ne peuvent constituer la base d'un traité d'amitié. C'est dans ce contexte que François HOLLANDE s'est rendu à Alger, sans proposition, sans réelle stratégie, avec pour seule préoccupations d'envoyer un message aux Algériens de France. Quel message d'ailleurs? J'avoue avoir du mal à comprendre. Mais curieusement, sur les affaires internationales, on a beaucoup de difficultés à saisir les positions du PS. Je donnerai un autre exemple: le Proche Orient. Le Hamas est reconnu organisation terroriste par l'Union Européenne. Les conditions pour dialoguer avec le Hamas qui domine désormais le gouvernement Palestinien ont été élaborées à partir des positions Françaises: condamnation de la violence, reconnaissance d'Israël ainsi que des accords internationaux signés par les Israéliens et les Palestiniens. Ces positions me paraissent devoir être respectées à la lettre afin de ne pas respectabiliser des gens qui se comporteraient comme des terroristes. Et bien, siégeant au Conseil de l'Europe je suis désolé de constater que les représentants socialistes Français se complaisent à mettre Israël à l'index, à soutenir les Palestiniens en entrouvrant la porte au Hamas. Cette attitude est brouillonne et de nature à nous inquiéter. En effet, le PS continue à louvoyer sans avoir de vision internationale de la politique Française. D'ailleurs si quelque'un peut me dire quelles sont les positions de Madame ROYAL sur ces sujets, je suis preneur, car j'essaie en vain de décrypter son message. Peut-être mon décodeur est-il en panne?
Ce billet, écrit à 07:27 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 10 juillet 2006

Rappelons-nous l'ambiance qui régnait il y a un mois, au tout début de la Coupe du Monde. Qui pensait réellement que la France participerait à la finale? En quelques semaines la masse des sceptiques a fait place à une immense majorité de supporters convaincus. Et hier, nous pensions tous que cette victoire allait revenir à la France. Le match a eu lieu, l'Italie l'a emporté au tir aux buts, la France termine cette finale avec honneur. L'ombre au tableau, la tristesse que nous avons tous ressentie, ce fut le carton rouge à Zidane qui l'obligeait à quitter définitevement le terrain. Cette image restera l'une des plus fortes mais aussi les plus émouvantes du Mondial 2006. Pourquoi lui, pourquoi ce soir, pourquoi à ce moment là? Tout simplement parce que c'est la loi du sport et qu'elle s'applique à tout le monde. Cela ne change rien à la grandeur de Zidane qui restera comme l'un des plus grands parmi les plus grands, qui aura tant fait rêver le public et qui par ailleurs aura su montrer, avec une très grande pudeur, des qualités humaines hors du commun. Alors merci Zizou, merci à toute l'équipe, merci à Domenech qui a toujours cru que les Bleus participeraient à la finale. Il y aura d'autres Coupes du Monde et d'autres exploits Français. Je suis convaincu que l'expérience de ce Mondial servira d'appui à d'autres futures victoires.
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dimanche 9 juillet 2006

En ce qui concerne l'immigration, on connait la chanson: quand la gauche est au pouvoir, elle régularise tous les clandestins, quand c'est la droite elle ferme l'entrée de tout nouvel immigré. La réalité est un peu plus compliquée. Disons que ce discours était malheureusement vrai dans les années 80 où la gauche de l'époque a joué avec le feu en ouvrant nos frontières et en régularisant à outrance. Ceci a eu pour conséquences d'augmenter considérablement l'immigration dans notre pays, de provoquer des réactions racistes qui se sont traduites par une forte augmentations des scores du Front National. Cette politique était totalement irresponsable. La Droite quant à elle a voulu mettre un terme en votant des lois beaucoup plus restrictives, et c'était nécessaire. Mais seulement les effets de ces lois sont très limités et chacun s'en rend bien compte. Du coup tout le monde révise ses positions sur ce sujet: au PS on ne parle plus de régularisation générale des clandestins et à l'UMP on se met à régulariser. Le monde à l'envers? Je ne le crois pas. Simplement je pense que ces "recentrages" traduisent 25 ans d'échecs sur les politiques successives relatives à l'immigration, la réponse n'étant ni dans une posture, ni dans l'autre. Alors que faut-il faire? J'ose affirmer que les politiques d'immigrations franco françaises sont devenues des lignes Maginot qui servent d'affichage aux partis politiques mais n'ont aucun effet réel sur le terrain. La raison en est que des peuples qui ont faim, qui connaissent les pandémies, la dictature, la corruption n'ont d'autre ambition que de fuir vers des cieux qu'ils croient plus cléments. Et ce phénomène n'est pas prêt de s'arrêter: nos sociétés tentent de s'attaquer aux conséquences de l'immigration au lieu de s'attaquer aux causes. Les causes, ce sont les problèmes de développement, la coopération. Mais ce sont des sujets beaucoup moins porteurs politiquement et médiatiquement. Alors personne n'en parle. Pourtant, si l'on veut avoir une chance de faire reculer l'immigration, ne vaut-il pas mieux de permettre aux immigrés de vivre dans leur pays dans de bonnes conditions? C'est, me semble-t-il, la question la plus importante mais elle n'intéresse ni les politiques, ni les médias. Il s'agit pourtant d'un sujet capital qui touche à l'avenir de l'humanité. Est-ce suffisant pour entrer dans le débat présidentiel? Je regrette d'en douter.
Ce billet, écrit à 07:46 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 8 juillet 2006

Je veux rendre hommage à une femme qui vient de prendre sa retraite après 35 ans de bons et loyaux services chez mon ami "Frédéric traiteur", boulevard Gambetta à Nice. Louise CERUTTI est une femme qui a travaillé toute sa vie avec l'amour du travail bien fait, ce que l'on appelle le professionnalisme au quotidien. Le sourire en plus pour la clientèle. J'ai tenu à lui remettre la médaille de l'Assemblée Nationale pour l'honorer et à travers elle pour souligner le travail qui est fait par des personnes comme elle, loin des honneurs et des feux de la rampe. Elle était émue d'un tel hommage et moi j'étais heureux et fier d'en avoir pris l'initiative. Les médailles et les honneurs vont souvent à ceux qui les demandent, voire à ceux qui les quémandent. Et ceux qui ne les demandent pas mais qui pourtant les méritent n'ont jamais rien. Ce fut une cérémonie toute simple, amicale et chaleureuse. Ses amis, ses clients étaient venus simplement pour lui dire merci. A mon tour de la remercier et de lui souhaiter une longue et heureuse retraite.
Ce billet, écrit à 07:44 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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vendredi 7 juillet 2006

La ligne 1 du tramway Niçois serait-elle détournée de sa destination finale? C'est ce que les habitants du quartier de l'Ariane et ceux de la commune de la Trinité sont en droit de se demander. En effet, depuis quelques temps, on entend dire, sans que cette information ne soit démentie, que ledit terminus pourrait être implanté aux pont jumeaux c'est à dire avant même l'entrée dans le quartier de l'Ariane. Et pourtant, les engagements ont été pris par la Communauté d'Agglomération d'aller jusqu'à la Trinité en passant par l'Ariane. Pire, l'Etat a co-financé le projet de tramway à condition que la première ligne desserve effectivement ce quartier. D'autre part, la commune de la Trinité qui est membre de l'agglomération et qui, à ce titre, finance le projet, a organisé son développement en tenant compte de l'arrivée du tramway. Par ailleurs la commune de la Trinité est la porte d'entrée Est de l'agglomération et voit transiter chaque jour des milliers de personnes qui viennent travailler dans l'agglomération Niçoise. L'implantation du terminus dans cette commune éviterait à ces milliers de véhicules d'entrer dans l'aggolmération. C'est pourquoi l'abandon du prolongement de la ligne 1 du tramway jusqu'à La Trinité serait non seulement une erreur mais une tromperie de plus pour tous ceux qui ont adhéré à ce projet. Alors pourquoi une telle information commence-t-elle à circuler? Peut-être que les budgets commencent à s'épuiser et que le financement n'est plus assuré? Il faut dire que les prévisions budgétaires ont véritablement explosé depuis l'origine. Je vous rappelle que le dépôt du Rouret coûte trois fois plus cher que celui du tramway de Montpellier dont la ligne est pourtant deux fois plus longue que celle du tram de Nice. Je n'épiloguerai pas sur tous les déboires que ce dossier a rencontré depuis son origine et dont la Justice est saisie. J'espère que ces informations seront bientôt démenties par le Président de l'Agglomération Monsieur Peyrat à qui je viens d'écrire. Sinon, nous nous battrons sans relâche pour que les engagements pris soient respectés et que le tram desserve l'Ariane et termine son parcours à la Trinité.
Ce billet, écrit à 08:02 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
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jeudi 6 juillet 2006

La soirée s'annonçait sous les meilleurs auspices. J'avais décidé de suivre le match Portugal France au bord de la baie des Anges sur la plage Florida: Le coucher de soleil sur la Méditerranée et l'oeil rivé sur l'écran plasma qui nous renvoyait les images du stade de Munich. Les convives étaient prêts à faire la fête, les serveurs ayant quant à eux arboré la tenue des joueurs de l'équipe de France. Tout était réuni pour faire la fête, il ne manquait plus que les résultats. Les deux équipes étaient décidées à en découdre mais sportivement. Et pour du sport, il y eut du beau football. La France et le Portugal sont deux belles équipes. Elles méritaient toutes les deux de se trouver en demi finale. Mais à l'issue du match il ne devait en rester qu'une et donc le combat fut apre et nerveux même s'il n'en fut pas moins loyal. Et puis il y eut le tir au but de Zinedine Zidane, notre Zizou national qui fut le but de la qualification. Un vrai bonheur non seulement pour cette équipe de France qui a réussi un parcours magnifique après un départ un peu laborieux, pour les supporters qui se mobilisent de plus en plus nombreux mais surtout pour ce joueur d'exception qu'est Zidane qui a annoncé son départ prochain à la retraite. Ce tir fut le billet pour Berlin, pour cette finale à laquelle tous les Français veulent croire. Le match contre l'Italie qui viendra clôturer le Mondial 2006 devra être l'occasion pour les Bleus de ramener la Coupe du Monde en France, comme en 1998. Il y a moins d'un mois l'ambiance était au scepticisme. Ce soir elle est à l'euphorie chez les supporters. Ce qui me frappe dans cette équipe c'est sa modestie et son absence de triomphalisme qui la rend encore plus sympathique. Avant le Mondial, Michel PLATINI avait indiqué à un journaliste qui l'interrogeait sur les chances des Bleus en 2006: "L'équipe de France peut tout perdre rapidement ou aller jusqu'à gagner la coupe du Monde". Sa vision était juste: les débuts nous ont fait penser qu'on pouvait effectivement perdre mais la suite est venue nous rappeler que la victoire est désormais à notre portée. Alors dimanche nous serons tous à Berlin, au moins par la pensée ou par le biais de la télévision pour encourager la France afin qu'elle ramène la coupe à la maison.
Ce billet, écrit à 00:11 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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mercredi 5 juillet 2006

On cite régulièrement la Turquie pour être un pays laïque. Soit! Faut-il souligner que 99% de la population y est musulmane et qu'en réalité les autres religions présentes sur le sol Turc rencontrent de nombreuses difficultés. J'en veux pour preuve de nombreuses agressions contre des prêtres ou contre des biens de l'Eglise. En février dernier le père Andrea Santoro était assassiné dans son église Santa Maria à Trabzon. Le père Brunissen qui avait été envoyé pour le remplacer vient d'être à son tour blessé d'un coup de couteau. Voilà pour les faits! Pour ce qui concerne la liberté religieuse, elle semble limitée à la seule liberté de culte. En effet, le statut juridique de l'Eglise n'est toujours pas reconnu, ce qui empêche, par exemple, l'ouverture de séminaires. La Constitution Turque garantit pourtant la liberté religieuse aux citoyens non musulmans et le traité de Lausanne de 1923 est censé protéger les minorités. Mais dans la pratique, les 70.000 chrétiens de Turquie n'ont pas d'existence légale. Voire, pendant le XXème siècle l'Etat a confisqué de nombreux biens immobiliers aux différentes communautés. Par ailleurs, des groupes d'extrême droite Turcs pourchassent les Chrétiens et s'expriment par des slogans évocateurs: "Ici c'est la Turquie, aime-la ou quitte la!" Je pense que cette situation ne doit pas être prise à la légère car elle est révélatrice d'un état d'esprit qui tend à se développer. Il faut en avoir conscience pour aider les Turcs à s'en sortir autrement que par ce type de réaction hostile et violente. Pour autant, il faut que les Turcs comprennent que leur adhésion dans l'Union Européenne est impossible et que jamais les Français ne voteront OUI à un référendum dans ce domaine. Alors pourquoi veut-on encore faire croire aux Turcs à ce mirage improbable?
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 4 juillet 2006

A l'occasion de la démission de Noël FORGEARD de la co-présidence d'EADS pour les raisons que nous connaissons, il a fallu redistribuer certains rôles de direction au sein des grandes entreprises publiques. C'est donc Louis GALLOIS, le président de la SNCF, qui a été pressenti pour co-présider désormais EADS. Ce choix était celui du bon sens et de la raison: en effet, Monsieur GALLOIS a parfaitement réussi dans ses responsabilités à la SNCF. Il a su relancer la fréquentation des trains, moderniser la flotte et l'entreprise et tout cela en entretenant l'indispensable dialogue social. Son arrivée à EADS est reçue positivement par le personnel de cette entreprise, fleuron de l'aéronautique mondiale, qui ces temps derniers a traversé une période de turbulences dont elle se serait bien passée. Cette nomination a fait appel au professionnalisme et à la compétence, elle doit être saluée. Le départ de Louis GALLOIS a laissé vacante la présidence de la SNCF. La nomination d'Anne Marie IDRAC répond aux mêmes critères que la précédente. En effet, cette dernière, spécialiste des transports, quitte la présidence de la RATP qu'elle a assumé avec succès depuis trois ans. Là aussi, l'entreprise a été modernisée, ses performances ont été améliorées, les rapports avec le personnel ont été entretenus de façon très positive. Saluons, la compétence et le professionalisme qui rendent cette nomination juste. En revanche, la nomination de Monsieur Pierre MONGIN à la présidence de la RATP en remplacement de Madame IDRAC ne semble pas répondre aux mêmes critères. Je sors mon carton rouge! Monsieur MONGIN était jusque là Directeur de Cabinet du Premier Ministre, Dominique de VILLEPIN. Outre le fait qu'il n'avait aucune qualification particulière pour diriger cette grande entreprise de transports, on ne peut pas dire non plus qu'il ait manifesté ces temps-ci des qualités particulières pour la gestion des ressources humaines. Il fut notamment celui qui engagea le Premier Ministre dans l'épreuve de bras de fer que l'on a pu apprécier au moment du CPE, avec le succès qu'on connait... Alors cette fois je ne souligne ni le professionalisme ni la compétence. Je regrette simplement la nomination sur des critères politiques afin de "recaser" les amis...Car chacun sait bien que les fonctions à Matignon sont éphémères et que le terme semble approcher. Mais ça n'est pas une raison pour faire à la RATP un cadeau empoisonné!
Ce billet, écrit à 00:49 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 3 juillet 2006

La Côte d'Azur a revêtu ses habits d'été. Les touristes sont arrivés nombreux, dès le 1er juillet. Les réservations affichent complet jusqu'à fin août. C'est un été prometteur qui s'annonce. Les raisons de ce succès sont nombreuses: la renommée de notre région, l'assurance "soleil" mais aussi l'environnement culturel, les paysages, la gastronomie, etc...C'est aussi le retour des Américains. Les effets de la guerre d'Irak sont effacés d'autant que face aux nouveaux problèmes qu'incarne la nucléarisation de l'Iran, nos intérêts se sont rapprochés. Cet engouement pour la Côte d'Azur est aussi le fait d'une situation géopolitique mondiale instable qui favorise les régions qui apportent une certaine sérénité dans ce domaine. Il nous reste à souhaiter de bonnes vacances à tous les touristes qui nous rejoignent et un bon été de travail à ceux qui sont chargés de les accueillir, avec le sourire!
Ce billet, écrit à 07:36 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 2 juillet 2006

Hier soir avait des allures de finale. Le match France Brésil apparaissait comme un obstacle à franchir au delà duquel tous les espoirs seraient permis. Des 20h, les rues de Nice, animées par les supporters du Portugal qui venait de se qualifier pour la demi finale, se vidaient pour laisser place à "la rencontre" entre le Brésil et la France. Le Brésil, multi étoilé, allait affronter l'équipe de France galvanisée par sa victoire sur l'Espagne. Les terrasses de cafés équipées d'écrans de télévision étaient bondées de supporters, le drapeau tricolore au fond du coeur. Dès le but marqué par la France qui restera celui de la victoire, on entendit une clameur s'élever de tous les coins de la ville. Chacun espérait que ce score se maintienne jusqu'au bout de la rencontre. Ce fut le cas. Le coeur des supporters battait et bat encore d'une satisfaction intense. L'équipe de France, adition de talents extraordinaires, est redevenue l'équipe de rêve de 1998. Désormais tous les espoirs sont à la portée des Bleus. Il ne nous reste plus qu'à les encourager pour rêver avec eux de parvenir à la finale à Berlin. Et si nos espoirs sont comblés, alors les Bleus pourront accrocher une deuxième étoile à leur maillot. Bravo les Bleus, continuez à nous fasciner!
Ce billet, écrit à 00:37 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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samedi 1 juillet 2006

Le Tour de France s'élancera aujourd'hui à partir de Strasbourg. Pendant le mois de juillet, nous assisterons à l'un des plus beaux spectacle qui soit: la France en images et en direct. Pour beaucoup, le "Tour" est un prétexte: combien de télespectateurs regardent défiler ces images colorées du "Tour" à travers la France sans être obligatoirement des amateurs de la "petite reine". Et le jeu des caméras, notamment celles embarquées en hélicoptères, rend le spectacle encore plus grandiose. Voilà pour le délice visuel. Pour ce qui concerne les exploits sportifs, c'est une autre affaire. Le cyclisme est un sport très difficile qui demande, à ceux qui le pratiquent, une endurance hors du commun. Au fil des années, les étapes ont été rallongées, les épreuves ont été renforcées et la vitesse a augmenté. Et aussi hélas, les contrôles anti dopage ont révélé, année après année, des records pas toujours aussi naturels qu'on voudrait bien le croire. En ce début de "Tour", je pense à ces sportifs qui vont s'élancer sur les routes de France avec l'envie de gagner et qui peut-être se laissent aller à absorber des produits illicites pour tenter de gagner. Ils gagneront peut-être cette étape mais ils en perdront les suivantes et même les plus importantes celles pour la vérité et celles pour la vie. Car quelle est la valeur d'une victoire volée? Quelle valeur a une victoire qui vous ruinera la santé, tôt ou tard? Je mets en cause non ces joueurs mais le système dont ils sont devenus les esclaves. Car au delà de l'épreuve sportive, le "Tour" est devenu une grande affaire commerciale dans laquelle les sponsors demandent des exploits permanents. Et comme l'homme tout seul ne peut pas les fournir, alors...Le sport en souffre, les hommes qui le pratiquent aussi. Nous devons nous battre pour ramener les valeurs du sport dans ces grandes rencontres et ne pas laisser uniquement le business dicter sa loi.
Enfin et pour changer de sujet mais rester dans le domaine sportif, je veux avoir une pensée pour l'équipe de France de Football qui ce soir affrontera le Brésil. En 1998 cette rencontre nous a porté bonheur. Je souhaite simplement que le même miracle se produise ce soir. Allez les bleus!
Ce billet, écrit à 00:15 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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