Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Honte au CSA

Voilà maintenant qu'une institution de contrôle de l'audiovisuel, le CSA, se met à faire de la politique. Certes ses membres sont nommés par l'UMP: trois membres sont nommés par le Président de la République, trois par le Président de l'Assemblée Nationale et trois par le Président du Sénat. Mais cet organisme qui devrait être totalement neutre et objectif vient de tomber dans le piège de la politisation en donnant son avis sur le positionnement politique de l'UDF. Ainsi, selon cette instance, l'UDF serait-elle désormais dans l'opposition. La raison de cette interprétation: le vote sur la motion de censure. Alors que ce vote était l'expression honnête de Députés qui n'acceptent pas la façon dont notre pays est gouverné, de Députés qui ne peuvent se taire devant la guerre que se livrent le Premier Ministre et son Ministre de l'Intérieur, de Députés qui ne peuvent fermer les yeux devant l'amnistie de Guy Drut, de Députés qui peuvent accepter de voir les dérives de nos finances publiques, et bien ce comportement est amalgamé avec celui de la gauche qui fait preuve d'une opposition idéologique et qui propose un projet de Société que nous ne partageons pas. Ainsi, Y a-t-il une atteinte grave à la liberté de parole et d'action des parlementaires de la part d'un organisme érigé en tribunal politique qui n'a pourtant pas été mis en place pour cela. Je rappelle simplement que j'ai été élu en 2002 sur un programme et sur des engagements que j'ai toujours honorés. Quand le Gouvernement les a respectés, je l'ai toujours soutenu. Quand il s'en est éloigné, je m'y suis opposé. Je n'ai donc jamais trahi personne et surtout pas mes électeurs vis à vis desquels je me suis engagé à tenir parole. Je suis donc indigné par ces procédures car ça n'est pas à un tribunal nommé par le pouvoir de dire qui est dans la majorité et qui est dans l'opposition. Ceci est le fait des dictatures, non des démocraties. Dans un système démocratique, c'est à l'élu de le dire, et j'ai toujours été parfaitement clair sur cette question: je n'ai jamais eu l'intention de soutenir la gauche sociaiste-communiste-verte avec laquelle je ne partage pas la vision de la Société. Je ne suis pas non plus un béni oui oui de l'UMP. Je suis membre de l'UDF, le parti du centre, qui a sa liberté de parole et d'action. Cette liberté là devrait être la règle d'or de toute démocratie qui se respecte. Mais il faut dire que la France s'éloigne facheusement de ces comportements démocratiques: le parti majoritaire (de roite ou de gauche) dispose de l'Elysée, du Gouvernement, de l'Assemblée Nationale, du Sénat, du CSA, du Conseil Constitutionnel...Cette concentration des pouvoirs n'est pas digne d'une République moderne ni d'une démocratie et nuit à la notion de liberté qui est pourtant inscrite dans la devise républicaine. Ca n'est pas pour autant la posture du CSA qui me fera changer d'avis et qui me contraindra à dire le contraire de ce que je pense et à renier les engagements que j'ai pris devant mes électeurs. Je sais bien que les girouettes ça existe en politique, je m'efforce de ne pas appartenir à cette catégorie!

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Commentaires

1. Le vendredi 16 juin 2006 à 11:14, par brenta

en effet c'est scandaleux , la France va bien mal , il est temps que cela change

2. Le vendredi 16 juin 2006 à 15:23, par ROMANACCE

pas étonnant: la notion de responsabilité disparaît, on ne veut même plus assumer les conséquences de ses votes!

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