mardi 13 juin 2006
Le rassemblement au centre est possible à Nice, il est même nécessaire
Hier soir, j'étais l'invité du journal de France 3 Côte d'Azur. Après la volonté affirmée par François Bayrou lors du Conseil National de l'UDF à Issy les Moulineaux samedi dernier, les journalistes étaient intéressés de savoir si la fin du clivage droite/gauche pouvait prendre forme à Nice et si j'y étais favorable. J'ai répondu très spontanément qu'à Nice, le rassemblement au centre était non seulement possible mais qu'il était nécessaire. En effet, depuis 1995 le Maire UMP (ex Front National) a voulu, à souhait, renforcer le clivage droite-gauche, je devrais même dire extrême droite-gauche. Et pour lui la gauche commence là où se termine la frontière de l'extrême droite, c'est dire... Depuis lors, la droite clasique n'a cessé de perdre du terrain. Alors qu'en 1995 la droite était élue dans les 14 cantons Niçois, elle en a cédé 7 à la gauche, un record! Rappelons également qu'en 1995 la gauche faisait 18% aux municipales contre 41% en 2001, un autre record? Non je ne crois pas qu'il faille souligner le succès de la gauche mais plutôt l'échec d'une certaine droite sûre d'elle même et dominatrice, tournée vers ses extrêmes et insultant tout ce qui ne lui ressemble pas. Mais il se trouve que la Société Niçoise est une Société plus ouverte, qui souhaite que les gens se parlent, se respectent et travaillent ensembles dans l'intérêt général. Ces comportements sectaires d'une autre époque ont conduit les électeurs à voter à gauche, par défaut, pour condamner une certaine droite devenue éloignée des vraies préoccupations des Niçois. Et encore une fois, je le répète, ça n'est pas la gauche qui a gagné: qui peut en effet croire que le canton de Cimiez qui a élu une conseillère générale socialiste soit réellement passé à gauche? C'est pourquoi, je le répète, le rassemblement au centre à Nice est non seulement possible mais il est nécessaire. Nice n'est ni à l'extrême droite, ni à gauche, c'est une ville modérée qui a besoin de se retrouver. Et pour cela nous devrons céer les conditions d'un vaste rassemblement avec des personnalités de bonne volonté et de qualité, venant d'horizons différents et qui auront pour seule ambition de la faire réussir et de répondre aux attentes de ses habitants. C'est un enjeu majeur pour redonner à la capitale de la Côte d'Azur cette dignité qu'elle mérite.
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :