Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 2 juin 2006

Le Maire de Nice bafoue le protocole républicain

La nouvelle bibliohèque de Caucade vient d'être inaugurée. Il s'agit d'un beau projet que j'ai souhaité soutenir en affectant 70.000 euros de ma "réserve parlementaire". Un effort important que j'ai voulu réaliser afin que les quartiers ouest de Nice puissent disposer enfin d'un lieu culturel de qualité. La tradition républicaine et le protocole veulent que les "financeurs" figurent sur les cartons d'invitations et puissent prendre la parole lors de l'inauguration. Sur les cartons, ne figurait que le nom du Maire de Nice sans même citer le Préfet des Alpes Maritimes alors que l'Etat était également partenaire. Et pour ce qui concerne les discours, le Maire prit la parole puis permit au représentant du Préfet de s'exprimer. Quant à moi je fus tout juste remercié et la parole ne me fut pas donnée. C'est lamentable au regard du protocole républicain qui est systématiquement bafoué dans notre ville par un Maire qui n'utilise ce type d'exercice qu'à des fins de propagande personnelle. C'est révélateur d'une mesquinerie qui ne connait aucune limite et qui se retourne contre son auteur. En effet, si j'avais pu prendre la parole, j'aurais dit ma satisfaction de voir cette réalisation livrée aux Niçois. Mais n'ayant pu m'exprimer, il ne me reste plus qu'à souligner le sectarisme d'un Maire qui prend un malin plaisir à humilier les gens et à s'assoir sur les principes de la bonne éducation élémentaire et sur ceux de la bienséance républicaine. Ce type de comportement déplorable est dénoncé par les Niçois qui aspirent au changement. Il est temps que la démocratie retrouve enfin à Nice droit de cité!

Logement social: la règle des 20% enfin respectée

La loi sur le logement comportera enfin l'obligation de construire au moins 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants. Cette mesure soutenue par l'Abbé Pierre mais aussi par l'ensemble des associations a failli être supprimée. Elle avait déjà été malmenée en première lecture à l'Assemblée Nationale et il avait fallu la détermination du Groupe UDF du Sénat pour permettre à cette disposition de figurer dans le texte de loi. Mais de nouvelles menaces ont failli avoir raison de cet mesure à l'Assemblée Nationale. Fort heureusement, la médiatisation a fait reculer ceux qui voulaient la faire disparaitre. Ainsi les communes devront-elles se conformer à cette loi et réaliser des logements sociaux en nombre suffisant. N'est-ce pas là un progrès? Certainement quand on sait combien il est devenu difficile pour les Français de se loger. Et puis il faut également répartir harmonieusement la localisation de ces logements. Est-il normal de rencontrer de telles disparités selon les communes? Pour illustrer mon propos, je citerai l'exemple de Saint André de la Roche dans ma circonscription qui compte 45% de logements sociaux alors que Nice n'en compte que 13%. Et encore, certaines communes des Alpes Maritimes atteignent tout juste 2 ou 3% sans parler de Neuilly dans les Hauts de Seine qui plafonne à 1,5%! Il faut donc desserrer l'étau du logement social afin que tout le monde puisse disposer d'un toit. L'exemple de Nice et des Alpes Maritimes est frappant: le logement est devenu un frein à l'emploi. Les gens ne pouvant pas se loger, faute d'appartements aux loyers accessibles, quittent notre région. Près de 80% des fonctionnaires mutés sur la Côte d'Azur ne trouvant pas de logement décent refusent leur mutation. Et pour ce qui concerne le secteur privé, certaines entreprises se délocalisent faute de pouvoir loger leurs collaborateurs. Alors supprimer la règle de 20% de logements sociaux dans les villes de plus de 3.500 habitants eut été totalement irresponsable. Certains Députés, par idéologie aveugle, voulaient supprimer cette mesure. La pression médiatique les en a empêchés. Je me félicite de cette conclusion heureuse qui je l'espère permettra à nos concitoyens de se loger convenablement.