vendredi 30 juin 2006

La situation au Proche Orient est, une fois encore, préoccupante. Après les embrassades entre Ehoud OLMERT et Mahmoud ABBAS la semaine dernière en présence du Roi de Jordanie, après la semi reconnaissance par le Hamas de l'existence d'Israël, la violence a repris le dessus. La faute à qui? Aux extrémistes palestiniens qui refusent la paix avec Israël et au double-jeu mené par les Palestiniens. Et ce double-jeu n'est pas une nouveauté chez les dirigeants Palestiniens. Rappelons-nous le double langage tenu par Arrafat pendant si longtemps qui tenait un discours de paix en Anglais et un discours de guerre en Arabe. Un épisode de cette attitude constante a été rappelé: un Israélien avait été pris en otage il y a quelques années. Pour le récupérer, les Israéliens étaient entrés en contact avec Arrafat pour les aider à le récupérer sain et sauf. Arrafat y avait contribué et avait indiqué aux Israéliens où se trouvait le détenu. Mais en même temps il prévenait les ravisseurs que les Israéliens allaient intervenir. L'otage a payé ce double langage de sa vie. Aujourd'hui c'est un nouvel otage Israélien d'origine Française qui est menacé dans des conditions analogues. C'est aussi un jeune homme Israélien assassiné par des extrémistes Palestiniens alors qu'il faisait de l'auto stop. Les Israéliens ne peuvent accepter une telle barbarie et l'absence totale de respect, par les palestiniens, de la parole donnée et des règles humanitaires les plus élémentaires. C'est pourquoi nous assistons à une opération de répression importante pour signifier aux politiques Palestiniens que le double-jeu qui fait fi du droit à la vie est une attitude inacceptable et qu'il sera combattu sans faiblesse.
Ce billet, écrit à 08:10 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
2 commentaires
::
jeudi 29 juin 2006

J'ai regardé hier soir le Maire de Nice s'exprimer sur le plateau de France 3 à propos des dernières affaires de corruption qui touchent la Mairie. J'ai assisté à un numéro d'une rare irresponsabilité: parlant de lui à la troisième personne (comme d'habitude), ignorant tout de ce qui se passe dans sn propre cabinet, réfutant le fait que les collaborateurs impliqués puissent être des proches (comme l'était également Michel Vialatte), bref tout cela ne le concerne pas. Et quand le journaliste lui demande s'il est au courant de ce qu'on reproche à ses collaborateurs? il ne sait pas non plus, peut-être ne lit-il pas la presse, n'écoute-t-il pas la radio ni la télévision. Décidément on peut s'interroger sur la façon de gérer la ville en vigueur actuellement. Tout s'effondre autour de lui, ses proches collaborateurs ou élus font l'objet de poursuites ou de condamnations judiciaires, et le Maire ne sait rien. Et bien si lui ne se rend pas compte de ce qui se passe, les 7.000 fonctionnaires municipaux sont écoeurés de se trouver sur un bâteau ivre, sans capitaine à bord, et d'être éclaboussés par des affaires qui ne les concernent pas. Quant aux Niçois, ils ont honte de voir une fois de plus leur ville salie par des gens qui vivent, de surcroit, à leurs crochets, c'est à dire grâce aux contribuables. Le Maire aurait au moins pu avoir une pensée pour les fonctionnaires honnêtes et pour les Niçois qui sont las de ces "magouilles". Pas un mot, pas un signe en leur direction. Il est venu nous dire que tout allait bien. Fermez le ban!
Ce billet, écrit à 01:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
mercredi 28 juin 2006

Hier soir la France était en haleine et disons le, plutôt dubitative quant à nos chances de succès face à l'Espagne. Non pas que les Français refusaient d'y croire, mais simplement parce que les résultats précédents nous laissaient un peu sceptiques. Et bien nous avions tort car chaque match est différent et qu'au début de toute nouvelle partie tous les espoirs doivent être permis. La preuve en a encore une fois été apportée hier soir et nous en sommes heureux pour l'équipe de France qui nous a tant fait rêver en 1998 qu'elle mérite de pouvoir poursuivre un parcours heureux dans le Mondial de 2006. Etant à Strasbourg pour l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, j'ai suivi le match depuis la capitale Alsacienne. Au delà de la rencontre elle-même qui nous a fait vibrer, je voudrais vous parler de la troisième mi-temps qui s'est déroulée dans les rues de Strasbourg. Des milliers de jeunes ont envahi pacifiquement la place Kléber recouverts de drapeaux tricolores. Il y avait là des filles et des garçons de toute origine, des Strasbourgeois de souche mais aussi une grande majorité de jeunes issus de l'immigration. Tous ensembles fêtaient, d'une même voix, d'un même enthousiasme, la victoire de la France. Tous arboraient avec la même fierté les trois couleurs nationales. J'étais heureux de voir cette communion qui tranchait avec les images de violence et d'affrontements qui hélas viennent régulièrement occuper nos écrans de télévision. Ma seule interrogation: comment pourrait-on donner un prolongement à cet enthousiasme dans d'autres domaines que le foot. Car même si cette cause est belle et digne d'intérêt, il en est des tas d'autres qui mériteraient aussi le rassemblement de la jeunesse autour des valeurs universelles de la France. Nous avons le devoir d'y réfléchir pour donner aux jeunes de notre pays les moyens de gagner la partie sur eux-mêmes et sur les problèmes de la Société.
Ce billet, écrit à 00:28 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
mardi 27 juin 2006

Après l'affaire des banlieues, celle du CPE, Clearstream, l'amnistie de Guy Drut, la privatisation de GDF, la majorité se déchire à belles dents. Les Députés UMP ont du vague à l'âme et s'inquiètent pour l'avenir. Même dans les rangs des sarkozystes, on commence à se demander comment tout ça va finir. Et bien, la marmite bouillant sous le couvercle, le Président a souhaité intervenir, à chaud, avant l'été, pensant que son discours serait de nature à calmer les esprits. Après avoir écouté ses propos, si on me demandait de les résumer, je dirais qu'il a réitéré son soutien entier à Dominique de Villepin. C'est d'ailleurs ce que la presse a retenu de cette intervention. Croyez-vous que ce soit ce que les Français attendaient du Chef de l'Etat? Pensez-vous même que c'est ce que les Députés de la majorité attendaient? La réponse est non. Et pourtant, Jacques Chirac étant avare de ses propos, on pouvait attendre une remise en ordre, une remise en état de marche de la France et de ses institutions. Cela devait passer par les changements espérés par les Français. Il n'en a rien été. Cette intervention aura laissé tout le monde sur sa faim, les Français ayant l'impression de n'être ni compris ni entendus. C'est une occasion manquée et l'année 2006 qui devait être "utile" risque de se révéler une année perdue. Je le regrette d'autant que le Président a indiqué que le temps perdu ne se rattrape pas. Il aurait du en tirer lui même les conséquences!
Ce billet, écrit à 07:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
lundi 26 juin 2006
*
On fêtait samedi dernier à Saint André de la Roche, commune de ma circonscription voisine de Nice, les 50 ans de l'implantation d'Emmaüs dans les Alpes Maritimes. L'Abbé Pierre n'avait pu nous rejoindre, en raison de son grand âge et avait tenu néanmoins à envoyer un message. Pour ma part, je rappelais l'oeuvre de ce Français exceptionnel qui continue à se battre encore aujourd'hui pour les valeurs auxquelles il croit. Et parmi celles-ci, il en est une qui a mobilisé toute sa vie: la lutte contre la pauvreté et l'exclusion. Qui ne souvient de son discours prononcé en hiver 1954 sur le logement qui faisait aux plus démunis. Hélas, plus de 50 ans après, ce discours n'a pas pris une ride! Et l'Abbé Pierre continue à défendre les sans logis avec pugnacité. Malgré son âge (94 ans), il avait tenu à être présent dans les tribunes de l'Assemblée Nationale lors de la discussion du projet de loi sur le logement pour empêcher ceux qui voulaient supprimer le taux minimum de 20% de logements sociaux dans les communes. Il a eu raison de se manifester et de rappeler quelle était l'ampleur des problèmes à résoudre. Et bien, à Saint André de la Roche, non seulement nous sommes fiers d'accueillir la communauté d'Emmaüs, un foyer SONACOTRA mais aussi 45% de logements sociaux. Et qu'on ne vienne pas nous parler des problèmes de banlieues mal maîtrisés à Saint André car ici c'est le contraire qui se produit. Dans cette commune de 5.000 habitants, on vit heureux et ensemble. C'est peut-être une image d'Epinal, une exception qui confirme la règle, mais c'est la plus stricte réalité d'une commune où il fait bon vivre et qui a réussi la mixité sociale mieux qu'ailleurs, peut-être parce qu'à Saint André on a su anticiper là ou d'autres ont refusé de regarder les réalités en face. A la fin de la cérémonie des 50 ans d'Emmaüs, le Président de cette association nous donnait le qualificatif de "commune de l'Abbé Pierre". Un compliment qui s'adressa à une commune qui peut être fière d'avoir su mettre en oeuvre une réelle solidarité.
Ce billet, écrit à 08:08 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
dimanche 25 juin 2006
De nouvelles affaires de corruption en Mairie de Nice...et un maire qui continue de feindre n'être au courant de rien, voire qui accuse la presse de médiatiser ce qui pour lui, semble être une machination. Il n'est pas question d'ignorer la présomption d'innocence, mais il ne faudrait pas tenter d'innocenter ceux qui ont déjà avoué. Je ne m'étendrai pas sur cette affaire car je ne suis pas Procureur de la République ni Juge d'Instruction. Je remarque simplement une dérive grave dans le fonctionnement de nos institutions municipales Niçoises. Des collaborateurs du Cabinet du Maire qui mènent grand train (le directeur du protocole payé l'équivalent du salaire d'un préfet), qui cumulent les emplois (ville et communauté d'agglomération) et qui visiblement ont mis le doigt dans le pot de confiture. Des proches du Maire, de plus en plus nombreux, qui sont impliqués dans des affaires douteuses, mis en examen ou condamnés: Des élus, l'ancien Directeur Général des Services de la Ville, des membres du Cabinet du Maire. On ne peut jamais être sûr à 100% d'une équipe mais là tout de même la proportion de brebis galeuses commence à être très importante. Surtout qu'il s'agit, pour tous ceux qui sont mis en cause, de personnes qui ont été choisies personnellement par le Maire de Nice! Ainsi ce climat fait peser sur notre ville une ambiance délétère et donne une image extrêmement négative. A quoi cela sert-il que le Maire consacre des millions d'euros pour sa propre "pub" alors que dans le même temps les "affaires", dont son équipe est à l'origine, viennent salir plus encore ladite image. Alors que faire? Se taire? Il n'en est pas question. Dénoncer ces attitudes? Nous le faisons depuis longtemps. Mais je crois que la seule solution aujourd'hui est de mettre un terme à ces dérives qui nuisent gravement à Nice et à ses habitants. Et ce terme devrait être la démission du Conseil Municipal de Nice et le retour devant les électeurs. Rien n'empêcherait le Maire actuel de se représenter si'l le souhaitait mais l'absence de légitimité actuelle ne peut plus durer. Alors j'en appelle à tous les démocrates pour réclamer des élections municipales anticipées afin d'arrêter la spirale de la décomposition dans laquelle la Mairie de Nice est engagée.
Ce billet, écrit à 00:58 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
3 commentaires
::
samedi 24 juin 2006
C'est au tour du Conseil Constitutionnel de venir remettre les pendules à l'heure de l'UMP. En effet, il y a quelques semaines, Jean Louis DEBRE décidait de modifier le règlement de l'Assemblée Nationale pour rendre les procédures plus efficaces. S'agissant de sujets politiquement sensibles, il souhaitait obtenir, sur cette réforme, le consensus de l'ensemble des Groupes. C'était plutôt en bonne voie jusqu'à ce que le président du Groupe UMP ait voulu aporter sa propre touche pour marquer de façon forte, la différence entre la majorité et l'opposition. Je vous rappelle que c'est ce même président de Groupe qui avait demandé au CSA de classer l'UDF dans l'opposition contre son gré. Et bien après que le CSA ait révisé son jugement réalisant que l'on ne pouvait pas classer un parti politique dans l'opposition ou dans la majorité sans son accord, c'est le Conseil Constitutionnel qui est venu confirmer cette position en décidant de retoquer la révision du règlement de l'Assemblée Nationale. En effet, relève la juridiction suprême, l'article 4 de la Constitution dispose que les partis politiques doivent pouvoir s'exprimer librement. Et bien en tant que Député UDF, c'est à dire Député libre de penser et d'agir en fonction de ce que je crois bon pour mon pays et non en fonction d'un quelconque diktat, je salue la décision du Conseil Constitutionnel qui est venu rappeler le droit et mettre un terme aux tentatives de manipulations politiciennes.
Ce billet, écrit à 01:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
vendredi 23 juin 2006
En ce début d'été, ça sent la fin de session. En effet, il n'y aura pas de session extraordinaire en juillet, cela veut dire qu'à la fin de la semaine prochaine, le Parlement suspendra ses travaux. On peut dire que cette session aura été celle de toutes les turbulences et des fluctuations de certaines cotes de popularité. Rappelons-nous, au mois de septembre dernier, le Premier Ministre Dominique de Villepin était devenu un phénomène médiatique courru par toute la presse: le jogging suivi d'un bain sur la plage de la Baule avait ravi toute la presse "people". Celui-ci se mettait à rêver de présidentielles! Et puis est arrivé l'automne et avec lui le dur retour aux réalités. Ce fut tout d'abord la flambée de violence dans les banlieues qui dura plusieurs semaines et qui stupéfia non seulement les Français mais aussi les étrangers. Après la "trêve des confiseurs" où le Premier Ministre fit des voeux pour une "année utile", il y eut l'affaire du CPE. Alors que personne ne lui demandait rien, Dominique de Villepin s'entêtait sur un projet largement rejeté par l'opinion publique. Et au delà du fond, c'était la méthode qui était dénoncée: un autoritarisme totalement disproportionné par rapport au sujet. A partir de là, la cote de popularité fondit comme neige au soleil. Les affaires qui suivirent (Clearstream, Amnistie de Guy Drut) ainsi que les dissensions au sein de l'UMP (on ne compte plus les Députés et responsables de l'UMP qui demandent sa démission) viennent affaiblir chaque jour un Premier Ministre qui n'a plus que le soutien du Président de la République. L'ambiance est morose au sein du Gouvernement. Le Premier Ministre s'en irrite et explose en plein hémicycle en traitant de lâche le 1er secrétaire du Parti Socialiste. Il est temps que la session se termine et que tout le monde retrouve ses esprits. Le temps de ce Gouvernement est limité à quelques mois. Ce qui compte désormais c'est de préparer l'avenir de notre pays. Et chacun aspire à ce que cet avenir s'inspire de méthodes nouvelles pour que la France retrouve le goût d'aller de l'avant.
Ce billet, écrit à 08:03 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
jeudi 22 juin 2006
Souvenez-vous, la semaine dernière, le CSA, à la demande du Groupe UMP de l'Assemblée nationale, décidait de classer les Députés UDF qui avaient voté la motion de censure, dans l'opposition! Situation inédite d'un organisme s'érigeant en tribunal politique pour classer des élus dans une catégorie. Dans aucune démocratie au monde un tel fait ne se produirait. Honte à des institutions en pleine dérive! Heureusement, le CSA s'est ressaisi. Il faut dire que devant le tollé général, sa position devenait intenable et risquait de fragiliser toutes les décisions qu'il serait amené à prendre dans le futur. C'est pourquoi, lors d'un nouvel examen de la situation, le CSA a décidé que l'UDF n'était ni dans la majorité -d'ailleurs qui y est encore- ni dans l'opposition. L'UDF est enfin reconnue comme un mouvement indépendant qui a droit à son expression propre. Dans cette interprétation, le CSA fait enfin disparaitre du duopole droite/gauche qu'il avait consacré la semaine dernière. On peut, dans ce pays, être au centre, ne se reconnaitre ni dans l'UMP, ni dans le PS et exister en tant que tel. Et si j'en crois les Français qui s'expriment, ils sont de plus en plus nombreux à refuser les duettistes pré-cités. Alors vive la liberté d'expression et l'indépendance d'esprit qui nous animent. Nous allons désormais mettre à profit cette liberté retrouvée pour convaincre nos concitoyens qu'ensemble nous pouvons construire une société nouvelle plus juste.
Ce billet, écrit à 00:20 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
mercredi 21 juin 2006

Le 21 juin est synonyme de l'été, c'est la nuit la plus courte de l'année. C'est aussi, depuis quelques années, la fête de la musique. Ce soir, à chaque coin de rue, dans le moindre jardin, des musiciens professionnels, amateurs ou improvisés nous invitent à chanter, à danser, à taper dans les mains. C'est dans une belle communion que chacun se laisse aller à entonner quelques notes de musiques, à pousser la chansonnette. Ce qui pouvait passer pour un gadget de la société de communication dans laquelle nous vivons est devenu un véritable fait de société qui d'ailleurs s'est exporté dans de nombreux pays du monde. Belle initiative à souligner car elle nous invite à nous laisser envahir par la musique. Belle invasion que celle-ci et surtout invasion pacifique qui ouvre l'esprit. Avec la musique il n'y a plus de frontière sociale, linguistique, nationale, religieuse ou raciale. Ceci est encore plus vrai que pour le sport qui induit une notion de compétition. La musique est le plus bel instrument universel de communication entre les hommes et qui se transmet de génération en génération. De Mozart au Hip Hop en passant par les rythmes Brésiliens, le nostalgique Fado, le Flamenco ou la variété, chacun y trouve son compte et surtout son plaisir. Alors, ce soir, lâchez-vous, faites ou écoutez de la musique et ne vous arrêtez pas là: continuez de vivre en musique tout au long de l'année. C'est une excellente thérapie qui ne coûte rien à la sécurité sociale!
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
mardi 20 juin 2006
Si le CSA était une instance objective, j'oserais lui demander d'éclairer ma lanterne et celle de beaucoup de Français sur la notion de majorité et d'opposition dans notre pays. En effet, si je reprends l'épisode de la dernière motion de censure, je serais tenté de lui demander dans quelle catégorie classer les 200 Députés UMP qui boudaient ostensiblement le Premier Ministre dans l'hémicycle en allant vaquer à d'autres occupations. Vous pouvez penser que je fais du mauvais esprit et que cette absence était le fruit du hasard...200 Députés ce n'est pas du hasard, c'est un mouvement de foule! Mais nos impressions ne s'arrêtent pas là. En effet, depuis que le Premier Ministre s'est fixé comme objectif la fusion GDF/Suez, il flotte comme un mouvement de révolte à l'intérieur du parti majoritaire avec des attaques de plus en plus précises. Ainsi a-t-on entendu l'un des portes-paroles les plus en vue de Nicolas SARKOZY, Patrick DEVEDJIAN, dire qu'il fallait s'opposer à cette fusion, que l'on assistait à une "dérive monarchique du pouvoir" avec "un Premier Ministre de circonstance"! J'espère que le CSA a pris bonne note de ces déclarations et va déclarer l'UMP, nouveau parti d'opposition. Mais au fait, j'en viens à me poser la question: que reste-t-il de la majorité? Et puis majorité veut dire que c'est un groupe plus nombreux que les autres et qui soutient le Gouvernement. Dans ces conditions une majorité existe-t-elle encore? L'heure est venue de se poser la question.
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
3 commentaires
::
lundi 19 juin 2006

L'affaire des retards annoncés dans la livraison des Airbus A380, la chute de 25% des actions de la société, la stagnation des carnets de commandes d'Airbus face à ceux de Boeing, venant s'ajouter au départ de Monsieur Gergorin pour cause d'affaire Clearstream et les doutes de délits d'initié pesant désormais sur le co-président d'EADS, cela commence à faire beaucoup! Airbus, produit franco-européen et fleuron de l'industrie aéronautique mondiale ne méritait pas cette contre publicité. Et s'agissant d'un produit international, concurrent d'une firme américaine puissante, il va sans dire que cette contre publicité est largement relayée par les média du Monde entier. Et qui plus est, les deux personnes pré-citées étant Françaises, c'est encore un mauvais coup pour l'image de la France qui n'avait pas besoin de cela. Décidément il y a quelque chose qui pèse sur notre pays comme un enchainement de mauvaises nouvelles. On dit souvent que notre pays se trouve à la fin d'un cycle. Appelons de nos voeux que l'on change d'ère et que 2007 permettra de remettre la France à l'endroit!
Ce billet, écrit à 00:10 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
dimanche 18 juin 2006

Il y a 66 ans, le Général De gaulle lançait un appel à la résistance face à l'asservissement Nazi et à la collaboration qui s'en accommodait. Dès lors, la Résistance s'organisait pour lutter contre Hitler et ses affidés mais aussi contre la résignation. Quatre ans plus tard, l'Allemagne Nazie capitulait et la France relevait la tête. Au sortir de la guerre, il fallait rassembler les Français pour reconstruire notre pays. De Gaulle n'hésitait pas à associer des femmes et des hommes venus d'horizons politiques différents en vue de cette reconstruction. On ne l'accusait pas alors de trahir son camp mais au contraire on le félicitait de servir son pays. Bien sûr, les politiciens n'ont pas cherché à comprendre l'importance des enjeux en présence et ont préféré se retrouver dans leurs petits combats partisans plutôt que de poursuivre l'oeuvre de reconstruction de notre pays autrement plus importante. Puis vint 1958, le retour de De Gaulle et l'avènement de la 5ème République. La France se dotait d'une nouvelle Constitution qui devait lui donner des institutions stables. Une Constitution à l'image de son auteur, parfois trop grande pour ses successeurs. J'en donne pour exemple le référendum de 1969, perdu par De Gaulle. Sitôt les résultats proclamés, le Général démissionnait. Rien ne l'y obligeait sinon sa conscience et son idée de la France: un chef désavoué ne pouvait se maintenir au pouvoir...Que de chemin parcouru depuis. Des élections législatives perdues par Mitterrand puis par Chirac? Ni l'un ni l'autre n'a démissionné. Le NON l'emporte au référendum du 29 mai 2005 sur l'Europe? Chirac est toujours à l'Elysée. Alors en ce jour du 18 juin, je pense à De Gaulle et à ses héritiers ou plutôt à ceux qui se prétendent tels. Le renoncement, les petits arrangements ne sont pas des attitudes gauliennes. C'est même le contraire. Le sectarisme politique au service d'un clan et au détriment de la France, ça n'est pas non plus une attitude gaullienne. Les conséquences de ces pratiques voulues à la fois par les adversaires socialistes du Général de Gaulle mais aussi par ceux qui s'en prétendent les héritiers sont lourdes pour la République: la France va mal, ses institutions qui ont été conçues avec une autre vision sont obsolètes, la grandeur de notre pays s'est estompée, la construction Européenne est en panne...Il est grand temps qu'on réapprenne à dire Non pour ne pas accepter le déclin de la France alors que nous rêvons de grandeur. En ce 18 juin, le meilleur hommage que nous pouvons rendre à De Gaulle, c'est de souhaiter qu'en 2007 le peuple saura remercier les co-responsables de ce déclin et fédérer les femmes et les hommes de bonne volonté qui voudront rendre à la France sa dignité.
Ce billet, écrit à 08:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
3 commentaires
::
samedi 17 juin 2006

Alors que nous avons défilé hier de la Place du Palais de Justice jusqu'à Rauba Capeu pour exiger le retour de la Cour d'Appel à Nice, il y avait là des élus de tous bords, des avocats, des représentants de la Chambre de Commerce, des responsables d'associations, tous ceux qui représentent le tissu économique, social et politique de Nice et des Alpes Maritimes. Il y avait également, et c'est une première, les représentants du barreau de Grasse qui jusqu'à présent étaient plutôt hostiles à cette démarche et qui s'y sont ralliés. Tout cela va dans le bon sens, d'autant que sur le fond ce dossier est excellent et qu'aucun des arguments développés en faveur de la Cour d'Appel à Nice ne peut être contesté. Mais nous devons affronter le Pouvoir parisien et là c'est une autre affaire. De gauche comme de droite, nous n'avons pas senti de volonté réelle de nous accorder cette Cour d'Appel. Alors nous devons faire monter la pression et nous mobiliser tous ensembles. Il n'est pas question que tel élu plutôt que tel autre essaie de se mettre en avant pour mener des démarches qui, jusqu'à présent, ont toutes échouées. Il faut réaliser l'union la plus large. C'est prouquoi je préconise que soit organisée une réunion chez le Ministre de la Justice à Paris en présence de tous les acteurs -politiques de tous bords, avocats, Chambre de Commerce, associations- engagés à soutenir ce projet. Cette pression unanime saura apporter la démonstration de notre détermination sans faille pour que la Cour d'Appel qui existait avant le rattachement de Nice à la France puisse être restaurée dans les meilleurs délais. Il y va de l'intérêt de la Justice qui devrait avoir comme priorité l'efficacité vis à vis des justiciables.
Ce billet, écrit à 08:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
vendredi 16 juin 2006
A l'occasion de la visite du Premier Ministre Israélien à Paris, on a inauguré le "Mur des Justes" sur lequel est inscrit le nom de toutes celles et tous ceux qui, lors de la dernière guerre, ont sauvé des juifs de la déportation et de la mort. Oh bien sûr ces personnes, à l'époque, ne pensaient pas que l'on parlerait d'elles 60 ans après comme de héros. Elles agissaient ainsi en laissant parler leur coeur, en laissant s'exprimer leur humanité, avec le désir de lutter à mains nues contre les injustices les plus ignobles, voulant surmonter les risques qu'elles pouvaient prendre pour elles-mêmes et parfois pour leurs familles. Ces comportements révèlent des personnalités extraordinaires, hors du commun. Dans nos Sociétés où l'on est confronté aux égoïsmes et à l'indifférence, de tels exemples doivent être rappelés régulièrement pour nous inviter à la vigilance et aussi au courage. L'inauguration d'un mur rappelant les noms des Justes de France n'est pas qu'un simple monument, c'est une page de l'histoire de notre pays, c'est aussi une stèle aux vertus pédagogiques qui rappelle ce que rester debout veut dire. A cette inauguration, il y avait des rescapés des camps les yeux rougis de larmes, il y avait des Justes émus et même gênés qu'un tel hommage leur soit rendu. Il y avait aussi beaucoup de jeunes qui, pour certains, découvraient la signification profonde du mot Juste. Pour ma part, je suis fier d'avoir participé au débat parlementaire qui nous a permis, il y a quelques années, de créer une journée nationale d'hommage aux Justes de France. C'est l'occasion, le dernier dimanche de juillet, de souligner que si l'homme est capable du pire, il peut être aussi capable du meilleur. Et les Justes de France se sont hissés au rang des meilleurs d'entre nous.
Ce billet, écrit à 08:09 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
jeudi 15 juin 2006
Voilà maintenant qu'une institution de contrôle de l'audiovisuel, le CSA, se met à faire de la politique. Certes ses membres sont nommés par l'UMP: trois membres sont nommés par le Président de la République, trois par le Président de l'Assemblée Nationale et trois par le Président du Sénat. Mais cet organisme qui devrait être totalement neutre et objectif vient de tomber dans le piège de la politisation en donnant son avis sur le positionnement politique de l'UDF. Ainsi, selon cette instance, l'UDF serait-elle désormais dans l'opposition. La raison de cette interprétation: le vote sur la motion de censure. Alors que ce vote était l'expression honnête de Députés qui n'acceptent pas la façon dont notre pays est gouverné, de Députés qui ne peuvent se taire devant la guerre que se livrent le Premier Ministre et son Ministre de l'Intérieur, de Députés qui ne peuvent fermer les yeux devant l'amnistie de Guy Drut, de Députés qui peuvent accepter de voir les dérives de nos finances publiques, et bien ce comportement est amalgamé avec celui de la gauche qui fait preuve d'une opposition idéologique et qui propose un projet de Société que nous ne partageons pas. Ainsi, Y a-t-il une atteinte grave à la liberté de parole et d'action des parlementaires de la part d'un organisme érigé en tribunal politique qui n'a pourtant pas été mis en place pour cela. Je rappelle simplement que j'ai été élu en 2002 sur un programme et sur des engagements que j'ai toujours honorés. Quand le Gouvernement les a respectés, je l'ai toujours soutenu. Quand il s'en est éloigné, je m'y suis opposé. Je n'ai donc jamais trahi personne et surtout pas mes électeurs vis à vis desquels je me suis engagé à tenir parole. Je suis donc indigné par ces procédures car ça n'est pas à un tribunal nommé par le pouvoir de dire qui est dans la majorité et qui est dans l'opposition. Ceci est le fait des dictatures, non des démocraties. Dans un système démocratique, c'est à l'élu de le dire, et j'ai toujours été parfaitement clair sur cette question: je n'ai jamais eu l'intention de soutenir la gauche sociaiste-communiste-verte avec laquelle je ne partage pas la vision de la Société. Je ne suis pas non plus un béni oui oui de l'UMP. Je suis membre de l'UDF, le parti du centre, qui a sa liberté de parole et d'action. Cette liberté là devrait être la règle d'or de toute démocratie qui se respecte. Mais il faut dire que la France s'éloigne facheusement de ces comportements démocratiques: le parti majoritaire (de roite ou de gauche) dispose de l'Elysée, du Gouvernement, de l'Assemblée Nationale, du Sénat, du CSA, du Conseil Constitutionnel...Cette concentration des pouvoirs n'est pas digne d'une République moderne ni d'une démocratie et nuit à la notion de liberté qui est pourtant inscrite dans la devise républicaine. Ca n'est pas pour autant la posture du CSA qui me fera changer d'avis et qui me contraindra à dire le contraire de ce que je pense et à renier les engagements que j'ai pris devant mes électeurs. Je sais bien que les girouettes ça existe en politique, je m'efforce de ne pas appartenir à cette catégorie!
Ce billet, écrit à 00:23 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
2 commentaires
::
mercredi 14 juin 2006

Avec l’arrivée du nouveau Premier Ministre Israélien Ehud Olmert, c’est une nouvelle page de la relation France Israël qui s’ouvre. En effet, le successeur d’Ariel Sharon qui lui-même avait effectué un voyage officiel l’an dernier à Paris, a tenu à inscrire Paris comme première destination internationale après Washington. C’est le signe d’un nouveau climat de confiance et d’amitié entre la France et Israël dont je me félicite. L’histoire entre nos deux pays est ancienne et devrait privilégier la confiance et l’amitié. Ceci est d’autant plus vrai que l’amitié entre nos deux peuples est une réalité incontournable. Je veux également souligner que les relations entre nos deux Parlements sont exemplaires. Président du Groupe d’Amitié France-Israël à l’Assemblée Nationale, je peux d’enorgueillir d’être à la tête de l’un des Groupes d’Amitiés les plus importants de notre Assemblée. Avec plus de 105 Députés issus de tous les Groupes politiques, nous pouvons dire, sans risques d’être démentis, que l’amitié entre nos deux Parlements est une constante. Cette information a souvent surpris les Israéliens qui n’ont pas toujours eu le sentiment d’être bien compris par la France. Et même si la situation s’améliore, il reste encore beaucoup à faire. Pour ma part, je soutiens Israël car je reconnais en ce pays une grande démocratie qui partage avec la France des valeurs d’humanisme. Alors je crois venu le temps des retrouvailles entre la France et Israël qui n’auraient jamais dû s’éloigner. La visite d’Ehud Olmert constitue l’un des temps forts de ce rapprochement dont je me félicite et pour lequel je milite depuis toujours.
Ce billet, écrit à 00:19 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
mardi 13 juin 2006
Hier soir, j'étais l'invité du journal de France 3 Côte d'Azur. Après la volonté affirmée par François Bayrou lors du Conseil National de l'UDF à Issy les Moulineaux samedi dernier, les journalistes étaient intéressés de savoir si la fin du clivage droite/gauche pouvait prendre forme à Nice et si j'y étais favorable. J'ai répondu très spontanément qu'à Nice, le rassemblement au centre était non seulement possible mais qu'il était nécessaire. En effet, depuis 1995 le Maire UMP (ex Front National) a voulu, à souhait, renforcer le clivage droite-gauche, je devrais même dire extrême droite-gauche. Et pour lui la gauche commence là où se termine la frontière de l'extrême droite, c'est dire... Depuis lors, la droite clasique n'a cessé de perdre du terrain. Alors qu'en 1995 la droite était élue dans les 14 cantons Niçois, elle en a cédé 7 à la gauche, un record! Rappelons également qu'en 1995 la gauche faisait 18% aux municipales contre 41% en 2001, un autre record? Non je ne crois pas qu'il faille souligner le succès de la gauche mais plutôt l'échec d'une certaine droite sûre d'elle même et dominatrice, tournée vers ses extrêmes et insultant tout ce qui ne lui ressemble pas. Mais il se trouve que la Société Niçoise est une Société plus ouverte, qui souhaite que les gens se parlent, se respectent et travaillent ensembles dans l'intérêt général. Ces comportements sectaires d'une autre époque ont conduit les électeurs à voter à gauche, par défaut, pour condamner une certaine droite devenue éloignée des vraies préoccupations des Niçois. Et encore une fois, je le répète, ça n'est pas la gauche qui a gagné: qui peut en effet croire que le canton de Cimiez qui a élu une conseillère générale socialiste soit réellement passé à gauche? C'est pourquoi, je le répète, le rassemblement au centre à Nice est non seulement possible mais il est nécessaire. Nice n'est ni à l'extrême droite, ni à gauche, c'est une ville modérée qui a besoin de se retrouver. Et pour cela nous devrons céer les conditions d'un vaste rassemblement avec des personnalités de bonne volonté et de qualité, venant d'horizons différents et qui auront pour seule ambition de la faire réussir et de répondre aux attentes de ses habitants. C'est un enjeu majeur pour redonner à la capitale de la Côte d'Azur cette dignité qu'elle mérite.
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
lundi 12 juin 2006
Ceux qui osaient qualifier le centre de mou pourront revoir leur vocabulaire et le ranger au rayon des accessoires du passé. Ce centre mou a effectivement existé dans le passé jusqu'à ce que ses animateurs ne rejoignent en rangs serrés l'UMP. Désormais le centre peut vivre sa vie de parti politique majeur et indépendant, "Libre", et montrer sa différence par rapport à la gauche et à la droite. Le Conseil National de l'UDF a démontré plusieurs choses: une forte mobilisation des militants et une adhésion massive à la stratégie d'indépendance prônée par Francois Bayrou. La venue de Gilles de Robien a été salutaire car elle a permis le débat que ce dernier avait refusé d'affronter en janvier dernier au Congrés de l'UDF à Lyon. Elle a montré de façon flagrante les différences existant entre l'ancienne UDF inféodée et donc inutile et la nouvelle libre et féconde. Le deuxième enseignement est la volonté de changement qui s'exprime tant chez nos militants que dans le peuple. Les Français ont le sentiment que la gauche et la droite se sont partagées le pouvoir et ont globalement échoué l'une et l'autre. L'espoir est ailleurs. Il peut se fixer sur le centre et la candidature de François Bayrou qui proposent un vrai changement. Par ailleurs, le temps des frontières étanches entre la droite et la gauche est un temps dépassé. Il n'est qu'à regarder ce qui se passe outre Rhin. Les Allemands ont une colalition Droite-Gauche avec pour seule mission d'engager les réformes dont le pays a besoin et non de se "vautrer dans le pouvoir". Enfin ce Conseil National, et cela a été remarqué par tous les observateurs, a permis de tracer les premières lignes de ce projet d'alternance. On entendait ici ou là que l'UDF ne savait que critiquer et ne savait pas proposer. Et bien à partir d'aujourd'hui ceux qui pensaient que l'UDF n'aurait pas de projet vont déchanter. Il se pourrait même que ce projet soit le plus innovant, le plus original, le moins vonvenu de tous et propose enfin un avenir autrement que dans la continuité du déclin auquel nous assistons depuis 25 ans!
Ce billet, écrit à 06:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
2 commentaires
::
dimanche 11 juin 2006

Quelle belle journée que le Parlements des Enfants à l’Assemblée Nationale. Et la cuvée 2006 fut particulièrement réussie. Sous un soleil éclatant et une température caniculaire, le Palais Bourbon avait revêtu sa tenue de fête pour accueillir les 577 Députés Juniors. Les portes et les fenêtres laissaient entrer l’air léger de ce samedi d’été mais surtout laissaient la place à la bonne humeur des enfants de CM2. Mais au-delà du décor et de l’ambiance, il y eut le travail. Et celui-ci avait commencé il y a plusieurs mois, lorsque chaque classe avait été sélectionnée par les Inspections Académiques. C’est alors que le premier travail des élèves a été d’élire leur Député Junior et ce n’était pas une petite affaire ! Il y a eu appel à candidature, campagne électorale et vote. Ensuite les enfants ont travaillé collectivement sur une proposition de Loi de leur choix. Je puis vous dire que les enfants foisonnent d’idées : l’environnement, la famille, la protection des animaux…Pour ma circonscription, le sujet retenu fut la prévention des séismes ! J’en ai profité pour aller faire un cours d’instruction civique et dialoguer avec la classe de CM2 de l’Ecole Marcel Pagnol située dans le quartier de l’Ariane à Nice. Un vrai bonheur d’avoir affaire avec des enfants aussi ouverts et intéressés à la « chose publique ». Enfin, la consécration c’est cette journée mémorable où le Député Junior vient assister à sa « première séance » à l’Assemblée Nationale. Mon remplaçant « Younès » était tout à fait à l’aise et prêt à se faire entendre. Lui et ses petits camarades « Députés d’un jour » ouvraient tout grand leurs yeux pour ramener vers « leur circonscription » ces souvenirs qui ne s’effaceront jamais de leur mémoire. Le Président de l’Assemblée Nationale s’est livré de bonne grâce au jeu des questions-réponses et aux autographes. La photo de famille représentant les 577 Députés Juniors était pleine de couleurs et traduisait l’enthousiasme d’une jeunesse encore intacte. Je leur souhaite de garder de cette journée, outre ces couleurs et cette ambiance, cette expérience de la démocratie qui leur a permis de représenter leurs camarades à l’Assemblée Nationale et de faire des propositions constructives en leur nom. Puisse ce passage furtif mais dense dans la Maison de la Démocratie leur donner le goût de servir de bonnes causes et de combattre les égoïsmes. En tout cas ils ont donné à la France une belle image, celle d’un Parlement « rajeuni » et « féminisé », ce que les aînés n’ont pas encore réussi à faire.
Ce billet, écrit à 08:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
2 commentaires
::
samedi 10 juin 2006

Pour les élus le samedi est rarement un jour de relâche. En effet, outre les rencontres sportives et les manifestations culturelles auxquels il nous est agréable d’assister, il peut y avoir d’autres événements importants que l’on ne doit pas manquer. Ainsi ce samedi sera-t-il exceptionnellement Parisien et marqué par la politique et le civisme : le matin j’assiste au Conseil National de l’UDF et l’après-midi au Parlement des Enfants. Je me contenterai de vous parler de la première manifestation celle du matin, gardant pour le lendemain celle de l’après-midi.
C’est donc à Issy les Moulineaux que se déroule ce Conseil National, dans la bonne ville dont André Santini est le Député Maire, et accessoirement premier au hit parade de l’humour politique. Mais nous n’allons pas à Issy pour rigoler, même si cela n’est pas incompatible avec un travail sérieux. Ce Conseil National a pour but de parler du projet pour la France en vue de la préparation des élections Présidentielles et Législatives de 2007. Depuis des mois, l’UDF a organisé des colloques, fait appel aux expertises les plus renommées pour débattre des problèmes de notre société. Le fruit du travail issu de ces rencontres mais également des remontées du terrain commence à dessiner la trame d’un projet à la fois réaliste et ambitieux. Car ne vous y trompez pas, vous aurez pendant cette future campagne électorale, et cela a déjà commencé, des vendeurs de foire, ceux qui vous promettent la Lune sans jamais vous la laisser apercevoir. Et puis il y a ceux, moins nombreux, qui ne cherchent pas à vous tromper pour gagner vos voix mais qui veulent vous convaincre de la justesse de leurs propositions et donc gagner votre confiance. C’est la démarche de François Bayrou dont la probité et l’honnêteté ne sont plus à démontrer mais plutôt à mettre en valeur. Ce sera cela le fond de ce Conseil National de l’UDF, une étape avec les militants pour valider un certain nombre d’orientations fortes qui devraient tracer un chemin d’avenir pour notre pays. La route est encore longue d’ici à l’année prochaine et rien n’est encore joué. Ceux qui considèrent que les jeux sont faits risquent d’avoir à l’arrivée quelques déconvenues. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas peur du débat et de la confrontation des idées. Nous l’appelons même de nos vœux. Ce serait la preuve que notre démocratie va mieux!
Ce billet, écrit à 08:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
vendredi 9 juin 2006

A compter de ce jour et pour un mois vous entrez sur la planète Foot dont la capitale est un pays l'Allemagne. Tout est fin prêt pour accueillir l'une des plus grandes manifestations médiatico-sportive du Monde. Les équipes sont prêtes à s'affronter, les supporters sont prêts à les soutenir, les téléspectateurs sont prêts à les regarder, certaines familles se sont dotées d'un second téléviseurs pour permettre à ceux qui
souhaitent "zaper" de pouvoir le faire, etc. Les restaurants qui voudront rester ouverts les soirs de matchs ont installé de grands écrans, les réunions "en soirée" sont fixées en fonction de la programmation des matchs. Et même à l'Assemblée Nationale il faudra prendre quelques précautions. Bien sûr on ne supprime pas une séance de nuit à cause d'un match de football mais le Président de séance compréhensif donnera régulièrement du haut de son perchoir les résultats but par but. On raconte que le "footeux" Philippe Séguin, lorsqu'il était Président de l'Assemblée, faisait programmer les matchs de foot sur son écran de contrôle. Comme celui-ci fait 4cm de côté et qu'il n'y a pas de son, il est difficile d'être vraiment dans l'ambiance, mais avec un peu d'imagination... Les Députés pourront toujours faire des allers-retours vers la buvette où de grandes télévisions diffuseront l'événement en direct. Enfin, certaines activités vont se mettre entre parenthèses: pour les uns c'est une aubaine car pendant qu'on parle de foot, on ne parle de rien d'autre. Je ne pense pas qu'il y ait un risque de crise politique à compter de ce soir et pour le mois qui vient. Pour d'autres, la Coupe du Monde sera ressentie comme une vraie censure car parler d'autre chose que de foot pendant cette période sera vain. Dans ces conditions, il vaudra mieux se taire et réserver ses interventions pour plus tard. Alors bienvenue sur la planète Foot et "Allez les Bleus"!
Ce billet, écrit à 00:04 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
mercredi 7 juin 2006

C’est toujours un plaisir pour moi d’accueillir des visiteurs à l’Assemblée Nationale car, vu l’éloignement entre Nice et Paris, les visites sont assez rares. C’est encore plus agréable de recevoir des enfants car on peut lire dans leurs regards leur émerveillement et leur intérêt de découvrir, autrement que par la télévision, la politique. Et je dois dire que le « temple de la démocratie » qu’est l’Assemblée Nationale ne laisse personne indifférent.
La venue à Paris des élèves de CM1 et de CM2 de l’école des Gerles de La Trinité vient confirmer la règle. Dès 9h30 les élèves et leurs enseignants étaient présents devant l’Assemblée, couverts de leurs casquettes bleues pour mieux les reconnaître. Après la photo souvenir dans la cour d’honneur du Palais Bourbon, tout le monde s’est retrouvé en classe, ou plutôt dans une salle de réunion pour échanger sur les activités des Députés. Je me suis transformé en professeur mais j’ai aussi répondu aux nombreuses questions posées par les enfants : « Comment devient-on Député ? », « Est-ce un métier ? », « Quelle est la loi dont vous gardez le meilleur souvenir ? ». Autant de questions parmi d’autres auxquelles il faut répondre avec simplicité.
Après cette rencontre, une autre attendait les élèves : la séance publique. Les enfants sont entrés dans l’hémicycle silencieusement pour assister à leur première séance. Un sujet un peu technique était en cours de discussion: la réforme du règlement de l’Assemblée Nationale. Mais ce sujet ou un autre, peu importait. Ce qui compte c’est que les enfants puissent se familiariser avec ce lieu où se font les lois et où bat le cœur de la démocratie.
Au sortir de l’Assemblée, les enfants repartent toujours les yeux pleins des images et des souvenirs qu’une telle visite peut apporter. C’est bien pour la démocratie. C’est bien pour l’éveil au civisme. C’est pourquoi j’aime à rencontrer les scolaires, à l’Assemblée ou bien dans leurs écoles où je me rends à la demande, car la démocratie et le civisme, doivent faire partie de l’environnement de nos enfants. Et puis, sait-on jamais, quelques vocations peuvent se révéler à cette occasion. La relève, ça se prépare aussi à l’école !
Ce billet, écrit à 21:37 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
Un commentaire
::
mardi 6 juin 2006
Je suis heureux que la Commission d'Enquête sur le Procès d'Outreau ait rendu son rapport à l'unanimité. Les débats sur la Justice ne nous avaient pas habitué dans le passé à de tels comportements. Il y avait généralement une opposition bloc contre bloc qui s'exprimait pour stigmatiser d'un côté les laxistes, et de l'autre les liberticides. Pour ma part j'ai toujours su qu'il n'y avait de vérité absolue ni d'un côté, ni de l'autre. La Justice est représentée par une balance en équilibre: si elle penche d'un côté ou de l'autre, alors elle n'est plus juste. Et le procès d'Outreau a démontré les faiblesses du système qui confinait jusqu'à la caricature. Ce fut l'honneur de l'Assemblée Nationale de créer une Commission d'Equête qui pendant 6 mois a étudié toutes les implications de cette affaire, qui a relevé toutes les faiblesses de l'institution et qui a fait des propositions. Elles sont désormais sur la table du Gouvernement. Les retiendra-t-il, les mettra-t-il en oeuvre ou proposera-t-il d'autres mesures et selon quel calendrier? Nous sommes dans l'expectative. Mais ce qui est sûr c'est que cette Commission d'Enquête, composée d'élus de la Nation, qui a travaillé en toute transparence ne pourra pas être ignorée. Elle apporte une contribution importante ouvrant la porte à des réformes indispensables si l'on veut que le "Jugement au nom du peuple Français" ait encore une signification dans l'avenir!
Ce billet, écrit à 21:11 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
lundi 5 juin 2006
Il n'y a plus un socialiste pour défendre les 35 heures à l'exception sans doute de Martine Aubry. Madame Royal, opportunisme de rigueur, n'est pas la dernière à dégainer. Voilà qu'on affirme aujourd'hui que les 35 heures n'ont pas amélioré les conditions de travail des salariés. Voilà qu'on découvre que le pouvoir d'achat n'a pas augmenté. Et l'on pourrait ajouter que les 35 heures n'ont pas créé d'emplois! Autant d'arguments que l'on avait développé en son temps pour combattre ce projet, quand Madame Royal le défendait et réfutait tous nos arguments au mépris des observations des salariés eux-mêmes qui s'en plaignaient aussi. Alors, on peut dire sans risque d'être démenti, que le programme électoral de Ségolène Royal est basé sur l'amnésie ou bien sur le reniement. Dans les deux cas je ne suis pas convaincu que l'on puisse faire confiance à quelqu'un dont l'opportunisme fait office de programme. Les Français ont été trompés de nombreuses fois par des gens sans scrupules qui racontent tout et le contraire de tout pour être dans l'air du temps et se faire élire. Alors mes chers concitoyens je crains que 2007 ne déroge pas à la règle, étant donnée la campagne de communication de quelques uns. Soyez vigilants et essayez de reconnaitre le vrai du faut, sinon vous risquez une fois de plus, de vous faire avoir!
Ce billet, écrit à 09:18 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
2 commentaires
::
samedi 3 juin 2006
Lorsque Jean Pierre RAFFARIN a décidé de supprimer un jour férié (le lundi de Pentecôte) pour créer une journée de solidarité pour nos anciens, j'ai pensé que cétait une fausse bonne idée. En effet, ce long week-end est entré dans les moeurs mais aussi dans l'économie. Il suffisait de se promener sur la promenade des Anglais à Nice pendant ce week-end pour comprendre que ce week-end est l'un des temps forts de la saison touristique. Je pourrais en dire autant pour la plupart des régions de France notamment pour Nimes qui, pour la Féria, accueille près d'un million de visiteurs. Alors il eut été préférable de retenir une journée de RTT et de s'en tenir là plutôt que de pénaliser l'activité touristique de notre pays. L'an dernier l'essai de la suppression du lundi férié fut une échec cuisant. Le Gouvernement, sous la pression de l'opinion et des parlementaires, a tenté de réduire "l'effet suppression" en rendant le dispositif plus souple. De ce fait, en 2006 c'est la confusion. On ne sait plus qui travaille et qui ne travaille pas. Dans un pays cartésien comme la France cette situation est très mal vécue et chacun sent qu'elle ne perdurera pas. Alors rendons son caractère férié au lundi de Pentecôte et décidons de vraies mesures de solidarité pour nos anciens.
Ce billet, écrit à 22:29 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Ecrire un commentaire
::
Ma fille a aujourd'hui 26 ans. Je suis heureux de la voir évoluer dans son époque avec son enthousiame, avec ses projets et ses rêves mais dans un monde où les difficultés ne manquent pas. Notre génération sortait des "trente glorieuses", période de prospérité et du plein emploi. Certes il y avait eu les chocs pétroliers des années 70 mais on appelait cela "la crise" et on se trompait. Une crise est provisoire et permet le retour à la situation antérieure. En réalité il s'agissait d'une mutation profonde. La mondialisation, le changement des équilibres planétaires allaient avoir un impact durable sur nos vies. Le chômage, les conflits, la violence, le terrorisme, le racisme, l'antisémitisme, la poussée des extrêmes voire l'apparition de pandémies comme le SIDA sont venus forger cette génération. De l'insouciance des années 60 on est arrivé à la responsabilité des années 2000. Nos jeunes sont plus inquiets pour l'avenir que ne l'étaient leurs ainés, ils sont de ce fait plus responsables. Plus tolérants, plus ouverts sur le Monde étant devenus des citoyens européens, ils aspirent à plus de justice, plus de vérité. Ils s'intéresseraient volontiers à la politique à condition qu'ils aient l'impression que les élus ne soient pas des marchands d'illusions mais plutôt des gens qui aient le courage de s'intéresser à l'essentiel. Et pour eux, la protection de la planète n'est pas un gadget que l'on agite de temps en temps pour faire moderne, c'est le sujet qui conditionne tous les autres. Ils portent sur leurs ainés un regard affectueux mais aussi très critique car ils ont conscience que pour eux la vie est plus dure qu'elle ne l'était pour nous à leur âge et rendent les générations précédentes responsables de cette situation. Il faut reconnaitre que c'est un peu vrai même si l'histoire est plus compliquée. Mais au point où nous en sommes, nous devons franchement nous remettre en question pour affronter les difficultés qui s'annoncent. Et dans ce domaine, les jeunes d'aujourd'hui ont une vision qui doit nous inspirer. Alors à travers les meilleurs voeux de bon anniversaire que j'adresse à ma fille, je veux rendre hommage à sa génération en qui j'ai confiance et que nous devons aider à affronter les défis de l'avenir.
Ce billet, écrit à 22:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
vendredi 2 juin 2006

La nouvelle bibliohèque de Caucade vient d'être inaugurée. Il s'agit d'un beau projet que j'ai souhaité soutenir en affectant 70.000 euros de ma "réserve parlementaire". Un effort important que j'ai voulu réaliser afin que les quartiers ouest de Nice puissent disposer enfin d'un lieu culturel de qualité. La tradition républicaine et le protocole veulent que les "financeurs" figurent sur les cartons d'invitations et puissent prendre la parole lors de l'inauguration. Sur les cartons, ne figurait que le nom du Maire de Nice sans même citer le Préfet des Alpes Maritimes alors que l'Etat était également partenaire. Et pour ce qui concerne les discours, le Maire prit la parole puis permit au représentant du Préfet de s'exprimer. Quant à moi je fus tout juste remercié et la parole ne me fut pas donnée. C'est lamentable au regard du protocole républicain qui est systématiquement bafoué dans notre ville par un Maire qui n'utilise ce type d'exercice qu'à des fins de propagande personnelle. C'est révélateur d'une mesquinerie qui ne connait aucune limite et qui se retourne contre son auteur. En effet, si j'avais pu prendre la parole, j'aurais dit ma satisfaction de voir cette réalisation livrée aux Niçois. Mais n'ayant pu m'exprimer, il ne me reste plus qu'à souligner le sectarisme d'un Maire qui prend un malin plaisir à humilier les gens et à s'assoir sur les principes de la bonne éducation élémentaire et sur ceux de la bienséance républicaine. Ce type de comportement déplorable est dénoncé par les Niçois qui aspirent au changement. Il est temps que la démocratie retrouve enfin à Nice droit de cité!
Ce billet, écrit à 21:49 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
2 commentaires
::
La loi sur le logement comportera enfin l'obligation de construire au moins 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3.500 habitants. Cette mesure soutenue par l'Abbé Pierre mais aussi par l'ensemble des associations a failli être supprimée. Elle avait déjà été malmenée en première lecture à l'Assemblée Nationale et il avait fallu la détermination du Groupe UDF du Sénat pour permettre à cette disposition de figurer dans le texte de loi. Mais de nouvelles menaces ont failli avoir raison de cet mesure à l'Assemblée Nationale. Fort heureusement, la médiatisation a fait reculer ceux qui voulaient la faire disparaitre. Ainsi les communes devront-elles se conformer à cette loi et réaliser des logements sociaux en nombre suffisant. N'est-ce pas là un progrès? Certainement quand on sait combien il est devenu difficile pour les Français de se loger. Et puis il faut également répartir harmonieusement la localisation de ces logements. Est-il normal de rencontrer de telles disparités selon les communes? Pour illustrer mon propos, je citerai l'exemple de Saint André de la Roche dans ma circonscription qui compte 45% de logements sociaux alors que Nice n'en compte que 13%. Et encore, certaines communes des Alpes Maritimes atteignent tout juste 2 ou 3% sans parler de Neuilly dans les Hauts de Seine qui plafonne à 1,5%! Il faut donc desserrer l'étau du logement social afin que tout le monde puisse disposer d'un toit. L'exemple de Nice et des Alpes Maritimes est frappant: le logement est devenu un frein à l'emploi. Les gens ne pouvant pas se loger, faute d'appartements aux loyers accessibles, quittent notre région. Près de 80% des fonctionnaires mutés sur la Côte d'Azur ne trouvant pas de logement décent refusent leur mutation. Et pour ce qui concerne le secteur privé, certaines entreprises se délocalisent faute de pouvoir loger leurs collaborateurs. Alors supprimer la règle de 20% de logements sociaux dans les villes de plus de 3.500 habitants eut été totalement irresponsable. Certains Députés, par idéologie aveugle, voulaient supprimer cette mesure. La pression médiatique les en a empêchés. Je me félicite de cette conclusion heureuse qui je l'espère permettra à nos concitoyens de se loger convenablement.
Ce billet, écrit à 00:00 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::
jeudi 1 juin 2006
Les événements récents survenus à Clichy sous Bois et Montfermeil révèlent la situation fragile, voire explosive, de nos banlieues. Après l'embrasement du mois de novembre dernier, des déclarations ont été faites pour appeler à la grande mobilisation en faveur de ces quartiers et surtout en faveur de leurs populations en difficultés. Et puis le temps a passé et l'actualité a détourné ses projecteurs vers d'autres sujets. Un peu plus de six mois après ces émeutes, pas grand chose. Des effets d'annonce: bien sûr. Mais pour ce qui est du concret, il est difficile d'en faire l'inventaire sur le terrain. En fait le mal est très profond et ancien. Il fait porter la responsabilité sur tous les gouvernements depuis 25 ans, de droite comme de gauche. La concentration de logements sociaux aux affectations mal maitrisées, une politique d'immigration incohérente et remise en cause d'alternance en alternance, un chômage en forte hausse touchant plus durement les jeunes de ces quartiers que les autres, un système éducatif qui manque de moyens pour pouvoir permettre aux enfants issus de l'immigration d'être "au niveau" et d'avoir le droit de s'en sortir. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour créer dans nos banlieues une situation explosive. Ce qui s'est passé en novembre dernier était l'un des premiers révélateurs, je crains qu'il ne soit pas le dernier. Il faut pour éviter ce crescendo infernal mettre en place une politique volontariste avec les moyens à la clef. La communication avec "presque rien derrière" est très dangereux car cela fait naitre un faible espoir qui sera rapidement déçu. Et alors le sentiment de révolte en sortira renforcé!
Ce billet, écrit à 08:53 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
Un commentaire
::