Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 30 avril 2006

Déportation: ne jamais oublier.

Ce matin, comme chaque dernier dimanche du mois d'avril, je me suis rendu au monument aux morts pour rappeler la mémoire des déportés. Il y avait hélas fort peu de monde. C'est comme si ces manifestations du souvenir rappelaient des événements très anciens d'un passé totalement révolu. Or, cet hommage et cette cérémonie, s'ils s'adressent à ceux qui ont souffert et qui ont disparu, victimes d'idéologies racistes, xénophobes et antisémites, ils s'adressent encore plus aux générations futures et à celles d'aujourd'hui. En effet, on ne fera jamais assez de pédagogie pour mettre en garde nos enfants contre les dangers qui pèsent sur l'humanité à cause des bas instincts qui sommeillent en l'homme. Il suffit de regarder autour de nous pour comprendre que la cruauté n'a pas disparu et qu'elle menace toujours autant des femmes, des enfants et des hommes innocents. Au moment où je déposais ma gerbe tricolore devant le petit monument aux morts de La Trinité, je pensais à ces millions de déportés qui partaient vers les camps de la mort sans savoir où ils allaient ni pourquoi ils se trouvaient là. A ce même moment, mon coeur murmurait "plus jamais ça"! Pas une simple exclamation, un appel à ce que l'humanisme triomphe enfin.

jeudi 27 avril 2006

Bon week-end du Premier Mai

Nous approchons d'un long week-end du Premier Mai. L'air est léger, la température est douce, chacun a envie de s'évader un peu. La campagne ou la montagne pour les uns, la plage pour d'autres, en famille chez soi pour ceux qui le souhaitent, un peu de tranquilité plongé dans un bon bouquin pour certains, le ciné, la télé, la musique, le théatre ou rien du tout. Je vous souhaite de profiter pleinement de cette première trêve printanière qui sera suivie de bien d'autres, le mois de mai en compte plusieurs. Et puis, un bon conseil, n'oubliez pas d'offrir lundi le traditionnel brin de muguet ou plus si vos moyens vous le permettent. Une fleur fait toujours plaisir et celle là est belle fragile et sent tellement bon!

mercredi 26 avril 2006

Le tramway à petite vitesse

Depuis des mois les Niçois se demandent pourquoi le chantier du tram avance aussi lentement. Ils se plaignent à juste titre, tirent la sonnette d'alarme, interpellent en vain la Mairie. Le chantier accumule les retards et les nuisances. Ils accusent à juste titre ceux qui dirigent au sommet cette affaire, c'est à dire la municipalité. Et bien celle-ci vient de répondre, par la voix de son Maire, que tout cela allait changer et que désormais le tram marcherait au turbo! Alors pourquoi avoir perdu tout ce temps? Parce que la société qui avait été retenue par la municipalité, -société mise en cause ainsi que l'élu chargé de la gestion de ce dossier dans une affaire de corruption- s'est révélée incapable d'assumer ses obligations. Et pourtant, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes révèle que cette société avait eu la préférence de la municipalité par rapport à une société Allemande "dont le rigueur ne correspondait pas au tempérament Niçois". Je ne sais pas comment il faut analyser cette phrase mais moi je la trouve accablante pour ceux qui ont fait ce choix et insultante pour les Niçois qui passent tous pour des magouilleurs. Alors aujourd'hui, le Maire accable la société qu'il a lui même choisie et tente de faire croire qu'il remet les compteurs à zéro. C'est bien mais combien de temps et d'argent les Niçois auraient pu économiser si de telles erreurs n'avaient pas été commises par ceux là mêmes qui tentent de s'en exonérer aujourd'hui.

mardi 25 avril 2006

Immigration: soyons sérieux!

A la veille des élections majeures de 2007, le thème de l'immigration semble revenir sur le devant de la scène, mais probablement pas par la bonne porte. En effet, il s'agit d'un vrai sujet mais qui mérite de vraies réponses. Et pour résoudre les problèmes posés il faut, à mons sens, rassembler les Français et non les opposer entre eux comme on cherche à nouveau à le faire. Pour reprendre une formule devenue célèbre de Michel Rocard, la France ne peut pas accueillir toute la misère du Monde. Mais elle ne peut pas non plus créer des lignes Maginot virtuelles qui servent à communiquer dans les médias mais qui n'ont aucune efficacité sur le terrain. Et ces lignes Maginot sont érigées avec une rare constance par le Front National, rejoint depuis quelques temps par De Villiers, voire par quelques autres. Ces discours à l'emporte pièce flattent les égos de quelques uns et servent Le Pen en lui donnant une certaine légitimité. Mais après, oser faire croire que l'immigration zéro peut exister, c'est de la foutaise de bas étage. Il me semble que ce sujet mérite une réflexion sérieuse, de la cohésion nationale et une vision à long terme. La politique d'intégration doit être renforcée. Mais aussi et surtout une politique ambitieuse de coopération doit être développée à destination des pays d'origine pour leur permettre un développement harmonieux. Il faut pour cela promouvoir la démocratie, lutter contre la corruption et permettre à l'aide internationale d'arriver vers ceux qui en ont réellement besoin. Mais c'est là un sujet moins "vendeur" médiatiquement, donc personne n'en parle! Souhaitons que sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, le débat politique en vue de 2007 saura faire une petite place à un si grand sujet, au lieu de tomber dans la démagogie et dans la caricature...

lundi 24 avril 2006

91ème anniversaire du Génocide Arménien

Comme chaque année nous nous sommes retrouvés sur la Promenade des Anglais en cortège pour aller déposer une gerbe au monument aux morts à la mémoire des vicitimes du génocide Arménien de 1915. L'an dernier, pour le 90ème anniversaire, je me trouvais en Arménie, à Erevan, avec François BAYROU pour participer à cette commémoration avec l'ensemble du peuple Arménien. C'était un moment très fort et chargé d'émotion. J'étais alors très fier d'avoir voté à l'Assemblée Nationale en janvier 2001 une loi reconnaissant le génocide Arménien. C'était comme si, ce jour là, on érigeait une stèle à ces femmes, hommes et enfants qui avaient été assassinés parce qu'ils étaient Arméniens. C'était le premier génocide du XXème siècle qui fut hélas suivi de la Shoah puis de quelques autres exterminations ethniques basées sur les mêmes principes. Nous devons dire haut et fort que de tels actes ont existé et peuvent encore se reproduire. Nous devons faire oeuvre de pédagogie auprès des nouvelles générations pour que personne ne puisse dire dans l'avenir: "je n'étais pas au courant". Nous devons nous battre pour empêcher le négationisme de ceux qui veulent faire croire que de tels faits n'ont pas existé. Nous devons imposer cette attitude jusqu'au plus haut niveau des Etats, je pense à la Turquie en particulier. Il faut que ce pays, comme l'Allemagne l'a fait, ait un regard lucide sur son histoire. Ca n'est pas pour faire peser une quelconque humiliation rétrospective sur la Turquie d'aujourd'hui, elle n'est pas responsable de son passé. C'est même le contraire, à condition qu'elle accepte de reconnaitre son passé pour le condamner. Une démocratie se construit sur une démarche de vérité et de transparence, mais aussi sur un respect absolu des valeurs humanistes. La Turquie a ce travail à faire. Soyons fermes et faisons lui comprendre que sur ce point historique il n'y a aucune négociation à attendre de notre part.

dimanche 23 avril 2006

Bravo les supporters du Gym

On commentera encore longtemps le match de la finale de la Coupe de la Ligue, les raisons pour lesquelles l'OGCN n'a pas gagné mais moi j'aimerais que l'on retienne aussi l'ambiance de ce match créée par des supporters formidables. Ils étaient très nombreux à avoir fait le déplacement à Paris, et parfois dans des conditions très difficiles. Certains ont effectué plus de 20 heures de train ou de cars pour un match de 90 minutes. Cela ne laisse pas beaucoup de place pour le loisir et la flanerie dans la capitale. Le seul objectif étant de répondre présent et de soutenir avec enthousiasme le Gym. D'autres n'ont même pas eu le loisir d'accéder au stade, certains convois n'ayant pu arriver à destination. C'est comme cela que la tribune supérieure du virage sud s'est trouvée vide de spectateurs alors que le stade affichait complet. Mais au delà de ces difficultés rencontrées et assumées par les supporters, je veux souligner leur bonne humeur et l'ambiance qu'ils ont su créer au Stade de France. Pourtant les supporters de Nancy étaient également très nombreux, mais l'ambiance était créée par nos supporters. "Issa Nissa", "Allez Nice", "Qui ne saute pas n'est pas Niçois" ont retenti dans le stade et dans nos coeurs. Nous étions tous à l'unisson réglés sur les commandements venus du virage Sud qui scandait les slogans. Tout avait été dit sur les supporters Niçois surtout pour les critiquer injustement. On avait même entendu des critiques gouvernementales... C'est dire! Et bien nos supporters ont répondu hier soir, au Stade de France, qu'ils sont des supporters que bien des équipes doivent nous envier. Vers la fin du match, dans les prolongations de 4 minutes, nous avons tous voulu croire que tout pouvait être remis en question et que la victoire était encore possible. Cela ne s'est pas produit. Nous nous sommes tus. Les supporters ont remisé leurs drapeaux, leurs banderolles et sont repartis vers Nice. Ils étaient décus comme nous l'étions tous mais pas résignés: nous reviendrons pour d'autres rencontres et cette fois nous gagnerons! Hier soir les supporters étaient à l'image des Niçois: enthousiates et chaleureux, beaux joueurs et pas vengeurs. Alors pour conclure cette aventure, je veux leur dire un sincère et grand bravo!

samedi 22 avril 2006

L'Assemblée Nationale en "rouge et noir"

Le 22 avril 2005 restera gravé dans toutes les mémoires des supporters de l'OGCN comme le jour de la finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France. La journée était printanière à Nice, elle l'était aussi à Paris. C'était comme si la capitale se mettait à l'heure de la Côte d'Azur. J'ai pris l'avion à 11h05 à Nice. L'intérieur de la cabine était en rouge et noir. J'avais moi-même arboré une chemise rouge et une veste noire, sans oublier mon écharpe "spécial finale". Les supporters étaient là enthousiates. Nous nous saluions tous avec une complicité certaine. Il y avait là aussi le Préfet des Alpes Maritimes en costume gris "administration". Mais il m'assurait qu'il aurait ce soir, lui aussi son écharpe rouge et noire. A 14h45 très précises, j'avais convié une soixantaine de supporters à venir visiter l'Assemblée Nationale. Ils m'attendaient devant le Palais Bourbon "en tenue". Jamais une visite de l'Assemblée n'avait été aussi remarquée. Dans l'hémicycle, ce fut l'apothéose: le rouge et noir cotoyait les ors de la République et pour terminer nous avons chanté un Nissa la Bella mémorable. Cet après-midi Paris est à nous, à nous Niçois. Nos couleurs nous distinguent. C'est comme s'il n'y en avait pas d'autre. Et pourtant, dans un peu plus de deux heures l'OGCN devra affronter l'équipe de Nancy et gagner ce match. Alors, si la chance est avec nous, je nous promets une de ces fêtes dont la Promenade des Anglais se souviendra. Parce que pour nous le foot ce doit être le sport et la fête. Issa Nissa! Bon, en attendant, je m'en vais prendre le métro pour me rendre au Stade de France car je ne veux pas être en retard.

mercredi 19 avril 2006

Ségolène et la médiacratie

Que les socialistes en viennent à se raccrocher à Ségolène Royal, phénomène de mode lancé par les médias comme on lance une lessive est navrant et révélateur de la pauvreté du débat politique. Que pense la Présidente de la Région Poitou Charente des grands problèmes de la France et du Monde? On ne l'a jamais entendu se prononcer. Quelle vision a-t-elle de l'avenir pour notre pays? On n'en saura pas d'avantage. Alors pour être un(e) bon(ne) candidat(e) pour la Présidence de la République il faudrait se taire, faire des sourires devant les objectifs des caméras et laisser planer le doute sur ses intentions. Ceci est une mascarade et si on n'y prend garde, on risque de se faire avoir une fois de plus. Alors de grâce, j'en appelle à tous les démocrates, aux journalistes attachés aux principes républicains, d'ouvrir le débat politique en demandant aux politiques, à ceux qui ont des intentions présidentielles de dire qui ils sont, ce qu'ils ont au fond d'eux et ce qu'ils veulent réellement faire pour notre pays. L'élection présidentielle n'est pas le festival de Cannes où l'on traine sa frimousse pour se faire photographier avec l'espoir de décrocher des contrats. Le contrat avec les Français doit être basé sur une relation de confiance, sur un projet pour l'avenir. Car l'après 2007 ouvrira une période très difficile pour la France et pour le monde. Pour la France dont les institutions ne fonctionnent plus, dont l'économie est chancelante, dont le malaise gagne une majorité de nos compatriotes. Pour le Monde dont l'instabilité augmente, dont les risques de conflits s'accroissent, dont la crise énergétique menace. Nous n'avons pas le droit de nous tromper dans notre choix de 2007. Nous aurons besoin d'un Chef d'Etat qui incarnera la France. Nous n'aurons pas besoin d'un rôle de composition. Disons le dès aujourd'hui haut et fort avant que les esprits n'aient été manipulés et que les Français n'aient cru qu'on avait déjà choisi à leur place. Ne laissons pas priver les Français de leur liberté de choix.

mardi 18 avril 2006

Elle s'appelait Marcelle, elle était Niçoise, elle a été assassinée à Tel Aviv

J'ai eu souvent à condamner des attentats terroristes qui ont endeuillé des milliers de familles israéliennes. A chaque fois c'est la même chose: des personnes innocentes qui vont au marché, qui se déplacent en autobus, qui partagent un repas en famille ou entre amis dans un restaurant, bref des scènes de la vie quotidienne qui sont interrompues par un attentat suicide qui vient semer la mort. Aucune cause ne peut servir de prétexte à ce genre d'acte odieux et lâche. Ceux qui poursuivent ce cheminement ne servent aucun idéal, ils sont manipulés par des gens qui ont décidé de livrer masqués et dans la plus grande des lâchetés une guerre totale. Il est évident que face au terrorisme les démocraties paraissent faibles. Et pourtant ce ne sont pas ces fanatiques qui nous feront devenir fanatiques à notre tour. Nous devons nous battre avec détermination pour les faire échouer. Et tous ceux qui entretiennent le terrorisme qu'ils s'appellent le Hamas, Al Qaïda, l'Iran ou la Syrie doivent être poursuivis et combattus sans relache afin de terrasser ces leaders de la haine.

Elle s'appelait Marcelle elle était Niçoise. Elle se trouvait en Israël pour les fêtes de Pessah. C'était une femme appréciée de tous qui avait passé sa vie à faire du bien autour d'elle en tant que mère de famille ou en qualité de militante d'associations de bienfaisance. Nul ne pouvait se douter que sa vie allait être interrompue aussi tragiquement dans un restaurant de Tel Aviv. La mort aveugle provoquée par un kamikaze palestinien est venue mettre un terme à sa vie. Aujourd'hui Israël est en deuil, Nice aussi. Nous sommes tous en deuil de Marcelle, ceux qui la connaissaient et qui l'aimaient et ceux qui ne l'avaient jamais rencontrée mais qui compatissent car cette mort aveugle qui rode autour de ceux qui aiment la vie nous menace tous. Les ennemis d'Israël sont nos ennemis, ce sont les ennemis de la vie, ce sont les ennemis des valeurs humaines et de la Justice, ce sont les représentants de la haine et du mal. Alors en pensant à Marcelle qui est morte en martyr, nous devons nous engager de toute notre énergie pour empêcher que de tels actes ne se reproduisent et que les forces du mal soient combattues avec la plus grande détermination.

dimanche 16 avril 2006

France-Algérie: oui à l'amitié, non au chantage

Le Ministre des Affaires Etrangères s'est rendu récemment en Algérie pour relancer le projet de traité d'amitié entre la France et l'Algérie proposé par le Président de la République il y a quelques années. Si nous sommes évidemment favorables à ce que l'amitié se renforce entre nos deux peuples qui ont ensemble une longue histoire et qui ont aujourd'hui des liens très forts, en revanche on ne saurait accepter un traité qui demande à la France une repentance unilatérale. Or je me rends compte que les dirigeants algériens réclament ce traité à condition que la France accepte de jouer le mauvais rôle, celui de l'ancienne puissance coloniale qui aurait asservi le peuple algérien et qui désormais viendrait demander pardon. Chacun sait que l'histoire ne s'écrit pas comme cela. Dans le passé colonial de la France il y a eu du bon et du mauvais. Et dans la guerre d'indépendance il y a eu aussi beaucoup de zones d'ombres qui ne reflètent pas exactement la qualité des peuples. C'est pourquoi un traité d'amitié doit partir sur des bases nouvelles où chacun, les Algériens et les Français n'ont pas à rougir ou à baisser la tête mais à se regarder droit dans les yeux comme des peuples qui décident d'avancer ensemble vers l'avenir. Si le traité d'amitié consiste à humilier la France, alors que l'on ne compte pas sur nous car nous n'avons aucune raison de l'accepter. J'ai encore en mémoire le discours de Monsieur BOUTEFLIKA à l'Assemblée Nationale qui venait critiquer le rôle de notre pays pendant les 132 ans de présence française en Algérie. J'étais d'ailleurs l'un des seuls Députés à me lever et à quitter l'hémicycle. J'ai également en mémoire l'interview du même Président algérien qui traitait les harkis de collabos! Alors un traité d'amitié, pourquoi pas puisque 44 ans après, le temps des retrouvailles est arrivé. Mais cette amitié demande des efforts réciproques ce que l'Algérie de BOUTEFLIKA ne semble pas prête à accepter. Alors n'insistons pas et attendons que des dirigeants algériens plus ouverts veuillent bien à nouveau tendre la main. La dignité du peuple français ne se négocie pas.

samedi 15 avril 2006

Joyeuses Pâques, bienvenue chez nous

Avec Pâques, c'est le début de la saison d'été qui s'annonce. La Côte d'Azur fait le plein. Pendant que les amoureux des sports d'hiver profitent encore d'une neige abondante et de qualité dns l'arrière pays, les amateurs de plage et de soleil s'enduisent de crème solaire pour capter les premiers rayons chauds du printemps. Il y a même ceux qui touchent la neige le matin et rejoignent la plage l'après-midi. Voilà quelle est ma région au bord de la Méditerranée, souvent critiquée, jamais égalée. Bien sûr il y a chez moi un peu de chauvinisme mais avouez que nous ne manquons pas d'arguments! De toutes façons cette région est trop belle pour qu'on ne la garde pas pour nous tous seuls. C'est pourquoi je tiens à dire aux 250.000 touristes qui viennent goûter le charme de Nice et de sa région pendant ce week-end pascal qu'ils sont ici chez eux et que nous leur souhaitons la bienvenue. Un séjour réussi est un séjour qui donne envie de revenir. Alors je souhaite à tous nos visiteurs de profiter pleinement de la douceur de notre climat, de l'excellence de notre gastronomie, de la beauté de nos sites, de la splendeur de nos joyaux culturels, de la qualité de notre accueil et les invite à revenir aussi souvent qu'ils le pourront.

vendredi 14 avril 2006

Bravo Jean Lassalle

Après quarante jours d'une douloureuse et courageuse grève de la faim, notre ami Jean Lassalle a obtenu gain de cause pour la sauvegarde des 150 emplois de l'entreprise Toyal dans la vallée d'Asp. Pourquoi en venir à de telles extrémités, se demande-t-on, quand on est Député? Simplement parce que les Députés comme les citoyens ne sont plus écoutés ni respectés. Et pourtant, Jean Lassalle, avant de se lancer dans cette délicate privation d'alimentation avait essayé toutes les procédures. Le nombre de lettres restées sans réponse en atteste. Toutes les démarches étaient restées vaines et s'étaient soldées par l'indifférence générale. Pas un Ministre ni un dirigeant de l'entreprise n'avaient daigné résoudre le problème soulevé. La grève de la faim elle-même avait commencé par des regards moqueurs et beaucoup de condescendance comme si Jean Lassalle voulait faire "un coup". Il faut dire que dans la société de communication dans laquelle nous vivons, on est plus habitué à des contorsions médiatiques qu'à de telles démarches de désespoir. Il y a seulement quelques jours, quand l'état de santé de Jean Lassalle s'est dégradé et que tout le monde a compris qu'il irait jusqu'au bout -ce que nous savions depuis le premier jour, nous qui sommes ses amis- que les Ministres, le Premier Ministre, voire le Président de la République se sont enfin mobilisés. Il était temps et cela aurait pu venir beaucoup plus tôt. Car Jean Lassalle ne voulait pas que l'on vienne à son secours mais au secours de sa vallée menacée de désertification. Le sauvetage de la vallée semblait n'intéresser personne, la mort éventuelle d'un Député à l'Assemblée Nationale pour privation d'alimentation venait déranger finalement tout le monde et il fallait donc, in extrémis, arrêter cela. Alors on a même assisté à une compétition au plus haut niveau de l'exécutif pour voir qui allait arriver le premier à résoudre le problème. Tant mieux si l'on a pu finalement trancher cette question mais ce ballet final avait quelque chose d'indécent qui tranchait singulièrement avec l'indiférence des semaines précédentes. L'essentiel est que la volonté extraordinaire de Jean Lassalle ait permis de résoudre ce problème. Il reviendra bientôt dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale où tout le monde saluera son courage. Mais cette démarche restera révélatrice de ce que nos institutions sont aujourd'hui bien malades. Il y aura désormais un grand témoin pour le rappeler, il s'appelle Jean Lassalle.

mercredi 5 avril 2006

Le régime du parti unique

La crise du CPE s'est transformée en crise de régime. Alors que depuis deux mois le dialogue entre les forces syndicales, les étudiants, les lycéens et le gouvervenement est rompu, alors que le Président de la République vient de décider la promulgation de la loi et sa non application, désormais le gouvernement se déssaisit du dossier pour le transférer à l'initiative parlementaire. Ainsi, ce sont les présidents des groupes UMP de l'Assemblée Nationale et du Sénat qui vont devoir renouer le dialogue et faire des propositions.

De penser que ce sont les héritiers du Général de Gaulle qui proposent, non plus le régime des parties mais le régime "du" parti est pour le moins étrange et nous amène à penser que la 5ème République est aujourd'hui bien mal menée par ceux-la même qui disent vouloir la défendre.

Je suis convaincu que la période que nous sommes en train de vivre constituera un tournant dans le fonctionnement de nos institutions que les historiens étudierons avec attention. En tout cas, en cette fin de mandat présidentiel, il y aura un avant et un après CPE. Il y aura aussi la fin d'un mythe issu des beaux discours sur la fracture sociale. Chacun, une fois encore aura pu vérifier que les promesses n'engagent que ceux qui les entendent...

mardi 4 avril 2006

Un peu de respect!

En ces temps de "crise du CPE", le monde ne s'arrête pas de tourner et parfois même de marcher sur la tête. Je voudrais juste vous narrer une petite mésaventure que je viens de vivre. Arrivant à l'aéroport de Roissy, je me présente pour les formalités de police. Il y a derrière le guichet deux policiers présents pour effectuer ce contrôle. Il se trouve que je ne peux pas m'approcher car une barrière s'interpose entre le guichet et moi. Je demande alors au policier ce que je dois faire: il me conseille de repousser ladite barrière, ce que je fais. C'est alors que surgit un autre agent qui vient me demander pourquoi j'ai ouvert cette barrière, m'indiquant que je n'étais pas habilité à le faire, m'intimant sur un ton pas très agréable d'aller la refermer immédiatement. Je lui explique alors que je n'avais agi qu'à la demande de son collègue. Mais manifestement, mes explications ne l'intéressaient pas, seule une démonstration de zèle intempestif et déplacé le motivait. On aurait pu aller jusqu'au scandale, voire à la bagarre, si je n'avais pas gardé mon sang froid, ce qui dans ces circonstances devenait très difficile.

La morale de cette affaire c'est que le dialogue et un esprit ouvert à la compréhension de l'autre et à l'appréciation des situations sont indispensables à un bon fonctionnement de la société. C'est aussi ce que l'on appelle le respect. Et je suis convaincu que si je n'avais pas été Député mais et moins calme que je ne l'ai été, cette affaire aurait pu beaucoup plus mal tourner.

C'est pourquoi le dialogue, le respect, la compréhension que l'on doit exiger au plus haut de l'Etat doit pouvoir se décliner à tous les échelons de la société. C'est une condition indispensable pour pouvoir vivre ensemble.