Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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CPE: l'entêtement n'est pas une bonne méthode

L'affaire dite du "CPE" (contrat premier emploi) vient de prendre une nouvelle tournure. Après le passage en force à l'Assemblée Nationale à l'aide de l'article 49-3 qui est venu mettre un terme au débat et retirer aux Députés leur droit de vote, les manifestations du 7 mars ont apporté la preuve d'une forte mobilisation des jeunes. En outre, les universités se mettent progressivement en grève, ce qui, à la veille du printemps, est un signe qui devrait inquiéter le Gouvernement.

Malheureusement le Premier Ministre reste "droit dans ses bottes" et affirme que l'affaire est entendue, même s'il n'est plus exclu que l'on cherche à renouer les fils du dialogue après la mise en application de ladite Loi.

Cette situation commence à inquiéter les plus fidèles UMP qui en rentrant dans leurs circonscriptions sont confrontés à l'impopularité de cette mesure et des méthodes employées pour l'imposer. Alors certains commencent à se désolidariser et à prendre le large en critiquant à la fois le texte lui-même et les façons de vouloir l'imposer.

Il aurait suffi d'écouter ce que l'UDF disait il y a quelques semaines lorsque nous mettions en garde le Gouvernement sur ce qu'il était en train de faire. L'absence de concertation avec les partenaires sociaux, l'utilisation de l'article 49-3 pour clore le débat et empêcher les Députés de voter, le projet lui même qui instaure la précarité, tous les ingrédients étaient réunis pour que cette affaire évolue mal. Le Gouvernement n'a voulu écouter ni l'UDF, ni les partenaires sociaux, ni les jeunes concernés...il a semé le vent, il récolte la tempête.

Il n'est pas trop tard pour retirer ce projet très largement contesté et ressenti aujourd'hui comme un mauvais projet. On peut se tromper dans la vie mais s'entêter et vouloir aller au bout d'une logique que chacun s'accorde à reconnaitre comme mauvaise, alors là cela devient irresponsable. Je souhaite très sincèrement que la raison l'emporte enfin, que ce projet soit retiré et que l'avenir, c'est à dire l'emploi des jeunes, se construise dans un climat de concorde et d'union.

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Commentaires

1. Le dimanche 2 avril 2006 à 13:29, par elentica :: site

Bien d'accord avec toi.

2. Le dimanche 2 avril 2006 à 13:30, par Berni

qu'avez-vous fait pour les jeunes lorsque vous étiez aux affaires? il y a bien eu les contrats jeunes qui ont laissé les "non pistonnés" sur le côté à l'issue des cinq ans....j'en sais quelque chose pour l'avoir vécu avec mes enfants.....pourtant monsieur Maurois avait dit,en arrivant aux affaires,"je ne serai pas l'homme des deux millions de chômeurs"quand au président de l'époque il a avoué humblement son impuissance face à la déferlante des pays dits émergeants.Au lieu d'attiser les passions proposez plutôt des solutions qui créent des emplois PRODUCTIFS afin que l'ensemble du pays en profite.Au fait que pensez-vous des jeunes qui ,dans les lycées et les facs ,interdisent le droit d'étudier à ceux qui le souhaitent?pendant que vous discourez les autres pays travaillent,produisent et nous nous fabriquons des chômeurs grâce aux politiques de quels que bord qu'elles soient et à certaines catégories qui,au lieu de se diriger vers des filières productrices d'emploi se cantonnent dans leurs chimères pourvoyeuses de chômage.

3. Le dimanche 2 avril 2006 à 13:31, par RUDY SALLES

Cher Monsieur, Vous avez raison, il est grand temps que les politiques, de droite comme de gauche cessent de se renvoyer la responsabilité de leurs échecs respectifs à la figure. En attendant la France est en panne et ça continue depuis trop longtemps. Pour régler ce type de problème il serait souhaitable de rassembler les français et notamment d'élaborer des projets qui transcendent les clivages politiques car à force de les accentuer on ne règle rien. Pour ce qui concerne les jeunes, le plus important est de pouvoir leur donner une qualification afin qu'ils puissent entrer sur le marché du travail. Cela ne me choquerait pas que l'Etat apporte son soutien à des entreprises qui prendraient l'engagement d'embaucher un salarié sans qualification pour le former et lui permettre d'avoir une première expérience. Et puis il faudra bien aussi envisager la baisse des charges qui pèsent sur le travail. Ce serait là des mesures permettant de créer enfin des emplois. Car il faut souligner que si le chômage à baissé depuis quelques mois, le nombre d'emplois n'a pas augmenté et le RMI quant à lui s'est accru. En attendant je vous remercie de l'intérêt que vous portez au dialogue, une démarche citoyenne que j'apprécie.

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