Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 8 mars 2006

Il faut changer la Loi électorale pour permettre l'accession des femmes à l'Assemblée Nationale

J'ai attendu le soir de ce 8 mars 2006 pour écrire mes réactions à la journée internationale de la femme car je voulais voir si cette journée allait se solder par des grandes phrases de circonstances ou bien si des initiatives concrêtes allaient être proposées au pays pour faire accéder les femmes aux responsabilités politiques dont elles sont aujourd'hui largement écartées.

En cette journée symbolique, la presse, le Parlement, le Gouvernement, le Président de la République, la société de façon générale ont rendu hommage aux femmes et ont demandé, la bouche en coeur et à l'unisson, le renforcement de la place des femmes. C'est bien et personne ne s'en plaindra. Mais pour ma part je considère que la situation actuelle ne peut perdurer. On peut toujours faire des discours pour promouvoir la place des femmes dans la société mais les choses évoluent très lentement.

Je veux prendre l'exemple du Parlement Français qui laisse aux femmes la portion congrue. Le Parlement Français, 86ème Parlement au Monde pour la proportion de femmes élues! Une honte pour notre démocratie. Bien sûr, les lois sur la parité votées en France ont essayé de corriger cette situation inégalitaire. Elles ont réussi pour ce qui concerne les élections régionales, municipales ou européennes car ces élections se déroulent à la proportionnelle. Cette procédure permet l'égalité entre les hommes et les femmes. Mais pour ce qui est des élections législatives qui répondent à un scrutin majoritaire, nous voyons bien que la parité apparait comme un objectif impossible à atteindre.

Et donc si l'on voulait que les femmes accèdent enfin de façon équitable à l'Assemblée Nationale il faudrait tout simplement instiller une dose significative de proportionnelle. Et dans ce cas, les femmes seraient enfin présentes à parité dès l'an prochain à l'Assemblée.

Alors cette journée restera comme un exercice convenu, d'hommage sincère, mais qui viendra s'ajouter aux hommages antérieurs sans que les choses n'avancent réellement. Une occasion manquée en quelque sorte. Souhaitons que parmi les engagements qui seront pris par les candidats aux présidentielles, cette question figure en bonne place au rang des réformes à engager en priorité. La démocratie mériterait d'être représentative dans notre pays et elle ne l'est pas aujourd'hui en marginalisant les femmes au Parlement alors qu'elles représentent la moitié de l'humanité.