dimanche 26 février 2006
Nous sommes tous des frères de Ilan HALIMI

Ce dimanche nous étions rassemblés pour manifester notre douleur face à l'assassinat de Ilan HALIMI, enlevé, torturé et laissé pour mort le long d'une voie ferrée. Ilan était un jeune homme à qui la vie souriait. Une bande de barbares est venue interrompre cette jeune vie au motif qu'il était juif.
Ce cauchemard vient de se produire chez nous, en France, dans un quartier de Bagneux sans histoire. La mère de Ilan, sa famille, ses amis le pleurent et ne peuvent réaliser que cette tragédie est une réalité. L'opinion publique non plus. Nous sommes tous, au fond de nous, bouleversés et appelons de nos voeux que la justice puisse être exemplaire en la matière. Même si cela peut sembler bien peu de chose face à la souffrance définitive d'une mère. Mais la vengeance ne fait pas partie de nos valeurs et nous devons donc nous résoudre à faire confiance à la justice.
Mais mon sentiment, face à une telle tragédie, est que notre mobilisation doit apporter la preuve de notre engagement total pour la défense des principes républicains. Car la mort de Ilan par une horde de barbares antisémites n'endeuille pas seulement sa famille, pas seulement la communauté juive mais tous les républicains que nous sommes. Toucher à un juif parce qu'il est juif c'est toucher à la République, c'est toucher à la France, à nos valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Nous devons nous ériger en défenseurs intransigeants de ces principes et faire preuve de la plus grande vigilance pour empêcher une dérive de notre société vers la barbarie.
Notre volonté à nous battre pour que la France soit une terre où règne l'harmonie et le respect de l'autre est la plus belle sépulture que nous puissions dédier à Ilan. C'est là un combat nécessaire, c'est même le plus important. Baisser les bras face à de telles dérives serait tout simplement une forme de lâcheté et d'acceptation que le mal aurait droit de cité dans notre République. Puisse la mort d'Ilan nous donner la force de nous ériger en rempart pour ne jamais accepter, ne serait-ce que par indifférence.
Ce billet, écrit à 21:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
