Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 2 février 2012

Voeux à la population locale italienne

La présentation des vœux à la population locale italienne a permis de mettre en avant tous les projets ambitieux de coopération avec nos voisins transalpins dont notamment la ligne à grande vitesse entre Nice et Gênes ou le "meroutage" qui permettra de réduire le nombre de poids lourds sur l'autoroute A8. Le Président du groupe d'amitiés France-Italie à l'Assemblée Nationale que je suis, est heureux de participer à cette dynamique constructive aux côtés de Christian Estrosi, le Président de la 1ère Métropole de France.

mercredi 1 février 2012

Une nouvelle constitution hongroise inquiétante

Les principes de démocratie, de respect des droits de l'homme, de liberté de l'information sont les fondements du Conseil de l'Europe mais aussi de l'Union Européenne. Sans le respect de ces critères aucun pays n'aurait pu prétendre être admis au sein de ces institutions. Or, on constate aujourd'hui un certain nombre de dérives inquiétantes dans un pays membre, la Hongrie, largement dénoncées sur le plan international, qui doivent nous interpeler et nous obliger à agir.

En effet, la mise à la retraite anticipée de 300 magistrats, le contrôle par des proches du pouvoir de la nomination des magistrats, le Parlement transformé en chambre d'enregistrement avec une avalanche de texte votés à la hâte et promulgués en une semaine, le redécoupage des circonscriptions tendant à favoriser le parti au pouvoir, le licenciement de près de 600 journalistes dans les média publics, l'asphyxie financière de certains média privés par la suppression de la manne publicitaire ou par la suspension de la licence d'émission sont autant de signes inquiétants qui démontrent une dérive anti démocratique.

J'ajoute à cela quelques autres décisions relevant du populisme le plus baroque comme le vagabondage sanctionné par une amende de 480€, la suppression d'un texte qui régissait la solidarité vis à vis des enfants handicapés, ou encore la modification de la Constitution qui supprime la notion de République en Hongrie.

Face à cette situation, je propose que l'assemblée du Conseil de l'Europe prenne l'initiative d'une mission en Hongrie afin de vérifier ces informations, de rencontrer les responsables politiques Hongrois de la majorité comme de l'opposition, la presse, les acteurs de la société civile et, le cas échéant, de pouvoir conseiller à ses responsables de mettre un terme aux orientations qui se révèleraient contraires aux principes Européens.

dimanche 29 janvier 2012

Quelle différence!

Après le grand cirque des primaires socialistes, après l'émission de François Hollande il y a quelques jours, on attendait avec impatience l'intervention du Président de la République. Il faut dire que Nicolas Sarkozy ne peut pas entrer en campagne librement comme ses concurrents, devant diriger le pays dans une période de crise qui ne saurait s'accommoder d'un Président à temps partiel. Ses amis rongent leur frein en attendant que la campagne ne débute tandis que ses adversaires croient, à tort, que le champ est libre.

Mais l'émission de ce soir est venue ramener chacun à la réalité. Le Président préside et prend chaque jour des décisions importantes pour permettre à la France de faire face à la situation. Sa vision de la France, de ses enjeux, des problèmes des Français est parfaitement claire. Les réformes entreprises pendant la législature auront des effets sur le long terme. Mais le travail n'est pas terminé. En effet, la France a subi pendant près de trente ans le report de celles-ci en raison de gouvernements de gauche et de droite qui n'ont cessé de renvoyer à plus tard ce qui aurait du être fait rapidement. J'en veux pour preuve la réforme des retraites: Michel Rocard, Premier Ministre en 1988 déclarait que c'était une urgence!

Saluons Nicolas Sarkozy pour sa détermination et son courage. La France à besoin de cette vision et de cette énergie. Elle n'a pas besoin en revanche de la surenchère de ceux qui viendront faire des promesses aussi irréalistes que dangereuses pour notre pays. En période de tempête mondiale la France à besoin d'un capitaine responsable, pas d'un capitaine de pédalo comme certains de ses amis qualifient Monsieur Hollande.

Le printemps Arabe va-t-il prendre froid dans l'hiver Islamiste?

Par Gérald Simatos, secrétaire général des Jeunes Centristes de Provence Alpes Côte d'Azur.

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vendredi 27 janvier 2012

Faire progresser le droit des femmes

Il est parfaitement inacceptable qu’au vingt-et-unième siècle les femmes n’aient pas des droits équivalents à ceux des hommes. Les traditions familiales, les facteurs historiques, les conservatismes religieux en sont les premiers responsables, mais pas uniquement. La volonté politique, intacte, permet l’émancipation des femmes de leur condition, je dirai, même, elle est la condition première de celle-ci. Je prendrai l’exemple de la Tunisie. En Tunisie, le statut de la femme est le statut le plus avancé dans les pays du Maghreb. Pas uniquement parce que les femmes ont un haut niveau de qualification professionnelle, accèdent aux études supérieures, s’émancipent des tutelles patriarcales et familiales. Ce statut avancé est la conséquence des lois votées par le Président Bourguiba qui ont défini un cadre juridique émancipateur que les femmes ont pu dès lors faire leur. Sans ce statut émancipateur la femme tunisienne serait encore une mineure juridique, semblable à ces consoeurs de nombreux pays méditerranéens. Les femmes tunisiennes ont, par ailleurs, été les premières à participer à la révolution tunisienne !

C’est pourquoi l’émancipation des femmes ne se fera pas sans le recours à des lois définissant un statut juridique équivalent à celui de l’homme. Nous devons dès lors nous montrer vigilants à ce que le vent de la démocratie qui a soufflé sur les pays arabes soit également porteur d’ « un printemps des femmes ». Il faudra observer avec attention le nouveau statut des femmes car ce n’est pas uniquement de leur avenir qu’il s’agit mais également de celui de la démocratie.

Le statut juridique des femmes devrait d’ailleurs être un critère à part entière de l’avancée démocratique d’un pays. Critère à la fois pour déterminer que le principe d’égalité est bien respecté mais aussi pour étudier comment il est mis en œuvre.

Il n’y a pas que les jeunes démocraties qui devraient être étudiées à l’aune de ce critère.

mardi 17 janvier 2012

Bye bye 2011, bonjour 2012 !

L’année 2011 a été marquée par une crise économique et financière mondiale sans précédents. Pour autant, je pense que la France est l’un des pays qui a le mieux résisté à cette situation. Je reste optimiste car je crois en la capacité de notre pays à faire face aux défis du futur : nous avons besoin de détermination et d’optimisme car la France est un grand et beau pays. Il faut arrêter de démoraliser les français, et envisager le futur avec sérénité. Nous faisons partie de l’Europe, qui n’est pas seulement un grand marché. Avec ses 500 millions d’habitants elle peut peser face aux autres grandes puissances, telles que les Etats-Unis et la Chine. L’euro parvient à se maintenir : auparavant surévalué il a retrouvé une cotation plus juste qui nous permet d’être compétitifs, sur le plan touristique par exemple. La France est même la première destination touristique au monde.

Pour Nice, 2012 sera riche en changements. Je me félicite de la situation de confiance dans laquelle nous travaillons avec Christian Estrosi et Eric Ciotti. Christian est un homme de terrain mais aussi et surtout un homme de vision. C’est ce qui a manqué à notre ville pendant des années... La meilleure illustration en est la création de la Métropole, qui est la première de France. Pour ma part, je vais m’atteler à y développer l’idée d’une coopération touristique plus forte. Je souhaite par exemple que la commission « tourisme, relations internationales et sport » que je préside soit « itinérante » et se réunisse dans les différentes communes qui composent la métropole. Ceci permettra de faire connaitre à l’étranger nos propres richesses ainsi que notre magnifique patrimoine.

Quant au Carnaval, c’est une manifestation qui se diversifie. Je souhaite poursuivre ce spectacle mais également garder le carnaval de nos racines, et l’exporter dans nos quartiers afin d’assurer un lien entre tous les niçois.

Enfin, je me réjouis de la politique de grands travaux menée par la Municipalité. Je pense à la Gare du sud et la Gare Thiers par exemple, mais aussi à l’extension de la ligne 1 du tram jusqu’à Pasteur, ou bien encore l’ouverture d’un poste de police dans ce quartier.

A l’image de Nice, que la France ait confiance en elle et nous réussirons ensemble à relever les défis de demain.

lundi 9 janvier 2012

L'ancien Maire de Vence retourne en prison: une honte!

L'ancien Maire de Vence Christian IACONO à été condamné par la Cour d'Assises pour viol à l'encontre de son petit fils. Et pourtant, pendant près de 10 ans, cet homme n'a cessé de clamer son innocence, soutenu pendant toute cette épreuve par nombre de ses concitoyens. Il est jeté en prison. Puis soudain, son petit fils se rétracte et va voir le juge pour dire que toute cette histoire n'était que pure invention et que son grand père était parfaitement innocent. Christian IACONO est libéré et retrouve sa famille.

Mais voilà, la Justice suit son cours comme si de rien n'était. L'ancien Maire de Vence avait fait un pourvoi en cassation qui fut rejeté. La révision du procès n'ayant pas encore été examinée par la Justice, l'accusé innocenté par la victime présumée doit retourner en prison.

On pensait qu'après Outreau on n'assisterait pas à une nouvelle affaire de cette nature. Plus de 10 ans de souffrances pour un homme et sa famille, une condamnation visiblement sans preuve, une instruction sujette à caution, puis les aveux de la victime innocentant totalement l'accusé et pourtant on incarcèrera ce matin un innocent!

Cette affaire est révoltante et appelle de notre part une condamnation de ces procédures aveugles qui semblent oublier que derrières des décisions qui peuvent être infondées il y a des hommes et des femmes qui souffrent et qui ne devraient pas faire les frais de tels errements.

samedi 24 décembre 2011

Erdogan franchit la ligne rouge

La France vient de légiférer pour condamner ceux qui entendent nier les génocides reconnues par la loi Française. Il n'est pas fait référence au génocide Arménien mais les deux génocides reconnues par notre législation sont la Shoah et le génocide Arménien. Il n'en faut pas plus pour que cette décision soulève la fureur du Premier Ministre Turc. En effet, la Turquie refuse toujours de reconnaitre le génocide de 1915 qui est pourtant à l'origine de la disparition de 1.500.000 Arméniens.

Je rappelle que d'autres grands pays ont eu le courage de regarder leur histoire en face. C'est le cas de l'Allemagne qui, des lors, est devenue l'une des grandes Nations les plus respectées de la planète. L'entêtement de la Turquie d'aujourd'hui est d'autant plus incompréhensible que les faits remontent à près d'un siècle et qu'ainsi plus aucun responsable de cette époque n'est encore en vie.

Outre le rappel de l'Ambassadeur de Turquie à Paris et l'arrêt de la coopération militaire, les déclarations anti Françaises d'Erdogan sont proprement inadmissibles. En effet il mène une campagne de dénigrement de notre pays accusant la France de génocide en Algérie ce qui est une contre vérité historique indigne d'un chef d'Etat. D'autre part il laisse entendre qu'il va mener campagne contre la France sur le continent Africain.

En réalité il y a derrière ces postures une volonté de la Turquie de mener une diplomatie nouvelle tendant à affirmer ce pays comme le leader parmi les pays musulmans d'Afrique. Mais au lieu de le faire sur les bases d'une politique positive, le Premier Ministre Turc le fait en ostracisant certains pays occidentaux. Il y a quelques mois la Turquie soutenait les flottilles se rendant à Gaza et rompait les ponts avec Israël qui était pourtant depuis très longtemps son allié traditionnel. Maintenant c'est au tour de la France de subir ses foudres. Cette attitude est d'autant plus préoccupante que la Turquie est membre de l'OTAN et est censé être notre allié.